Il est toujours intéressant de lire les écrits de Robert Kagan, car ils offrent un aperçu du cœur même du creuset idéologique néoconservateur et de la manière dont celui-ci a évolué et pivoté au cours des années qui ont suivi la réfutation mondiale désastreuse de la thèse idéologique centrale du PNAC.
L'article s'ouvre précisément sur l'idée de pivot forcé, la première question de l'intervieweur cherchant à savoir si Kagan a subi une « conversion » par rapport à son ancienne orientation néoconservatrice belliciste.
Dans sa réponse, Kagan livre une première révélation stupéfiante sur les contorsions intellectuelles auxquelles les archontes du PNAC [1] ont désormais recours régulièrement pour justifier leurs visions erronées du monde. Avec le recul, il affirme maintenant que les répercussions ont toujours fait partie intégrante du calcul – une excuse facile destinée à justifier l'échec de leur expérience en la faisant passer pour intentionnelle, une sorte de manœuvre pour sauver la face.
Robert Kagan : Je ne le crois pas, car je n'ai jamais nié que les répercussions soient une réalité. En fait, mes écrits montrent que lorsque les États-Unis interviennent à l'étranger, les Américains ont tendance à ignorer l'impact de leur puissance sur les autres nations. Ils sont donc constamment surpris lorsque l'usage de cette puissance entraîne une riposte. Le meilleur exemple est celui du Japon et de Pearl Harbor. Nombre d'Américains ont réagi comme si l'attaque japonaise était totalement inattendue, alors qu'en réalité, les États-Unis avaient mené des politiques susceptibles de provoquer une telle réaction. Il en a été de même pour le 11 septembre, qui constituait, au moins en partie, une réponse à la présence américaine au Moyen-Orient.
La question est de savoir si l'on agit malgré les conséquences que l'on sait inévitables, car les enjeux en valent la peine. Personnellement, je n'en ai jamais douté et, comme je l'ai dit, la prise en compte de l'influence de la puissance américaine sur les autres nations est un aspect important de mon parcours.
Kagan se met immédiatement sur la défensive lorsque l'intervieweur lui fait remarquer, de manière tout à fait légitime, que son interventionnisme excessif. Il est clair que, dès le départ, Kagan adopte une attitude défensive, comme pour justifier et réinterpréter son ancienne idéologie, désormais obsolète.
Di Caro : Pourtant, vous avez plaidé pendant des décennies pour l’interventionnisme américain et, dans le cas de l’invasion de l’Irak en 2003, pour une guerre préventive…
Kagan : Attendez une minute. On peut s’arrêter là ? Quand vous dites que je plaide pour l’intervention depuis des décennies, de quoi parlez-vous précisément ? J’ai certes soutenu les interventions en Bosnie et au Kosovo, mais je n’ai pas milité pour une intervention partout et tout le temps. C’est un raccourci que vous utilisez, mais c’est l’image que les gens se font, vous savez ?
Il va même jusqu'à rejeter catégoriquement l'étiquette de « néoconservateur », et ce pour une raison tellement absurde qu'il faut le voir pour le croire :
Oy vey !
Cette personne se braque violemment suite au rejet de ce qui représente l'œuvre de sa vie. Il ne s'agit là que d'une tentative désespérée de sauver la face.
L'intervieweur, perspicace, insiste, demandant à Kagan s'il a reconsidéré son soutien passé aux guerres américaines – notamment en Irak – en particulier à la lumière des événements récents et du fiasco américain dans la guerre contre l'Iran, guerre qui se déroule de façon désastreuse. Conformément au ton extrêmement irritable de ses réponses, Kagan adopte une fois de plus une attitude défensive instinctive.
Kagan : Pour répondre à votre question, je n’ai pas fondamentalement changé d’avis. Les circonstances sont différentes. Il faudrait supposer que j’aie une doctrine d’invasion systématique du Moyen-Orient dès que l’occasion se présente. Or, telle n’a jamais été ma doctrine.
Il est clair qu'il se rend compte à quel point son comportement est déplorable avec le recul et qu'il ne peut s'empêcher d'adopter un ton presque geignard en tentant de réécrire son rôle clé dans l'affaiblissement géopolitique de l'Amérique.
