Compte tenu de leur nature belliqueuse et des enjeux, on pourrait croire que Donald Trump, Pete Hegseth et les zélés du Pentagone suivraient le conseil de Machiavel : « Un prince ne doit avoir d’autre but ni d’autre pensée, ni rien d’autre à étudier, que la guerre, ses règles et sa discipline. » Mais la guerre contre l’Iran en 2026 démontre qu’ils sont de parfaits amateurs en la matière.
À l'exception notable des forces spéciales, la doctrine américaine est axée sur la force brute. Si une stratégie s'avère inefficace, on en rajoute [ Einstein a dit :« La folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent. »].
Les États-Unis ignorent comment combattre un ennemi de même niveau ou quasi-égal. Or, historiquement, la plupart des guerres ont opposé des adversaires de force relative. Les grandes batailles que nous étudions furent soit des affrontements serrés, décidés par des facteurs clés, soit des victoires inattendues. Personne n'étudie les batailles ou les guerres qui se résument à des escarmouches, car non seulement elles sont ennuyeuses, mais elles n'apportent aucun enseignement utile. Même en étant largement supérieur en nombre, les victoires inattendues méritent d'être étudiées afin d'éviter les mauvaises surprises subies par les vaincus.