Je n'ai jamais voulu savoir à quoi
ressemble la décapitation d'un nourrisson par des explosifs militaires. Je ne
le sais que parce qu'Israël m'a forcé à le voir.
Si l'holocauste de Gaza a autant marqué les Occidentaux, c'est parce qu'il a percé le mur de notre narcissisme suprématiste occidental stupide et de notre culture dominante insipide, et nous a brutalement réveillés à la réalité d'une chose terrifiante.
Soudain, l'idée que nos bombes tuent des gens au Moyen-Orient n'était plus une vague abstraction en marge de notre conscience. C'était une réalité qui nous frappait de plein fouet en plein jour, alors que nous consultions nonchalamment nos téléphones, nous obligeant à courir aux toilettes pour vomir notre déjeuner.
Cela a rendu la situation personnelle. Nous étions
constamment frappés au cœur par l'État d'Israël, avec le soutien de nos propres
gouvernements occidentaux. Les exactions commises contre les Palestiniens ne
les touchaient pas exclusivement ; dans une moindre mesure, elles
affectaient aussi tous ceux qui en étaient témoins.
Les Occidentaux ne sont pas habitués à de telles
confrontations. Nous sommes habitués à vagabonder dans notre dystopie où tout
est contrôlé par nos esprits, avec nos problèmes de riches, nos névroses et nos
distractions, notre attention absorbée par les friandises, les écrans, nos
préférences consuméristes et les petits drames qui se jouent dans nos cercles
sociaux respectifs. Et puis, soudain, nous nous retrouvons aux toilettes à
vomir nos sushis parce que notre téléphone vient de nous montrer la chose la
plus inimaginablement horrible que nous ayons jamais vue.
Et nous étions constamment conscients que la
nausée, l'horreur, la rage et le dégoût ressentis face au massacre de Gaza
étaient la conséquence directe des actes concrets commis par des personnes bien
réelles. Les Israéliens provoquaient délibérément le plus de destruction
possible afin de faire avancer leur objectif de longue date : le transfert
forcé de tous les Palestiniens hors de Gaza. Nos dirigeants, depuis leurs
tribunes, tergiversaient et tergiversaient délibérément pour donner à Israël le
temps nécessaire pour rendre Gaza inhabitable. Nous savions tous que le
cauchemar éveillé auquel nous assistions n'était pas une catastrophe naturelle
subie passivement ; il était infligé activement par des personnes
pleinement conscientes de leurs actes.
C'est le genre d'événement qui vous transforme
profondément. Qui bouleverse votre vision du monde, vos opinions politiques,
vos convictions. L'Occidental moyen doit entreprendre une profonde
introspection pour appréhender pleinement le massacre de Gaza et toutes ses
conséquences.
Je crois que c'est la principale raison pour
laquelle le génocide des Palestiniens a suscité autant d'attention et de
compassion. Sa diffusion en direct nous a touchés d'une manière que d'autres
massacres militaires de masse n'ont généralement pas.
Les Occidentaux sont tellement endoctrinés et
abrutis par la propagande que nous sommes largement indifférents aux ravages
que nos bombes infligent aux corps humains à l'autre bout du monde. Ce n'est
que lorsque nous sommes directement concernés, comme lors de la conscription
pour la guerre du Vietnam, que nous commençons à nous en soucier de manière
politiquement significative. Gaza nous a confrontés à cette réalité en
s'immisçant dans nos vies à travers nos appareils électroniques et en nous
montrant des images si choquantes qu'elles nous ont marqués à jamais.
Gaza nous a forcés à regarder, à voir, malgré tous
les efforts déployés par les propagandistes pour nous empêcher de voir la
réalité. C'est pourquoi ce problème persiste. La colère gronde de plus en plus.
L'empire s'efforce depuis trois ans, en vain, de nous faire fermer les yeux, et
ses tentatives échouent les unes après les autres.
Caitlin Johnstone • 7 octobre 2026
Source : Substack
COMMENTAIRE
Au fur et à mesure de la lecture, des citations de
personnalités que, me semble-t-il, j'ai déjà évoqué au fil de mes commentaires,
me venaient en mémoires. Aussi, j'en fais profiter qui le veut.
