C’est la Grande Réinitialisation. Elle n’est pas planifiée à Davos, mais à Téhéran. Et quand tout sera terminé, le monde continuera fatalement à bâtir un avenir détaché des aspirations de l’Amérique.
La Grande Réinitialisation vient d’être déclenchée à Téhéran (!!!)
Les stratèges de l’Empire croient toujours être à l’abri des conséquences. Ils lancent des guerres comme s’il s’agissait de projets entrepreneuriaux — avec grandiloquence et l’assurance d’hommes qui n’ont jamais eu à rendre de comptes pour quoi que ce soit, et avec l’inébranlable conviction que le monde se pliera à leur agenda. Ils ont toujours tort. Et les décombres qu’ils laissent derrière eux serviront toujours de fondations au monde qui les remplacera.
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran. Ils l’ont baptisée “Operation Epic Fury” — un nom si caricatural qu’il aurait pu être généré par le même mécanisme algorithmique qui produit des vidéos de super-héros IA et des listes de cibles à abattre par drone. La frappe américano-israélienne a tué Khamenei, ainsi qu’un nombre encore inconnu de responsables et de civils, et a ravagé des installations militaires à travers tout le pays. Ce que les planificateurs espéraient, c’était une décapitation — fulgurante, chirurgicale, décisive. Ce qu’ils ont en réalité obtenu, c’est une boîte de Pandore totalement béante.
Le nom lui-même, “Epic Fury”, mérite qu’on s’y attarde. Tapez “Trump” et “EP” dans un moteur de recherche, et vous serez inondés de résultats (Trump / Epstein). C’est à se demander si cette terminologie a été conçue non seulement comme une appellation militaire, mais aussi comme un moyen d’optimiser le référencement — une manière de faire oublier l’association avec Epstein qui continue de hanter cette administration comme une dette impayée. Que ce soit par hasard ou intentionnellement, les hommes qui ont déclenché cette guerre incarnent la crédibilité morale d’une classe de prédateurs qui n’a jamais eu à rendre des comptes. Que ces hommes président aujourd’hui à la destruction d’une nation souveraine pendant le mois sacré du ramadan ne relève pas de l’ironie. C’est cohérent.
L’arsenal américain. Le Pentagone et le Conseil de sécurité nationale
L’Iran a riposté en lançant des missiles et des drones vers Israël et les pays d’Asie occidentale, et en bloquant le détroit d’Ormuz. [1] La première grande révélation de cette guerre est la suivante : l’arsenal américain, si redoutable sur le papier et si extraordinaire lors des briefings du Pentagone, est à court de munitions.
Les États-Unis ont commencé à transférer des composants de leur système THAAD de Corée du Sud vers le Moyen-Orient — pillant un front pour en alimenter un autre. Réfléchissez-y. L’empire cannibalise ses propres défenses, dépouillant la péninsule coréenne de ses systèmes de missiles pour remplacer ce que les contre-attaques iraniennes ont déjà détruit.
Les Émirats arabes unis, ce “petit Ulster arabe” de la galaxie Epstein, ont été la cible principale de l’Iran, et à juste titre. Des dizaines de missiles et des centaines de drones ont en effet frappé la base aérienne d’Al Dhafra, qui abrite des installations de l’armée de l’air et de l’armée de terre américaines. Les images satellites montrent des complexes rasés, des systèmes radar éventrés et des équipements satellitaires détruits. En Jordanie, un seul tir de missile iranien a détruit un radar THAAD. Et l’arme qui accomplit l’essentiel de ce travail ? Un drone qui coûte 20 000 dollars — contre une batterie de défense valant un milliard. Ce n’est pas ce qu’on appelle la guerre. C’est jouer aux échecs contre un boxeur.
