The Economist, le média britannique appartenant au clan des banquiers Rothschild, pousse depuis longtemps à la guerre contre la Russie.
Ce journal est cependant embêté car la population de l’Europe (occidentale) n’a aucun intérêt ni envie de mourir pour ceux qui profitent de tels conflits.
Diverses enquêtes faites en Europe montrent que les gens n’ont aucun intérêt à « défendre leur pays« , lorsqu’on leur propose que cette « défense » se passe au-delà du côté est du fleuve Dniepr.
Les éditeurs ont donc invité un universitaire, financé par les États-Unis, à fournir des idées sur la façon dont les Européens peuvent être incités à faire la guerre.
Nathalie Tocci, une professeure à la John Hopkins University School of Advanced International Studies Europe, a répondu à l’invitation (archivé) :
Les dirigeants européens comprennent que le conflit est plus proche que jamais, d’où la forte augmentation des budgets de défense, comme en témoigne le récent sommet de l’OTAN à Ankara.
…
Depuis l’invasion à grande échelle de la Russie en 2022, les dirigeants européens ont souvent exprimé leur admiration pour la résilience ukrainienne. Mais il y a autre chose derrière cette admiration des Européens : la peur de ne pas montrer la même détermination. Ce n’est pas qu’un certain courage inhérent aux Ukrainiens manque aux Européens. Cela se résume aux difficultés fondamentalement différentes, physiquement et psychologiquement, des nations en guerre et celles en paix. L’esprit nécessaire pour dissuader la guerre peut-il être invoqué en Europe sans y entrer pleinement ?
La réponse de Mme Tocci, comme nous le verrons, est « non ! »
Il s’ensuit quelques bavardages de « science politique » sur l’état « désolant » de populations qui ne veulent pas mourir dans une guerre lointaine qui n’est pas du tout dans leur intérêt.
La solution est alors d’ignorer la volonté du peuple et d’étendre la guerre jusqu’à ce qu’elle devienne personnellement pertinente pour ceux qui n’y sont pas encore impliqués :
Une façon de durcir les populations est de mettre des bottes sur le terrain en Ukraine. Pendant des mois, une coalition européenne de volontaires a élaboré des plans pour déployer une “force de réassurance” en Ukraine après un cessez-le-feu. Ces discussions n’ont mené nulle part car aucune trêve n’est en vue.
Les responsables russes n’ont laissé aucun doute sur le fait que des forces étrangères en Ukraine, qu’il s’agisse de “forces de réassurance” (réassurance contre quoi exactement ?), ou sous toute autre forme, seront considérées comme hostiles et destinées à être détruites.
Mais obtenir la destruction de nos troupes, semble croire Mme Tocci, est exactement ce qui est nécessaire pour entraîner le reste du continent dans une guerre contre la seule superpuissance européenne (dotée de l’arme nucléaire) :
Une force de réassurance européenne n’apporterait donc pas grand-chose à l’Ukraine. Mais la déployer maintenant, avant un hypothétique cessez-le-feu, pourrait profiter à l’Europe, en encourageant les citoyens à développer un état d’esprit qui les préparerait mieux à la guerre. Oui, cela mettrait les soldats européens en danger – une telle décision exaspérerait le Kremlin – mais le continent est déjà plongé dans un conflit hybride, même si beaucoup refusent de le reconnaître.
Donc, nous devrions mettre nos « soldats en danger », c’est-à-dire les faire tuer, ce qui « profiterait à l’Europe » (De quel « profit », concrètement, parlons-nous ?).
Et provoquer une guerre sanglante avec de nombreux morts et blessés n’a pas d’importance … parce que nous sommes déjà imprégnés d’une propagande appelée guerre « hybride » ? (Tocci signifie probablement ces « attaques hybrides » de drones russes au-dessus de Copenhague, que, comme l’a rapporté plus tard The Economist, personne n’a jamais vus):
En juin, la police danoise a clôturé son enquête, affirmant qu’elle n’était pas en mesure de confirmer qu’il y avait eu des drones, et encore moins de déterminer qui les avait envoyés.