Ⅰ. « Si l'holocauste de Gaza a autant marqué les
Occidentaux, c'est parce qu'il a percé le mur de notre narcissisme suprématiste
occidental stupide et de notre culture dominante insipide, et nous a
brutalement réveillés à la réalité d'une chose terrifiante »
1. Caitlin Johnstone, journaliste, poète et auteur
australienne indépendante - dont les analyses critiques de la politique, de
l'économie, des médias et de la culture occidentale, en général, sont toujours
judicieuses - n'a pas attendu, au vu de ce qu'elle a produit, « l'holocauste de
Gaza » pour « percer le mur de notre narcissisme suprématiste occidental
stupide et de notre culture dominante insipide ».
Un exemple suffira :
⇛ « Il ne s'agit pas de se
montrer les uns, les autres d'un doigt accusateur et de s'autoalimenter
d'animosité et de haine, ce qui est le plus grand des service à rendre au grand
Capital historique, ennemi des peuples, ses exécutants et autres valets, mais
de semer les graines de la révolution en montrant au plus grand nombre que tout
ce qu'on leur a appris à croire au sujet de leur pays, de leur gouvernement et
de leur monde est un mensonge.
Il est impératif de leur montrer à quel point
leurs dirigeants passés et présents sont dépravés et à quel point ils se font
baiser par des systèmes d'exploitation et de statu quo.
Il est impératif de leur faire savoir qu'un monde
meilleur est possible »
Elle dit aussi :
⇛ « Le destin de l'humanité
repose sur la capacité des gens ordinaires à faire circuler librement la vérité
».
2. « et nous a brutalement réveillés à la réalité d'une
chose terrifiante »
Si l'holocauste de Gaza a réveillé une majorité,
il reste et restera toujours cette engeance qui se complaît, endoctrinement
séculaire oblige, dans les marécages d'un imaginaire excessivement pollué (pour
rester courtois).
Ⅱ. « Nous sommes habitués à vagabonder dans notre
dystopie où tout est contrôlé par nos esprits, avec nos problèmes de riches,
nos névroses et nos distractions, notre attention absorbée par les friandises,
les écrans, nos préférences consuméristes et les petits drames qui se jouent
dans nos cercles sociaux respectifs »
⇛
« Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes
curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce
étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, le prix de leur
liberté ravie, les outils de la tyrannie »
Ça marche toujours !
⇛ « Du reste, nous autres
Européens, tout ce qui nous entoure est, plus ou moins, parfaitement mauvais;
toutes les relations sont beaucoup trop artificielles, trop compliquées; notre
nourriture, notre manière de vivre, tout est contre la vraie nature; dans notre
commerce social, il n'y a ni vraie affection, ni bienveillance »
⇛
« On souhaiterait souvent d'être né dans les îles de la mer du Sud, chez les
hommes que l'on appelle sauvages, pour sentir un peu une fois la vraie nature
humaine, sans arrière-goût de fausseté »
J.W. von Goethe, 1749-1832, romancier, dramaturge,
poète, scientifique, théoricien de l'art et homme d'État allemand.
Malheureusement, les actions "civilisatrices"
des puissances coloniales ont quelque peu contaminé et dévasté « la vraie
nature humaine » des femmes et des hommes du Sud, même s'ils ont conservé une
certaine bienveillance.
⇛
« Quand, dans un mauvais jour, on se pénètre bien de la misère de notre temps,
il semble que le monde soit mûr pour le jugement dernier. et le mal s'augmente
de génération en génération, car ce n'est pas assez que nous ayons à souffrir
des péchés de nos pères, nous léguons à nos descendants ceux que nous avons
hérités, augmentés de ceux que nous avons ajoutés »
En février 1828, déjà !
Toujours Goethe.
