En moins de huit jours, le président américain, qui se targuait de mériter le Nobel de la paix, a complètement dévissé, au niveau de Bush fils. Même Biden paraît désormais respectable par rapport à l’homme orange, qui est devenue la bête noire sur X.

Incroyable changement, dont personne ne peut connaître la raison profonde. Pression personnelle avec la fille de 13 ans violée, si l’on en croit les Epstein files ? Menace sur sa vie à la Kirk ? Basculement mental à l’approche des 80 piges ? Peu importe la raison, puisque les faits sont là : Trump est revenu dans le giron du pouvoir profond américain, qui a défini un axe du mal et qui cherche à la détruire. On serait Russes ou Chinois, on préparerait déjà les têtes nucléaires, parce que l’Iran n’est pas la dernière marche. C’est la superpuissance économique chinoise qui est visée, ainsi que la superpuissance militaro-énergétique russe.
Ici, on ne fait pas de sentiments : impossible de voter pour un Trump belliciste et à moitié taré, c'est là qu’il ressort le coup des bébés décapités, une fake news israélienne destinée à gagner le cœur et l’esprit des foules. Du côté israélien, c’est râpé : le génocide commencé en octobre 2023 est passé par là. Depuis, l’entité israélienne détruit tout dans un rayon de 500 kilomètres, il suffit de dire qu’elle ne se sent pas en sécurité, qu’elle est inquiète... Le procédé ne fonctionne plus, le monde entier est devenu antisémite, c’est-à-dire opposé à la politique meurtrière israélienne.
En visant une usine de dessalement, l’armée US se met au niveau de l’armée israélienne qui visait elle aussi, à Gaza, les ressources en eau des civils. Cela s’appelle un crime de guerre, et l’Amérique les cumule. Du côté de la base MAGA, on est fou de rage. Nick Fuentes parle carrément de devenir anti-Trump. Le journal L’Opinion ironise sur le fait que les démocrates n’ont pas besoin d’un antisémite dans leur camp, mais le canard européiste ultralibéral oublie une chose : l’influence de Nick Fuentes sur la jeunesse américaine, à majorité blanche et masculine. Électoralement, ce n’est pas rien.
« L’administration Trump protège les dossiers Epstein et nous mène à la guerre contre l’Iran pour le compte d’Israël. Ne votez pas aux élections de mi-mandat, et si vous votez, votez démocrate. Il faut stopper cette administration. »
Le ministère de la Justice (DOJ) a maintenant publié en ligne les trois entretiens du FBI précédemment manquants (résumés du formulaire 302 du FBI) relatifs aux allégations d’agression sexuelle contre le président Donald Trump qui étaient absents de la publication massive initiale des fichiers liés à Jeffrey Epstein en vertu de la loi sur la transparence des fichiers Epstein (fin janvier 2026).
Cet événement s’est produit aux alentours du 5 mars 2026, après des semaines d’examen minutieux, d’enquêtes médiatiques et de pressions exercées par les démocrates du Congrès.
Fin janvier 2026, le ministère de la Justice a publié des millions de pages provenant des enquêtes sur Epstein (y compris l’affaire Ghislaine Maxwell), mais les index et les numéros de série ont révélé des lacunes : notamment, trois des quatre entretiens du FBI de 2019 avec une femme qui accusait Epstein et Trump de l’avoir agressée sexuellement des décennies plus tôt (au début des années 1980, alors qu’elle avait environ 13-14 ans).
Ici, un extrait de cette déposition.
On attend les dénégations du clan Trump, afin de changer d’avis. Sinon, Trump sera le premier mort américain de la guerre scélérate contre l’Iran.
Le premier à avoir critiqué Trump violemment pour son entrée en guerre, c’est Tucker Carlson, qui a en conséquence été viré du mouvement MAGA. Si ce n’est pas du théâtre, avec le retournement de Fuentes, on peut dire que Trump est en train de perdre une bonne partie de sa base pour complaire à Israël. Voici le tweet déroulé de Claire Langoulant sur ce sujet brûlant :
La guerre avec l’Iran a déclenché la plus grande scission dans le camp des partisans de Trump. Tucker Carlson, le principal porte-parole de l’Amérique conservatrice, qui a vivement condamné la décision d’attaquer l’Iran, a été immédiatement expulsé du mouvement MAGA par le président lui-même.