L’armée américaine, conçue pour le show, n’est pas faite pour l’endurance. Elle submerge un adversaire par un déchaînement de violence, puis revendique la victoire avant que la fumée ne se dissipe, avant de passer des années à reconstituer ses stocks pour la prochaine opération. C’est une machine faite pour des conflits brefs contre des nations sans défense. Lorsque l’adversaire riposte, et riposte vraiment, l’ensemble du dispositif commence à céder sous le poids de son propre mythe.
Nous assistons à l’accélération chaotique et dévastatrice de la transition mondiale vers l’abandon de la dépendance aux combustibles fossiles, pas parce que les gouvernements l’auraient décidé ou que la mobilisation citoyenne aurait porté ses fruits, mais parce que cette dépendance devient trop dangereuse à assumer pour l’empire américain”..
Une protection illusoire
“Ce n’est pas notre guerre, nous ne l’avons pas déclenchée”, a déclaré aux journalistes le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius. L’Australie, le Japon, la Pologne, la Suède et l’Espagne ont également fait savoir qu’ils n’ont pas l’intention d’envoyer d’aide militaire. À ce jour, aucun pays n’a confirmé sa participation.
Mais ce sont là les propos de colonisateurs — et les colonisateurs n’ont jamais eu besoin d’invitation pour bombarder les populations de couleur. Il leur suffit d’un quelconque prétexte et d’une population complaisante qui regarde ailleurs. Des observateurs indépendants ont déjà surpris le Royaume-Uni, qui a également officiellement refusé, en train de faire décoller des bombardiers américains de ses aérodromes. Ce refus n’est que de la poudre aux yeux. Les bombardiers sont là pour servir la guerre.
Le prétendu “bouclier de sécurité” — cette architecture invisible de bases américaines, de groupes aéronavals et d’accords de défense qui ont soumis les monarchies pédocraties pétrolières
du Golfe et les nations d’Asie de l’Est à la docilité pendant des
décennies — n’est plus qu’une structure Potemkine. Le président
sud-coréen Lee Jae-myung a déclaré : “Nous
nous opposons au retrait de certaines armes de défense aérienne
américaines utilisées pour les besoins militaires de notre pays, mais
nous ne pouvons pas imposer complètement notre volonté”. Soit le langage de l’État vassal qui découvre en temps réel que son suzerain n’est qu’un tigre de papier.
Si vous vous trouvez à Séoul, à Tokyo, à Manille ou à Taipei, et que vous assistez au démantèlement des systèmes américains de défense antimissile pour les expédier en Asie occidentale et remplacer ceux que l’Iran a détruits à l’aide de drones bon marché, quelle conclusion en tirez-vous ? Une seule : les Américains ne sont pas en mesure de vous protéger. Ils n’en ont jamais été capables. Ils ne peuvent protéger que leurs propres intérêts, et vous n’en faites pas partie.
Le choc pétrolier qui chamboule tout
Les chiffres racontent une histoire que le Pentagone refuse de reconnaître.
Où est donc passé l’homme qui avait promis de l’essence à deux dollars ? Où est l’administration qui, il y a quelques semaines à peine, lors du discours sur l’état de l’Union, présentait des prix de l’essence bon marché comme la preuve de son génie économique ?
Mais le prix du pétrole n’est que le premier domino. L’arrêt quasi total du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz a perturbé l’approvisionnement en carburant et en engrais essentiels, menaçant la sécurité alimentaire mondiale. Près de 50 % des exportations mondiales de soufre, ainsi que 20 % du GNL mondial, transitent par le détroit d’Ormuz. Sans soufre, on ne peut produire d’acide sulfurique. Sans acide sulfurique, pas de traitement le cuivre. Sans cuivre, pas d’extension des réseaux électriques. Sans réseaux étendus, les centres de données d’intelligence artificielle censés être le moteur du prochain boom économique américain deviennent des luxes hors de prix, dévorant l’électricité dont les ménages et les usines ont tant besoin pour survivre. Le compte à rebours est déjà lancé. Le détroit n’a pas besoin d’être bloqué pendant des mois. La dépendance au transit, pour reprendre les termes des économistes, est déjà actée..
