lundi 15 février 2016

SYRIE. Plans "d'attaque nucléaire" par les perdants ?



La guerre  entre l’Axe de la Résistance (Syrie, Russie, Iran, Hezbollah) d’un côté et l’Axe du Mal (USA, Israël, Turquie, Arabie Saoudite) de l'autre, risque d’être relancée avec des interventions directes des armées arabes (du Golfe) et turque, et peut dégénérer en une guerre nucléaire de dimension mondiale, car ces derniers sont en train d'adapter leurs avions au transport d'armes nucléaires tactiques disponibles en Turquie, en Arabie et en Israël. 
Le 15 mars 2016, la guerre en Syrie, conflit régional d’envergure en passe de se transformer en guerre mondiale, entamera sa sixième année consécutive. C’est la date choisie par Ryadh et Ankara (et leurs alliés) pour lancer une nouvelle offensive contre la Syrie et l’Iran. En l’espace de quelques jours, des dizaines de chaînes satellitaires arabes propageant un discours ultra belliciste contre l’Iran ont surgi du néant. En parallèle, des Typhoon et des F-15 saoudiens mais également occidentaux (on évoque huit pays de l’Otan et deux du conseil de coopération du Golfe) ont été déployés dans des bases en Turquie méridionale. Ainsi, 35 avions saoudiens F-15 Eurofighter Typhon et F-16 ont atterri à la base turque d’Incirlik. La base d’Incirlik est seulement à 175 km d'Alep dans le nord de la Syrie, où les combats décisifs contre Daech se déroulent actuellement.
De leur côté, les Turcs transfèrent, depuis plusieurs jours, sur la frontière syrienne, leurs batteries d’artillerie Τ-155 Firtina depuis la Thrace orientale (frontière avec la Grèce). 
Les Saoudiens et les Turcs, en vue de cette invasion de la Syrie, ont créé un centre unique de commandement militaire.
Les Russes répondent avec l’envoi de 10.000 parachutistes vétérans de la guerre en Tchétchénie. Il s’agit de la 56ème brigade aéroportée basée à Kamyshin et du 7ème régiment aéroporté, basé à Νοvorossiysk.
On ne sait pas exactement comment une armée saoudienne ou turque peut lancer une invasion terrestre sur le sol syrien sans être immédiatement décimée par les aviations russe et syrienne,  sachant que l'espace aérien syrien est complètement fermé aux autres avions. A moins que Turcs et Saoudiens espèrent que la Russie, l'Iran ou la Syrie vont tirer le premier coup, et donner à la Turquie la possibilité d'appeler "au secours" les États-Unis ou même l'OTAN conformément à l'article 5 de celui-ci. Mais tout ceci ne tient pas compte d'un énorme "coup tordu" concocté conjointement par la triade mafieuse Israël - Turquie- Arabie. 
Trois options sont sur la table :
1- Utilisation des nukes [3] américains déposés à Incirlik,
2- Utilisation des bombes nucléaires achetées par l'Arabie au Pakistan,
3- Achat de nukes, prêts à l'emploi, auprès d'Israël.
Dans tous les cas, les spécialistes israéliens sont en train de former, à Incirlik,  les soldats saoudiens à l'utilisation des nukes et d'adapter les bombardiers saoudiens au transport et au largage de ces bombes.

1- Israéliens, Saoudiens et Turcs "volent" des nukes américaines

En effet, des services secrets occidentaux révèlent que ces derniers comptent « subtiliser » des bombes nucléaires tactiques américaines (B61-12 ) disponibles sur la base d’Incirlik, et qui, normalement, ne sont accessibles qu’à l’armée américaine. Dans ce cas, les Américains déclareraient probablement qu’ils se sont fait « gruger » par leurs maîtres israéliens et par leurs esclaves saoudiens et turcs. En somme, l'Axe du Mal voudrait organiser un faux hold-up, comme on organise un attentat sous faux drapeau.




