Le Pacte de La Mecque est une alliance musulmane comparable au Pacte de Bagdad que les Anglo-Saxons constituèrent durant la guerre froide, avec l’Iran impériale contre les nationalistes arabes et l’Union soviétique. Sauf que, cette fois, il est dirigé implicitement contre Israël.
La géopolitique tellurique du Moyen-Orient est une conséquence de la guerre Israël/États-Unis contre l’Iran et de l’irrédentisme talmudique du «Grand Israël» — qui n’a jamais existé. La signature du pacte tripartite de défense dans la Mecque — sainte pour 2,1 milliards de fidèles islamiques mondiaux — a ébranlé les plaques tectoniques déjà mouvantes du Moyen-Orient. Le Pakistan avait déjà signé un pacte de défense1 avec l’Arabie saoudite, où il avait déployé 8000 soldats, des chasseurs-bombardiers et des drones2. Ainsi, le nouvel invité est la Turquie, en attente de l’ajout de l’Égypte.3
L’Arabie saoudite a enfin compris que la priorité de Trump c’est Israël par-dessus tout. Netanyahou avait déjà poursuivi un «hexagone d’alliances» avec la Grèce, Chypre et l’Inde, tandis que l’ancien premier ministre israélien Naftali Bennett a décrit la Turquie comme «le nouvel Iran» — auquel il a ensuite ajouté le Qatar — et a alerté l’opinion, en plein milieu de la période électorale, contre un «axe sunnite hostile (sic) avec le Pakistan nucléaire».4
Khawaja Asif, ministre pakistanais de la Défense, a défié Israël en le qualifiant de «menace pour l’ensemble du monde islamique» et a proposé de «se débarrasser des juifs européens (note : les Khazars)» alors qu’il avait déjà défini Israël comme «une entité malveillante et une malédiction pour l’humanité» en raison de son caractère «cancérigène»5. La Turquie, qui partage l’agenda anti-kurde de sécession de l’Iran, a déclaré que le pacte n’était pas dirigé contre le pays perse.6
Le ministre israélien des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli, a présenté la «menace du pacte pour la sécurité d’Israël» comme un «évènement très dangereux et très préoccupant» qui «nécessite de renforcer nos alliances avec la Grèce et Chypre (note : la partie grecque, pas la partie turque), les Émirats arabes unis (EAU) et le Somaliland». Curieusement, il n’a pas ajouté l’Inde7. La réaction du ministère iranien des Affaires étrangères a été très ductile : «Il n’y a aucune raison de craindre que le pacte soit contre l’Iran. La Turquie et le Pakistan entretiennent des liens historiques profonds avec l’Iran. Les pays de la région ont finalement compris qu’ils ne pouvaient pas compter sur les États-Unis pour leur sécurité».8
Le Jerusalem Post soutient que l’Accord conjoint de défense de La Mecque «est perçu par l’Iran comme un succès majeur», tandis que Huda Albadi, chercheuse aux Émirats arabes unis, désigne le pacte comme «un tigre de papier» et expose la «mentalité régionale inquiétante qui considère Israël comme une puissance déstabilisatrice, et non l’Iran».9
Au milieu de la méga-tendance mondiale vers la multipolarité, l’Arabie saoudite n’a pas cédé aux pressions de Trump pour adhérer aux accords d’Abraham contre nature, alors que la Turquie et le Pakistan ont vigoureusement défendu les Palestiniens face au génocide israélien. Le chercheur iranien Mohammad Marandi estime que le pacte visait à soutenir l’Arabie saoudite à la fois dans sa guerre contre les guérilleros yéménites d’Ansarallah et à assurer la sécurité et le transport en mer Rouge.10
L’Arabie saoudite compte près de 20 millions d’habitants (sans compter 45% d’expatriés migrants, principalement originaires d’Inde) ; une superficie de 2,15 millions de kilomètres carrés et un PIB (pour son pouvoir d’achat) de près de 3000 milliards de dollars (trillions en anglo-saxon). La Turquie, membre de l’OTAN avec le deuxième plus grand contingent, compte 85,3 millions d’habitants, sur une superficie de 783 562 kilomètres carrés et un PIB de 4000 milliards de dollars (avec une parité en matière d’achats) grâce à sa puissance industrielle et à son exportation abondante d’armes, en particulier de drones. Le Pakistan, seul pays de la triade doté de 170 bombes nucléaires (financées par l’Arabie saoudite), compte une population de 240,4 millions d’habitants — dont au moins 20% de la population est chiite (environ 50 millions !) — pour une superficie de 881 913 kilomètres carrés et un PIB de 1,8 trillion de dollars.