Ⅲ. « C'est le genre d'événement qui vous transforme
profondément. Qui bouleverse votre vision du monde, vos opinions politiques,
vos convictions. L'Occidental moyen doit entreprendre une profonde
introspection pour appréhender pleinement le massacre de Gaza et toutes ses
conséquences »
Pour ce faire,
⇛ « Nous ne pouvons plus
nous permettre de prendre ce qui est bon dans le passé et de l'appeler
simplement notre héritage, de rejeter le mauvais et de le considérer simplement
comme un poids mort qui, par lui-même, s'enterrera dans l'oubli. Le courant
souterrain de l'histoire occidentale a fini par remonter à la surface et a ravi
la dignité de notre tradition »
Ⅳ. ⇛ «
Les Occidentaux sont tellement endoctrinés et abrutis par la propagande que
nous sommes largement indifférents aux ravages que nos bombes infligent aux
corps humains à l'autre bout du monde »
1. « Les Occidentaux sont tellement endoctrinés et
abrutis par la propagande »
⇛ « Nous sommes au delà des
mensonges ou de la propagande. Les occidentaux non seulement vivent dans un
imaginaire, mais leur psyché étant structurée par le langage, les discours faux
produisent une psychè, consciente et inconsciente inadéquate, biaisée par
rapport au réel. Ils marchent à coté de leurs pompes, ils sont inadaptés »
⇛ « Ce qui compte, ce n'est
pas la vérité, les arguments et les faits, mais les émotions »
Bruno Bertez, 82 ans en 2026, patron de presse
français, spécialiste de l'information financière, il a fondé le quotidien
économique ‟La Tribune” en 1985. Il a également été propriétaire du quotidien
des affaires suisse, L'Agefi.
Une autre pointure !
En 2016, l'Oxford Dictionary écrivait que l'ère moderne
est l'ère de la post-vérité. Ce qui compte, ce n'est pas la vérité, les
arguments et les faits, mais les émotions, qui ont un impact décisif sur
l'opinion publique.
Dans ‟L'impossible réunification de la vérité et
de la réalité”, Bruno Bertez écrit :
⇛ « Mais nous sommes allés
trop loin et ma conviction est que nous ne pouvons plus sortir de l'imaginaire
tracé par les élites »
Ça se voit, s'entend et se lit dans les livres
scolaires, sur les plateaux audiovisuels et, par conséquence, dans les
chaumières, les bistrots, les réseaux (a)sociaux et même ici.
2. « nous sommes largement indifférents aux ravages que
nos bombes infligent aux corps humains à l'autre bout du monde »
⇛ « Les occidentaux sont
tellement habitués à faire la guerre chez les autres qu'ils la font presque
sans le savoir en se prévalant toujours de nobles idéaux destinés à préserver
leur conscience immaculée. Mais cet auto-aveuglement en cache un autre : la
guerre étant chez eux comme une seconde nature »
Bruno Guigue, 64 ans en 2026, ancien haut
fonctionnaire, chercheur en philosophie politique et analyste politique
français.
Une autre pointure !
⇛
« Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme perverse, c'est d'avoir une
âme habituée »
Charles Péguy, 1873-1914 (mort lors de la bataille
de l'Ourcq, première Guerre mondiale) écrivain, poète et penseur engagé
français.
Il militait pour les valeurs de « l'ancienne
France » : L'honneur et la fierté du travail bien fait, la décence, le sens du
respect étendu à tous les âges, et « cette grande bonté affectueuse et paternelle,
cette piété de tuteur et de père ». Il avait une affection particulière pour
les instituteurs.
3. « Il n'y a pas « que nos bombes qui ont infligé des
ravages »
⇛ « Ainsi, à coup de
privations, d'exploitation, de corruption et de déshumanisation, l'occident a
imposé son récit sur tous les peuples en faisant passer sa barbarie, ses
forfaitures, ses impostures, ses génocides, ses spoliations, ses vols et ses
pillages comme des faits civilisationnels »
Yves Brunsvick*¹ et André Danzin² dans ‟Naissance
d'une civilisation : le choc de la mondialisation”.
⇺
Yves Brunsvick¹, 1921–1999, professeur, philosophe de l'éducation, diplomate,
ministre plénipotentiaire français, membre de la Commission de la République
française pour l'éducation, la science et la culture, président d'honneur du
Bureau international d'éducation et bien d'autres compétences et
responsabilités encore.
