Il y a une semaine, nous écrivions :
Désormais,
tous les regards se tournent vers le sud et Deraa, où les barbus modérément
modérés ont reçu un avertissement final avant l'offensive. Les forces
loyalistes affluent, y compris les milices palestiniennes pro-Bachar. La tension près du Golan
occupé par Israël - qui y a, rappelons-le, soutenu Al Nosra et Daech afin de
créer une zone tampon - risque de monter d'un cran. Il faudra tout le tact
russe pour éviter une escalade générale.
En plein dans le mille, si l'on en croit la dernière
livrée d'informations en provenance de Syrie. Il semble que l'ours ait en effet
calmé les ardeurs des uns et des autres pour permettre la grande offensive
loyaliste sur Deraa et la reconquête du sud syrien.
En contrepartie, les Iraniens et le Hezbollah ne
participeraient pas à l'offensive et se retireraient de quelques kilomètres
(les rapports sont pour l'instant contradictoires sur la distance à la
frontière : on parle de 20 à 60 km). Et de fait, ces derniers commencent à préparer leur (léger) retrait.
Le grand vainqueur de l'affaire est Damas, qui
s'apprête à remettre la main sur cette province rebelle pour la première fois
depuis le début de la guerre. Pour les Iraniens et le Hezb, ce n'est somme
toute qu'un ajustement mineur. Leur présence en Syrie n'a jamais été aussi
forte et que valent quelques encablures de plus ou de moins pour leurs missiles
?
Les Israéliens sauvent la face mais la réaction
presque infantile de la presse - Victoire ! Les chiites ont accepté de
reculer de quelques kilomètres - montre en creux que Tel Aviv ne semble
pas avoir l'estomac pour un conflit de grande ampleur avec l'axe chiite. Les
dernières bisbilles balistiques ont peut-être quelque chose à voir
avec la chose...
Assad a encore une autre raison de se réjouir : il se
pourrait que les Américains abandonnent enfin leur base d'Al Tanaf, devenue
relativement inutile depuis le blitz royal vers la frontière syro-irakienne et dont
nous avons souvent parlé ici.

L'empire s'arc-boutera-t-il sur sa dernière possession
dans le sud syrien ou va-t-il reconnaître sa défaite et lâcher l'affaire si les
intérêts de son client israélien sont (très) relativement préservés ? Quelques
éléments récents semblent aller vers la deuxième hypothèse.
Début mai, le Département d'Etat a arrêté de financer les Casques blancs, dans le silence
assourdissant de la presstituée occidentale qui portait aux nues ces barbus
"sauveteurs", à l'origine du false
flag de la Ghouta. Et pas plus tard qu'hier, Washington s'est
enfin cru obligé de comprendre, avec un an de retard, qu'Hayat Tahrir al-Cham
était, ô surprise, le nouveau nom d'Al Qaeda en Syrie et a placé l'organisation sur sa liste de groupes terroristes.
Deux décisions qui semblent indiquer un changement de
cap impérial. A suivre...
***** Mise à jour, 2 juin *****
L'ambassadeur de la Russie à l'ONU a confirmé l'accord. Comme prévu (nous parlions d'ajustement
mineur), les Iraniens n'ont rien contre et Téhéran s'est félicité du plan russe permettant à Damas de
reprendre le contrôle du sud syrien.
Sur le terrain, les loyalistes continuent d'amasser des troupes pour un assaut qui semble de plus en
plus imminent. Car combats il y aura vraisemblablement, les barbus et autres
rebelles modérément modérés refusant la main tendue par le gouvernement syrien dans le
cadre de la politique dite de réconciliation.
Profitant de la tension, Daech y va de sa petite incursion pour étendre son menu territoire adossé au
Golan occupé par Israël.


1
Juin 2018 , Rédigé par Observatus
geopoliticus
La Syrie doit retrouver TOUT son territoire!!!
RépondreSupprimer
RépondreSupprimerLes dernières pierres sont posées, les scabies de la terre qui se sont proclamées "la race du Seigneur" alors qu'elles voyaient les autres comme des Bêtes ou du moins comme de la Bêtail ont perdu mentalement le reste suivra! Quel gaspillage de la vie humaine et de la richesse! Malheur aux instigateurs condamnés jusqu'à la fin des temps!
bon,à suivre...
RépondreSupprimer