Quel est exactement, pour Mme Tocci, le « bénéfice » d’avoir des frères tués (archivé) ?
Si des soldats européens étaient stationnés en Ukraine, cela rapprocherait la réalité de chez nous. Et peut-être qu’une fraction du courage, de l’humilité et de la créativité de l’Ukraine pourrait infecter d’autres sociétés européennes. Les troupes européennes ne seraient pas mises en danger par pure générosité, mais pour aider à préparer la guerre – et l’empêcher de se répandre dans le reste du continent.
Oh – envoyer des soldats allemands, Français et italiens en Ukraine pour tuer des Russes ramènerait « peut-être » une « réalité », qui aujourd’hui n’existe pas, à la maison ? Cela empêcherait la guerre « de se répandre dans le reste de l’Europe » ?
Ainsi, des soldats allemands, Français et italiens envoyés pour tuer des soldats russes en Ukraine dissuaderaient, et non provoqueraient, la Russie d’envoyer des Oreshniks, ou même des missiles nucléaires plus gros, à Berlin, Paris ou Rome ? (Si vous croyez à un tel argument, veuillez contacter le sponsor de Mme Tocci.)
Ce ne sera évidemment pas le cas.
Mais empêcher une guerre européenne plus vaste n’est pas, comme l’écrit Mme Tocci « à l’invitation » de The Economist, le véritable objectif d’une telle entreprise.
Son souci est « d’encourager les citoyens à développer un état d’esprit qui les préparerait mieux à la guerre ». Pour ce faire, dit-elle, nous devrions provoquer une guerre qui nous engloutira tous.
Permettez-moi de vous encourager, Mme Tocci, à montrer l’exemple à cet égard. Le commandant en chef ukrainien, le général « le boucher » Syrsky, vous trouvera sûrement un rôle approprié dans l’un de ses régiments d’assaut.
Par Moon of Alabama – Le 17 juillet 2026
Note du Saker Francophone : je vais me permettre ici de reformuler « le souci de Mme Tocci » : « Développer, chez les européens de l’Ouest, une haine des Russes qui leur manque mais qui ne manquera pas de surgir lorsque des concitoyens mourront abattus par des drones russes ». Un pas de plus dans la manipulation collective.
Il y a ASSEZ de soldats de métier dans les armée de l'Otan pour enclencher une guerre conventionnelle contre la russie.et la gagner en 1 mois.: 2 choses les retiennent..... L'IMPRÉVISIBLE nucléaire russe,,que faire alors face à une usage tactique du nucléaire russe en Ukraine? Comment gérer les impondérables de toute guerre et celle ci serait encore continentale....( ACCESSOIREMENT la russie effondrée comment se feront les partages des diverses dépouilles....comme la GB et FR lors du démantèlement de l'empire Ottoman au P/Orient.....) De plus LA CHINE va t'elle radicalement intervenir ou se contenter de compter les coups...... ?
RépondreSupprimerIl est vrai que pris un par un les hommes ne sont pas si méchants. Mais la foule est une mauvaise pâte et ces salauds de sociopathes qui ont pris les manettes sauront lui faire montrer son visage de goule. Qui vivra verra... Pour ma part, il faudrait que les Russes en butent plusieurs dizaines de milliards, de ces bons consommateurs européens pour que cela m'émeuve. A condition que je reste en vie, bien entendu. Apprenez à détester la victime! Voilà le programme...
RépondreSupprimerSur la "Psychologie des foules" , que vous annocez comme mauvaise pâte, un bon livre pour alimenter la réflexion :
Supprimerhttps://dn760007.eu.archive.org/0/items/PsychologieDesFoulesLeBonGustave/Le%20Bon%20Gustave%20-%20Psychologie%20des%20foules.pdf
Profitez, c'est gratuit.
A croire que l'idée d'une guerre conventionnelle totale en EUROPE, sert de VIAGRA à certains mous......
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