jeudi 26 mars 2026

Le mystérieux cadeau iranien à Trump

Je pense que l'image ci-dessous est éloquente… L’Iran ne négociera pas avec l’administration Trump selon les conditions de ce dernier. 


L’Iran a fixé ses propres conditions et n’y dérogera pas. Voici une synthèse des principales revendications issues des récentes déclarations et informations iraniennes :

  1. Cessez-le-feu total et immédiat : l’Iran exige la cessation complète des attaques, frappes et assassinats ciblés menés par les États-Unis et Israël contre le territoire iranien, ses représentants, ses sites nucléaires et les forces de « résistance » alliées (par exemple, le Hezbollah au Liban, les groupes en Irak et d’autres dans la région). Ce cessez-le-feu doit s’appliquer à tous les fronts et non être une simple pause temporaire.
  2. Garanties et mécanismes de prévention des futures attaques/guerres : des garanties internationales ou juridiques concrètes et vérifiables assurant que la guerre ne sera pas « réimposée » à l’Iran. Cela pourrait inclure des accords ou des cadres contraignants garantissant l’absence de reprise des hostilités.
  3. Réparations de guerre et indemnisation des dommages : Paiement (ou compensation financière « garantie et clairement définie ») pour les destructions causées par les frappes, notamment les infrastructures, les zones civiles et les pertes économiques. Certains rapports lient cette indemnisation à un allègement plus large des sanctions ou à des concessions économiques.
  4. Reconnaissance de la souveraineté et du contrôle iraniens sur le détroit d'Ormuz : un nouveau cadre réglementaire ou juridique affirmant l'autorité de l'Iran sur ce point de passage stratégique pour le transport mondial de pétrole. Cette démarche a été interprétée comme une volonté d'obtenir un avantage économique (par exemple, des droits de passage ou un contrôle accru), plutôt qu'un accès international sans restriction. L'Iran a eu recours à des menaces et à des fermetures partielles du détroit comme moyen de pression durant le conflit.
  5. Éléments régionaux plus larges :
    • Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah (et potentiellement d'autres groupes armés).
    • Dans certaines listes : Fermeture ou démantèlement des bases militaires américaines dans la région.
    • Poursuite du développement du programme de missiles balistiques iraniens sans limitations.
    • La fin du conflit « sur tous les fronts » pour tous les groupes de résistance impliqués.

D'autres éléments mentionnés dans certains contextes iraniens ou de médiation incluent la reconnaissance des droits nucléaires « légitimes » de l'Iran (enrichissement pacifique) et le rejet de tout démantèlement forcé de son programme nucléaire.

Voilà. Trump est parvenu cette semaine à berner les marchés pétroliers et boursiers en leur faisant croire que la fin de la guerre est proche et que l'Iran acceptera sa défaite. Si Trump décide de lancer une attaque terrestre contre l'Iran ce week-end ou en début de semaine prochaine, cela ouvrira enfin les yeux des décideurs occidentaux, qui se font des illusions : la guerre, loin de se terminer, va s'intensifier.

Dans mon dernier article, j'ai exposé un scénario – une attaque simultanée sur les îles de Kharg et de Qeshm – qui me semble le plus probable car il vise à ouvrir le détroit d'Ormuz. Si tel est l'objectif de l'opération terrestre, elle ne permettra pas d'atteindre le but de lever le blocus iranien du détroit.

D'autres scénarios, jugés plus probables par certains experts, existent : la prise du port de Chabahar ou celle de l'uranium enrichi iranien. Je les trouve peu probables, mais je ne suis pas décisionnaire et ne peux les exclure. La prise de Chabahar n'apporterait aucun avantage stratégique et n'ouvrirait certainement pas le détroit d'Ormuz. À mon avis, les États-Unis ne disposent pas de troupes suffisantes pour sécuriser ce port et empêcher l'Iran de le reprendre.

Qu'en est-il de l'autre scénario : la capture d'un site de stockage d'uranium enrichi iranien ? C'est peu probable, car je pense que ces sites se trouvent à l'intérieur du pays et que les hélicoptères américains qui y déposeraient les troupes n'auraient pas assez de carburant pour revenir à leur point de départ. Les États-Unis devraient donc déployer clandestinement d'énormes réservoirs de carburant dans un lieu isolé pour ravitailler les appareils utilisés lors de cette mission. Cela nécessiterait d'envoyer plusieurs C-130 en Iran. Or, ces avions volent relativement lentement et seraient probablement abattus avant d'atteindre leur destination. Je ne dis pas que c'est impossible, mais c'est une entreprise extrêmement risquée, avec un risque d'échec important.

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