Le South China Morning Post soutient que la nouvelle position du Pakistan se fait au détriment de l’Inde, tandis que la Chine, sans grand tambour médiatique, s’impose11. Les États-Unis sont-ils en train de quitter le golfe Persique, où la Chine s’affirme, main dans la main avec le Pakistan ?
source : La Jornada via Réseau Voltaire
"" Implicitement CONTRE israel "" Tenteriez vous de nous solder ce bobard joliment emballé par la marmotte ? En vérité les présumés bourrins de ricains viennent de créer une ébauche d'Otan Orientale à TRIPLE FONCTION 1) Contenir et intimider l'IRAN; 2) Verrouiller le Caucase contre la Russie: A terme bloquer la BRI et la Chine en Asie centrale SANS débouchés ferroviaire et maritime; Cette "CHOSE"** est une création AMÉRICAINE qui donc va croire qu'elle serait dirigée CONTRE Israël ????? ** "CHOSE" qui est dans les cartons US depuis au moins TROIS ANS:
RépondreSupprimerOuvrons nos esprits plutôt que les majuscules.
SupprimerUne autre lecture sur "Le pacte de la Mecque"
1/2 - Quand l'ambiguïté stratégique est la politique
Revenons-en maintenant à cet accord douteux entre l'OTAN sunnite (ou peut-être l'OTAN salafiste ?) et La Mecque, impliquant la Triple Entente sunnite – ou salafiste – de Turquie, d'Arabie saoudite et du Pakistan.
Tous les scénarios restent valables car le texte intégral de la déclaration de La Mecque n'a pas été publié – mis à part les explications prévisibles sur la « dissuasion ».
Le moins que l'on puisse dire de la réaction de l'Empire du Chaos, du Mensonge, du Pillage et de la Piraterie, c'est qu'il semble désemparé. À supposer qu'il n'ait pas ordonné à MbS de réaliser le coup de La Mecque.
Ce pacte peut aussi être interprété comme une mesure préventive contre le culte de la mort, qui, comme on pouvait s'y attendre, est furieux de cette provocation. Ce culte n'a guère de marge de manœuvre. Dès lors, toutes ces inepties sur la Turquie « prochaine » après l'Iran s'évanouissent.
S'agit-il donc d'une manœuvre de MbS contre Ansarallah/les forces armées yéménites ? Certainement pas : ni le sultan néo-ottoman ni les Pakistanais – malgré leur pacte militaire avec Riyad – ne seront entraînés dans une guerre contre le Yémen orchestrée par les Saoudiens, qui ont rompu leur propre protocole d'accord avec Sanaa, continuent d'imposer un blocus illégal et ont déjà subi de lourdes défaites.
Les Saoudiens et/ou leurs supplétifs/mercenaires présents au Yémen sont déjà la cible de frappes ISR, de drones et de missiles yéménites. Si l'Arabie saoudite et l'OTAN (sans la Turquie) lancent une offensive aérienne, les raffineries et oléoducs saoudiens seront réduits en poussière, comme Sanaa l'a promis dans le cadre des nouvelles règles d'engagement.
Et évidemment, personne, où que ce soit, avec un QI supérieur à 10, ne risquera une guerre terrestre contre les Yéménites.
Tout cela se passe alors que les réserves saoudiennes s'épuisent inexorablement jour après jour, privées de ventes de pétrole et avec l'intégralité du butin dissimulé à Londres et à New York, qui se feront un plaisir de le « geler » ou de le voler purement et simplement, car il s'agit du marché noir du pillage.
Et la « diplomatie » alors ?
Tout le monde devrait interroger le dirigeant. En l'occurrence, Mohsen Rezaee, le nouveau secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN) et représentant personnel du Guide suprême Mojtaba Khamenei.
Comme beaucoup d'entre nous l'ont longuement débattu , Téhéran ne quittera pas la table des négociations, même si celle-ci est actuellement brisée. La différence réside dans le fait que la position de Téhéran vise désormais à préserver un maximum de levier de négociation.
La position de l'Iran sur le détroit d'Ormuz est pleinement affirmée et déjà exprimée par le biais du protocole d'accord. Le Pakistan et le Qatar demeurent les principaux interlocuteurs diplomatiques. Oman joue un rôle technique important concernant tous les accords maritimes dans et autour du détroit d'Ormuz.
Supposons que le cadre d'une phase finale existe déjà – même si sa mise en œuvre ne dépend que d'une seule chose : que le néo-Crassus sur l'axe War-a-Lago/Washington connaisse une révélation.
2/ 2 - Téhéran ne bougera pas dans le détroit d'Ormuz. C'est à Washington qu'il revient de mettre en œuvre des sanctions ou des mesures de déblocage d'avoirs – prévues par le protocole d'accord – parallèlement à des accords maritimes irano-omanais flexibles. C'est la seule façon d'accroître les chances d'un règlement amiable.
SupprimerLe nouveau facteur de complication est, une fois de plus, le coup d'éclat de La Mecque. Il est réconfortant de le présenter comme une convergence entre le capital et l'énergie saoudiens, la puissance industrielle et militaire conventionnelle (OTAN) de la Turquie, et la profondeur militaire et la dissuasion stratégique (nucléaire) du Pakistan.
Mais tout cela ne se traduit pas nécessairement par la mise en place d'un pôle de sécurité indépendant. Car aucun de ces trois acteurs n'est véritablement indépendant – et souverain – comme les Trois Mousquetaires du RIC.
