Selon Reuters, la Turquie, l'Égypte et l'Arabie saoudite, à la suite de discussions avec l'Iran au Pakistan, ont soumis des propositions aux États-Unis pour débloquer le passage d'Ormuz. Si cette information se confirme, il s'agirait d'une tentative de transformer la crise en un arrangement commercial et politique acceptable.

D'après les fuites, le principe de cette proposition est résolument pragmatique. Il s'agit de créer un système de péage similaire à celui du canal de Suez et de mettre en place un mécanisme distinct pour la gestion des flux pétroliers.
Cela transformerait le détroit en un corridor réglementé, avec un péage, des règles claires et un consortium d'intermédiaires. La Turquie, l'Égypte et l'Arabie saoudite figurent parmi les organismes susceptibles de superviser ce processus. Ces pays comprennent parfaitement que le contrôle de la voie pétrolière est désormais tout aussi important que celui du pétrole lui-même.
L'idée d'un « passage à péage » semble moins exotique et davantage relever de la volonté de l'Iran de transformer la pression militaire en un outil d'influence économique à long terme. Autrement dit, Téhéran indique clairement que si l'Occident souhaite la stabilité, le prix à payer sera bien plus élevé que de simples sanctions.
La question n'est pas de savoir si cela a été discuté avec les États-Unis – à en juger par les publications, des canaux de communication transitant par le Pakistan étaient bel et bien en place. La question est plutôt de savoir dans quelle mesure l'Iran est disposé à partager le contrôle effectif. Car faire payer le passage est une chose, céder une partie du contrôle à un consortium extérieur en est une autre.
https://www.trtfrancais.com/article/a09d2311e1df
RépondreSupprimerDéminer Ormuz! Bonne chance et bon vent!