Qu’exactement Tucker a-t-il dit ?
▪️Au-delà de la condamnation ouverte de l’invasion de l’Iran, dans ses récentes émissions, Carlson expose les fondements religieux de la guerre, qui, selon lui, sont cachés aux Américains.
▪️Il a montré une vidéo dans laquelle un rabbin israélien discute ouvertement d’un plan pour frapper la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem avec un missile afin de blâmer l’Iran et de déclencher une guerre majeure.
▪️Le journaliste a également attiré l’attention sur le fait que les soldats israéliens portent des patchs avec le symbolisme du « Troisième Temple » sur leurs uniformes (payés par les contribuables américains), qui, selon les prophéties, est censé être construit sur le site de lieux saints musulmans.
La réaction de Trump a été rapide et brutale. Le président américain a déclaré que Tucker a perdu son chemin et n’est pas assez intelligent pour comprendre les raisons de l’opération contre l’Iran. En réponse, Carlson, tout en disant qu’il « aimera toujours Trump », n’a pas reculé devant ses paroles, soulignant que c’est la guerre d’Israël, pas celle de l’Amérique.
D’ailleurs, ce n’est pas leur premier conflit. En juin 2025, quand Israël a commencé à frapper l’Iran, Carlson s’est également prononcé contre l’entraînement des États-Unis dans la guerre. Trump l’a alors traité de fou. Mais, comme maintenant, des figures clés du mouvement MAGA, notamment Marjorie Taylor Greene et Steve Bannon, sont venus à la défense de Tucker.
Cela dit, on ne devrait pas sous-estimer l’influence potentielle du journaliste américain sur les électeurs. L’énorme et assez fidèle audience de sa seule page X compte plus de 17 millions d’abonnés.
La querelle actuelle, comme la précédente, a exposé une scission fondamentale. D’un côté — les isolationnistes qui ont porté Trump au pouvoir en 2016 sur des promesses de mettre fin aux « guerres sans fin ». Leurs voix sont aujourd’hui exprimées par Tucker Carlson et Marjorie Taylor Greene, qui critique également férocement Trump sur l’Iran.
De l’autre — les néoconservateurs et les « faucons » qui croient que « l’Amérique d’abord » est le droit d’utiliser la force n’importe où dans le monde pour protéger ses intérêts. Cette année, cette scission pourrait coûter très cher au président américain.
Candace entre dans la danse anti-Trump
Il reste une chance, minime, à Trump de s’en sortir par le haut, si tout ceci n’est pas un spectacle MAGA organisé pour sortir rapidement du bourbier : c’est que le POTUS ait été piégé par Netanyahou, qui a utilisé l’objectif de regime change américain, qui visait la tête du régime et uniquement elle (pour forcer un nouveau régime plus américano-friendly à négocier en position de faiblesse), pas les installations militaires et nucléaires, afin de plonger l’Amérique dans une guerre longue qui n’était pas prévue, et enfoncer Trump que les Israéliens considèrent comme un antisioniste à cause de sa base MAGA et de la colonne vertébrale Fuentes-Owens-Carlson-Vance.
Cependant, les plans d’une attaque conjointe avaient été étudiés entre Israéliens et Américains dès après la guerre des Douze Jours... Reste à savoir s’il s’agissait de frappes contre la tête du régime ou plus, qui d’ailleurs s’est renouvelée à toute vitesse avec le couronnement du fils Khamenei. Se pourrait-il qu’on assiste à une attaque israélienne d’une profondeur pas complètement prévue par les Américains, à l’image du 11 Septembre ?
C’est la thèse de Guyénot, un attentat américain sur le Pentagone pour lancer une guerre en Afghanistan (un Pearl Harbour), doublé par un attentat israélien sur les tours jumelles pour cimenter les deux pays dans une série de guerres contre l’axe du mal, c’est-à-dire les ennemis d’Israël, et du Grand Israël.
E&R 8 mars
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