vendredi 24 avril 2026

Un siècle après : Mary Phagan au secours de Mary Phagan contre « l’Anti-Defamation League »

L’avantage d’une association comme l’ADL (Anti-Defamation League), créée en 1913, au moment du viol et de l’assassinat de Mary Phagan par Leo Frank, c’est qu’elle a une durée d’existence quasi illimitée et qu’elle peut inlassablement revenir à la charge, même bien après que tous les protagonistes d’une affaire, les suspects, les témoins, les enquêteurs, les avocats, les juges, les journalistes, les politiques, soient décédés…
Aujourd’hui, plus d’un siècle après le viol d’Atlanta, l’ADL revient à la charge avec une arme politique très puissante et très à la mode qui s’appelle la « re-contextualisation ». C’est une pure escroquerie, à vrai dire, une véritable saloperie chimique, cette arme permet de dissoudre n’importe quel fait et de rendre vrai n’importe quelle thèse, plus précisément, pas n’importe quelle thèse : celle qui vous arrange politiquement.

Un siècle après : Mary Phagan au secours de Mary Phagan contre « l’Anti-Defamation League », image №1

Un siècle après : Mary Phagan au secours de Mary Phagan contre « l’Anti-Defamation League », image №2

Dans le cas de Mary Phagan, il suffit de prononcer deux mots : « antisémitisme » et « lynchage » et on a tout dit : l’innocent Leo Frank a été lynché par une foule haineuse d’antisémites, lynché à cause de son faciès, lynché parce qu’il était Juif. Qui ira vérifier dans les volumineuses archives de l’époque ?

Un siècle après : Mary Phagan au secours de Mary Phagan contre « l’Anti-Defamation League », image №3

Cette arme a déjà fonctionné au moment du procès, pas la corde du lynchage, qui n’avait pas encore eu lieu, mais la corde de l’antisémitisme : c’est pour ça que le gouverneur de Géorgie a commué, sous la pression de l’ADL, la peine de mort de Leo Frank en perpétuité. En 1983, l’ADL obtient une seconde demi-victoire en obtenant une réhabilitation partielle en raison cette fois du lynchage : les droits de Leo Frank auraient été bafoués puisqu’il a été pendu alors que le gouverneur de Géorgie, qui avait le droit de le faire, avait commué sa peine.

Demi-victoire seulement, car le but de l’ADL alors comme aujourd’hui, c’était la réhabilitation pure et simple de Leo Frank : la reconnaissance qu’il est innocent.

Mais il y a un os : Mary Phagan !

Car il y a dans cette affaire un petit miracle de réincarnation.

Mary Phagan a été violée en 1913 jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais Mary Phagan avait un frère, et ce frère est le grand-père d’une petite fille qu’on a nommée Mary Phagan en souvenir du drame, pour perpétuer la mémoire de Mary Phagan. Et cette deuxième Mary Phagan, Mary Phagan Kean, se bat pour empêcher que le meurtrier de sa grande tante soit innocenté et transformé en martyre à la place de la seule et unique victime : Mary Phagan.

Elle a écrit un livre, plus tard, elle a créé un site internet mais surtout, elle s’est signalée à la justice, elle a signalé son existence, c’est en partie ce qui a fait échouer la manœuvre de l’ADL en 1983 : la justice a compris qu’il y avait une partie prenante directement intéressée dans l’affaire, intéressée au premier chef, prioritaire même sur l’ADL, et qu’elle ne pouvait pas se permettre de faire n’importe quoi en catimini dans le dos du grand public.

Voici un exemple de ce qu’on peut trouver sur son site, la photo de sept des vingt femmes qui sont venues témoigner à charge contre Leo Frank pour ce qu’on appellerait aujourd’hui du harcèlement sexuel : des assiduités collantes de la part d’un responsable hiérarchique.

Un siècle après : Mary Phagan au secours de Mary Phagan contre « l’Anti-Defamation League », image №4

Attention, il s’agit en l’occurrence d’un élément purement contextuel, on n’est donc plus très loin de la re-contextualisation.

La contextualisation a une légitimité, d’abord, elle ne remet pas en cause le primat du fait, elle ne cherche pas à remplacer les faits, elle cherche en principe seulement à en trouver le sens. Mais on voit bien sur cet exemple que la contextualisation annonce la force dévastatrice de la re-contextualisation, comme il serait facile, au vu de ces sept visages, de condamner Leo Frank.