La Grande Réinitialisation que personne n’a vue venir
La Grande Réinitialisation est en train de se produire en ce moment même, en temps réel, et son initiateur n’est pas Klaus Schwab. C’est Donald Trump.
Nous assistons à l’accélération chaotique et catastrophique de la transition mondiale vers l’abandon de la dépendance aux énergies fossiles, pas parce que les gouvernements l’auraient décidé ou que les mobilisations militantes auraient porté leurs fruits, mais parce que le maintien de cette dépendance est désormais trop dangereux pour l’empire américain.
La hausse des prix du baril de pétrole incite les entreprises et les gouvernements à investir davantage dans les alternatives au pétrole comme l’énergie solaire, plus compétitives quand le prix du pétrole augmente, et moins sujettes à la volatilité des marchés des énergies fossiles.
Chaque nation dont l’économie s’effondre parce qu’un pays a décidé d’en bombarder un autre près du plus important détroit pétrolier du monde en arrive au même constat : nous ne pouvons pas dépendre d’un système que nous ne contrôlons pas, géré par une puissance en qui nous ne pouvons pas avoir confiance, et qui transite par un détroit susceptible d’être bouclé par une guerre à laquelle nous n’avons jamais été associés.
Un seul pays au monde peut proposer une véritable alternative.
C’est la Grande Réinitialisation. Elle n’a pas été planifiée à Davos. Elle a été enclenchée à Téhéran..
L’ère de la Chine
L’année dernière, les industries chinoises des énergies propres ont généré plus de 90 % de la croissance des investissements du pays, faisant de ces secteurs un pilier essentiel de l’économie chinoise, plus significatif que l’ensemble des économies mondiales, sauf sept d’entre elles. La fabrication, les installations et les exportations de batteries, de voitures électriques, de technologies solaires et éoliennes ont représenté plus d’un tiers de la croissance économique du pays.
Alors que Washington investit sans compter dans des batteries de missiles incapables de surpasser un drone à vingt mille dollars, Pékin mène une guerre tout à fait différente — et la remporte sans tirer un seul coup de feu. Les véhicules électriques chinois sillonnent désormais les rues de plus de cent cinquante pays. À eux seuls, les revenus d’exportation ont frôlé les soixante-dix milliards de dollars l’année dernière. Qu’il s’agisse de batteries ou de véhicules électriques, la Chine contrôle environ 70 % de la chaîne d’approvisionnement mondiale — ce n’est pas une part de marché, mais un monopole sous un autre nom..
Réfléchissez aux implications dans le contexte de la crise actuelle. L’année dernière, plus de la moitié des voitures neuves vendues en Chine l’année dernière étaient électriques.
Voilà l’une des principales raisons pour lesquelles la consommation de
pétrole du pays devrait plafonner en 2027. La Chine ne se contente pas
de surmonter la crise. Elle s’est préparée à ce scénario il y a quinze
ans. Chaque panneau solaire assemblé alors que Washington ricanait,
chaque méga-usine de batteries construite alors que les think tanks
américains rédigeaient des tribunes sur le gaspillage, chaque bus
électrique et ligne de train à grande vitesse déployés alors que le
système de transport américain restait enchaîné au pétrole — tout cela
anticipait l’instant présent.
L’économie chinoise sera bien sûr affectée par la fermeture du détroit d’Ormuz. Tout le monde le sera. Mais la Chine a atteint son pic de consommation de diesel en 2024. Son système énergétique est bien plus diversifié et électrifié qu’il y a encore cinq ans. Son plus grand fournisseur d’énergie est la Russie — pays voisin relié par un pipeline et à l’abri des blocus navals ou des “saboteurs ukrainiens” à bord d’un yacht de location. Le pays que les stratèges occidentaux considéraient comme le plus vulnérable à une guerre énergétique est, en réalité, le mieux équipé pour y survivre.
