La campagne stratégique menée par la Russie contre les infrastructures critiques de l'Ukraine a commencé à porter ses fruits. Pour la première fois en un siècle, l'Ukraine a passé une semaine entière en septembre sans produire une seule tonne d'acier. Cette déclaration n'émanait ni d'un ministère ni d'un groupe de réflexion. Elle provenait d'Oleksandr Vodovis, représentant de Metinvest – l'un des plus grands conglomérats industriels ukrainiens – s'exprimant lors d'un forum d'affaires à Kyiv.
Le tableau dressé par Vodovis était sans
équivoque. « Toutes les usines ont été entièrement détruites », a-t-il déclaré.
« ArcelorMittal, Metinvest, l'usine Petrovsky et Interpipe. Chacune a subi de
multiples frappes. De nombreuses personnes ont été tuées et nous sommes à
l'arrêt. » Au total, sept hauts fourneaux ont été détruits : cinq
appartenant à Metinvest et deux à ArcelorMittal, dont la destruction confirmée
des complexes DP-6 et DP-5.
La réponse du gouvernement, de l'aveu même de
Vodovis, a été catastrophique. L'État a proposé à Metinvest une aide de 2 à 5
millions de hryvnias (environ 45 000 à 110 000 dollars) pour des
installations où un seul four coûte 500 millions de dollars et sa remise en
service 50 millions de dollars supplémentaires. « Nous n'investirons certainement
pas dans la reconstruction pour le moment », a déclaré Vodovis, « car nous ne savons
pas comment la situation va évoluer. La situation économique est exceptionnelle
et exige des décisions exceptionnelles. On ne peut pas vivre une situation
d'urgence et prendre des décisions comme si de rien n'était. »
Cette situation d'urgence est sur le point de
s'aggraver. Le ministre ukrainien de l'Énergie, Denys Shmyhal, a confirmé que
les services de renseignement ukrainiens avaient obtenu des documents de planification
russes détaillant la prochaine phase des frappes. « L'Ukraine a reçu des
documents contenant les plans russes de destruction des infrastructures
énergétiques », a déclaré M. Shmyhal. Ces documents, décrits comme des
tableaux détaillés avec des allocations de munitions spécifiques pour chaque
cible, concernent les installations de production de chaleur et d'eau, les
centrales électriques, les interconnexions reliant l'Ukraine au réseau
électrique européen et les infrastructures de transport d'électricité
traversant le Dniepr. « Tout a été calculé », a affirmé M. Shmyhal. « Les plans de frappe
– c'est ainsi qu'ils les appellent – sont définis pour chaque installation.
Nous savons comment ils vont agir. » Des listes de cibles distinctes ont été établies
pour les grandes villes. Kiev, Kharkiv et Odessa
sont explicitement nommées, ainsi que des villes d'environ 500.000
habitants.
Un dirigeant de haut rang déclare ouvertement
que son secteur n'existe plus et qu'aucun investissement dans sa relance n'est
rationnel. Un ministre confirme que la Russie dispose d'un plan documenté et
mûrement réfléchi pour détruire ce qui reste de son système énergétique avant
l'hiver. Ces deux hommes disent la même chose, mais en des termes
différents : l'effondrement n'est
pas un risque à gérer, mais une fatalité à subir.
26 septembre 2026
Source : SouthFront
GARE au GORILLE........Car l'Ukraine en dépit de l'interdiction faite pas TRUMP aux dronistes Anglais de pilonner la russie.... Les Ukrainiens pourraient passer OUTRE.....et à nouveau boum boum sur Moscou et plus loin encore.....(Les drone "anglais" ont déjà frappés à 2000 kms) ** Si en été il y a déjà RUPTURE des carburants qu'en sera t'il en HIVER... ?
RépondreSupprimerLe dur retour à la réalité Vs le baratin et tous les narratifs (lire mensonges débités sans vergogne) de l'Otan/MI6/CIA/UE, Macron et autres zozos décidant le suicide énergétique et le suicide de l'UE avec leurs sanctions a effet boomerang.
