Début avril, Téhéran a transmis à Washington, via le Pakistan, une demande formelle de retrait des forces de combat américaines des bases militaires de la région. Cette demande s'inscrivait dans un ensemble de mesures comprenant la levée de toutes les sanctions et résolutions de l'ONU, la libération des avoirs iraniens détenus à l'étranger, des réparations et la reconnaissance du droit de l'Iran à l'enrichissement nucléaire.
Au lieu d'attendre que les États-Unis accèdent à sa demande, l'Iran a lancé ces deux dernières semaines des attaques ciblées contre des bases américaines stratégiques au Koweït, à Bahreïn, en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis. Ces attaques ont entraîné l'évacuation de facto des forces et du matériel américains de la plupart de ces bases. Le quartier général de la Cinquième flotte de l'US Navy à Bahreïn est dévasté ; le Centre d'opérations aériennes combinées (CAOC) d'Al Udeid, au Qatar, a été fermé et transféré sur la base aérienne de Shaw, en Caroline du Sud. L'Iran poursuit par ailleurs ses bombardements sur les bases de Bahreïn, du Koweït et du Qatar afin de s'assurer qu'aucun avion ni lanceur de missiles américain ne reste intact sur place.