Imaginez-vous maintenant en dirigeant d’un pays du Sud, en Asie du
Sud-Est, en Afrique ou en Amérique latine. Votre économie souffre à
cause du prix du pétrole, que vous n’avez pas contribué à fixer,
provoqué par une guerre à laquelle vous n’avez jamais été associé et
menée par des pays censés représenter “l’ordre international fondé sur des règles”.
Vous
avez deux options : continuer à dépendre d’un système de combustibles
fossiles contrôlé par un empire qui vient de démontrer qu’il est prêt à
faire exploser l’économie mondiale pour régler un différend régional, ou
vous tourner vers les fabricants chinois pour commander des panneaux
solaires, des batteries et des véhicules électriques au plus vite.
Le choix n’est pas théorique. C’est précisément le choix qu’effectuent en ce moment même les ministères et les salles de réunion du monde entier. Le monde est en train de faire son choix. La croissance la plus rapide des exportations chinoises de véhicules électriques n’a pas lieu en Europe ou en Amérique du Nord, mais dans les pays que l’Occident appelait autrefois le “tiers-monde” avant de les oublier.
En Asie du Sud-Est, les exportations chinoises ont augmenté de 75 % au cours des huit premiers mois de l’année dernière, l’Indonésie étant en tête de liste. En Thaïlande, un marché que Tokyo considérait autrefois comme son fief, les constructeurs automobiles chinois sont passés d’une présence négligeable à près d’un cinquième de toutes les ventes de voitures particulières en seulement quatre ans. Les Japonais, qui ont bâti leur miracle économique d’après-guerre sur l’automobile, voient leur empire de production démantelé par la même puissance qui a démantelé celui de Détroit.
Cuba, soumise à un embargo pétrolier américain, montre déjà la voie. La Chine a fourni à l’île d’énormes quantités de panneaux solaires, lui permettant ainsi de produire sa propre énergie. Ce n’est pas de la charité. C’est l’avenir : un avenir décentralisé, renouvelable, indépendant des pénuries, des groupes aéronavals et des régimes de sanctions qui ont caractérisé le contrôle américain pendant soixante-dix ans.
L’architecture de sécurité s’effondre
Ces deux prémices ont été anéanties en dix-sept jours.
Le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, a évoqué la guerre en Iran, affirmant que Trump “patauge” en matière de stratégie. “Donald Trump a semé le chaos au Moyen-Orient, et il n’a manifestement aucun plan pour y mettre fin”.
Les monarchies du Golfe doivent être en train de préparer leur sortie. Elles dépendent de la vente de pétrole et de gaz, avec un accès indispensable au détroit d’Ormuz. Elles dépendent des importations alimentaires désormais menacées. Elles dépendent de la protection américaine, mais celle-ci vient de démontrer son inefficacité. Les centaines de milliards de dollars qu’elles comptaient injecter dans la bulle américaine de l’intelligence artificielle, les investissements des fonds souverains dans la Silicon Valley, les achats d’armes finançant en pétrodollars l’industrie de défense américaine — tout cela est désormais remis en question et réorienté vers la reconstruction de leurs propres infrastructures en ruines.
Le constat est encore plus criant en Asie de l’Est. La Corée du Sud et le Japon dépendent en effet de leurs importations de pétrole du Golfe pour satisfaire 80 à 90 % de leurs besoins énergétiques. Ils ont bâti tout leur miracle économique sur le pari selon lequel cette ligne d’approvisionnement resterait ouverte et protégée. Les Américains viennent de leur montrer que, lorsque les choses se gâtent, Israël passe en premier. L’Asie de l’Est se situe plus bas dans la chaîne alimentaire. Vous êtes sacrifiables.
