dimanche 16 avril 2017

Poutine ordonne le déploiement du "Père de toutes les bombes"



Le président Poutine a ordonné qu'un régiment de missiles de défense aérienne de la 1ère armée blindée des gardes du district militaire de l'Ouest se déploie dans l'oblast d'Astrakhan avec leur missiles sol-air Tor-M2U afin de «protéger » le chargement de la terrible bombe thermobarique d’aviation (connue sous le nom de «Père de toutes les bombes») à bord des avions de combat Tupolev Tu-160 (l'avion supersonique Mach 2+ le plus lourd jamais construit) qui se disperseront alors dans leurs aérodromes de départ ou «points de frappes» dans toute la Fédération.
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 La raison officielle pour ce déploiement est que la Russie considère qu’on ne peut plus faire confiance aux États-Unis, car leurs appareils militaire et politique sont devenus des «créatures de mensonges».
La Bombe Thermobarique d’aviation (Vidéo) est la plus grande arme non nucléaire jamais construite dans l'histoire. Elle peut infliger un rendement de 44 tonnes lorsqu'elle explose et elle pèse 7.100 kg (15.652 livres). La seule contrepartie est la GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast bomb (MOAB) des États-Unis (connue sous le nom de "Mère de toutes les bombes "), qui a un rendement beaucoup moins élevé de 11 tonnes, et un poids beaucoup plus lourd de 8.200 kg (18.077 livres).[1]
Ce qui a provoqué le déploiement de ces "Pères de toutes les bombes" dans leurs aérodromes de «point de frappe», c’est le fait que les États-Unis ont passé cette semaine à une représentation théâtrale de leur «Mère de toutes les bombes» larguée en Afghanistan, (vidéo) dépensant ainsi 315 millions de dollars pour détruire un complexe de grottes, que la CIA a construit dans les années 1980, pour un coût voisin du milliard de dollars, pour ses protégés, les talibans,  des terroristes islamistes très peu modérés, selon la terminologie occidentale.

Médias et politiciens traitent le plus grand bombardement depuis Hiroshima comme un non-événement


Donc, l’armée américaine a largué sa plus grande bombe depuis la destruction nucléaire d’Hiroshima et de Nagasaki à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Vingt-quatre heures plus tard, ce développement – à tous égards, un événement mondial majeur – était traité par les médias américains et européens comme étant sans importance.
Le fait qu’un tel événement soit loué ou traité avec indifférence par les médias occidentaux est un signe certain que l’utilisation de telles armes – ou pire – est devenue la «nouvelle norme», à traiter comme faisant partie des opérations ordinaires de l’impérialisme américain dans le monde.
Le but du bombardement américain était de démontrer à la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord, la Russie, la Chine et tous les autres adversaires actuels ou potentiels qu’il n’y a pas de limite à la violence que l’armée américaine utilisera dans la poursuite des intérêts mondiaux de l’impérialisme américain. La prochaine étape après le MOAB est l’utilisation d’armes nucléaires, et le Pentagone a voulu envoyer un message qu’il est prêt à franchir cette étape.
POUTINE a donc relevé ce défi en déployant le Père de toutes les bombes.
Cette attaque à la bombe de la part des États-Unis vient  juste avant une conférence de paix de 12 partis sur l'Afghanistan qui devrait débuter le 21 avril à Moscou. Cette attaque  brise un "accord implicite" entre le président Poutine et le président Donald Trump (relayé par le secrétaire d'État américain Rex Tillerson) que les Américains n'aggraveraient pas les tensions dans cette région avant que ces dernières tentatives de paix n'aient été faites.
Or, la raison pour laquelle, une fois de plus, les Américains ne sont pas honnêtes et ne respectent pas la parole donnée à la Russie, a été révélée, la semaine dernière, par le New York Times,  qui est devenu un fervent « trumpiste », et qui est aussi la voix officieuse du Deep State” (l’État Profond qui contrôle maintenant Donald Trump) .
Cette alliance américaine avec l'État islamique pour détruire la Russie, rappelle l'alliance des États-Unis avec le groupe terroriste islamique Al-Qaïda (AQ) en 2012, comme cela a été révélé par Wikileaks montrant que le Département d'État de Hillary Clinton soutenait ces terroristes qui, le 11 septembre 2001, téléguidés par le Deep State washingtonien, ont tué plus de 3.000 civils américains innocents.
 
