Lundi, alors que Donald Trump se demandait publiquement s'il fallait « conclure un accord » avec l'Iran ou « l’anéantir », un événement s'est produit à Téhéran qui aurait dû déclencher l'alarme dans tous les bureaux du département d'État, à supposer qu'il reste encore des gens pour l'entendre.
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, frère du prince héritier, s'est rendu à Téhéran. Il était accompagné du maréchal pakistanais Asim Munir et du chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin. Ils se sont entretenus pendant environ deux heures avec le président iranien Massoud Pezeshkian, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le haut responsable de la sécurité Rezaei, qui présidait les discussions. L'ordre du jour portait sur les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite, le détroit d'Ormuz, le blocus américain des ports iraniens et un cadre régional de non-agression.