L'idée d'écrire un article sur le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance a été envisagée, mais aucune approche précise n'ayant été définie, rien n'a été écrit jusqu'à aujourd'hui. Sur le blog Moon of Alabama, b a publié un article intitulé « Une rébellion extrémiste de colons », reprenant un extrait d'un essai d'Helena Cobban publié sur Substack. Cet article a stimulé ma réflexion et m'a incité à écrire ce qui suit, suivi de quelques réflexions en réponse à certains commentaires.
![]() |
| L'image montre comment la boucle est bouclée, au point que c'est l'empire américain hors-la-loi à qui l'on dit où aller |
L'ironie de voir des
propriétaires d'esclaves écrire que tous les hommes sont créés égaux est
souvent soulignée. On s'intéresse moins au système gouvernemental instauré par
la Constitution de 1787 – une oligarchie, et non une démocratie, que Madison a
dénoncée ouvertement dans le Federalist n° 10. Ainsi, nous observons
aujourd'hui un empire exceptionnaliste qui a bafoué nombre des raisons
invoquées dans la Déclaration d'indépendance pour justifier la révolte des
colons. Je vénère les atouts naturels de la partie de l'Amérique du Nord
occupée par l'entité politique connue sous le nom d'États-Unis, tout en
abhorrant son système politico-économique. Malheureusement, je dois admettre à
contrecœur le succès retentissant des oligarques dans leur politique de division
pour mieux régner. J'écris sur la nature fondamentalement hors-la-loi des
États-Unis depuis 1945 et j'ai constaté que nombre de ces pratiques étaient
antérieures à la codification de la loi qui a officiellement fait des
États-Unis une nation hors-la-loi. De nombreux ouvrages traitent de l'empire
américain, certains honnêtes, d'autres non. Ma bibliothèque possède une
vingtaine d'ouvrages sur le sujet, ainsi que d'autres qui y sont liés. Peu
savent que les chartes établissant certaines colonies revendiquaient la
propriété d'un territoire s'étendant de l'Atlantique au Pacifique, comme ce fut
le cas pour la Virginie. Preuve, s'il en fallait une, que l'ambition
britannique était de créer un empire continental entièrement britannique. D'une
certaine manière, ils y sont parvenus. Alors, que représente le 4 juillet
aujourd'hui et à ses débuts ? Fondamentalement, il proclamait le droit des
colons d'agir à leur guise, de commettre des génocides et des écocides, de
s'emparer des terres d'autres nations, afin de réaliser la prétention
exceptionnelle de la Destinée manifeste : concrétiser la charte de la
Compagnie de Virginie en prenant possession de la majeure partie du continent. L'Empire aurait pu accomplir de
grandes choses, mais il n'en fut rien, en raison de l'avarice, de la pléonéxie
et de la mégalomanie de l'oligarchie qui perdure encore aujourd'hui.
Aujourd'hui en net déclin, conséquence de ses crimes ayant engendré une gestion
désastreuse de l'économie politique, les 10 % les plus riches, qui contrôlent
le gouvernement, s'efforcent de préserver leurs fortunes tandis que celles des
90 % restants sont englouties par les péchés de cet empire déclinant. Mon
conseil à ceux qui le peuvent : traversez le Pacifique vers l'ouest, là où se
trouvent de véritables opportunités. Certes, il vous faudra apprendre de
nouvelles langues, vous adapter à de nouvelles normes culturelles et vous
familiariser avec une forme de politique différente, exigeant une participation
citoyenne souvent libératrice. La principale différence entre l'Eurasie et
l'empire américain hors-la-loi réside peut-être dans le fait que, dans la
première, les individus sont valorisés et le développement est axé sur le
progrès humain, tandis que dans la seconde, ils sont considérés comme des
animaux à exploiter et à jeter une fois devenus inutiles. Alors, si vous êtes Américain
en ce 4 juillet, songez à déclarer votre indépendance de l'empire américain
hors-la-loi, que ce soit par le physique ou par la psyché.
4 JUILLET 2026

De saines réflexions pour prendre du recul.
RépondreSupprimerNaturellement, chacun voit midi à sa porte, mais il est nécessaire, parfois, de se forcer.