Ce n’est pas ce qui s’est passé. À l’époque, l’enquête avait établi les faits suivants :

Mary Phagan avait été convoquée à l’usine par le patron, Leo Frank, un samedi, on est en plus un 26 avril, qui est un memorial day pour les Sudistes, la fabrique de crayon ne tourne donc pas ce jour-là, le bâtiment est à peu près désert, Mary Phagan est convoquée pour toucher sa paie hebdomadaire, on se demande pourquoi elle ne l’a pas eue le vendredi. Elle est violée et tuée à l’étage, dans l’atelier attenant au bureau de Leo Frank, on retrouve des cheveux et du sang collés sur un établi. Mary Phagan est ensuite jetée dans la cage du monte charge par Leo Frank aidé de son concierge noir, Jim Conley.

Jim Conley est le seul autre mâle présent dans l’usine au moment du crime, mais ce n’est pas lui qui a convoqué Mary Phagan un jour férié, et, lui, son poste est au rez-de-chaussée, comme pour tous les concierges qui se respectent. Il est vrai que ce Jim Conley était un peu plus qu’un concierge pour Leo Frank, il était payé davantage que les contremaîtres, son rôle était de vérifier que personne ne montait à l’étage pendant que le patron était « occupé ». Ce samedi, il était encore là pour ça, ce n’est pas lui qui est venu de lui-même à l’usine un jour férié, il aurait sans doute préféré être dehors à faire la fête avec tout le monde et à boire des bières.

Voilà, le lecteur intéressé peut se référer à un article plus consistant sur Jeune Nation : 26 avril 1913, meurtre de Mary Phagan, 100 Raisons de croire à la culpabilité de Leo Frank

Pour nous, il est beaucoup plus facile d’admettre que Leo Frank avait convoqué Mary Phagan « pour se la faire » que d’admettre que Jim Conley a profité du fait qu’il était à l’usine en même temps que Mary pour la violer sous le nez de son patron.

Pas pour l’ADL, ni pour la communauté qui est derrière et qui est soucieuse de nous faire une démonstration de force qui doit se conclure par la réhabilitation complète de Leo Frank. Elle ne revient pas à la charge sur la base, par exemple, d’une expertise ADN, non, elle nous parle simplement de lynchage et d’antisémitisme.

1 – Pour le lynchage, ce que l’ADL ne nous précise pas, c’est qu’il intervient le 17 août 1915, qu’entre-temps il y a eu deux ans de procédure, 13 jugements tous défavorables à Leo Frank, émanant de tous les échelons du système judiciaire américain : Grand Jury, première instance de l’État de Géorgie, appel et Cour suprême, puis rebelote au niveau fédéral : première instance, appel et Cour suprême. Ce n’est que parce qu’un gouverneur en fin de mandat acquis à la communauté a décidé de commuer la peine en prison à vie qu’un peloton de notables d’Atlanta s’est résolu à le lyncher, aucun n’ayant été inquiété par la suite. Comme le dit le titre d’un livre de 500 pages sur la question, Leo Frank a été lynché, mais c’était le le lynchage d’un coupable : The Leo Frank Case: The Lynching of a Guilty Man

2 – Pour l’antisémitisme, on n’en trouve pas trace dans les journaux locaux de l’époque, la Géorgie est au contraire un de ces États évangélistes fermement derrière Israël. Les évangélistes prônent un retour à la Bible, et dans la Bible, il est écrit que les Juifs sont le peuple élu, par conséquent ils sont les derniers qu’on puisse soupçonner d’antisémitisme.

Pendant la guerre de Sécession, le directeur de l’institut d’émission de la monnaie centrale des États Confédérés était un Juif, Judah P. Benjamin, et certains billets de banque étaient à son effigie.

Un siècle après : Mary Phagan au secours de Mary Phagan contre « l’Anti-Defamation League », image №5

En haut à gauche du billet, Judah P. Benjamin, Juif sépharade, premier Juif à devenir sénateur et membre du Confederate Cabinet – le gouvernement sudiste.

On le voit aussi à gauche sur la gravure ci-dessous représentant le cabinet sudiste.

