« Pour nous sauver, brandissons les faux drapeaux » !
Le chancelier Merz fidèle aux traditions germano-nazies de sa famille, s’agite fébrilement face aux catastrophes électorales qui se profilent. Et en particulier les quelques scrutins locaux où le parti populiste de droite AFD semble en bonne posture. Si l’on en croit les sondages, la situation politique du pire chancelier depuis Adolf Hitler, pourrait devenir intenable. Alors il fait flèche de tout bois et nous invente la grotesque affaire d’agression russe à l’aéroport de Leipzig. Aucune crédibilité, aucune plausibilité non plus, aucune preuve, le scénario qu’il nous vend ne tient pas debout. Et manifestement personne n’y croit, y compris et surtout ceux qui le brandissent comme vérité révélée et preuve que les Russes vont envahir l’Allemagne et qu’il est urgent de refaire Barbarossa.

Sans aucun état d’âme, sans aucune précaution oratoire, tous les dirigeants européens se précipitent pour reprendre les éléments de langage, concoctés par les modernes Goebbels de Berlin. À commencer par la présidente de la Commission européenne, ce qui était prévisible compte tenu du fait qu’elle partage au millimètre la culture familiale de Merz. Mais ce qui l’était peut-être un peu moins, c’est d’y retrouver tout ce que l’Europe comporte de dirigeants, entonnant l’invraisemblable conte de fées. Comme par exemple Pedro Sánchez qui nous a démontré que ses prises de position sur la Palestine n’étaient là que pour la galerie, et que quand il s’agissait de se comporter comme un domestique de l’Empire, on pouvait compter sur lui, et le retrouver au premier rang. Cette sinistre pantalonnade, à laquelle personne n’ajoute le moindre crédit, ne témoigne en fait que du sentiment d’impuissance qui frappe un système aux abois. En particulier chez nous, comme le démontre également la deuxième saison du feuilleton Fedorova.
Il y a plusieurs semaines, tous les petits valets politiques et médiatiques du système s’étaient levés comme un seul homme pour glapir et exiger la censure d’une journaliste russe, officiant sur les médias Bolloré. Grand tintamarre chez tous ces amoureux de la démocratie, réclamant la tête de celle qui osait se réclamer du pluralisme des opinions. Suivi d’un véritable orgasme, lorsque le gouvernement français prit la décision illégale de l’expulser. Toute cette affaire avait surtout mobilisé le bocal parisien habituel, mais la masse de l’opinion publique, qui ne savait même pas de qui il s’agissait, s’en foutait royalement. Et on passa rapidement à autre chose. Mais patatras, voilà que, respect de la déclaration des droits de l’homme oblige, Xenia Fedorova expulsée par la porte, revient par la fenêtre. Et qu’elle va, même à distance, poursuivre sa collaboration avec les médias Bolloré. Nouvelle et immédiate clameur rageuse des mêmes, avec en tête le triste Guignol qui sert de ministre des Affaires étrangères à la pauvre République française. Tout le monde est à nouveau sur le pont. Certains allant jusqu’à perdre carrément les pédales comme le démontre ce titre parfaitement abject de la Dépêche, le journal de Jean-Michel Baylet.
L’objectif est très clair, dramatiser la question russe, et en faire l’élément principal qui, dans l’esprit des tenants du système, leur permettrait de fausser la prochaine présidentielle. Et de conserver ainsi leur juteuse sinécure. Tout comme personne n’ajoute crédit à la pitrerie de Leipzig, dans un pays en crise politique sociale et économique, qui prend un tour dramatique, personne ne s’intéresse non plus à Xenia Fedorova.
Nouveau signal fort qui témoigne de l’impuissance du système face aux échéances qui se profilent et aux fourches qui se rapprochent, la grotesque et infantile opération de propagande commandée par Macron. Voilà que celui-ci, non content de ses obscènes exhibitions aquatiques, a commandé un film à sa gloire. Intitulé en toute modestie « Jupiter », celui-ci raconte l’histoire d’un Président de la république enfermé dans son bunker de l’Élysée et confronté à une agression nucléaire russe contre la France. Rien que ça ! Le titre « Jupiter » fait évidemment référence au surnom dont Macron s’était auto-affublé dès le début de son premier mandat. Quant à l’agression nucléaire russe, sa description est bien là pour faire peur et pour en utiliser le fantasme pour peser sur l’élection. Tous les moyens de l’État ont été mobilisés pour financer, produire et diffuser quelque chose qui n’aura cependant strictement aucune influence sur le scrutin, que ce soit pour le fausser, voire le reporter. Au-delà de son caractère dérisoire au plan politique et électoral, ce que raconte cet épisode proprement ahurissant, c’est la boursouflure narcissique du psychopathe que le coup d’État de 2017 a installé à l’Élysée. Ce type nous aura tout fait.
En attendant, les couches populaires qui attendent patiemment le scrutin de mai prochain, se désintéressent de ces pantalonnades et restent discrètes. L’extrême centre continue ses gesticulations en organisant de pathétiques courses à l’échalote présidentielle pour se partager les 15 % d’électeurs qui lui restent.
