mercredi 5 mars 2014

Les premiers promoteurs historiques du Génocide




L'article II de la Convention sur la prévention et répression du crime de génocide du 9 décembre 1948 dispose : " Le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel : a) Meurtre de membres du groupe ; b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ; c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; d) Mesures visant à entraver des naissances au sein du groupe ; e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe. "

Le premier génocide historiquement prouvé : Carthage, 146 A.J.C.


Delenda est Carthago, « Carthage doit être détruite ! » pourrait être la première incitation au génocide enregistrée par l’histoire.


Ce furent les mots de Caton le Censeur (Marcus Porcius). Un de ses derniers discours au sénat en -149, devant une délégation de Carthage, fut crucial : « Qui sont ceux qui ont souvent violé le traité ? ... Qui sont ceux qui ont fait la guerre de la manière la plus cruelle ? ... Qui sont ceux qui ont ravagé l’Italie ? Les Carthaginois. Qui sont ceux qui demandent le pardon ? Les Carthaginois. Voyez comment il convient d’accueillir leur demande. ». Les délégués carthaginois n’ont pas eu le droit de réponse. Rome a bientôt entrepris un siège de la cité la plus riche du monde qui a duré trois ans. Sur une population de 200.000, au moins 150.000 Carthaginois ont péri. Polybe, qui a participé à la campagne, a confirmé que « le nombre des morts était incroyablement élevé » et les Carthaginois « totalement exterminés ». En -146, les légions romaines conduites par Scipion Émilien, l’allié de Caton et beau-frère de son fils, ont rasé la cité, et envoyé en esclavage les 55.000 survivants, dont 25.000 femmes. Plutarque conclut : « L’annihilation de Carthage ... a été essentiellement due à l’avis et aux conseils de Caton». Carthage est détruite et brûle pendant dix jours. La cité est rasée la même année que Corinthe. Son emplacement est maudit et l’on a longtemps affirmé que du sel y aurait été rituellement déversé pour stériliser le sol. L’ordre sénatorial était : « Il est décidé que les villes qui se sont alliées de manière constante avec l’ennemi doivent être détruites » (Appien, Histoire romaine, 8.135). Par conséquent, les Romains ont rasé cinq cités alliées de Carthage  et ont exterminé leurs populations : Tunis, Bizerte, Hermaea (El-Haouaria), Néapolis (Nabeul) et Aspis (Kélibia) (Strabon, 17.3.16).

Citons le texte remarquable de F. DECRET : « De furieux combats s’étaient engagés dans les rues bordées d’immeubles de six étages que les habitants défendaient pied à pied de la cave aux terrasses. En s’effondrant lentement, la cité engloutissant les vivants et les morts ..... Le septième jour, 50.000 personnes, hommes, femmes et enfants, torturés par la faim, abandonnèrent la citadelle de Byrsa où ils s’étaient réfugiés et se rendirent à merci. Ils furent vendus par la suite sur des marchés d’esclaves tout comme les survivants ..... C’est à ce moment, en effet, que choisit le général (HASDRUBAL) pour aller, tel un suppliant, implorer la pitié du vainqueur. Quant au dernier carré des résistants, ils s’enfermèrent dans le temple d’Eshmoun qui dominait l’Acropole et ils y mirent eux-mêmes le feu, choisissant ainsi leur propre mort. Parée comme un jour de fête, et accompagnée de ses deux fils, la femme d’HASDRUBAL parut alors sur la terrasse du temple. Après avoir maudit son mari pour sa lâcheté, la Carthaginoise pensa encore à remercier SCIPION qui lui avait promis la vie sauve, puis ayant invoqué les dieux, elle poussa ses enfants dans les flammes et comme autrefois Élissa, s’y précipita à son tour ».

Tout s’est passé comme si la République avait décidé, avant même l’engagement officiel des hostilités, et d’une manière ou d’une autre, de raser la ville, d’exterminer ses habitants, et d’en purifier la terre et le ciel. En 1973, Jean-Paul Brisson décrit le débarquement de Rome en Afrique comme celui de « hordes indo-européennes ». En 1977, François Decret parle de la Troisième guerre punique comme de la « solution finale » au problème carthaginois, formule reprise en 1992 par Serge Lancel. L’historien Ben Kiernan y voit, quant à lui, le  premier génocide  de l’histoire : Cette politique romaine d’« extrême violence», l’« annihilation de Carthage et de la plupart de ses habitants» ruinant « une culture entière », correspond à la définition légale moderne de 1948 de la Convention sur le Génocide des Nations Unies : la destruction intentionnelle « totale ou partielle, [d’] un groupe national, ethnique, racial ou religieux, en tant que tel».