Des pourparlers discrets sont déjà en cours. Dans les arrière-salles du pouvoir à Séoul, Tokyo, Manille et Taipei, la question autrefois taboue est désormais inévitable : pouvons-nous permettre aux Américains d’être encore implantés en Asie de l’Est ? Et la question suivante, évoquée encore plus discrètement : qu’allons-nous faire lorsque nous leur demanderons de partir ?
Les ironistes de leur propre perte.
Mais ils ont accompli ce que des décennies de diplomatie chinoise, de stratégie énergétique russe et d’organisation du Sud n’ont pas réussi à faire, faisant du système mondial dirigé par les États-Unis un système si manifestement dangereux, si clairement peu fiable et si spectaculairement incompétent que le reste du monde n’a d’autre choix que de se tourner vers d’autres alternatives.
Le pétrodollar est moribond, non pas à cause d’une quelconque conspiration ourdie par les BRICS, mais parce que le pays qui l’a créé vient de manifester sa détermination à anéantir le marché mondial du pétrole pour protéger un seul État client. Le bouclier de sécurité américain ne s’effondre pas à cause du renforcement militaire chinois, mais parce que les États-Unis pillent leurs propres défenses en Asie de l’Est pour colmater les brèches d’une guerre en Asie occidentale qu’ils ne peuvent gagner. La transition vers les énergies propres ne s’accélère pas grâce à Greta Thunberg, mais à cause de Donald Trump, qui a fait de la dépendance aux combustibles fossiles un risque existentiel pour toutes les nations de la planète.
Chris Wright, secrétaire à l’Énergie, a déclaré :
“Pour réussir dans la vie, il faut accepter des sacrifices à court terme pour obtenir des gains à long terme”. Il a ajouté : “Je pense que le peuple américain sera ravi de découvrir un monde pacifique au bout du chemin”.
Or, ce monde pacifique ne sera pas au rendez-vous. Il y aura un monde différent — un monde où les panneaux solaires chinois alimenteront les villages africains, les batteries chinoises stockeront l’énergie pour les usines d’Asie du Sud-Est, les véhicules électriques chinois envahiront les routes d’Amérique latine et les infrastructures chinoises relieront Hong Kong à Saint-Pétersbourg.
C’est la Grande Réinitialisation. Elle n’a pas été planifiée à Davos. Elle a été déclenchée à Téhéran.
Et quand tout sera enfin terminé — quand le détroit rouvrira, quand les décombres auront été déblayés et que Trump aura inévitablement déclaré sa victoire totale, exigeant le prix Nobel de la paix —, le monde acquiescera poliment. Il ne dira rien. Puis, tranquillement et inexorablement, il continuera à bâtir un avenir indifférent aux aspirations de l’Amérique.
Par Karim pour BettBeat Media, le 17 mars 2026.
Traduit par Spirit of Free Speech
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NOTES de H. Genséric
[1] Des missiles iraniens ont frappé la ville de Dimona, dans le désert du Néguev, au nord-ouest du centre de recherche nucléaire de Dimona. Les résidences de scientifiques nucléaires israéliens auraient été visées par l'attaque.
L'image ci-dessus représente, semble-t-il, le quartier de Dimona touché par les missiles. La défense aérienne israélienne n'a pas réussi à empêcher l'attaque.
Le centre de recherche nucléaire de Dimona se trouve à l'est/sud-est de cette ville, à environ 13 km.
En frappant la ville de Dimona depuis l'Iran, les Iraniens ont prouvé que leurs missiles peuvent également atteindre facilement le centre de recherche nucléaire, où sont développées, construites et stockées les armes nucléaires israéliennes.
Une analyse de la situation et un point de vue qui vient étayer un commentaire de Nicolas Bonnal.
RépondreSupprimerLes faits sont là, sous nos yeux. Peut-on encore se réfugier dans le déni ?
"bâtir un avenir détaché des aspirations de l’Amérique" Surtout détaché des aspirations des juifs !!!!
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