On se souviendra de cette
année comme de celle où la puissance américaine, tant coercitive que douce, a
connu un effondrement accéléré.
La
Coupe du monde est, à bien des égards, une distraction par rapport à la guerre,
aux massacres et au génocide perpétrés par l'empire et ses alliés, mais elle a
également marqué une nouvelle étape dans la fragmentation du soft power, qui a
joué un rôle essentiel dans le maintien du mythe d'un empire américain
bienveillant.
Au lieu de se servir de la Coupe du monde pour contester les
analyses qui critiquent leur comportement agressif et méprisant, les États-Unis
l'ont utilisée pour réaffirmer la validité de ces critiques : oui, c'est exactement ce que nous sommes.