⇺
André Danzin², 1919-2016, ingénieur de recherche et expert scientifique
français. Il occupa divers postes de direction et fut, parallèlement et/ou
successivement, président d'honneur de l'Association française pour la
cybernétique économique et technique, membre du Conseil économique et social,
vice-président de la commission de la République française pour l'Unesco,
président du Forum international des sciences humaines et bien d'autres
compétences et responsabilités encore.
Deux pointures, de surcroît intellectuellement et
scientifiquement honnêtes et impartiaux, - et bien d'autres - inconnus de la
masse populaire, la système privilégiant les valets, de préférence incultes
voire idiots, et autres moutons de Panurge.
⇛ « Rares sont ceux au Nord
qui ont osé dire et dénoncer cet effondrement provoqué dans lequel l'Occident a
maintenu de vastes populations humaines par la domination ou l'extermination »
Jean Ziegler, dans ‟Destruction massive :
Géopolitique de la faim”, 92 ans en 2026, professeur, homme politique,
altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de
l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde. Il est
vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des
Nations unies depuis 2009.
Jean Ziegler informait, en 2012, que :
⇛ « Toutes les cinq
secondes, sur notre planète, UN ENFANT DE MOINS DE DIX ANS MEURT DE FAIM. DES
MILLIONS D'AUTRES SOUFFRENT DE SOUS-ALIMENTATION. Pourtant, l'agriculture
d'aujourd'hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d'êtres humains »
Il posa la question :
⇛ « Comment un tel désastre
humain est-il possible ? »
D'après vous, qui sont les ennemis du droit à
l'alimentation, les vautours de l'or vert et autres spéculateurs responsables
de ces massacres, de ces destructions massives par la faim pendant l'ère
coloniale puis néocoloniale qui sévit, certes avec moins de vigueur, encore de
nos jours ?
Hormis cela,
⇛ « Dans un tel monde de
conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de
ne pas être du côté des bourreaux »
Albert Camus, 1913-1960, philosophe, écrivain,
journaliste militant français, lauréat du prix Nobel de littérature en 1957.
Homo Sapiens

Putain, j'ai lu que le chapo, se morfondre... On sait tout ça. Et qui fait quoi? Les salauds ça ose tout, on le sait . Qui fait quoi? Pour empêcher cette merde? Marre de se laver la conscience... Patience, ces salauds t'entraîneront dans leur merde, tu seras sale, comme eux. c'est le danger. Les leçons de massacre qu'on pourra professer quand tout aura pété si ça doit. Sois pas pressé.
RépondreSupprimerPage 1/4
RépondreSupprimerAu fur et à mesure de la lecture, des citations de personnalités que, me semble-t-il, j'ai déjà évoqué au fil de mes commentaires, me venaient en mémoires. Aussi, j'en fais profiter qui le veut.
Ⅰ. « Si l'holocauste de Gaza a autant marqué les Occidentaux, c'est parce qu'il a percé le mur de notre narcissisme suprématiste occidental stupide et de notre culture dominante insipide, et nous a brutalement réveillés à la réalité d'une chose terrifiante »
1. Caitlin Johnstone, journaliste, poète et auteur australienne indépendante - dont les analyses critique de la politique, de l'économie, des médias et de la culture occidentale, en général, sont toujours judicieuses - n'a pas attendu, au vu de ce qu'elle a produit, « l'holocauste de Gaza » pour « percer le mur de notre narcissisme suprématiste occidental stupide et de notre culture dominante insipide ».
Un exemple suffira :
⇛ « Il ne s'agit pas de se montrer les uns, les autres d'un doigt accusateur et de s'autoalimenter d'animosité et de haine, ce qui est le plus grand des service à rendre au grand Capital historique, ennemi des peuples, ses exécutants et autres valets, mais de semer les graines de la révolution en montrant au plus grand nombre que tout ce qu'on leur a appris à croire au sujet de leur pays, de leur gouvernement et de leur monde est un mensonge.
