On en parle très peu... voire pratiquement pas du tout, dans ces journaux uniformisés que sont désormais nos grands médias. Pourtant, ce serait une nouvelle à la une. Une nouvelle fondamentale.
Odessa est prise dans les anneaux d'un python. Et elle étouffe peu à peu.
Et Odessa représente la clé de voûte du conflit russo-ukrainien. L'objectif final visé par le Kremlin.
C'est le principal débouché maritime de l'Ukraine. Une ville portuaire, traditionnellement cosmopolite, mais fondamentalement russe dans ses fondements. Elle a été donnée à Kiev pour lui permettre d'avoir un débouché important sur la mer Noire. À une époque pas si lointaine, celle des Soviets. Mais elle a toujours été un monde à part. Fondamentalement étrangère à l'Ukraine, terre agricole, sans aucune projection ni vocation maritime.
Le dessein stratégique du Kremlin est évident. La conquête d'Odessa signifie réduire ce qui reste de l'Ukraine à un petit État purement continental et enclavé. Sans débouchés sur la mer. Et donc sans projection internationale.
De plus, Odessa représente la possibilité de créer une continuité entre le territoire russe et la Transnistrie. Cette province moldave russophone et rebelle s'est proclamée indépendante, refusant la politique pro-européenne de Chisinau.
Une indépendance de fait, protégée par les troupes russes.
La stratégie russe pour conquérir Odessa progresse lentement. Avec un calme délibéré, sans accélérations, sans offensives violentes.
Poutine veut la ville portuaire, mais pas un bain de sang. Ce qui serait pire qu'inutile. Carrément contre-productif.
D'autant plus que la majorité des habitants, russes et autres, attendent avec impatience l'arrivée des Russes. Considérés comme des libérateurs de l'oppression de Kiev.
La conquête russe signifierait, par ailleurs, un retour d'Odessa au rang de grand port sur la mer Noire.
Un rôle qui, pour l'instant, est paralysé par l'embargo russe, qui ne laisse pratiquement passer aucun navire marchand à destination du port.
Une stratégie d'étouffement bien précise. Et fonctionnelle.
Il faut d'ailleurs rappeler que des navires de l'OTAN arrivaient à Odessa, sous faux pavillon et sous de faux prétextes, pour apporter des armes et des drones aux Ukrainiens. Un ravitaillement de guerre qui a désormais été stoppé.
Poutine rencontre Trump. Il se déclare prêt à négocier avec Kiev. Il serre des mains et sourit.
Cependant, il n'a pour l'instant aucune intention d'accepter un cessez-le-feu.
Du moins, pas avant d'avoir pris Odessa.
Alors, probablement, il y aura un tournant dans cette terrible guerre.
Et le conflit, alors, et alors seulement, touchera à sa fin.
Andrea Marcigliano
Source: https://electomagazine.it/odessa/
Via Euro-Synergies mardi, 03 février 2026
Oui Odessa, fondée par Catherine II , est Russe et reste la clé de voute de la reprise en main des territoires russophone de l'Ukraine. C'est pourquoi les grandes stratégies restent cachées.
RépondreSupprimerSi Odessa n'est pas encore sous l'administration russe, elle le redeviendra dans la capitulation ukrainienne. C'est le sens de l'histoire.
Tout l'Est du Dniepr rejoindra la mère Patrie originelle Russe !!!
RépondreSupprimerAvec des "Rambo" du canapé tout sera possible.....même la reprise de Kiev et de Berlin......(Kiev a été la 1ére capitale des RUSS....)
RépondreSupprimerIls ont laissé une trace dans l'histoire d'Odessa
SupprimerArmand-Emmanuel de Vignerot du Plessis de Richelieu fut le premier maire d'Odessa.
Il naquit le 25 septembre (14 du calendrier grégorien) 1766 à Bordeaux, ville portuaire française. Armand-Emmanuel reçut une excellente éducation : d’abord à domicile sous la direction de l’abbé de Labdan, puis au Collegium du Plessis, fondé par le cardinal de Richelieu.
Lorsque la Révolution française éclata, Richelieu quitta la France. À Vienne, il rencontra le comte de Langeron et le prince de Ligne. Ensemble, ils arrivèrent à Bender, où se trouvait le quartier général du prince Potemkine. Le prince accéda à leur requête et les envoya à Izmaïl.
Tout lire : https://odessa-memory.info/en/index.php?id=48
Et par chance pour les rambos de canapé, ils ont des bibliothèques, de la mémoire, se cultivent et ont évité vos commentaires de pleurnichards des grands pères qui ont beaucoup souffert à Odessa en 1941.
Merci, très intéressant ce commentaire.
SupprimerQuel RAPPORT avec la prétention de prendre ODESSA SI TARDIVEMENT.....? Tartiner ce site avec des détails historiques hors contexte ?
RépondreSupprimerCela dépend si vous tartinez une biscotte ou du pain frais, dans le 1er cas vous utilisez la biscotte qui se cassera, d'ou votre diatribe.
SupprimerDEPUIS 1 ANS......Il se déroule dans cette zone la 1ére guerre du début 21éme siècle entre 2 états modernes eux aussi..... Elle se fait PRESQUE EXCLUSIVEMENT à COUPS de DRONES , de moyens d'observation sophistiqués en LIVE.....( = Tu bouges tu meurs..)ADIEU AVIONS...CHARS.. CANONS... et même CHAIRS à CANON! 1 drone= 10.000 $ C' une guerre efficace,pratique,discrète et ÉCONOMIQUE ! Le cout de drones/JOUR, c' 2 million de $.....DONC on peut faire durer une guerre pareil.......DANS 30 ans la GUERRE avec des ROBOTS......Et même des " robots/drones ou Drones/robots"
RépondreSupprimerPourquoi continuez de lire quelques majuscules qui relatent ce que deverse bfmwc.
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