mercredi 27 juin 2018

Syrie : Washington tire le tapis sous les pieds de ses alliés kslamistes


« Les États-Unis ont déjà renoncé au renversement du gouvernement Assad », a-t-on appris du quotidien britannique The Independent.
Robert Fisk, analyste renommé du quotidien britannique The Independent, a fait paraître, le mardi 26 juin, un article pour expliquer comment les Américains ont lâché leurs alliés en Syrie.
« On l’appellera la grande trahison. Et elle est en cours depuis longtemps. Le message décevant de Washington aux miliciens anti-Assad qu’il soutenait dans le sud de la Syrie, le message selon lequel ils ne pourront plus attendre aucune aide de la part de l’Occident pour lutter contre le gouvernement Assad ou les Russes, restera gravé dans l’Histoire. Il s’agit d’un tournant dans la guerre en Syrie : une trahison honteuse si vous faites partie des résidus de l’Armée syrienne libre ou de ses acolytes autour de la ville de Deraa ou une nouvelle victoire pour le gouvernement Assad qui compte reprendre le contrôle de la Syrie dans son entièreté.
Des missiles russes et des bombes syriennes frappent déjà la campagne au sud et à l’est de Deraa ainsi qu’à l’extérieur de Quneitra et de Soueïda après que les miliciens ont refusé une paix négociée la semaine dernière.
Les déplacés fuient à nouveau les villes, mais les mots utilisés dans le message américain destiné aux miliciens, un message auquel Reuters a eu accès et qui n’a jusqu’ici pas été nié par les États-Unis, sont à la fois décevants et frustrants : “Vous ne devriez pas prendre vos décisions sur fond de l’hypothèse ou de l’attente d’une intervention militaire de notre part. L’administration américaine comprend les conditions difficiles auxquelles vous êtes confrontés et elle conseille toujours aux Russes et au régime syrien de ne pas prendre de mesure militaire qui viole la zone [de désescalade].”
Quand Washington “comprend les conditions difficiles” auxquelles ses alliés sont confrontés et dit qu’il “conseille” aux Russes et aux Syriens de ne pas violer le cessez-le-feu, ce qui était l’initiative de Moscou en premier lieu, vous savez que les Américains ont tiré le tapis sous les pieds d’un autre groupe de leurs alliés. Dans le même temps, les États-Unis comprennent bien que les millions de dollars qu’ils ont dépensés pour former et armer leurs alliés sont tombés entre les mains du Front al-Nosra, affilié à al-Qaïda, et que c’est bien le Front al-Nosra qui contrôle des villages et des localités à l’intérieur de Deraa alors que tout le monde pense que ces régions sont contrôlées par l’Armée syrienne libre.
Sur la carte de la Syrie, ce sont toutefois les alliés de l’Occident qui sont en recul. Si Washington est prêt à tourner le dos à ses anciens alliés dans le sud et le nord de la Syrie, alors ce sera la Russie (ainsi qu’Assad) qui gagnera ce conflit ; et tous les miliciens qui restent à Idlib, au long de la frontière turque et dans le Sud, seront condamnés à l’échec. L’instruction donnée par les États-Unis à leurs alliés en dehors de Deraa, qui pourrait être résumée par le terme de “reddition”, pourrait laisser les États-Unis prétendre avoir remporté une petite victoire en éloignant l’Iran d’Israël. Cette instruction signifie toutefois que les États-Unis et l’OTAN ont renoncé au renversement de la famille Assad. »

