lundi 9 juillet 2012

Schizophrénie islamiste (2eme partie) : le délire mystique


Pourquoi l’Islam a-t-il généré autant de schizophrènes ?

C'est parce que l'islam est en crise. 

La crise a commencé après la chute de Grenade, en 1492, et ça s'est aggravé à la chute de l'Empire ottoman, en 1920, après laquelle l'Europe n'a cessé de prendre de l'avance. Ensuite, il y a eu les grandes vagues de colonisation, et la colonisation, il faut bien l'avouer, ça n'a jamais favorisé la renaissance intellectuelle des colonisés. A cela il faut ajouter les problèmes que rencontre le monde "arabo-islamique" dans la gestion économique de ses richesses. Il y a un grand dénivelé économique entre les riches et les pauvres, aggravé par l'absence de légitimité démocratique des régimes politiques. Du coup, les pauvres se sentent exclus à la fois des richesses et de l'espoir d'y accéder. Ils finissent donc par s'accrocher au discours des islamistes, qui n'est qu'un discours de compensation


Pour les islamistes, l'islam s'apparente à une religion-business, à un outil que les uns et les autres utilisent pour arriver au pouvoir, gagner de l'argent, voire obtenir des diplômes, comme tous ces types qui, dès qu'ils sont interviewés par les médias, se prétendent « sociologues des religions », ou ces ministres islamistes tunisiens, qui ne savent pas aligner deux mots dans une phrase, et qui ‘inventent des diplômes dont on ne retrouve aucune trace.
L'islam actuel campe sur des positions défensives, voire agressives, parce qu'il se cherche sans se trouver. Du coup, il s'arc-boute sur des certitudes qui n'ont d'ailleurs rien à voir avec la doctrine. 

De plus, contrairement aux autres religions, l'Islam n'a pas accompli sa révolution critique et historique. Il devient donc urgent de travailler à son histoire sans parti pris, car la vision du courant wahhabite qui tente de s'imposer aujourd'hui n'a rien à voir ni avec l'islam traditionnel ni tel qu'il s'est construit au cours des siècles ni a fortiori avec l'islam des origines. La question actuelle est de savoir si la voix réformiste a encore quelque chance d'être entendue, devant l'offensive tous azimuts des "intégristes schizophrènes", motivés par leur folie, et cherchant à entraîner l'ensemble du monde musulman vers un sinistre destin.
La schizophrénie en islam, c'est le décalage entre les textes sacrés de cette religion et la réalité des cultures où elle a pris pied. Conflit entre la lettre et l'esprit, entre la tradition et la modernité, entre l'idéal des origines et son application dans le monde d'aujourd'hui. Dans cette distorsion, qui éclate notamment à travers les fatwas scélérates visibles sur internet, on voit «à la fois la rage de survivre et le désir de détruire ce monde réel qui fait obstacle au paradis perdu».  Ce malaise qui traverse l'Islam contemporain est une forme de schizophrénie, de dissociation brutale entre le rêve et la réalité.
Psychoses, Croyances, Religions
Des neurobiologistes, des neuropsychiatres et neurothéologiens constatent que les croyances, qui sont une activité cérébrale,  ont précisément déterminé par l’IRM la zone du cerveau active et réceptive à ce domaine de l’irréalité. D’après leurs observations, on peut cerner 4 grands types d’individus selon leur activité cérébrale particulière :
1.     Les athées dont l’activité est minimale.
2.   Les indifférents, les plus nombreux, ayant une activité ‘moyenne’, lesquels suivent le mouvement général.
3.   Les vrais croyants avec une activité soutenue.
4. A l’extrême, les schizophrènes dont l’activité est débordante qui ont de réelles perceptions (Sensations intériorisées, hallucinations auditives et visuelles principalement).