Il est impératif de leur montrer à quel point leurs dirigeants passés et présents sont dépravés et à quel point ils se font baiser par des systèmes d'exploitation et de statu quo.
Il est impératif de leur faire savoir qu'un monde meilleur est possible »
Elle dit aussi :
⇛ « Le destin de l'humanité repose sur la capacité des gens ordinaires à faire circuler librement la vérité ».
2. « et nous a brutalement réveillés à la réalité d'une chose terrifiante »
Si l'holocauste de Gaza a réveillé une majorité, il reste et restera toujours cette engeance qui se complaît, endoctrinement séculaire oblige, dans les marécages d'un imaginaire excessivement pollué (pour rester courtois).
Ⅱ. « Nous sommes habitués à vagabonder dans notre dystopie où tout est contrôlé par nos esprits, avec nos problèmes de riches, nos névroses et nos distractions, notre attention absorbée par les friandises, les écrans, nos préférences consuméristes et les petits drames qui se jouent dans nos cercles sociaux respectifs »
⇛ « Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, le prix de leur liberté ravie, les outils de la tyrannie »
Ça marche toujours !
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RépondreSupprimer⇛ « Du reste, nous autres Européens, tout ce qui nous entoure est, plus ou moins, parfaitement mauvais; toutes les relations sont beaucoup trop artificielles, trop compliquées; notre nourriture, notre manière de vivre, tout est contre la vraie nature; dans notre commerce social, il n'y a ni vraie affection, ni bienveillance »
⇛ « On souhaiterait souvent d'être né dans les îles de la mer du Sud, chez les hommes que l'on appelle sauvages, pour sentir un peu une fois la vraie nature humaine, sans arrière-goût de fausseté »
J.W. von Goethe, 1749-1832, romancier, dramaturge, poète, scientifique, théoricien de l'art et homme d'État allemand.
Malheureusement, les actions "civilisatrices" des puissances coloniales ont quelque peu contaminé et dévasté « la vraie nature humaine » des femmes et des hommes du Sud, même s'ils ont conservé une certaine bienveillance.
⇛ « Quand, dans un mauvais jour, on se pénètre bien de la misère de notre temps, il semble que le monde soit mûr pour le jugement dernier. et le mal s'augmente de génération en génération, car ce n'est pas assez que nous ayons à souffrir des péchés de nos pères, nous léguons à nos descendants ceux que nous avons hérités, augmentés de ceux que nous avons ajoutés »
En février 1828, déjà !
Toujours Goethe.
Ⅲ. « C'est le genre d'événement qui vous transforme profondément. Qui bouleverse votre vision du monde, vos opinions politiques, vos convictions. L'Occidental moyen doit entreprendre une profonde introspection pour appréhender pleinement le massacre de Gaza et toutes ses conséquences »
Pour ce faire,
⇛ « Nous ne pouvons plus nous permettre de prendre ce qui est bon dans le passé et de l'appeler simplement notre héritage, de rejeter le mauvais et de le considérer simplement comme un poids mort qui, par lui-même, s'enterrera dans l'oubli. Le courant souterrain de l'histoire occidentale a fini par remonter à la surface et a ravi la dignité de notre tradition »
Ⅳ. ⇛ « Les Occidentaux sont tellement endoctrinés et abrutis par la propagande que nous sommes largement indifférents aux ravages que nos bombes infligent aux corps humains à l'autre bout du monde »
1. « Les Occidentaux sont tellement endoctrinés et abrutis par la propagande »
⇛ « Nous sommes au delà des mensonges ou de la propagande. Les occidentaux non seulement vivent dans un imaginaire, mais leur psyché étant structurée par le langage, les discours faux produisent une psychè, consciente et inconsciente inadéquate, biaisée par rapport au réel. Ils marchent à coté de leurs pompes, ils sont inadaptés »
⇛ « Ce qui compte, ce n'est pas la vérité, les arguments et les faits, mais les émotions »
Bruno Bertez, 82 ans en 2026, patron de presse français, spécialiste de l'information financière, il a fondé le quotidien économique ‟La Tribune” en 1985. Il a également été propriétaire du quotidien des affaires suisse, L'Agefi.