En accord avec le ministère de la Défense russe, sur le fait que  les États-Unis n'ont pas de preuves pour étayer ses mensonges sur l’utilisation des armes chimiques, Theodore Postol,  professeur émérite de science, de technologie et de politique de sécurité nationale au Massachusetts Institute of Technology (MIT), suite à  son enquête sur cette attaque chimique, a révélé que les photos de la ville de Khan Shaykhoun montrent que le site d'attaque chimique a été falsifié et que le rapport des États-Unis accusant le gouvernement syrien ne peut pas être vrai. Naturellement, ses résultats critiques sont interdits de parution dans les grands médias traditionnels américains, qui  sont maintenant connus par les Américains comme des outils de propagande mensongère.
Pour le rapport complet, voir ICI (PDF)

Trump veut envoyer 50.000 à 150.00 soldats se battre aux côtés d'ISIS/Daech

Dans un retournement de veste extraordinaire, et du jamais vu dans les annales US, le président Donald Trump serait sur le point d'envoyer au moins 50.000 soldats en Syrie dans un mouvement qui verrait l'armée américaine combattre involontairement aux côtés d’ISIS et d’al-Qaïda contre l’Armée Arabe Syrienne. En effet,  si le conseiller de la sécurité nationale, le général H.R. McMaster, obtient satisfaction, des dizaines de milliers de soldats mettraient les États-Unis en confrontation directe avec la Russie et la Syrie.
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Jason Ditz de Antiwar.com explique :
"Lorsque le président Trump a pris ses fonctions, il y avait entre 300 et 400 soldats américains en Syrie, mais depuis l’avènement de Trump, ce nombre a considérablement augmenté (les chiffres exacts ne sont plus fournis par le Pentagone). Un déploiement de 50.000 serait à la fois choquant et aurait un impact énorme sur la région, provoquant probablement une réaction majeure de la Syrie, qui n'a pas invité les troupes américaines à opérer sur leur territoire en premier lieu ".
Un déploiement de troupes de cette ampleur risquerait également de mettre Washington en conflit direct avec Moscou, et agirait de comme catalyseur pour la guerre mondiale. Sans oublier, ce serait un « retournement de veste » important de Trump qui avait déclaré à Fox Business News,
"Nous n'irons pas en Syrie".
Et comme l'explique Bloomberg, la stratégie de McMaster n'a pas été nécessairement bien reçue par d'autres personnes dans l'administration Trump:
"McMaster lui-même a trouvé une résistance à une présence de troupe terrestre plus importante en Syrie. Lors de deux réunions depuis la fin du mois de février du Cabinet de sécurité nationale de Trump, connu sous le nom de comité des directions générales, les principaux conseillers de Trump n'ont pas réussi à parvenir à un consensus sur la stratégie contre l'État islamique. La Maison Blanche et les responsables de l'administration affirment que le secrétaire à la Défense James Mattis, le président du Joint Chiefs of Staff, Joseph Dunford et le général Joseph Votel, qui est chargé du Commandement central des États-Unis, s'opposent à envoyer des forces plus conventionnelles en Syrie. Pendant ce temps, le stratège senior de la Maison Blanche, Stephen Bannon, a ridiculisé McMaster à ses collègues en essayant de commencer une nouvelle guerre de l'Irak, selon ces sources ".
Bien que deux sources non identifiées et non vérifiables aient indiqué que le chiffre de 50.000 soldats est débattu à huis clos, un rapport explosif diffusé largement en ligne, a cité le nombre de 150.000 soldats, ce qui semble exagéré.
Avec les amplifications schizophréniques des tensions par Trump, prises avec un ton presque dédaigneux sur la menace présentée par Assad restant au pouvoir, le fait que McMaster désire envoyer 50.000 militaires américains dans une Syrie dévastée par la guerre reste une question ouverte et cruciale.

[1] La Bombée Thermobarique de l'Aviation de puissance accrue (The Aviation Thermobaric Bomb of Increased Power (ATBIP)) a été testée sur le terrain le 11 septembre 2007.
A bomb explodes. (File)
Le «Père de toutes les bombes» de la Russie
dépasse le MOAB des États-Unis en presque tous les aspects

Les journalistes russes ont immédiatement baptisé l'ATBIP comme "le père de Kuzma" et le "Père de toutes les bombes" (FOAB). Elle a un pouvoir destructeur équivalent à 44 tonnes de TNT contre 12 tonnes de TNT dans le cas du GBU-43. Elle a un rayon de soufflage de plus de 300 mètres par rapport aux 150-200 mètres de MOAB.
L'information sur le FOAB est secrète, y compris le nombre d'unités produites et leurs sites de déploiement.
Selon l'expert militaire russe et journaliste Viktor Murakhovsky, des bombes avec un pouvoir destructeur équivalent au MOAB ont été utilisées par l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Selon l'expert, par rapport à la GBU-43, le rayon destructeur de la bombe américaine est égal à l'épicentre de l'explosion produite par le FOAB.
"Sur un terrain ouvert, le MOAB a un rayon destructeur de seulement 150-200 mètres. Dans le même temps, la FOAB produit une explosion avec un épicentre de 150-200 mètres et son onde de souffle dépasse cette zone. La bombe de la Russie est destructive à une distance de 2,5 km ", a déclaré Murakhovsky à Sputnik.
Hannibal GENSERIC