Le site de la ville est laissé à l’abandon pendant plus d’un siècle, jusqu’à ce qu’Octave, suivant en cela un souhait de son père adoptif Jules César, décide d’y installer 3.000 colons romains. La culture punique, pourtant, va subsister encore longtemps avec sa langue (la langue parlée aujourd’hui par la plupart des Maghrébins a un substrat punique) et ses dieux, dont certains vont se mêler aux divinités romaines. Très prospère grâce au commerce du blé, la colonie romaine retrouvera même les suffètes, ces magistrats municipaux mis en place au IIIe siècle avant J.-C.

"Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens"


(Arnaud Amaury, légat du Pape, lors du génocide cathare en 1209).

La croisade organisée par le pape Innocent III sur les terres languedociennes au début du 13ème siècle a planifié et mis en pratique de façon systématique, sur un critère idéologique et religieux, l’extermination de la totalité des Cathares en tant que groupe humain : c’était un génocide. Le nombre de suppliciés varie de cent mille à un million d’êtres humains, selon les historiens, soit entre 1% et 10% de la population française. La phrase ci-dessus correspond à la mentalité générale des croisés catholiques de l’époque moyenâgeuse. Le quatrième concile œcuménique du Latran en 1215 a confirmé très officiellement cette logique génocidaire, particulièrement en établissant des tribunaux et l’essentiel de la procédure pour juger les hérétiques, embryon de la future inquisition. " Le concile prononce anathème contre toutes les hérésies contraires à l'exposition de foi précédente; et ordonne que les hérétiques, après avoir été condamnés, seront livrés aux puissances séculières. … Celles-ci chasseront de leurs terres tous les hérétiques notés par l'Église; et on exposera leurs terres à la conquête des catholiques, pour les posséder paisiblement, et y conserver la pureté de la foi". Le même concile de Latran avait interdit toute mixité et avait institué un vêtement distinctif pour les non catholiques : "Des Chrétiens ont des rapports sexuels avec des femmes juives ou sarrasines. De façon que le crime d’un tel mélange maudit ne puisse plus avoir d’excuse dans le futur, nous décidons que les Juifs et les Sarrasins des deux sexes, dans toutes les terres chrétiennes, se distinguent eux-mêmes publiquement des autres peuples par leurs habits". En imposant l’étoile jaune aux juifs, Hitler appliquait cette directive bien chrétienne.


Le 2 janvier 1492, l’armée des Rois Catholiques entre dans Grenade, dernier micro royaume musulman en Espagne, et ultime épisode de la Reconquista. Le roi nasride Boabdil (Abou Abdallah) remet les clés de la ville aux souverains espagnols, qui promettent de garantir aux populations non chrétiennes le droit de pratiquer librement leur religion. Cette promesse ne sera pas tenue dès 1502. Les Espagnols musulmans ou juifs, qui refusent de se convertir, sont soit expulsés (la minorité la plus fortunée qui pouvait payer son voyage d’émigration) soit exécutés (la très grande majorité). On peut, au choix, appeler cela un "nettoyage ethnique" ou un "génocide". Ainsi, en quelque sorte, le génocide des juifs et des musulmans d’Espagne a permis aux catholiques espagnols de « se faire la main ». Ils appliqueront la même méthode en Amérique.


Le judaïsme promeut le génocide des non juifs


En effet, Yahvé, dieu des juifs , commande-t-il  de tuer tous ceux qui ne sont pas juifs. Dans Exode, 32. 26-28, nous lisons que trois mille personnes périssent sur son ordre. L’ancien testament justifie l’extermination des habitants de la Palestine, qui s’appelait alors « pays de Canaan », par la crainte d’une révolte future des indigènes assortie d’une menace de punition divine pour les colons hébreux que ce crime aurait pu gêner, les justes hébreux en quelque sorte. Il s’agit donc d’un génocide qui aurait été planifié par « L'Éternel ». "L'Éternel parla ainsi à Moïse dans les plaines de Moab, près du Jourdain vers Jéricho : (51) "Parle aux enfants d'Israël en ces termes : Comme vous allez passer le Jourdain pour atteindre le pays de Canaan, (52) quand vous aurez chassé devant vous tous les habitants de ce pays, vous anéantirez tous leurs symboles, toutes leurs idoles de métal, et ruinerez tous leurs hauts-lieux. (53) Vous conquerrez ainsi le pays et vous vous y établirez ; car c'est à vous que je le donne à titre de possession. […] (55) Or, si vous ne dépossédez pas à votre profit tous les habitants de ce pays, ceux que vous aurez épargnés seront comme des épines dans vos yeux et comme des aiguillons à vos flancs : ils vous harcèleront sur le territoire que vous occuperez ; (56) et alors, ce que j'ai résolu de leur faire, je le ferai à vous-mêmes." (Nombres 33). 

Le comportement des Israéliens vis-à-vis des Palestiniens n’est pas très loin de ces versets.