Une autre pointure !
En 2016, l'Oxford Dictionary écrivait que l'ère moderne est l'ère de la post-vérité. Ce qui compte, ce n'est pas la vérité, les arguments et les faits, mais les émotions, qui ont un impact décisif sur l'opinion publique.
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RépondreSupprimerDans ‟L'impossible réunification de la vérité et de la réalité”, Bruno Bertez écrit :
⇛ « Mais nous sommes allés trop loin et ma conviction est que nous ne pouvons plus sortir de l'imaginaire tracé par les élites »
Ça se voit, s'entend et se lit dans les livres scolaires, sur les plateaux audiovisuels et, par conséquence, dans les chaumières, les bistrots, les réseaux (a)sociaux et même ici.
2. « nous sommes largement indifférents aux ravages que nos bombes infligent aux corps humains à l'autre bout du monde »
⇛ « Les occidentaux sont tellement habitués à faire la guerre chez les autres qu'ils la font presque sans le savoir en se prévalant toujours de nobles idéaux destinés à préserver leur conscience immaculée. Mais cet auto-aveuglement en cache un autre : la guerre étant chez eux comme une seconde nature »
Bruno Guigue, 64 ans en 2026, ancien haut fonctionnaire, chercheur en philosophie politique et analyste politique français.
Une autre pointure !
⇛ « Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme perverse, c'est d'avoir une âme habituée »
Charles Péguy, 1873-1914 (mort lors de la bataille de l'Ourcq, première Guerre mondiale) écrivain, poète et penseur engagé français.
Il militait pour les valeurs de « l'ancienne France » : L'honneur et la fierté du travail bien fait, la décence, le sens du respect étendu à tous les âges, et « cette grande bonté affectueuse et paternelle, cette piété de tuteur et de père ». Il avait une affection particulière pour les instituteurs.
3. « Il n'y a pas « que nos bombes qui ont infligé des ravages »
⇛ « Ainsi, à coup de privations, d'exploitation, de corruption et de déshumanisation, l'occident a imposé son récit sur tous les peuples en faisant passer sa barbarie, ses forfaitures, ses impostures, ses génocides, ses spoliations, ses vols et ses pillages comme des faits civilisationnels »
Yves Brunsvick*¹ et André Danzin² dans ‟Naissance d'une civilisation : le choc de la mondialisation”.
⇺ Yves Brunsvick¹, 1921–1999, professeur, philosophe de l'éducation, diplomate, ministre plénipotentiaire français, membre de la Commission de la République française pour l'éducation, la science et la culture, président d'honneur du Bureau international d'éducation et bien d'autres compétences et responsabilités encore.
⇺ André Danzin², 1919-2016, ingénieur de recherche et expert scientifique français. Il occupa divers postes de direction et fut, parallèlement et/ou successivement, président d'honneur de l'Association française pour la cybernétique économique et technique, membre du Conseil économique et social, vice-président de la commission de la République française pour l'Unesco, président du Forum international des sciences humaines et bien d'autres compétences et responsabilités encore.
Deux pointures, de surcroît intellectuellement et scientifiquement honnêtes et impartiaux, - et bien d'autres - inconnus de la masse populaire, la système privilégiant les valets, de préférence incultes voire idiots, et autres moutons de Panurge.
Page 3/4
RépondreSupprimer⇛ « Rares sont ceux au Nord qui ont osé dire et dénoncer cet effondrement provoqué dans lequel l'Occident a maintenu de vastes populations humaines par la domination ou l'extermination »
Jean Ziegler, dans ‟Destruction massive : Géopolitique de la faim”, 92 ans en 2026, professeur, homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde. Il est vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies depuis 2009.
Jean Ziegler informait, en 2012, que :
⇛ « Toutes les cinq secondes, sur notre planète, UN ENFANT DE MOINS DE DIX ANS MEURT DE FAIM. DES MILLIONS D'AUTRES SOUFFRENT DE SOUS-ALIMENTATION. Pourtant, l'agriculture d'aujourd'hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d'êtres humains »
Il posa la question :
⇛ « Comment un tel désastre humain est-il possible ? »
D'après vous, qui sont les ennemis du droit à l'alimentation, les vautours de l'or vert et autres spéculateurs responsables de ces massacres, de ces destructions massives par la faim pendant l'ère coloniale puis néocoloniale qui sévit, certes avec moins de vigueur, encore de nos jours ?