Ce que l'accord de La Mecque permet d'accomplir en théorie dans cette première étape, c'est d'éviter l'expulsion immédiate des États-Unis du Moyen-Orient, le retrait de la Turquie de l'OTAN et l'obligation pour le Pakistan d'annoncer publiquement un nouveau cadre de sécurité pour le Moyen-Orient.
Tout est si ambigu. La seule question sérieuse à se poser est peut-être celle-ci : « Que doit désormais anticiper un ennemi potentiel si l’Arabie saoudite ou la Turquie sont confrontées à une attaque existentielle ? »
L'ambiguïté est donc au cœur de la politique. Même si cette nouvelle architecture « potentiellement » – et c'est le terme clé – crée une nouvelle structure de dissuasion stratégique et autochtone, non entièrement dépendante de Washington.
Faites attention, une fois de plus, à « pas entièrement ».
Savourez donc l'ambiguïté. Et l'opacité délibérée. Quant aux Trois Mousquetaires, ils ont déjà plusieurs longueurs d'avance.
Tiré de la source, en VO (Mais vois connaissez tous les miracles des logiciels de traduction)
https://strategic-culture.su/news/2026/08/14/what-the-three-ric-musketeers-are-really-up-to/
Peter le feu au carton et tous brûleront pour le sauvetage ou la sauvegarde de l'humanité.
SupprimerFaut régler le problème juif!
Régler le problème juif ?
SupprimerOui, mais comment ? Questionnement existentiel.
Un cirque et rien d'autre !
RépondreSupprimerIzrael est tellement grand et puissant qu'il apparaîtrait nécessaire que trois pays s'unissent pour le vaincre🤣😭🤣🤣😂🤣😂🤣😂🤣😂
La réalité est tout autre vu la soumission de ces trois états aux us.
Le « Pacte de La Mecque » — conclu entre l'Arabie yaoudite alignée sur les Khazars, et la Turquie ottomane alignée sur les Khazars, et le Pakistan et considérés comme faisant partie du projet de la plus grande vague migratoire glacière climatique du grand Paris des conquistadors de 1776 et leur modèle républicanisme de 1789 et des mouvements de marches bolchevique de 1917 du remplacement néocolonial et satanique slogan du messianisme sioniste cosmopolite de la « Byzance occidentale » gréco-romancière — est décrit comme une « ultime croisade désespérée vouée à l'échec ».
RépondreSupprimerIl se dissimule derrière le slogan d'États fantoches khazars illusoires : du « Grande-Haine » ou la « Haine Divine » — des entités qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais, pas même dans leurs rêves les plus fous.
Un message a été adressé à ce « pacte satanique et néocolonial du messianisme sioniste cosmopolite de la Byzance occidentale gréco-romancière », ainsi qu'aux États fantoches khazars illusoires du « Grande-Haine » ou de la « Haine Divine » (des entités qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais, pas même dans leurs rêves les plus fous).
Si vous menacez la sécurité des autochtones du Liban —pays qui fait partie intégrante de la grand Palestine historique ou de la Grande Syrie (Damas), et qui est ancré dans la légitimité historique et confessionnelle de la Byzance orientale sémitique (des Pays du Soleil Levant) et de l'alliance Iran-Chine-Russie — au Moyen-Orient par vos terroristes néonazis issus de « cellules dormantes » arrivant des « Balcons polonais », nous les rayerons de la carte.
Nous le ferons tout comme nous avons écrasé et éradiqué vos bases de soutien militaire installé dans ces États fantoches khazars illusoires de « la Grande Haine » ou de la « Haine Divine » (des entités qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais, pas même dans leurs rêves les plus fous).
En fin de compte, cela s'applique tout autant au « pacte satanique et néocolonial du mouvement sioniste-messianique cosmopolite de la Byzance occidentale — au caractère gréco-romancière » qu'à ces États fantoches khazars illusoires de « la Grande Haine » ou de la « Haine Divine » (des entités qui n'ont jamais existé et n'existeront jamais, pas même dans leurs rêves les plus fous).
Vous n'avez d'autre choix que d'assurer l'expulsion de vos colons — une mesure parfaitement compréhensible depuis le 7 octobre 2023 et le 28 février 2026 qu'ils dissimulaient derrière l'écran de fumée de la propagande médiatique khazar à travers les incendient de forêt, le réchauffement climatique et d'autres sujets similaires.
Oui mon gars avec tes petits bras et ta logorrhée récurrente sur ce site tu vas chasser une population disposant de + de 200 ogives nucléaires et qui CONTRAIREMENT à Moscou n'hésitera pas à les lancer..............Cela se nomme :BRANLER des MOUCHES ! ** Dans les années 50 et 60 des boutefeux dans ton genre allumaient des incendies "révolutionnaires" dans les pays du SUD.....et quand ces "révolutions abouties se transformaient VITE en féroces dictatures....Ces"pyromanes" reprenaient l'avion vers leurs nations d'origines........
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