Depuis quelques
semaines, le refus de la mairie de Sfax d'enregistrer un prénom amazigh indigne
les associations amazighs. La lutte pour la reconnaissance de l'amazighité,
apparue après la révolution, a toujours du mal à prospérer en Tunisie.
« Massin », prénom
d’un roi berbère, est devenu ces derniers jours celui de la cause amazigh en
Tunisie. Depuis le 27 juillet, les parents d’un nouveau-né se battent pour le
déclarer sous ce prénom auprès de la mairie de Sfax (est du pays), sans y
parvenir.
La cause ? Une
circulaire du ministère de la Justice, qui interdit depuis 1965 l’enregistrement de prénoms non
arabes sur le registre d’état civil.