Grâce aux secrets nucléaires américains donnés à Israël par le cabaliste Bush, les Israéliens  sont capables de déverrouiller les 5 niveaux de sécurité qui protègent ces bombes nucléaires.
Cette bombe nucléaire tactique est peut être l'arme la plus dangereuse dans l'arsenal de l'Amérique. La B61-12 a une puissance moyenne de 50 kilotonnes (environ le quadruple de la bombe de Hiroshima). Elle a la fonction de plusieurs bombes, y compris celles pénétrantes projetées pour « décapiter » le pays ennemi, en détruisant les bunkers des centres de commandement et autres structures souterraines dans une "première frappe" nucléaire. Elles peuvent être lancées à grande distance (environ 100 Km), et elles se dirigent vers leur objectif guidées par un système satellitaire. Ainsi efface-t-on, en grande partie, la différence entre armes nucléaires stratégiques à longue portée et armes tactiques à courte portée. Au moment du lancement, on sélectionne la puissance de l’explosion nucléaire selon l’objectif à toucher : par exemple, la plus grande pour détruire une ville entière, en rendant radioactive une aire vaste ; la plus petite pour détruire une zone particulière, en provoquant une radioactivité mineure.
B61s in storage at Incirlik.
B61-12 stockées à Incirlik
Selon les dernières estimations , les USA ont déposé aujourd’hui 70 bombes B61 en Italie, 50 en Turquie, 20 respectivement en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, pour un total de 180. Personne ne sait cependant avec exactitude combien il y en a effectivement.


Ici vous pouvez voir le dernier modèle de B61-12, arme testée en vol par l'USAF. 





2- l'Arabie utilise des Nukes achetés au Pakistan

Des sources non officielles à Riyad ont révélé que le régime saoudien est en possession de bombes atomiques, ajoutant que le régime saoudien effectuera son premier essai nucléaire bientôt. Daham al-Anzi, un analyste politique saoudien de premier plan, a dit au canal arabe ̎ Russia Today ̎ que Riyad a acquis des bombes atomiques depuis deux ans et procédera à son premier essai nucléaire dans quelques semaines.
",Pour les Saoudiens le moment est venu" a déclaré à l’époque un ancien fonctionnaire de la défense des États-Unis au journal britannique Sunday Times. "Il y a eu un accord de longue date entre les Pakistanais et la Maison des Saoud".
Selon le rapport Sunday Times, l'Arabie saoudite et le Pakistan ont bénéficié d'une relation mutuellement bénéfique depuis des décennies. L’Arabie Saoudite a donné des milliards de dollars au Pakistan en pétrole subventionné, tandis que le second a officieusement accepté de fournir à l’Arabie des ogives nucléaires.
«Les programmes d'armes nucléaires sont extrêmement coûteux et il n'y a aucun doute qu'une bonne partie du financement du programme d'armement nucléaire du Pakistan a été fourni par l'Arabie saoudite," avait déclaré Lord David Owen, ancien ministre des Affaires étrangères britannique de 1977 à 1979.
Kerry (janvier 2016): l’arme nucléaire ne protègera pas l'Arabie saoudite
L'Arabie saoudite est consciente que l'acquisition de l'arme nucléaire est une mission quasi impossible à réaliser et ne renforcera pas la sécurité du pays à la lumière de la forte détérioration dans les relations avec l'Iran, a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry.
"On ne peut pas acheter tout simplement une bombe et la transmettre", a annoncé John Kerry dans une interview à la chaîne CNN. Il a ainsi commenté l'achat par Riyad de bombes atomiques auprès du Pakistan.
La violation du régime de non-prolifération des armes nucléaires entraînerait des conséquences graves que les autorités du royaume ne peuvent pas ignorer, a rappelé le diplomate. "Il existe des conséquences graves. Je veux dire que cela peut impliquer de sérieuses complications. L'Arabie saoudite se doute qu'elle ne sera pas protégée ainsi. Et cela (l'acquisition d'une arme nucléaire, ndlr) ne sera pas une chose facile, car elles (les autorités saoudiennes, ndlr) seront soumises aux mêmes sanctions que l'Iran quant à la non-prolifération, les inspections etc."