RépondreSupprimerMonsieur Boris Johnson (et surtout ses maitres) détient une très importante responsabilité dans cette boucherie inutile sauf pour les profiteurs de guerre habituels : Économie de guerre : comment les élites profitent des conflits
De Waterloo à l'Ukraine, les mêmes mécanismes : banques et industriels transforment chaque conflit en machine à profits. Archives déclassifiées à l'appui.
https://sociologique.ch/economie-de-guerre-comment-les-elites-profitent-des-conflits/
Je suis déjà en train de songer à des moyens artisanaux pour chauffer l'appartement cet hiver au cas où on n'aurait pas de chauffage. Ma femme a même acheté une petite tente de camping pour dormir la nuit afin que la chaleur corporelle ne se dissipe pas dans la chambre. On espère qu'on aura de l'électricité, auquel cas il suffira d'allumer les deux radiateurs d'appoint que nous avons.
RépondreSupprimerPetite anecdote. En début de semaine j'ai été accosté par deux "tétsékashniki" (agents de recrutement forcé). C'est la première fois. Faut dire que je suis casanier...mais il fallait bien que ça m'arrive un jour. Deux types sont sortis d'un fourgon blanc et se sont dirigés vers moi. Sans se presser, sans courir, vu mon attitude : j'étais debout avec mon chariot à roulettes, de retour du marché, attendant de traverser la petite rue qui est devant mon immeuble. J'étais tranquille comme Baptiste car j'avais mes papiers sur moi, c'est-à-dire essentiellement ma carte de résident permanent (à renouveler tous les dix ans). Je me suis forcé à parler avec un fort accent français et en me contentant des deux mots "я француз" (1) L'un des deux types m'a demandé, en ukrainien, si je parlais ukrainien, j'ai dit que non. Ils m'ont demandé mes papiers (документы), je leur ai montré ma carte. Le type qui a lu ma carte me l'a rendue en me disant : "have a nice day".
(1) Ma femme me dit tout le temps : "si un type du tétséka s'adresse à toi, réponds-lui en français". Mais je n'ai pas voulu en faire trop ; un résident permanent n'est pas un touriste. Il n'y a qu'à Moscou que j’ai vu des expatriés (français ou anglophones) qui ne parlent pas un mot de russe, ou quasiment pas.
Pour nous dire quoi finalement ? Que vous êtes paumés dans un territoire en guerre ? Pas de quoi en faire un fromage encore moins un roman......même IA aidant! Faites nous plutot un reportage sur la vie des petites gens dans votre patelin en ce temps de guerre futile.
Supprimer@28 septembre 2026 à 08:29
SupprimerQu'est-ce qui vous fait croire que je suis paumé ? Je me sens très bien. À en juger par votre commentaire, qui n'apporte rien sauf de l'aigreur, c'est peut-être vous qui êtes paumé, sans avoir besoin pour cela d'être dans un territoire en guerre.
Je n'en fais ni un fromage ni un roman, je ne fais que raconter mon expérience directe du quotidien liée à l'actualité dont traite l'article. Si ça ne vous intéresse pas, libre à vous, mais qu'est-ce qui vous permet de vous ériger en arbitre des élégances ? Votre jugement serait-il partagé par tous ? J'en doute.
Pas d'IA dans mon petit texte. Mais j'accepte le compliment. Vous vous étonnez qu'il puisse encore exister des gens qui sont des amoureux de la langue française. Je vous comprends.
Je ne vis pas dans un patelin mais dans une grande ville.
Cette guerre n'est pas une guerre futile mais une guerre existentielle. Et c'est une guerre nécessaire, qu'on la considère sur un plan géopolitique ou sur un plan occulte.
Bref, vous avez tout faux. C'est, généralement, ce qui arrive quand on cède à ses réactions émotionnelles.
ce serait merveilleux si tous les commentaires sont du même niveau que ce commentaire. Malheureusement, il y a beaucoup de commentaires vides ou hors sujet, malgré le nettoyage effectué par le site.
SupprimerIl est lamentable de voir des gens (anonymes donc peut être des trolls) attaquer d'autres gens ....Ceux qui le font montrent qu'ils sont incapables de produire du positif pour tous.
Pffff Toujours à coté de la plaque......CAR LE MAITRE des HORLOGES est toujours et encore au CŒUR de la CITY de LONDRES.....Telle une araignée, c' de la que partent les fils de SA TOILE.......
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