Pour
un prix demandé en contrepartie de la libération des tunisiens détenus
en Syrie, c’est un drôle de prix. Il s’agit surtout d’une manœuvre on ne
peut plus habile et plus intelligente de la part du pouvoir syrien. En effet, après avoir donné son accord
pour la libération et le rapatriement de tous les tunisiens détenus dans
les prisons syriennes, à condition toutefois qu’ils ne soient pas
impliqués dans des crimes de sang qui ont visé des syriens, le
gouvernement syrien (Eh oui, toujours en place !) a assorti cet accord
de principe, d’une condition unique.
L’intervention
de l’OTSC contre le terrorisme en Irak et en Syrie peut être le début
d’un ordre mondial fondé sur la coopération et la défense des
populations ou, au contraire, d’une période d’affrontement Est-Ouest
dans laquelle l’Occident soutiendrait ouvertement le terrorisme.
Contrairement à une idée reçue, ce déploiement militaire vise moins à
défendre l’Irak et la République arabe syrienne que les États-membres de
l’OTSC eux-mêmes. Il n’est donc pas négociable. Les débats de
l’Assemblée générale de l’Onu et du Conseil de sécurité du 30 septembre
permettront de connaître la réponse de Washington et de ses alliés à
l’OTSC. Quoi qu’il en soit, plus rien ne sera comme avant.