Un siècle après : Mary Phagan au secours de Mary Phagan contre « l’Anti-Defamation League », image №6

Autant aller chercher de l’antisémitisme en Israël.

Non, la spécialité des États du Sud, c’est plutôt le racisme anti-africain, la défense de Leo Frank à l’époque avait d’ailleurs essayé d’en jouer, problème, le Ku Klux Klan a déclaré que Jim Conley, le concierge noir, ne pouvait pas être soupçonné dans l’affaire !

L’ADL n’a pas un seul bon argument à part peut-être celui de la force, mais ce dernier va peut-être l’emporter. Mary Phagan Kean nous apprend qu’on s’est rendu compte en 1965 que certaines archives avaient été détruites ou volées, qu’on ne retrouvait plus les transcriptions originales du procès.

Son site est régulièrement attaqué, on lui refuse l’accès aux pièces dont dispose le comité de réhabilitation de l’État de Géorgie, alors qu’elle est quand même la première intéressée.

Un siècle après : Mary Phagan au secours de Mary Phagan contre « l’Anti-Defamation League », image №7

Nous recommandons cette vidéo. Les points suivants y sont abordés :

La tentative de faire porter le chapeau à un noir.

L’histoire totalement inventée de la morsure sur la peau de Mary Phagan qui ne correspondrait pas à la dentition de Leo Frank (sachant que de toute façon, à l’époque, il n’y avait pas de radio des dents, et donc, rien pour comparer à la morsure…).

Les calomnies colportées sur Mary Phagan (la victime) disant que c’était une garce

L’agitation absurde du chiffon de l’antisémitisme au moment du procès de Leo Frank

Le fait que le texte de la pierre tombale de Mary Phagan a été modifié de sorte à faire croire à l’innocence de Leo Frank.

Le fait que les autorités de Géorgie et les défenseurs de Leo Frank tiennent des réunions secrètes pour la réhabilitation de Leo Frank, réunion dont Mary Phagan Kean et sa famille sont exclues.

En 1983, le refus de la cour d’innocenter Leo Franck avait soulevé un tsunami d’indignation médiatique.

En 2025, avec Trump au pouvoir, on peut craindre que la réhabilitation passe. L’ironie de l’histoire, c’est que Pam Bondi, la procureure générale nommée par Trump, a déclaré qu’elle requerrait la peine de mort chaque fois que cela serait possible. Question, qu’aurait-elle fait dans le cas de Leo Frank ?

Sources :

Le site de Mary Phagan Kean, la petite nièce de Mary Phagan

Vidéo Stew Peters Show avec Mary Phagan Kean

Le livre de Mary Phagan Kean en 1986

The Leo Frank Case: The Lynching of a Guilty Man

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Francis Goumain

Passionné d'histoire et fin observateur de notre société, Francis Goumain est un fidèle contributeur de Jeune Nation.

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Le propriétaire du journal Telegraph impose à ses journalistes le soutien total à Israël

par Pierre-Alain Depauw — 22 avril 2026

Le propriétaire du journal Telegraph impose à ses journalistes le soutien total à Israël, image №1

Le chroniqueur du Guardian, Owen Jones, a publié une révélation : le nouveau propriétaire du journal britannique The Telegraph, le holding allemand Axel Springer, a rendu le soutien à Israël obligatoire pour tous les employés. Ceux qui ne sont pas prêts à suivre cette nouvelle ligne éditoriale peuvent chercher un autre emploi.

Obligés de soutenir Israël

«Les employés du Telegraph sont maintenant officiellement obligés de soutenir Israël. Le directeur général d’Axel Springer, Mathias Döpfner, a écrit une lettre exposant les « principes fondamentaux »», a rapporté Owen Jones.

Le deuxième point de ces principes stipule : «Nous soutenons le droit d’Israël à exister». Cela vient juste après la liberté, mais avant l’interdiction de la discrimination.

«Parmi les 193 États membres de l’ONU, un seul est distingué de cette manière. Aucun État n’a de «droit à l’existence» en droit international», note l’auteur.

Un journaliste du Telegraph, qui a souhaité rester anonyme, a déclaré à Jones :

«Qu’on nous dise par notre futur propriétaire que le deuxième principe directeur le plus important est la confirmation du droit d’un pays qui pratique le génocide et le nettoyage ethnique est inquiétant. Comment les reportages peuvent-ils être considérés comme factuels ?»