Trump autorise Poutine à bombarder des terroristes soutenus par Obama en Syrie
Selon les rapports, l'administration Trump a dit aux factions rebelles syriennes de ne pas attendre de soutien militaire de la part des États-Unis. contre les offensives du gouvernement syrien soutenu par la Russie afin récupérer des parties de la Syrie encore occupées par les hordes de mercenaires islamistes.
 C'est la politique étrangère que Trump a décrétée! Quelle pause rafraîchissante des précédentes campagnes de bombardement précédemment effectués (afin, je suppose, de faire taire l'état profond)!!
Les États-Unis avaient déjà averti le président syrien Bachar al-Assad et ses alliés russes que les violations des zones de « désescalade » convenues par les États-Unis et la Russie l'année dernière aurait « des répercussions graves » et des « mesures fermes et appropriées ».
Les déclarations durement formulées avaient soulevé les espoirs   de l'opposition soutenue par l'Occident d'une éventuelle intervention militaire américaine   au cas où la campagne de bombardement de l'armée syrienne s'élargirait à une offensive générale dans le sud-ouest.
Assad est un modéré laïc de la minorité alaouite ayant un large soutien public. Il  protège les chrétiens que les terroristes islamistes veulent massacrer, comme en Irak :
Si nous ne tuons cet homme, nous aurons une autre Libye et un autre Irak entre nos mains, ce qui serait totalement stupide.
Le message des États-Unis dit aux rebelles
c'était à eux seuls de décider comment faire face à la campagne militaire de l'armée syrienne. C’est à eux de décider ce qui est le meilleur pour eux-mêmes et pour leurs gens.
"Nous dans le gouvernement des États-Unis
comprenons les conditions difficiles que, vous, Russes et syriens, rencontrez, mais nous vous demandons de ne pas entreprendre de mesures militaires qui violent la zone », a également déclaré le message.
Cela signifie vous pouvez faire ce que vous devez faire.
Les frappes aériennes russes ont commencé immédiatement.
Les États-Unis ont soutenu la FSA modérée avec des millions de dollars d'armes et en payant des salaires mensuels à des milliers de « terroristes modérés » au cours de la guerre de sept ans dans le cadre d'un programme d'aide militaire géré par la CIA.
Mais les analystes estiment que l'aide a chuté après que le président Donald Trump a décidé l'année dernière de fermer le programme.
Ces «terroristes modérés» sont des terroristes alignés sur Daech/ISIS, et ils sont fiers de se  qui se filmer eux-mêmes en train de couper la tête des enfants.
Assad et Poutine veulent écraser ISIS et rétablir l'ordre en Syrie. Ils risquent la vie et le trésor de leurs propres gens pour le faire.
Nous devrions les laisser faire.

Plus de 600 terroristes auraient rendu les armes dans la province de Deraa

Plus de 600 terroristes islamistes  auraient rendu leurs armes ce jeudi dans la province syrienne de Deraa, ont fait savoir cet après-midi des médias locaux.
Plus de 600 radicaux de l’opposition armée se seraient rendus aux militaires syriens dans la province de Deraa (à une centaine de kilomètres de Damas), a indiqué jeudi la chaîne de télévision Al Ekhbariya.
Selon la chaîne de télévision saoudienne, il s'agirait du troisième groupe ayant décidé de déposer les armes et d'accepter les conditions d'amnistie qui prévoit des contrôles auprès des forces de l'ordre.
la province de Deraa
Mercredi, 450 hommes, tous membres de l'Armée syrienne libre (ASL), se seraient rendus aux troupes syriennes dans deux autres localités, a affirmé la chaîne. D'après elle, une scission se serait opérée dans les rangs de ce groupe qui contrôlait la plus grande partie de Deraa. Les chefs de file intransigeants de l'ASL et leurs brigades luttent du côté des terroristes du Front al-Nosra*. Toutefois, une grande partie des radicaux pencheraient en faveur d'un accord de réconciliation locale et seraient prêts à se ranger du côté des forces gouvernementales. Le 18 juin, les troupes syriennes ont lancé une opération dans les régions méridionales de Syrie en vue d'y rétablir leur contrôle jusqu'à la frontière avec la Jordanie. Les militaires syriens et les détachements des Forces de défense nationale luttent contre les formations terroristes dans les régions frontalières de Jordanie, au sud-est de la ville de Deraa, et s'approchent du poste-frontière de Nassib.
*Organisation terroriste interdite en Russie
Hannibal GENSERIC

 

1 commentaire:

  1. Espérons au moins que les américains ne préparent pas un coup ailleurs, par exemple en Europe en direction de l'Ukraine, pendant qu'ils envoient les russes dans d'autres zones de conflits.

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