L’État profond, constatant que le bloc élitaire n’a plus de solution, organise sa montée dans les canots histoire de s’épargner la noyade dans le naufrage qui s’annonce.
Merci Régis.
RépondreSupprimerOn développe sur "Leipzig"
Tout est fait par la propagande pour alimenter les Bots par des LLM destinés à l’IA de ChatGPT.
La vérité se trouve plutôt ci-dessous :
Elle fut mise en œuvre pour justifier la transition de l'économie allemande vers l'effort de guerre, détourner l'attention des problèmes qui en résultaient et légitimer une future escalade grave contre la Russie.
L'Allemagne a accusé la Russie d'être responsable de l'incident survenu le mois dernier à Leipzig. Un drone chargé d'explosifs a été découvert sur le tarmac, à proximité d'avions cargo ukrainiens. Un autre drone serait entré en collision avec un avion cargo lors de son atterrissage, sans exploser. Un troisième drone a été retrouvé plus tard non loin des lieux. Poutine a condamné cherchait à détourner l'attention des problèmes intérieurs en ces accusations, estimant qu'il s'agissait d'une opération sous faux drapeau, les preuves ayant été fabriquées. Il a également émis l'hypothèse que la Russie semant la peur .
Même si les sceptiques peuvent lever les yeux au ciel, l'incident de Leipzig présente tous les signes d'une opération sous faux drapeau. Pour commencer, l'Allemagne insinue une incompétence caricaturale de la part de la Russie. On est censé faire croire au public que les opérateurs de drones les plus compétents au monde, chargés de ce qui aurait été l'attaque hybride la plus spectaculaire menée jamais contre l'OTAN, ont laissé un drone sur le tarmac, ont eu la malchance qu'un autre n'explose pas après avoir percuté un avion cargo à l'atterrissage, et en ont laissé un troisième à proximité. Difficile à croire.
Le deuxième argument avancé à l'appui de l'hypothèse de Poutine est qu'un incident similaire s'est produit l'automne dernier, lorsque des drones non identifiés ont contraint les principaux aéroports scandinaves à interrompre temporairement tout trafic aérien. Sans surprise, Zelensky a accusé la Russie et a demandé la fermeture du détroit danois à sa navigation. Comme pour l'incident de Leipzig, aucune preuve n'a jamais été fournie pour étayer cette affirmation, mais cet événement a servi de précédent pour imputer à la Russie de mystérieux incidents liés aux drones en Europe, afin de justifier de nouvelles escalades à son encontre.
2/2 - Enfin, bien que l'escalade proposée par Zelensky n'ait finalement jamais abouti (vraisemblablement pour éviter un conflit armé entre l'OTAN et la Russie), une escalade d'une forme ou d'une autre pourrait suivre l'incident de Leipzig. Fin août, il a été avancé ici même que l'OTAN tirerait davantage profit d'une escalade sérieuse avec la Russie que de son contraire, qui pourrait se traduire par la reprise à grande échelle et indéfinie de la campagne de drones menée cet été contre la Russie, dans le but de la désindustrialiser et de la démilitariser. Une telle tentative pourrait avoir lieu l'année prochaine.
RépondreSupprimerIl convient de rappeler que l'Allemagne, désormais deuxième soutien militaire de l'Ukraine après les États-Unis, a conclu un accord au printemps pour développer les capacités de frappe en profondeur du pays . Son économie se mobilise également pour l'effort de guerre, l'Allemagne rapidement se remilitarisant afin d'atteindre son objectif : commander la plus grande armée d'Europe, selon les prévisions de l'UE en prévision d'un possible conflit avec la Russie aux alentours de 2030, . Cette stratégie s'est avérée impopulaire auprès des électeurs , d'où la nécessité de la justifier par l'incident de Leipzig.
Pour résumer l'explication de l'hypothèse du faux drapeau avancée par Poutine, l'alerte aux drones russes en Scandinavie l'automne dernier a servi de prétexte pour accuser le Kremlin d'être responsable de futurs incidents similaires, sans preuve, ce que l'Allemagne a désormais fait avec l'incident de Leipzig. L'histoire de l'incompétence des opérateurs de drones russes est difficile à croire, mais elle est encore martelée pour justifier la mise en place d'un effort économique militaire en Allemagne, détourner l'attention des problèmes qui en découlent et légitimer une future escalade sérieuse contre la Russie.
Comme indiqué précédemment, cela pourrait se traduire par une reprise à grande échelle et indéfinie de la campagne de drones menée cet été contre la Russie, dans le but de la désindustrialiser et de la démilitariser. Toutefois, une telle campagne risque de faire franchir à la Russie le seuil nucléaire fixé par sa doctrine actualisée . À tout le moins, Poutine procéderait une nouvelle fois à une légère « escalade pour désamorcer » les tensions avec l'Ukraine, mais le risque d'une escalade incontrôlée demeure. Il serait donc préférable pour l'Allemagne d'éviter toute escalade, à l'instar des pays scandinaves.
Source : Andrew Korybko, «https://korybko.substack.com/p/the-leipzig-incident-has-all-the «