lundi 22 février 2016

Syrie: des terroristes demandent la protection de l'Onu !!

Les frappes aériennes russes en Syrie ont contraint le Front al-Nosra à demander la protection de l'Onu.
En demandant "deux à trois semaines de trêve", l'opposition syrienne "modérée" a posé comme condition préalable de ne pas attaquer ce groupe terroriste, rapporte le quotidien économique allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten.
Les djihadistes cherchent à utiliser ce moment d'accalmie pour redéployer leurs forces et éviter une défaite totale.
Soucieux de promouvoir leurs intérêts en Syrie, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite soutiennent depuis longtemps le Front al-Nosra en lui fournissant armes et munitions, affirme le journal allemand. Cela dit, les responsables politiques occidentaux s'efforcent de présenter les terroristes sous un jour favorable en les faisant passer pour "l'opposition syrienne modérée". Et bien que le Front al-Nosra se soit "officiellement" démarqué d'Al-Qaïda, il l'a fait à la seule fin de prendre part au partage du pays, souligne le journal.
Acculés dans une impasse par l'offensive de l'armée syrienne et les frappes de l'aviation russe, les terroristes islamistes "pas du tout modérés" ont recouru à un stratagème en demandant à l'Onu de décréter un cessez-le-feu, rapporte pour sa part l'agence Reuters, citant une source anonyme "proche des négociations". Bientôt, Daech, Boko Haram et Ennahdha vont devenir membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, grâce aux efforts de la France, des EU et de la GB.
Selon l'agence citée, l'opposition syrienne a demandé "deux à trois semaines de trêve", une "levée du siège" et un "accès à l'aide humanitaire". D'après la source anonyme, toutes les parties impliquées dans le conflit syrien sont prêtes à soutenir cette initiative, à l'exception de l'Etat islamique (Daech). Il est pourtant à noter que la cessation des attaques contre le Front al-Nosra est posée comme préalable au cessez-le-feu.
Il ne fait aucun doute que cette initiative constitue un piège pour Moscou, souligne Deutsche Wirtschafts Nachrichten. Les terroristes cherchent à redéployer leurs forces pour échapper à une destruction totale. Mais les Russes ne se laisseront pas abuser, car à la différence de la coalition occidentale, ils sont déterminés à éradiquer le terrorisme, affirme le quotidien allemand.

Les Turcs bombardent les Kurdes pendant que les USA les soutiennent !



Que ce soit à l’ONU, ou dans les régions frontalières entre la Syrie et la Turquie, des scènes surréalistes se présentent et virent à la mascarade.
La première mascarade est celle qui s’est passée lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. Les Etats-Unis et quatre autres pays ont rejeté un projet de résolution russe visant à faire cesser les opérations militaires de la Turquie en Syrie, surtout celle visant les positions des partis kurdes syriens.
Étrange certes, car le Parti de l'union démocratique (PYD) et son bras armé, les Unités de protection du peuple (YPG) , lesquels contrôlent les trois quarts de la frontière syro-turque, sont selon l’AFP, «honnis par Ankara mais jouissent de l'appui de Washington », car toujours selon l’AFP, elles sont à la pointe du combat contre la milice wahhabite takfiriste Daesh (Etat islamique-EI).
C’est la Russie qui avait convoqué des consultations d'urgence au Conseil pour soumettre un texte demandant à Ankara de cesser ses tirs sur les groupuscules kurdes dans le nord de la Turquie et d'abandonner ses projets d'offensive terrestre en Syrie.
Selon des diplomates, la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l’Espagne parmi les 15 membres du Conseil ont rejeté d'emblée ce texte.

A en croire les positions que les Américains affichent, mettant en garde Ankara contre le bombardement des Kurdes, ils auraient dû protester dans la tribune onusienne contre les attaques turques perpétrées contre ceux qu’ils soutiennent. Or c’est le contraire qui s’est passé.
La scène se présente ainsi: les Américains soutiennent les bombardements turcs contre les kurdes qu'ils soutiennent!
Conclusion: Leurs déclarations n'ont rien à voir avec leurs réelles intentions.

Des "Islamistes" contre des Kurdes

Autre scène macabre pour confirmer ce surréalisme: Washington livre des armes à de soi-disant "islamistes modérés" pour tuer les Kurdes syriens.
Selon la chaîne de télévision américaine CBS qui a révélé ce fait, vidéo à l'appui, « il s'agit de la première preuve vidéo attestant que les groupes soutenus par les Etats-Unis se battent les uns contre les autres en Syrie », citant la correspondante de CBS Holly Williams.
Selon elle, la vidéo montre des combattants d'un groupe armé de l'opposition en train de tirer des missiles américains contre les Kurdes syriens. Mme Williams ne cite pourtant pas le nom de ce groupe, rapporte Sputnik.

Conclusion incontournable: les désaccords affichés entre les Américains et les Turcs ne sont qu'une mise en scène qui leur sert à mieux et plus intervenir en Syrie.

L'armée US avec les Kurdes, la CIA avec les Turcs



Qui sont les soldats professionnels qui aident les YPG à prendre la poche d’Azaz?