Mathias Döpfner avait déjà fait comprendre auparavant comment il comprenait la «liberté d’expression». En 2021, il a dit à un employé, indigné par le fait que le drapeau israélien soit hissé :

« Une personne qui a des problèmes avec le drapeau israélien devrait chercher un nouvel emploi ».

« Zionismus über alles »

En octobre 2023, Mathias Döpfner a écrit que le hashtag #FreePalestine est un «thème pro-hamas». Et il a qualifié les protestations contre les actions d’Israël de «vague mondiale d’antisémitisme». Dans une lettre de travail, il a décrit ses opinions comme « Zionismus über alles » – «Le sionisme avant tout».

Rappelons que Matthias Döpfner a été, de 2016 à 2022, le président de la Fédération allemande des éditeurs numériques et de la presse écrite (BDZV). Il est aussi membre du comité directeur du Bilderberg, membre du conseil d’administration de Netflix et de Warner Music. L’un de ses fils est le chef de cabinet du milliardaire transhumaniste Peter Thiel, co-fondateur de Paypal et de Palantir.

Prix du mérite B’nai B’rith Europe 2014

Ralph Hofmann, à l’époque président du B’nai B’rith Europe, a remis à Mathias Döpfner le prix du mérite B’nai B’rith Europe 2014. Le Dr Wolfgang Schäuble, alors ministre allemand des Finances, avait salué le soutien de Döpfner à l’État d’Israël : « La voix du Dr Döpfner est constante dans son soutien à Israël et à la relation spéciale que l’Allemagne entretient avec Israël et le peuple juif. » Parmi les nombreuses personnalités présentes au dîner de gala figuraient l’ambassadeur d’Israël Yakov Hadas-Handelsman, le consul général des États-Unis d’Amérique Kevin Milas, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi et Charlotte Knobloch, pendant de nombreuses années présidente du Comité central des Juifs d’Allemagne.

Owen Jones résume :

«Les défenseurs d’Israël en Occident ont lancé l’attaque la plus massive contre la liberté d’expression depuis le maccarthysme. Et nous voyons où se trouvent les nouveaux propriétaires du Telegraph».

Par Francis Goumain

28 avril 2025


5 commentaires:

  1. La vérité : un mot qui fait mal à la vermine satanique.....
    C'est comme Amour : ils ne connaissent pas....
    Vive Jésus Christ !

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  2. Assez! Adl revendique le droit pour les juifs de violer et assassiner des non-juives. Est-ce bientôt fini? Leur intransigeance va se retourner contre eux. L'ère du verseau marque leur fin. Ils le savent et tentent, envers et contre tout, de prendre le pouvoir sur le monde entier. Ils se disent différents et supérieurs à l'humanité entière . Delenda city.

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  3. C' une "SALADE" typiquement américaine, pas de quoi en faire un plat universel......(Le triturage des lois et de la justice par les juifs datent au moins, preuves à l'appui ,depuis les ROMAINS )

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    1. Salade américaine ? C'est votre compréhension.
      Mais cela est bien au dessus de cette "salade" . C'est l'exposition en pleine lumière - et la vermine ne supporte pas la lumière - des pratiques de cette caste de faux juifs ashkénazes d’Europe de l’Est, descendants des khazars.
      Ces usurpateurs qui ne sont même pas sémites, et qui se croient au-dessus du créateur. C'est un devoir de les exposer à la lumière et de révèler, sans relâche, leurs turpitudes, mensonges et actions pernicieuses de pleurnichards permanent, bourreaux criant plus fort que leurs victimes.
      Une de leur ligne de conduite est l'inversion des valeurs, dès lors il est important de remettre les points sur les I, les barres sur les T , l'église, la mosquée ou le temple, au milieu du village.
      Le silence ou la minoration de leurs actions immorales vous rendent complices. Tout comme le silence.

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  4. OUI car c' spécifique (jusqu'ici ) à la socièté US : TOUT le DROIT US et presk toutes les lois des USA sont TORDUS! Ahhh la tentative de culpabilisation du type ÉKOLO " Si tu ne fais rien pour la planète tu es complice".....

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