L'Arabie saoudite et le Pakistan viennent de signer un « Accord de défense mutuelle stratégique » (ADMS). Selon leur déclaration commune, cet accord « vise à développer certains aspects de la coopération en matière de défense entre les deux pays et à renforcer la dissuasion commune contre toute agression. » L'accord stipule que toute agression contre l'un des deux pays sera considérée comme une agression contre les deux. Il ne précise toutefois aucune obligation de recourir à la force militaire pour les soutenir, ce qui le rend similaire à l'article 5 en termes d'ambiguïté stratégique.
De nombreux observateurs estiment que l'Arabie saoudite, alliée des États-Unis, a été ébranlée par l'incapacité ou le refus des États-Unis d'arrêter les bombardements israéliens contre le Hamas au Qatar, malgré la présence d'une importante base aérienne dans ce pays. Elle chercherait donc à dissuader Israël par l'intermédiaire du Pakistan, doté de l'arme nucléaire, qu'elle a renfloué à plusieurs reprises par le passé et qui est l'un de ses autres partenaires militaires traditionnels. La contrepartie apparente est que l'Arabie saoudite soutienne le Pakistan lors de tout conflit futur avec l'Inde, par exemple en interrompant éventuellement ses livraisons de pétrole jusqu'à la fin des hostilités.
C'est une explication convaincante de leurs intérêts dans cet accord ADMS, mais l'argument tout aussi convaincant est qu'il est principalement symbolique, dicté par des impératifs de soft power, et n'est donc pas aussi révolutionnaire que beaucoup le pensent. Pour commencer, hormis quelques discours parfois enflammés, le Pakistan n'a jamais menacé Israël de manière crédible. Il n'aura pas recours à l'arme nucléaire lors d'affrontements avec son ennemi juré indien, qu'il considère comme une menace existentielle. Il est donc peu probable qu'il y ait recours contre Israël, doté de l'arme nucléaire, dans l'hypothèse où Israël bombarderait l'Arabie saoudite.
À ce propos, Israël et l'Arabie saoudite sont très proches malgré leurs désaccords sur la Palestine, et l'Arabie saoudite n'abrite aucun groupe terroriste désigné par Israël, contrairement au Qatar. De même, l'Arabie saoudite et l'Inde sont encore plus proches, l'Inde étant l'un des plus gros importateurs de pétrole saoudien. Ces pays et Israël font également partie du Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe ( IMEC ), annoncé en marge du G20 à Delhi en septembre 2023, mais suspendu pour l'instant en attendant la fin de la guerre de Gaza.
Tout comme le Pakistan n'a jamais menacé Israël de manière crédible malgré sa rhétorique enflammée, l'Arabie saoudite n'a jamais menacé l'Inde de manière crédible malgré le soutien de l'Arabie au Pakistan sur la question du Cachemire. On ne s'attend donc pas non plus à ce qu'elle soutienne son allié par la force militaire ou impose un embargo pétrolier à l'Inde en cas de nouvel affrontement. Le véritable objectif de leur ADMS semble donc être une réponse symbolique à Israël pour « sauver la face » après son attaque contre le Qatar et rappeler à ses coreligionnaires musulmans l'importance d'une coopération militaro-technique accrue au sein de la Oumma.
Le scénario le plus réaliste, où l'un pourrait soutenir l'autre par la force militaire, serait celui d'une reprise des opérations militaires d'envergure par les Houthis contre l'Arabie saoudite, ce qui ne se produirait que dans le cas improbable où les Saoudiens reprendraient leurs bombardements en premier et où Riyad solliciterait l'aide du Pakistan. Or, le Pakistan a repoussé la demande de navires, d'avions et de troupes de l'Arabie saoudite en 2015, au début des hostilités. La jurisprudence suggère donc qu'il fera de même si on le sollicite à nouveau, à moins que les États-Unis ne tirent les ficelles .
Globalement, s'il est hypothétiquement possible que le Pakistan envisage de déclarer la guerre à Israël en soutien à l'Arabie saoudite (ce qui pourrait inclure la menace d'utiliser l'arme nucléaire) si Israël bombarde l'Arabie saoudite, et que l'Arabie saoudite puisse imposer un embargo pétrolier à l'Inde en cas de nouveau conflit avec le Pakistan, ces deux scénarios sont peu probables. De nombreux experts ont toutefois un intérêt politique, voire idéologique, à exagérer ce qui précède ; il est donc compréhensible que certains pensent que cet accord ADMS est une affaire majeure, même si ce n'est sans doute pas le cas.
l ' ATTAQUE AU QATAR et NON CONTRE le QATAR! C'est juste une PICHENETTE.....Même pas une fessée.....:
RépondreSupprimerC'est l'IRAN qui a RÉELLEMENT SUBIT une VRAIE ATTAQUE. Tout le monde connait depuis, les conséquences pour Israel....