Hormis cela,
⇛ « Dans un tel monde de conflit, un monde de victimes et de bourreaux, il est du devoir des pensants de ne pas être du côté des bourreaux »
Albert Camus, 1913-1960, philosophe, écrivain, journaliste militant français, lauréat du prix Nobel de littérature en 1957.
Homo Sapiens
La France a encore beaucoup de chemin à parcourir sur l’emploi du mot GENOCIDE à Gaza.
RépondreSupprimerDans les médias du goyimstan français il est encore totalement tabou de parler de génocide à Gaza,
A – Nos journalistes sont-ils incompétents ? , pleutres ?
B – Sous directives d’u puissant lobby – le Crif – ou de représentants bien connus des génocidaires ? BHL ?
En tout cas, le seul homme politique entendu clairement à la TV, au cours du débat pour le PS, a été Olivier FAURE qui a déclenché le courroux des sionistes du PS comme J.Guedj et l’homme de la CIA, le fumeux « Glux ».
Au cours d'un débat télévisé, les esprits se sont échauffés entre deux candidats à la primaire de la gauche : Raphaël Glucksmann et Olivier Faure. Le premier accusant le deuxième d'un comportement «obscène» autour du mot «génocide».
À gauche, les esprits s'échauffent. À un peu plus d'une semaine du premier tour de la primaire de la gauche en vue d'une candidature à la présidentielle 2027, un débat télévisé entre les différents candidats s'est tenu ce jeudi soir. Au cours de cet échange, diffusé sur le service public, Olivier Faure et Raphaël Glucksmann se sont divisés sur l'emploi du mot «génocide» pour qualifier la situation à Gaza qui fait suite à l'attaque barbare perpétrée par les terroristes islamistes du Hamas en Israël.
«Ce que tu fais est obscène», s'est indigné Raphaël Glucksmann, après qu'Olivier Faure a remis le sujet sur la table, comme lors d'un premier débat il y a une semaine.
«Je ne comprends pas pourquoi on n'utilise pas les bons mots», a affirmé Olivier Faure, alors que Raphaël Glucksmann refuse de l'employer, affirmant que «la Cour pénale internationale n'utilise pas ce mot, mais parle de crimes contre l'humanité».
Jérôme Guedj soutient Raphaël Glucksmann
Olivier Faure a rappelé que Raphaël Glucksmann et lui avaient employé ce mot pour la minorité des Ouïghours en Chine, pour «à ce moment-là alerter le monde et faire en sorte que le gouvernement de Pékin sache qu'il était sous surveillance».
«Ce que je te demande, c'est de le faire aussi aujourd'hui pour les Palestiniens, parce qu'à l'évidence, les critères qui sont ceux de la conférence de 1948 sont réunis», a-t-il insisté.
Jérôme Guedj, qui refuse aussi d'employer le terme, a jugé «désolant» qu'Olivier Faure se soit «engouffré dans cette sémantique», comme «certains à gauche qui disent "si vous n'utilisez pas ce mot, alors vous n'êtes pas du bon côté de l'histoire"» et «décident qui sont les purs et qui ne sont pas les purs». https://www.cnews.fr/france/2026-10-02/ce-que-tu-fais-est-obscene-la-primaire-de-gauche-passe-darmes-entre-raphael
On verra bien si les médias couchés commentent largement la bonne nouvelle :
"Le Sud-Africain Navanethem « Navi » Pillay, qui a accusé Israël de génocide à Gaza, remporte le prix Nobel.Navi Pillay a présidé la Commission d'enquête des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé, qui a conclu l'année dernière qu'Israël avait commis un génocide à Gaza."
Publié sur le "Jerusalem Post" , en Vo, mais.... : https://www.jpost.com/international/article-911163