J’ai d’abord pensé, bien sûr, au Spetsnaz russe. Mais j’ai demandé autour de moi et aucune de mes sources habituelles n’a pu le confirmer. Mes sources ont reconnu que les YPG de l’ouest de la Syrie avaient le soutien de forces spéciales, mais bizarrement, personne ne voulait dire qui étaient ces forces. Il est clair pour moi que ce ne sont pas des forces spéciales syriennes. Les YPG ne veulent pas  apparaître comme un appendice du gouvernement syrien. Personne ne m’a dit que c’étaient des forces russes, même si cela n’aurait pas été très surprenant. Cela me conduit à supposer que des forces spéciales américaines dirigent les YPG dans la poche d’Azaz. Cela en coordination avec l’armée syrienne et les Russes.
Est-ce une idée tellement idiote ? Voyez vous-mêmes : les YPG kurdes syriens sont soutenus par l’armée des États-Unis. Ils ont reçu des armes et des munitions de l’armée des États-Unis et, au moins dans l’est, ils ont des forces spéciales militaires américaines embarquées avec eux. Ces troupes YPG soutenues par le Pentagone se battent actuellement dans la poche d’Azaz contre des combattants par procuration qui sont soutenus, équipés et payés par la CIA, les Saoudiens, les Turcs et d’autres alliés arabes des États-Unis. La CIA mène la danse. Le membre turc de l’OTAN bombarde les YPG soutenus par le Pentagone pour protéger les rebelles modérés soutenus par la CIA. Le directeur actuel de la CIA était autrefois le chef de poste de la CIA à Riyad et est très lié aux dirigeants saoudiens (et à ce qu’ils ont dans leurs poches ?).
En 2012, la Defense Intelligence Agency de l’armée avait averti les autorités de l’émergence d’une Principauté salafiste – État Islamique – en Syrie et en Irak. Elle avait mis en garde contre la poursuite de l’appui de la CIA aux rebelles. Mais le Pentagone a saboté les efforts de la Maison Blanche pour créer une autre force rebelle modérée pour attaquer État Islamique :
La résistance de l’armée date de l’été 2013, quand une étude hautement classifiée, réalisée par la Defense Intelligence Agency (DIA) et le Comité des chefs d’état-major interarmées, alors dirigé par le général Martin Dempsey, avait annoncé que la chute du régime Assad conduirait au chaos et, éventuellement, à la prise de contrôle de la Syrie par des extrémistes djihadistes, comme cela se passait alors en Libye. Un ancien conseiller haut placé du Comité des chefs d’état-major interarmées m’a dit que le document était une étude basée sur «toutes les sources disponibles» de renseignement, satellites et humaines, et qu’il avait vu d’un mauvais œil l’insistance de l’administration Obama à continuer à financer et armer les groupes rebelles soi-disant modérés. À l’époque, cela faisait déjà plus d’un an que la CIA conspirait avec ses alliés au Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et le Qatar pour envoyer en Syrie des armes et des marchandises – à utiliser pour le renversement du gouvernement Assad – depuis la Libye via la Turquie. Ce nouveau rapport du Renseignement avertissait que la Turquie serait un obstacle majeur à la politique d’Obama en Syrie. Le document montrait, selon le conseiller, que «ce qui avait commencé comme un programme américain secret pour armer et soutenir les rebelles modérés qui se battaient contre Assad avait été coopté par la Turquie et s’était transformé en un vaste programme d’aide technique, militaire et logistique systématique à l’ensemble de l’opposition, y compris Jabhat al-Nusra et État Islamique. Les soit-disant modérés s’étaient évaporés et l’Armée syrienne libre était un groupe croupion installé sur une base aérienne de Turquie».
De toute évidence, le Pentagone déteste le soutien de la CIA aux rebelles modérés. Le soutien de la CIA a nourri non seulement les rebelles, mais aussi al-Qaïda et État Islamique. Poursuivre dans cette voie entraînerait probablement l’avènement d’un gouvernement syrien radical contrôlé par al-Qaïda, et des années de dures expéditions militaires supplémentaires pour le chasser.


L’administration Obama a pour l’instant décidé d’accepter l’offre russe de tirer ses marrons du feu syrien. Mais elle ne veut pas que les Russes en retirent du mérite. Alors tandis que le Pentagone a fermement rejoint le camp russe il y a quelques années, les borgs (Les Borgs ou le Collectif Borg sont, dans l’univers de fiction de Star Trek, des races de créatures cybernétiques) interventionnistes de la Maison Blanche s’apprêtent à changer à nouveau leur fusil d’épaule et à soutenir à nouveau la CIA, les Saoudiens et les Turcs dans leur ineptie de djihadistes modérés. Il vaudrait mieux que les Bérets verts, s’il y en a vraiment au nord-ouest de la Syrie, fassent vite et bien leur travail et battent les combattants par procuration de la CIA d’une manière décisive.

Sources diverses


VOIR AUSSI :

Syrie. Les pro-américains se combattent entre eux