mercredi 28 octobre 2026

Réunion de sécurité dans le Golfe : Washington n'y a pas été invité

Lundi, alors que Donald Trump se demandait publiquement s'il fallait « conclure un accord » avec l'Iran ou « l’anéantir », un événement s'est produit à Téhéran qui aurait dû déclencher l'alarme dans tous les bureaux du département d'État, à supposer qu'il reste encore des gens pour l'entendre.

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, frère du prince héritier, s'est rendu à Téhéran. Il était accompagné du maréchal pakistanais Asim Munir et du chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin. Ils se sont entretenus pendant environ deux heures avec le président iranien Massoud Pezeshkian, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le haut responsable de la sécurité Rezaei, qui présidait les discussions. L'ordre du jour portait sur les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite, le détroit d'Ormuz, le blocus américain des ports iraniens et un cadre régional de non-agression.

L'architecture de sécurité européenne d'après-guerre commence à prendre forme

Cet ordre émergent est le plus durable possible compte tenu des circonstances.

Le grand objectif stratégique que la Russie cherchait à atteindre par son intervention militaire massive en Ukraine était de remodeler l'architecture de sécurité européenne afin de résoudre le dilemme de sécurité OTAN-Russie engendré par l'expansion continue du bloc vers l'Est au cours des dernières décennies. L'OTAN a rejeté les demandes de garanties de sécurité de la Russie à partir de fin 2021, les pourparlers de paix avec l'Ukraine au printemps 2022 ont été sabotés et la Russie n'a pas réussi à imposer ses objectifs maximalistes en Ukraine par la force.

Cette situation éclaire plusieurs développements récents qui, ensemble, préparent le terrain à une série de compromis négociés par les États-Unis entre l'OTAN européenne (E-OTAN) et la Russie. Ces compromis visent à bâtir l'architecture de sécurité d'après-guerre la plus réaliste et durable possible pour le continent.

mardi 27 octobre 2026

Mutinerie à Tel Aviv ?

Dimanche, plusieurs agences de presse israéliennes ont rapporté une confrontation sans précédent entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef d'état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, qui se sont opposés au sujet d'une action militaire susceptible de raviver le conflit avec l'Iran . Zamir, largement respecté au sein des milieux militaires et politiques, aurait refusé d'exécuter la directive de Netanyahu, craignant une escalade rapide ou une erreur d'appréciation à l'approche des élections israéliennes du 27 octobre. Selon le Jerusalem Post :

La victoire « miraculeuse » de Lula au Brésil

Trump parle de paix alors que la CIA alimente la guerre en Ukraine.

J'ai passé suffisamment d'années à la CIA pour savoir décrypter les articles de presse que ses alliés font publier. Le portrait que Shane Harris dresse du directeur de la CIA, John Ratcliffe, dans The Atlantic, paru le 23 octobre, en est un parfait exemple. Il est rédigé de manière à présenter Ratcliffe comme un professionnel lucide au sein d'une administration chaotique. Mais à y regarder de plus près, il confirme ce que Washington s'obstine à nier depuis quatre ans : les États-Unis ne se contentent pas de fournir de l'aide à l'Ukraine. Par le biais de la CIA, ils combattent la Russie.

lundi 26 octobre 2026

Détendez-vous, ce n'est qu'un Exxon Valdez sous stéroïdes.

Bonne nouvelle du Golfe persique : la guerre avance si bien que la mer elle-même s’est jointe au combat. Pendant que les experts de Washington débattent du nombre de missiles et du prix du pétrole (environ 115 $ le Brent vendredi, au cas où quelqu’un à la Maison-Blanche vérifierait encore), Karl Miller, qui se trouve sur le terrain dans le Golfe, m’a envoyé cette semaine une note que personne dans les salles de presse ne semble avoir lue. « Ne sous-estimez pas les dégâts causés à la flotte mondiale de pétroliers », a-t-il écrit, « et ne sous-estimez pas la pollution qui se propage actuellement dans le Golfe et le long des côtes d’Oman. C’est un Exxon Valdez sous stéroïdes », m’a-t-il dit. « C’est une catastrophe à part entière. »

Mais je suis sûr que tout va bien. Jetons un œil aux chiffres, juste pour le plaisir.

John Mearsheimer : le Hamas est-il dans les rues de Paris ?

Interview de John Mearsheimer par le Juge Napolitano sur la situation en Europe, l’Iran et l’Ukraine, le 20 octobre 2026.

John J. Mearsheimer est professeur émérite de science politique à l’Université de Chicago. Diplômé de l’Académie militaire de West Point, ancien officier de l’US Air Force et docteur en science politique de l’Université Cornell, il est l’un des théoriciens les plus influents des relations internationales et la figure de proue du courant réaliste. Au sujet de la responsabilité accablante de l’OTAN dans le déclenchement de la guerre en Ukraine, lire John Mearsheimer : l’OTAN est le principal responsable de la guerre en Ukraine

Andrew Napolitano, dit « Judge Napolitano », est un ancien juge américain devenu commentateur juridique et politique, connu pour ses positions libertariennes et ses critiques du pouvoir exécutif américain et des interventions militaires des États-Unis.

·       Une vague de mécontentement en Europe
·       L’Axe américain en échec sur tous les fronts
·       Le suivisme suicidaire de l’UE
·       L’impasse en Iran
·       L’illusion d’une frappe sur Pickaxe Mountain
·       Le Hamas dans les rues de Paris ?

Note : évidemment, ce sont plutôt les gangs sionistes qui ravagent notre pays, les résistants du Hamas nous ayant pour leur part libérés de l’imposture de l’ « Occident civilisé ». En voulant détruire l’Iran et l’Axe de la Résistance, Trump et Netanyahu mettent l’économie mondiale à genoux, faisant prendre une réalité de plus en plus concrète au slogan “Nous sommes tous des Palestiniens”.

Virgile et le cheval de Troie : comment comprendre leurs guerres hybrides

Diuidimus muros et moenia pandimus urbis (Nous démolissons les murs, nous ouvrons une brèche dans les remparts de la ville). Jusqu’où l’amusante crédulité de la plèbe occidentale peut-elle aller (guerre, virus, vaccin, crise…) ? Caitlin Johnson avait parlé, à propos du Venezuela, du grand triomphe du récit narratif.

Netanyahu : « Bombardez Israël avec des bombes nucléaires! »

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a suscité la controverse en publiant une image d'une explosion nucléaire détruisant Tel Aviv .

Bienvenue à Dubaï : moins de touristes, des plages grasses et de l’eau à profusion

Avant de nous plonger dans la dernière analyse de Karl Miller, un petit mot sur la victoire surprise du président Lula à l'élection présidentielle brésilienne qui vient de se terminer. Les bookmakers donnaient Bolsonaro favori et nombreux sont ceux qui ont perdu de l'argent en misant sur sa victoire (mais les bookmakers, eux, se réjouissent). La victoire de Lula signifie que les BRICS restent unis et que Donald Trump a essuyé un revers. Est-ce un signe avant-coureur de ce qui attend Trump le 3 novembre ? Passons maintenant à l'analyse de Karl Miller.