Plus étonnant encore, il se lance ensuite dans une diatribe expliquant pourquoi la guerre en Irak était en réalité justifiée : l’Irak avait commis un acte que même l’Iran n’oserait plus envisager aujourd’hui : envahir plusieurs pays voisins, dont l’Iran lui-même et, de façon tragique, le Koweït. L’Irak constituait donc une menace qu’il fallait neutraliser pour cette transgression.
Mais Kagan semble échapper à l'ironie de la situation : l'Iran n'a peut-être envahi aucun pays, mais un autre pays du Moyen-Orient bombarde et envahit la quasi-totalité de ses voisins. Israël a récemment envahi sans justification la Syrie et le Liban, sans parler de Gaza. Dès lors, selon sa propre logique, Israël devrait-il subir, comme l'Irak, une invasion américaine ?
L'échange suivant est un pur régal, Kagan se dérobant de toute responsabilité dans ce que l'intervieweur qualifie de catastrophe générationnelle ayant causé plus de 180.000 morts parmi les civils, le chaos au Moyen-Orient, des millions de personnes déplacées dans toute la région, des pertes se chiffrant en billions de dollars américains, etc.
Kagan commence par balayer les chiffres d'un revers de main en expliquant que tout cela s'est déroulé sur une période de dix ans, comme si un génocide et un nettoyage ethnique « progressifs » étaient excusables par rapport à un génocide instantané. Mais lorsqu'on insiste, sa réponse évasive relève de la pure manipulation politique.
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Par SIMPLICIUS
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Notes
[1] Le sigle PNAC ( Project for the New American Century : Projet pour le nouveau ècle américain) est un groupe de réflexion (think tank) néoconservateur fondé à Washington en 1997 par William Kristol et Robert Kagan.
- Objectif principal : Promouvoir un leadership mondial fort et assumé des États-Unis, fondé sur la puissance militaire.
· Rapport clé : En septembre 2000, le groupe publie le document programmatique Rebuilding America's Defenses (« Reconstruire les défenses de l'Amérique »), plaidant pour une hégémonie militaire américaine préemptive à travers le monde.
· Influence politique : Plusieurs figures majeures de l'administration de George W. Bush (comme Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz) étaient proches ou signataires de ce cercle, influençant nettement la politique étrangère américaine après les attentats (commis par Israël sous faux drapeau) du 11 septembre 2001.
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superpuissance voyou » L'ère de l'exception américaine, aux yeux de ses
impérialistes les plus fanatiques, est révolue.
Hannibal Genséric


Kagan, la représentation typique de ces frankistes qui pourrissent la vie des goyims.
RépondreSupprimerOn a les mêmes à la maison, dont le célèbre "blagueur" sur la vente des jean's à une jambe....Au nom ressemblant au célèbre conquérant où l'herbe e repoussait pas sous les sabots de sont cheval.
Attila ==Attali
SupprimerTout lire ici : https://qactus.fr/2026/08/02/france-limposture-et-lheure-de-la-verite-assumer-ses-actes-et-ses-paroles-la-faillite-de-la-france-devient-un-legs-de-responsabilite-attali-se-lave-les-mains/
RépondreSupprimerUn « cousin», pas germain, mais de Tel-Aviv, du brave Kagan Robert, le mari de la gentille bienfaitrice de Maïdan….
ATTALI SE LAVE LES MAINS
• Jacques Attali, l’homme qui a conseillé (presque) tous les présidents depuis 40 ans :
• « Le pays va très mal.
• Mais ce n’est pas de ma faute.
• Ils n’ont pas suivi mes conseils. »
Traduction :
• J’ai été dans tous les cabinets,
• j’ai soufflé à l’oreille de tout le monde,
• et maintenant que la France est en train de s’effondrer…
• c’est la faute des autres.
• Le médecin qui a prescrit le poison pendant des décennies et qui, le jour où le patient agonise, s’en lave les mains
Je cite Jacques Attali : « Je rêve d’un gouvernement mondial avec comme capitale Jérusalem » -Oui, vous êtes responsable !
le Perfide est perfide + le champion de la fourberie....1 traître est 1 traître
RépondreSupprimerUne langue deux fois fourchue.
RépondreSupprimerIl a sans doute suivi des cours de lecture talmudiste dès le biberon et adopté l'idée que l'histoire peut être réécrite par son cerveau fêlé, si proche de Yaveh. Quoi? le juif, ectypique? Jamais! il crée la vérité en même temps que le Monde. Cet homme n'a jamais tort et prend les goys (pluriel aryen) pour des imbéciles. Tout est en ordre.
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