Ces hallucinations et ces sensations de communication avec l’au-delà peuvent être provoquées, artificiellement, par l’accélération de l’activité de la zone cérébrale concernée, par un excès dopaminergique et de sérotonine :
*    Par les drogues (plantes et champignons hallucinogènes) utilisés lors des rites religieux.
-          Les hébreux en usaient du temps de Moïse.
-          Les chamanes - bouddhistes et hindouistes - avec la Datura.
-          Les chamanes amazoniens, avec l’ayahuasca, nommée « chair des dieux », l’Iboga et bien d’autres drogues. Ces drogues sont présentées comme des plantes sacrées mystiques permettant d’entrer en communication avec l’au-delà !!!
*    Par les drogues dites « douces » particulièrement chez les jeunes.
*    Par les états psychiques limites dépassés :
-          état de mort imminente .
-          Pseudo-communications avec un proche décédé.
-        Châtiments corporels dont la flagellation (auto-flagellation jusqu’au sang des fidèles  chiites commémorant l’Achoura)
-          Jeûne, manque de sommeil, fatigue permanente.
-          Chaleur et soif (mirage).
-          Prière intense, Méditation, Yoga mental...
La toute  puissance psychose hallucinatoire
Le psychotique souscrit sans réserve au monde de l'irréalité, le moteur des croyances. C’est ce que la société et les religions lui ont appris, parce que personne ne lui a expliqué ce qu’est le contenu d’une hallucination ressentie comme une pure vérité.
Ce monde inquiétant qu’il se créé au fil des années, du fait de son incompréhension du phénomène hallucinatoire, il l’attribue à une communication personnelle venue de l’au-delà. Alors pourquoi pas Dieu ? Le psychotique est en intense souffrance et dans son contexte de non-reconnaissance de sa maladie insoutenable, sans aucune solution pour y mettre un terme, sa seule possibilité est l’aide d’un sauveur, celui qu'il nomme ainsi : Dieu. Cette approche se nomme « délires d’imagination » lesquels sont donc, par cette logique, de type « délires mystiques».
C’est pour cette raison que la prévention des jeunes, par l’explicatif des phénomènes hallucinatoires, est la seule manière de les préparer à ne pas faire ce lien automatique erroné et donc de prendre la voie médicale. La meilleure manière de ne pas faire entrer nos enfants dans cette trompeuse « maladie », est donc d’inclure le phénomène hallucinatoire schizophrénique dans les programmes de l’éducation nationale ainsi que dans l’éducation religieuse des jeunes.

Le schizophrène mystique croit et fait croire qu’il est en contact avec l’au-delà, et qu’il a été choisi et élu pour une mission divine. Cette croyance a été démontrée au sein de la plus haute institution religieuse tunisienne : la vénérable mosquée Zeïtouna. Le cheikh de la Mosquée, Houcine Labidi, a élevé Rached Ghannouchi au rang de « compagnon du prophète », en ce mois de mai de l’an de grâce 2012, c'est à dire 14 siècles après la mort du dernier de ces Compagnons. Pour ce cheikh, en transes, il sent et voit, près de lui, un Compagnon du Prophète , vivant et souriant, guidant la Oumma vers le droit chemin. Il est halluciné. C’est ce même cheikh qui a appelé au meurtre des artistes, voyant en eux l'émanation du diable, comme les premiers musulmans avaient détruit toutes les statues représentant divinités arabes d'avant l'islam. Ce comportement, caractéristique des illuminés mystiques, ne nous étonne point. Les cas similaires abondent. Afin de ne point encourir les foudres de l'inquisition tunisienne, très active en cette triste époque, prenons des exemples chez les « infidèles ».
Des fils de Dieu révélés, il y en a à foison, dont quelques-uns font l’actualité psychiatrique; le premier qui s'y croyait être est l'Original. Si tu entends des voix et que tu as une mission, tu es Jeanne d'Arc ; si tu vois une vierge apparaître dans une grotte, tu es Bernadette Soubirous ; si tu es chasseur et que tu perçois une croix entre les cornes d'un cerf, tu es St Hubert; etc.
Peut-on croire réellement que Jeanne d’Arc ait reçu un portable et que l’on lui ait parlé en Lorrain ? NON. C’est seulement une psychose hallucinatoire auditive qui a fait d’elle une héroïne puis une victime à l’aube de sa vingtième année. En réalité, c’est un mythe écrit par l'Église, une histoire à laquelle croient des gens - comme une légende - imprégnés de ce qu’on leur a raconté et qui n’ont jamais eu la curiosité d’en savoir d’avantage, préférant le fantastique.
Si dans l’actualité, on vous montre, à Rome, un homme vêtu de blanc, levant les bras au ciel, et que cet homme affirme que celui qui est né d’un Saint Esprit et d’une vierge est ressuscité, vous pouvez y croire. Votre fonction cérébrale de l’irréalité est réceptive à la manipulation mentale. En schizophrénie cela s’appelle un délire mystique.
 Hannibal Genséric