Ainsi, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, a accusé vendredi 21/03/2014 Israël de pratiquer une forme de « nettoyage ethnique » à Jérusalem-Est d’où, selon lui, les Palestiniens sont expulsés.  La politique d’Israël comporte « des caractéristiques inacceptables propres au colonialisme, à l’apartheid et à un nettoyage ethnique », a déclaré  lors d’une conférence de presse.  Il a précisé que 11 000 Palestiniens avaient perdu leur droit de résidence à Jérusalem-Est depuis 1996 en raison des lois israéliennes donnant la priorité aux juifs. « Ce chiffre de 11 000 ne représente que la partie émergée de l’iceberg, car de nombreuses autres personnes sont confrontées à des problèmes concernant leurs droits de résidence », a dit le rapporteur.
Richard Falk, spécialiste du droit international et professeur émérite à l’université de Princeton, a plusieurs fois créé la polémique, notamment en 2008 quand il a comparé les frappes contre le Hamas à Gaza à des pratiques nazies. Bien que juif lui-même, les Israéliens ont vite fait de l'accuser d'antisémitisme, vieille ficelle sioniste. 

Le Deutéronome détaille l’exécution du génocide 


"(34) Nous prîmes alors toutes ses villes, et nous frappâmes d'anathème toute ville où étaient des êtres humains, même les femmes et les enfants ; nous ne laissâmes pas un survivant. " (Deutéronome, 2)


"(3) Et l'Éternel, notre Dieu, nous livra pareillement Og, roi du Basan, avec tout son peuple ; et nous le défîmes au point de n'en pas laisser survivre un seul. " (Deutéronome, 3)


Bien entendu, le racisme, base de justification des génocides, est encouragé. L’ancien testament a en horreur le métissage (comme le concile de Latran évoqué ci-dessus). Beaucoup de personnages de la Bible sont d’ailleurs punis pour avoir épousé des idolâtres étrangères : « Point de pacte avec eux, point de merci pour eux ! (3) Ne t'allie avec aucun d'eux : ta fille, ne la donne pas à son fils, et sa fille, n'en fais pas l'épouse du tien ! « (Deutéronome, 7).  "Alors Dieu dit à Noé: La fin de toute chair est arrêtée par devers moi; car ils ont rempli la terre de violence; voici, je vais les détruire avec la terre." Genèse 6.13. "Tout ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes." Genèse 7.21.


Le Livre de Josué précise qu'une trentaine de cités ont été détruites, ce qui permet d'affirmer que le judaïsme a légitimé le génocide : le premier en date dans la littérature mondiale... La jouissance des biens des pauvres victimes de l’extermination est exaltée comme une récompense destinée aux criminels: "(10) Or, quand l'Éternel, ton Dieu, t'aura installé dans le pays qu'il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner, pays aux villes grandes et belles, que tu n'as point bâties ; (11) avec des maisons abondantes en biens, que tu n'y as pas répandus, des citernes toutes faites, que tu n'as pas creusées, des vignes et des oliviers, que tu n'as point plantés ; quand tu jouiras de ces biens et t'en rassasieras, (12) garde-toi d'oublier l'Éternel, " (Deutéronome, 6)


Plus tard, l'empereur Constantin, au nom du christianisme, associera religion et politique dans son projet impérial théocratique. Sous son règne, les violences, la guerre, la persécution se trouvent légitimées - d'où viendront, plus tard, les Croisades, l'Inquisition, le colonialisme de l’Afrique, de l’Asie et du Nouveau Monde, avec, au passage les génocides des Amérindiens, et des autochtones d’autres régions (Australie, Tasmanie, Nouvelle Zélande, etc.).


1492, début de l’ère moderne et de la "civilisation" occidentale


L’année 1492, qui a été fatale aux juifs et aux musulmans espagnols, a été tout aussi néfaste pour les autochtones d’Amérique et d’Afrique. Elle correspond aux débuts de la destruction des peuples indigènes d’Amérique, de l’instauration de la domination coloniale et du système de déshumanisation des Noirs sur ce continent, qui n’avaient pas de précédent dans l’histoire. La prolongation de cette expérience pendant plus de trois siècles a largement conditionné la systématisation théorique des inégalités y compris l’inégalité raciale dont les conséquences restent d’actualité. Des historiens du 20ème siècle, travaillant sur la conquête de l’Amérique, sont parvenus à se mettre plus ou moins d’accord pour estimer le nombre d’habitants du continent américain à la veille de l’invasion. Il a été retenu qu’à la veille de l’an 1500, de 80 à 100 millions de personnes habitent dans le continent américain. Vers 1550, il n’en restait que 10 millions : une véritable hécatombe. Mais, au-delà du nombre d’Indigènes exterminés, le comportement collectivement adopté par les conquérants chrétiens a eu des conséquences qui perdurent. Par exemple, la justification postérieure de ce génocide a conditionné l’évolution culturelle, idéologique et politique de la suprématie blanche à l’égard d’autres peuples non Européens, et finalement à l’intérieur même d’Europe. Le bloc de l’OTAN est l’une de ces manifestations du racisme anti slave, ces anciens "esclaves". C'est pour cela que Vladimir Poutine, président de la Russie, a déclaré récemment : désormais "il n'y a plus de sous pays et de super pays, pas de sous peuple et de super peuple".

