mercredi 12 septembre 2012

Pédophilie salafiste : un témoignage


Dans un livre publié par Yagg«Le Coran et la chair», un ex salafiste raconte.   |   

ADOLESCENCE À ALGER

Ludovic-Mohamed narre son adolescence salafiste dans un Alger troublé des années 90. Il est né en France mais sa famille est retournée vivre en Algérie. Immigré en France, il est «Zamagrou» à Alger, et sa nature pas vraiment virile suscite l’inquiétude de son père. En pleine crise d’identité, le mysticisme le taraude, il va, encore enfant, se tourner vers ceux qui lui paraissent les plus radicaux. 
Le mystique musulman sénégalais Tiarko Bokar, qui connaissait bien ces milieux salafistes sexuellement troubles, avait prévenu : «le mysticisme ce n’est pas pour les jeunes, c’est comme envoyer de l’essence sur un feu».

LA VIE QUOTIDIENNE DANS UN GROUPE SALAFISTE

Ludovic-Mohamed raconte la vie quotidienne dans un groupe salafiste, de l'intérieur, sa fierté d’arborer leur uniforme, et le plaisir des prières en commun. Il nous permet même de faire la distinction entre les islamistes, plus portés vers la lutte pour le pouvoir politique et l’argent, et les salafistes en apparence plus portés vers la pratique pointilleuse de la religion. Il nous explique les rivalités entre groupes, les rituels. Beaucoup des flèches qu'il décoche pourraient s'appliquer à tout groupe ou association persuadée de détenir la vérité, religieuse ou laïque. Il décrit ceux qui squattent les bibliothèques pour se gaver de sourates ou de hadiths (les propos rapportés du prophète), en précisant qu'il n'y a nulle aspiration spirituelle derrière cette démarche, pas de grande compréhension non plus de ce qu’ils apprennent par cœur, mais juste le goût d'écraser son contradicteur dans une dispute religieuse, en dégainant la bonne citation.

«UNE AMITIÉ PARTICULIÈRE»

Mais la nature a ses raisons, et malgré sa foi elle s’exprime dans le corps de Ludovic-Mohamed. Il a 14 ans, donc mineur, et a fait de Djibril, son aîné dans la confrérie, d'âge mûr, son compagnon de prédilection. Son affection lui est rendue, et l’adolescent comprend très bien qu’elle s’accompagne de relations homosexuelles, vécu par Djibril dans la peur et la honte, alors qu’elle suscite la jalousie et le désir de ses condisciples salafistes, qui voudraient bien y participer aussi...Tous ceux qui ont fréquenté un "kouteb" (l'école coranique), en savent quelque chose.
Mais, comme c’est souvent le cas dans les sectes, on va dire au jeune que c’est mal et qu’il doit renoncer à cette amitié louche. Quant à Djibril, on le marie. .... 

Quand, à la suite d’un attentat dans le centre d’Alger qui a fait près de 300 morts, son père décide de rentrer en France, le fils révolté lui donne tout de suite raison. Ludovic-Mohamed accepte de rentrer en France y faire des études (qui seront brillantes). Ce petit roman passionnant nous en dit plus sur le monde salafiste que bien des études. Il faudrait à peine le décaler pour l'adapter chez des juifs hassidiques, chez les évangélistes ou les cathos réacs.
D'après : http://yagg.com/2012/05/28/le-coran-et-la-chair-amours-homo-adolescentes-en-milieu-salafiste/