mercredi 5 août 2026

Peur sur L’Express : Les USA bientôt plus en mesure de protéger Israël contre l’Iran ?

L’Express, fondé par le très américaniste Servan-Schreiber, ne s’est jamais caché d’être un journal pro-américain, une forme de nationale-traîtrise acceptable en pays occupé par... l’ami américain. L’occupant américain est quand même celui qui nous a sauvés de l’occupant nazi !

Tout le monde n’est pas aussi impérialiste. Certains ne s’y font pas, et résistent. On les appelle des terroristes et ils sont durement châtiés pour cela. Un combattant contre l’Empire, c’est forcément un terroriste, même s’il ne tue pas de civils. Mais il reste un espoir : Macron a bien serré la main pleine de sang français de Jolani.

On rassure les patrons et les journalistes de l’hebdomadaire : vous ne serez pas déchus de la nationalité française (procédure d’indignité nationale) ni tondus à la libération, mais soyez un peu français, que diable.

En même temps, un journal d’opinion a le droit d’avoir les siennes, et personne n’est sommé de l’acheter. Mais dans ce cas, il faut laisser vivre les autres opinions, pas les dénoncer à la Kommandantur et les criminaliser en meute.

On oubliait : en démocratie française, il y a les bonnes – L’Express – et il y a les mauvaises – Soral – opinions. La contradiction avec les valeurs démocratiques est tellement énorme que plus personne ou presque ne saute dessus. C’est devenu banal. On critique les Chinois qui font cohabiter communisme (politique) et capitalisme (économique), mais ici, ce n’est pas mieux : on a une démocratie de façade et une dictature dans les faits. L’affaire Fedorova va laisser des traces et des fissures dans la démocratie française.

L’article de L’Express évoque donc cette peur de voir Israël se débrouiller tout seul sans l’ami américain, qui s’échine à bombarder l’Iran sans résultat politique tangible.

Économiquement, l’Iran souffre : sanctionné par tous les pays soumis aux USA, bombardé quasiment jour après jour depuis cinq mois, la reconstruction coûtera cher (on parle de mille milliards de dollars), et les prix avaient déjà beaucoup augmenté, suite au blocus occidental. L’idée était de déclencher une révolution orange, mais elle a été matée par les forces du régime. Politiquement, comme au Viêt Nam, l’Amérique a perdu : elle a repris sa bonne vieille politique de la canonnière, cette prédation directe dénoncée par Todd, et détruit un nouveau pays de l’axe du mal bushien pour rien.

Certes, entre deux menaces et deux bombardements, Trump spécule sur le pétrole et étrangle un peu plus le vassal européen, tout en privant la Chine d’un fournisseur en énergie. Mais cela coûte tellement cher au peuple américain que Trump n’est plus du tout sûr de passer le cap des midterms. Les effets secondaires intérieurs sont meurtriers, au-delà des sacs noirs à la viande de pauvre qui reviennent du Golfe.

La défense de l’allié génocidaire coûte cher à l’Amérique, économiquement (37 milliards de dollars engloutis selon le crétin alcoolique Hegseth), politiquement (l’éclatement des républicains et la montée des nouveaux démocrates antisionistes), et moralement, ce qui est le plus dangereux pour la suite.

Quant au titre de l’article de L’Express, il donne l’impression que c’est l’Iran qui veut attaquer Israël, pourtant premier fauteur de troubles, de guerres et de massacres de civils dans la région. Décidément, le journalisme français...

La Rédaction d’E&R


Et si la première puissance militaire mondiale atteignait ses limites ? Dans une alerte adressée au Pentagone, le général Alexus Grynkewich, commandant du Commandement européen des États-Unis (EUCOM), estime que les forces américaines pourraient ne plus être en mesure de garantir simultanément la protection d’Israël et celle du territoire américain, rapporte le Washington Post.

En cause : le manque de destroyers disponibles au sein de l’US Navy, au moment où ces navires de guerre sont devenus indispensables pour intercepter les missiles balistiques tirés par l’Iran et ses alliés.

Selon plusieurs responsables américains, le général a averti par écrit les plus hauts responsables du Pentagone que, sans le déploiement d’un destroyer supplémentaire, il serait contraint de privilégier la défense du territoire continental américain au détriment de celle d’Israël. Cette mise en garde intervient dans le cadre des échanges réguliers entre les commandants régionaux et Washington lorsque les premiers estiment que les moyens mis à leur disposition ne sont plus suffisants. Le Pentagone s’est refusé à tout commentaire.

Auprès de L’Express, Mark Cancian, colonel des Marines à la retraite et ancien haut responsable du budget de la Défense américaine, évoquait déjà le mois dernier une situation préoccupante sur le stock des munitions américaines :

« Prenons le Patriot,ce système de défense antimissile que tout le monde connaît : les États-Unis en avaient environ 2 300 avant le conflit. Nous en avons utilisé 1 400. Il n’en reste qu’environ 900 – bien en deçà de ce dont l’armée aurait besoin dans le Pacifique occidental face à la Chine. »

Des destroyers très sollicités

Mais la marine américaine est également au cœur de cet effort militaire. L’administration Trump a ordonné le blocus des ports iraniens après la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, une décision qui a profondément perturbé le transport mondial de pétrole et de marchandises. En parallèle, les destroyers américains déployés en Méditerranée orientale continuent d’assurer une mission essentielle : protéger Israël contre les missiles balistiques iraniens et les projectiles lancés par les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran.

Lire l’article entier sur lexpress.fr

Publié le : mardi 4 août 2026                             Par E&R

2 commentaires:

  1. Qui est encore abonné ou lit cet hebdo qui survit, comme beaucoup trop d'autres, de subventions gouvernementales, donc de l'argent des contribuables ?

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  2. En principe, dans un état de droit digne de ce nom, celui qui protège un criminel est lui- même criminel et justiciable.

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