Le Génocide serait-il une "marque déposée" ?


De toute évidence, l’Ancien Testament, la Torah et les textes dérivés seraient interdits  de publication s'ils étaient écrits de nos jours, car ce sont des écrits de haine et d’appel au meurtre. Pourtant, leur mise en cause entraîne immédiatement des poursuites judiciaires pour "antisémitisme". La preuve ? je ne connais aucun pays au monde qui les interdit. Au contraire, ces textes sont régulièrement présentés comme « la parole de Dieu » et des « sources de sagesse » dans des écrits, des « spectacles » et des émissions télévisées. 

Au fil des années, la shoah s’est transformée en sujet totalement tabou et sacralisé dans les sociétés occidentales. Echappant aux historiens qui risquaient de la « banaliser », crime suprême, elle a fini par quitter le domaine du rationnel et de la critique historique pour entrer de plain-pied dans celui du « mystère ». Pour ne pas dire de la religion.

Pourtant, il y a eu, de par le monde, et tout au long de l'Histoire, des génocides autrement plus systématiques et totalitaires que la Shoah. Aucun autre génocide que la Shoah n'a été reconnu comme tel, et n'a entraîné de réparations. Cela voudrait donc dire que le génocide est une marque déposée juive : les juifs ont été les premiers à promouvoir, par écrit, et dans leurs textes religieux, le génocide à l'encontre des autres : les non juifs. 
Voici sans doute une des raisons pour lesquelles les massacres de ceux qui sont "différents" ainsi que toutes les horreurs qui les ont accompagnés, et qui continuent aujourd’hui, ne figurent pas, et ne figureront pas sur la liste des génocides qui méritent reconnaissance et réparation.
Nous sommes là, hélas, dans le cas de figure le plus banal qui soit, celui de l’Occident judéo-chrétien, qui détruit ou vide de sa substance toute communauté à l’intérieur ou à l’extérieur de lui-même, à qui il arrive de ne pas être séduite par le chant de ses sirènes civilisatrices.



Hannibal GENSERIC
Commentaire
  • 25 mars 09:37, par Dominique
L’origine de ces génocides se trouve en page 2 de la Genèse, lors de la création de l’homme par dieu :
26 Dieu dit : « Faisons l’homme a notre image, selon notre ressemblance, et qu’il soumette les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et toutes les petites bêtes qui remuent la terre ! » Genèse 1.1
Cette phrase contient tout le programme des 3 religions du livre : la conquête de la terre et de tout ce qui s’y trouve par l’homme. Derrière ces conquêtes génocidaires, l’intérêt est toujours le même : la possession de la terre.
Après nous avons le court intérmède de la vie de Jésus, ce mec qui chassa les marchands du temple mais qui n’a pas chassé les conditions rendant les pauvres et les riches possibles. L’amour biblique rime ainsi avec l’amour des riches et du système qui les rend possible, et ce que fait Jésus est juste de donner des lots de consolation à quelques pauvres. Arrive ensuite l’Apocalypse et nous nous retrouvons avec cette obsession de la conquête de la terre quand le personnage qui donne son nom au Christianisme, triomphe en exterminant toutes celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec lui pour donner Jérusalem et son or aux tribus du début.
Car la bible, en plus d’être l’histoire d’une conquête, est aussi une histoire tribale. Du début à la fin, ce n’est pas la conquête de l’homme, mais la conquête de 12 tribus. Une vieille histoire de famille comme nous pouvons en voir dans certains pays, où au sommet de la finance capitaliste.
De plus, cette phrase en page 2 de la bible contient toute l’ontologie de notre société. Dieu en créant l’homme lui donne pour mission divine et sacrée, de dominer la terre et toutes les créatures qui s’y trouvent. Il ne lui demande pas de vivre en harmonie avec la terre et ses créatures, au contraire il lui demande de dominer le monde. Aujourd’hui nous savons, grâce à Marx et à l’ethnologie avec des scientifiques comme Philippe Descola, que le rapport de l’homme avec la nature conditionne toute l’ontologie d’une société, c’est à dire qu’il conditionne sa vision du monde, son mode de vie et son évolution historique. L’ontologie d’une société n’est donc pas une théorie mais une pratique.
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