SI..... les ISREALIENS avait VRAIMENT frappé le QATAR comme ils le firent CONTRE l'IRAN......Ce Qatar serait TOTALEMENT DÉTRUIT en 1 JOUR!
** Il y a des peuples qui pleurnichent pour un OUI ou un NON..... et il y a d'autres qui SERRENT les DENTS, RÉSISTENT....et se BATTENT !
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RépondreSupprimer« Le Hamas¹ n'est pas un mouvement islamique. c'est un mouvement de libération, et n'importe qui, qu'il soit chrétien ou bouddhiste ou même moi² peut le rejoindre. Nous sommes tous les bienvenus dans ce mouvement ».
Cheikh Ahmad Yasin³, fondateur du Hamas.
Le commentaire de Cheikh Ahmad Yasin était révolutionnaire parce que la libération l'emportait sur le dogme et les différentes écoles de l’Islam politique. Cela allait finalement devenir le ‟Hamas de Gaza” en contradiction avec son leadership conventionnel résidant à Doha »
Bruno Bertez, 81 ans en 2025, spécialiste français de l'information économique et financière, il a fondé le quotidien économique ‟La Tribune” en 1985. Il écrit régulièrement dans l'Agefie ainsi que sur son propre site.
Et, ajouterais je, ce commentaire suffit, à lui seul, pour démonter les propagandes continues alimentées d' "islamisme" et autres "djihadisme" comme ingrédients indispensables au narratif anti arabes, anti musulmans, anti palestiniens, antihumains. ».
Peu de temps après cette déclaration, Cheikh Ahmad Yasin fut assassiné alors qu'il sortait sur son fauteuil roulant pour la prière du vendredi, après une tentative ratée en bombardant tout un bâtiment et ses habitants en 2003.
« Le Hamas s’est transformé : c’est désormais le mouvement de libération que Cheikh Ahmad Yasin avait voulu : la libération de tous ceux qui vivent sous occupation, et conformément à sa vision centré sur l’islam non idéologique et sur l’icône civilisationnelle de la mosquée Al-Aqsa ».
Alastair Crooke, ancien agent des services britanniques, ancien diplomate britannique, expert du monde arabo-musulman et de l'occupant.
⇺ Le Hamas¹ : Le hamas de gaza, pas celui de doha⁴.
⇺ ou même moi² : il était paraplégique et atteint de surdité partielle.
On diabolise les opprimés, ceux qui sont en droit de se défendre et on glorifie les oppresseurs et autres criminels en série de masses, il n'y a qu'à voir les manuels scolaires, l'édition, conférences, documentaires, films, sans oublier la caste politico-médiatique … et les discussions familiales et autres bistrots du coin.
⇺ pas celui de doha⁴ :
« La philosophie de Gaza de 2000 à 2002 était principalement celle des Frères musulmans égyptiens dont l'influence était bien ancrée. Il ne s’agissait pas alors d'un mouvement de résistance en soi qui, certes, était capable de recourir à la violence, mais dont l'objectif principal était le travail social et une gouvernance non corrompue. Ce Hamas là voulait montrer à quel point il pouvait bien gouverner ». Toujours Alastair Crooke.
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RépondreSupprimer« Cheikh Yassin³ : Dans une interview en 1990, avait déclaré :
« Nous ne détestons pas les Juifs et ne combattons pas les Juifs parce qu'ils sont juifs. Ils sont un peuple de foi et nous sommes un peuple de foi, et nous aimons tous les gens de foi. …. Je ne combat pas d'autres pays parce que je veux être en paix avec eux, j'aime tous les gens et je leur souhaite la paix, même les Juifs. Les Juifs ont vécu avec nous toute notre vie et nous ne les avons jamais agressés, et ils ont occupé des postes élevés au sein du gouvernement et des ministères. Mais s'ils me prennent chez moi et font de moi un réfugié comme 4 millions de Palestiniens en exil, je les combattrais. Qui a le plus droit à cette terre ? …. Nous ne détestons pas les Juifs, nous leur demandons seulement de nous donner nos droits »
Dans un discours prononcé en 1997, il a déclaré :
« Je veux proclamer haut et fort au monde que nous ne combattons pas les Juifs parce qu'ils sont Juifs ! Nous les combattons parce qu'ils nous ont agressés, ils nous ont tués, ils ont pris nos terres, nos maisons, nos enfants, nos femmes, ils nous ont dispersés, nous sommes devenus dispersés partout, un peuple sans patrie. Nous voulons nos droits. On n'en veut pas plus. Nous aimons la paix, mais ils détestent la paix, parce que les gens qui enlèvent les droits des autres ne croient pas à la paix. Pourquoi ne devrions-nous pas nous battre ? Nous avons le droit de nous défendre ».
