vendredi 15 juin 2012

L'excision n'est pas une tradition musulmane



L'excision est illégale dans la plupart des pays du monde. La plupart des pays démocratiques interdisent formellement l’excision au nom du respect des Droits de l'homme, du respect de la personne humaine et de la protection de l’enfance. Ainsi, un peu partout en Europe, des coupables d’excision sont régulièrement envoyés en prison par les tribunaux.
Dans la Tunisie islamiste, au lieu d'inviter des lumières de l'humanité, le "gouvernement de la honte" comme l'appelle le bon peuple,  promoteur  de l'obscurantisme et de l'arriération mentale, invite des charlatans islamistes moyenâgeux (pléonasme) et souvent moyen-orientaux , pour prôner la polygamie, le voile, la pédophilie, la nécrophilie, l'excision et  d'autres coutumes immondes, et qui n'ont rien d'islamique.

L’excision : une tradition pharaonique

La pratique de l'excision se perd dans la nuit des temps. L'excision des femmes chez les Egyptiens remonte à 5000 ou 6000 ans avant Jésus-Christ, c'est-à-dire qu'elle plonge ses racines dans le néolithique, et qu'elle a dû être d'un usage courant dans beaucoup de régions : Egypte, Ethiopie, Syrie, Perse (Auffret Séverine. Des couteaux contre les femmes. Paris, Grasset, 1982, p.145). De nos jours, la carte géographique de l'excision montre que les pays à métissage négro-arabes et les pays négro-africains l'ont adoptée, mais il est difficile de situer avec exactitude à partir de quelle date. Nawal El Saadawi (écrivaine égyptienne, médecin psychiatre, emprisonnée sous Anouar el-Sadate) rapporte dans son ouvrage « La face cachée d'Eve » que, déjà en l'an 700 avant J.C. Hérodote mentionne dans ses écrits « l’excision pharaonique » pratiquée d’abord en Egypte, puis répandue au Soudan et en Afrique de l'est.
Chaque année 2 millions de fillettes subiraient une excision, ce qui a pour conséquences (liste non exhaustive) :
  • Une mainmise d’un groupe social sur la sexualité des femmes ;
  • La perte du plaisir sexuel chez la femme ;
  • Des risques encourus par la petite fille lors d’excisions dans des conditions d’hygiène insuffisantes (pouvant aller jusqu’à la mort suite à une infection), ainsi qu'à la douleur liée à l'opération, souvent faite sans anesthésie ;
  • Des risques augmentés en matière de maladies sexuellement transmissibles (comme les kystes, les abcès, les infections de l’urètre, la rétention urinaire, etc. );
  • Des complications, soit directes soit indirectes, que cela entraîne lors de la miction, des règles, des relations sexuelles ;
  • Des risques de mortalité accrus lors d'un accouchement ;
  • Et l’atteinte à la liberté de conscience et de choix de chacun.
Dans ces régions, cette opération est pratiquée généralement par une femme du village, une matrone.  La matrone utilise pour l'opération des couteaux spéciaux, des lames de rasoir ou des tessons de verre. Le chirurgien Pierre Foldes, qui a mis au point une technique chirurgicale de reconstruction, décrit l'excision comme « un crime multiple fait de viol collectif, d’inceste, de mutilations et d’ignorance.».

Régions où l'excision se pratique traditionnellement

En Afrique, on recense 28 pays où les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées. La proportion de femmes excisées varie selon les pays. Les pays où la grande majorité des femmes sont excisées (plus de 85 %) sont  : Djibouti, Égypte, Éthiopie, Érythrée, Guinée, Mali, Sierra Leone, Somalie, Soudan. Des pays du Maghreb, seule la Mauritanie est touchée par ce fléau (25% à 85% des femmes, selon l’ethnie).  Selon l’UNICEF, 13 pays africains disposent de lois réprimant les mutilations sexuelles féminines et autres types de violences faites aux femmes. En Asie, des minorités musulmane d’Indonésie, de Malaisie, du Pakistan et d'Inde la pratiquent. En Europe, l’excision fut pratiquée aux 18eme et 19eme siècles sous des prétextes médicaux.  

Excision, voile, polygamie : des traditions pré islamiques

Nous avons montré, dans l'article  (Le voile féminin : une tradition non islamique) que le voile a été d’abord une tradition païenne, datant de plusieurs siècles avant l’Islam, et était réservé aux prostituées, afin de les cacher aux yeux des bien-pensants. Chez les anciens sémites, ancêtres des  Phéniciens, des Hébreux et des Arabes, des milliers d’années avant l’Islam, on avait imposé le voile aux femmes pour se couvrir les cheveux. Le voile avait alors pour but de signifier l’appartenance et la soumission de la femme à l’homme.  
Tout comme le voile, la polygamie est un phénomène aussi vieux que l'histoire de l'humanité. Les premières causes étaient la volonté d'avoir une descendance nombreuse, car beaucoup de femmes mouraient alors en couches. Les enfants ne survivaient pas tous, et certains mouraient assez jeunes. Il fallait que l'homme puisse se reproduire avec plusieurs femmes pour assurer une descendance suffisante. Les enfants représentaient une source de travail et de revenus pour la famille. La deuxième cause était la domination de l'homme sur la femme. Cette dernière est la plus représentative aujourd'hui.

Le dindon de la farce

Ces traditions archaïques, excision, voile et polygamie, datent de plusieurs millénaires avant les trois religions révélées : judaïsme, christianisme et islam. Chez les Arabes, elles datent de la Jahiliya, l’ère de l’ignorance et du paganisme. Avec un constant mépris, les musulmans ont toujours présenté cette période précédant l'islam comme un temps marqué par l'obscurantisme, la terreur et la superstition. L’Islam étant une rupture radicale avec la jahiliya, nous devrions donc, en tant que musulmans et en toute logique, rompre avec ces traditions d’origine païenne. Les intégristes islamistes, par ignorance et par misogynie, veulent ressusciter ces traditions issues de la jahiliya. Le triumvirat au pouvoir, par complicité ou par myopie, laisse faire. Encore une fois, le peuple tunisien, hommes et femmes confondus, est le dindon de la farce.  

                                                                                          Hannibal Genséric 

Ajout le 11/03/2013

Selon Habib Ellouz, l’éxcision est une opération esthétique pour les filles !

Dans des déclarations au journal LE MAGHREB du dimanche 10 mars 2013, Habib Ellouze, un des dirigeants d’Ennahdha et membre de l’Assemblée Nationale Constituante, récidive avec des déclarations d’un autre âge, en qualifiant l’excision d «‘opération esthétique » dénaturée par l’occident et cite l’exemple du Yémen où l’excision est une opération courante.
Pour Habib Ellouze, exciser les filles dans certaines régions chaudes du globe est un «traitement médical » qui n’empêchera pas la femme, par la suite, de prendre du plaisir. Voilà un autre scélérat nahdhaoui, et ils sont nombreux.