vendredi 26 février 2016

Syrie. Cessez-le-feu ? NON. Poker menteur !



Les évènements récents confirment que l’Arabie Saoudite et la Turquie iront en Syrie et utiliseront les bombes nucléaires en leur possession. Mais il y a plus. Alors que les États-Unis visiblement travaillent avec la Russie sur le  cessez-le feu, soi-disant imminent, les États-Unis sont impliqués dans des intrigues bizarres, non seulement avec les Saoudiens et les Turcs, mais aussi avec "les coupeurs de tête modérés  ".

Voici ce que nous voyons et pourquoi John Kerry un plan-B [1] sous le coude.
• Les batailles le long de la route d'Alep démontrent clairement qu’ISIS/Daech a coupé lesfournitures militaires aux forces combattantes alliées à l'intérieur d'Alep,  ville qu’ISIS (ISlamic Israelian State) tenait en partenariat avec les unités de l'Armée Syrie Libre (ASL). L'idée de donner à l’ASL un "corridor" pour quitter Alep lors du prochain cessez le feu est absurde, car l’ASL a été, depuis longtemps, phagocytée par par ISIS et al-Nosra, et leur structure de commandement a cessé d'exister. Les chefs de l’ASL ont repris leur fonction de base comme auxiliaires des services secrets turcs  et la «piétaille» de l’ASL s’est fondue dans les mercenaires.
• Les États-Unis sont tout à fait conscients de cela et en sont entièrement complices. Les combattants saoudiens sont arrivés à la base aérienne d'Incirlik en Turquie, une base qu'ils partagent avec les États-Unis. La semaine dernière, l'Arabie saoudite a stocké 5 armes nucléaires tactiques (achetées au Pakistan) à Incirlik, destinées  à être utilisées contre les forces russes et syriennes dans le cadre de ce que John Kerry a appelé "Plan B."
• Maintenant, nous avons des informations que les services secrets turcs, hier matin, ont introduit une arme nucléaire tactique dans la ville d'Alep, pour l’utiliser comme moyen de chantage contre le gouvernement syrien, afin qu’il arrête ses opérations militaires à l'intérieur de la ville et qu’il laisse les « coupeurs de tête modérés » opérer tranquillement dans Alep.
• La Turquie participe activement aux opérations militaires dans la province de  Lattaquié, ayant déplacé son artillerie jusqu'à la frontière, avec l'appui de l'armée turque habillée comme les «coupeurs de tête modérés» d'ISIS, et  qui ont repris plusieurs villages.
Il est devenu de plus en plus clair que les États-Unis fournissent des renseignements et de l'aide militaire à ISIS en Syrie et en Irak, et que des commandants américains sont avec ISIS  «sur le terrain» dans  Raqqa, Deir Ezzor, Mossoul et jusqu'à récemment, Ramadi et Falloujah, où ils avaient exfiltré récemment les chefs d’ISIS par hélicoptère en plein jour [2] .
• La clé de tout cela, ce sont des événements à Erbil, la capitale de la région autonome kurde d’Irak. Là , des plans sont faits pour détacher cette région du gouvernement de Bagdad avec le soutien militaire du gouvernement turc qui a déjà envoyé des troupes en Irak en dépit des protestations du gouvernement irakien. L'intention de la Turquie est de créer  un "califat Barzani " allant de la frontière avec l'Iran, passant par des zones kurdes en Turquie et en prenant une large bande du nord de la Syrie. Barzani a signé un accord secret avec la Turquie pour lui permettre de purger les "communistes" de cette région (les communistes sont tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le "calife Barzani" ou le "sultan Erdogan"), ce qui, en réalité représenterait un nettoyage ethnique des Kurdes, similaire à celui de la Turquie contre les Arméniens en 1915. Barzani va enfin obtenir sa nation kurde, sauf que la Turquie a le droit de s’y immiscer, d’emprisonner ou de tuer qui elle veut et quand elle veut. De son côté, Barzani complote secrètement avec ses amis israéliens qui espèrent que M. Erdogan va tomber d'un escalier dans un accident "pas tellement accidentel".  Dans ce scénario, l’Arabie (qui veut échanger son parapluie protecteur américain par un « parapluie » protecteur israélien  va devenir "une terre promise" complètement soumise à Israël. Car , d'une part , l’Arabie ne contrôle plus ISIS, qui risque de se tourner, après sa défaite en Syrie, vers l’Arabie; et d’autre part, l’Arabie considère qu’Obama, dont le père est chiite, a définitivement opté pour l’Iran contre l’Arabie saoudite.

Source  : http://www.veteranstoday.com/2016/02/26/intel-drop-february-26-2016/

[1] Le "Plan B" américain en Syrie.

Bien que les parties en conflit aient convenu d'un cessez-le-feu, de hauts fonctionnaires à Washington ne cessent de parler d'un "Plan B" prévoyant d'éventuelles actions au cas où la trêve serait rompue. De nombreux républicains, y compris le favori de la course préélectorale Donald Trump, appellent à créer une zone de sécurité où un contingent supplémentaire pourrait être déployé en vue de protéger les réfugiés.  Selon le secrétaire d’État américain Kerry, l'exécution de ce plan est trop problématique: outre des avions, cette zone devrait disposer également de forces terrestres.
"Selon les estimation du Pentagone, la création d'une zone de sécurité qui soit effectivement opérationnelle nécessite entre 15.000 et 30.000 militaires. Sommes-nous prêt à sacrifier tant de gens à ces fins?", a-t-il demandé en s'adressant au Sénat.
Néanmoins, d'après M.Kerry, Washington se penche sur d'autres scénarios, tels celui décrit ci-dessus, dans l'éventualité où l'accord sur le cessez-le-feu ne serait pas respecté.

Pour confirmer que les Américains sont prêts pour la guerre nucléaire utilisant des nukes analogues à ceux fournis à la Turquie, les Américains viennent d'en faire une nouvelle démonstration ce jeudi 25/02/2016.
Glenn Beltz / Flickr
Un missile nucléaire Minuteman-3 désarmé a surgi de son silo souterrain sur la côte californienne et est monté en flèche sur le Pacifique. Ce test, qualifié de "test de routine", moins la tête nucléaire, est fait pour confirmer que le Minuteman fonctionne bien. Il est également un rappel à la Russie, à la Chine et à d'autres adversaires potentiels de la puissance américaine.
Le lancement de jeudi soir sur la base de Vandenberg  au nord de Los Angeles vient au milieu de l'inquiétude croissante au sujet de la guerre nucléaire qui se profile au Moyen-Orient.
Le lancement d'essai Minuteman a été le deuxième mois, et il a été suivi par plusieurs hauts dirigeants civils et militaires du Pentagone, dont le secrétaire adjoint à la Défense Robert Work.

[2]  IRAK. Les Américains exfiltrent les chefs daéchiens de Ramadi


VOIR AUSSI :

 Hannibal GENSERIC