Il a proposé à plusieurs reprises des accords de cessez-le-feu à long terme, ou des trêves, en échange de concessions. Toutes ces offres ont été rejetées. Après sa libération de prison en 1997, il a proposé une trêve de 10 ans en échange du retrait total de Cisjordanie, notamment Jérusalem Est et Gaza et un arrêt des attaques colonialistes contre les civils.
Il réitère en 1999 :
« Il faut être réaliste. Nous parlons d'une patrie qui a été volée il y a longtemps en 1948 et de nouveau en 1967. Ma génération d'aujourd'hui dit aux Israéliens : Résolvons ce problème maintenant, sur la base des Frontières de 1967. Mettons fin à ce conflit en déclarant un cessez-le-feu temporaire. Laissons la question plus vaste aux générations futures pour décider. Les Palestiniens décideront à l'avenir de la nature des relations avec Israël, mais il doit s'agir d'une décision démocratique ».
⇺ pas celui de doha⁴ :
« La philosophie de Gaza de 2000 à 2002 était principalement celle des Frères musulmans égyptiens dont l'influence était bien ancrée. Il ne s'agissait pas alors d'un mouvement de résistance en soi qui, certes, était capable de recourir à la violence, mais dont l'objectif principal était le travail social et une gouvernance non corrompue. Ce Hamas là voulait montrer à quel point il pouvait bien gouverner ». Encore Alastair Crooke.
On voudrait faire croire que l'occupant à créé et financé, avec ou sans le Qatar, le Hamas. Celui de Doha, peut-être.
En fait, le soutien initial de l'occupant à une faction palestinienne à savoir le mujamma⁵, n'explique ni l'émergence des mouvements de résistance ni leur financement (le financement par le Qatar, l'UE et d'autres visait l'aide à la population, aux infrastructures,…), qui sont devenus plus tard des acteurs déterminés dans la lutte palestinienne contre l'occupation.
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RépondreSupprimerC'est à la suite de l'invasion judéo-sioniste du Liban en 1982 et l'expulsion de l'OLP - qui n'a pas conduit à la désintégration de la résistance comme l'avait planifié l'entité sioniste - que des groupes comme le Hamas en Palestine et le Hezbollah au Liban ont rempli le vide ainsi créé.
Ces mouvements sont intervenus là où les organisations nationalistes palestiniennes, imprégnées d'idéologies et concepts occidentaux (en général, de gauches et laïques) ont, pour la plupart, échoué.
⇺ Le mujamma* : organisation caritative islamique fondée en 1973 à Gaza par Cheikh Ahmed Yassine. Elle a créé des cliniques, des banques de sang, des garderies, des soupes populaires, des clubs de jeunes et accordait des aides et des bourses aux jeunes cherchant à étudier à l'étranger (pas pour infilter les sociétés, seulement pour étudier. Pas comme les lobbies et autres sayanim qui n'existent pas, alors que ça ccrève les yeux comme un éléphant dans un couloir. Mais, c'est un autre sujet).
En 1979, l'occupant a reconnu Al-Mujama Al-Islam comme organisation caritative, permettant à l'organisation de créer l'Université islamique de Gaza et construire mosquées, clubs, écoles et bibliothèque à Gaza.
Ce n'est que 14 années plus tard que cheikh Ahmed Yassine créera le Hamas de Gaza, mouvement de résistance armée à l'occupant.
Nous voyons là, une fois de plus, l'expertise en déformations en tout genre et autres affabulations - car sur cette question, c'est bien d'affabulations qu'il s'agit - des judéo-sionistes et de leurs semblables
Hormis cela,
Pour un juif, il n'y a rien de plus insultant que la vérité. Homo Sapiens, votre serviteur.
Malheureusement, il n'y a pas que pour les juifs !
Homo Sapiens
Merci de cet éclairage qui devrait nous maintenir un peut plus droit qu'aujourd'hui.
SupprimerLe LOGICIEL du HAMAS à l'image de son créateur, plus GOUROU que chef politique a toujours été d'être un AGENT au service d’Israël selon les circonstances.....Et FINANCÉS depuis toujours aussi par le Qatar! ET CA MARCHE......
RépondreSupprimerEt le votre de logiciel est piloté par bfmwc.
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