3- Armes nucléaires israéliennes


La troisième option qui s'offre à la triade Israël-Turquie-Arabie est l'utilisation d'armes nucléaires israéliennes.
Des bombes à neutrons ont été utilisées au Yémen (Les Israéliens ont largué une bombe à neutrons sur le Yémen, à partir d’un F-16 israélien repeint aux couleurs saoudiennes), en Ukraine, en Chine [1] et ailleurs.Les Saoudiens prétendent détenir aussi ce genre de bombes à neutrons.
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L'AIEA dispose de la vidéo, dont est issue cette image, comme preuve
du bombardement israélo-saoudien par une bombe à neutrons au Yémen en Mai 2015
Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le ministre israélien de la défense a annoncé  que son pays aide les États du Golfe persique à acquérir des armes nucléaires.  Moshe Ya'alon a déclaré :  «Nous voyons des signes que des pays dans le monde arabe se préparent à acquérir l'arme nucléaire, ils ne sont pas prêts à attendre sagement, alors que l'Iran est sur le point d'avoir une bombe nucléaire ou atomique».  

Ya'alon n'a pas donné le nom des pays qui pourraient être intéressés à développer ou à acheter à Israël des armes nucléaires et a donné aucune preuve pour appuyer ses revendications. Cependant, il a ensuite fait une déclaration surprise que les pays du Golfe - officiellement hostile à Tel-Aviv en raison de son occupation de la Cisjordanie - ont tenu des réunions clandestines avec Israël.

"Non seulement la Jordanie et l'Egypte", a-t-il dit, se référant aux seuls pays arabes qui ont signé des traités de paix avec Israël après trois guerres israélo-arabes.

"Je parle des pays du Golfe et d'Afrique du Nord-Unis aussi. Malheureusement, ils ne sont pas ici pour écouter. Pour eux, l'Iran et les Frères musulmans sont l'ennemi. L'Iran est le méchant pour nous et pour les régimes sunnites. Ils ne nous serrent pas la main en public, mais nous nous rencontrons dans des locaux fermés. "

Israël est largement soupçonné d'avoir des dizaines de têtes nucléaires, bien que les statistiques officielles n'existent pas.

Israël possède  missiles balistiques Jericho-3 capables de transporter jusqu'à 1000 kg de charge à des distances de 4800 à 6500km. En outre, il est censé avoir une capacité navale de frappe nucléaire, en utilisant des missiles de croisière à capacité nucléaire de classe Dolphin. Israël a aussi des avions de combat F-15I et F-16I Sufa, qui peuvent être utilisés pour lancer des armes nucléaires tactiques et stratégiques sur de longues distances à l'aide de réservoirs de carburant externes ou par la flotte de ravitaillement en vol de Boeing 707 modifiés.

Daech s'y met aussi...

Daech dérobe des matériaux radioactifs hautement dangereux en IrakEn novembre dernier, des matériaux hautement radioactifs ont été dérobés dans le sud de l'Irak et sont présument tombés entre les mains de Daech, d'après les documents des autorités irakiennes auxquels Reuters a eu accès.



Il s'agit de 10 grammes d'iridium 192, précise le ministère irakien de l'Environnement, ces matériaux pouvant être utilisés pour créer une bombe sale. "Nous craignons que ce matériau radioactif ne tombe aux mains de Daech. Ils pourraient simplement l'ajouter à des explosifs pour faire une bombe sale", a affirmé un membre des services de sécurité irakiens, cité par Reuters. Le 15 février, des experts ont confirmé l'utilisation par Daech d'armes chimiques, à savoir de l'ypérite (gaz moutarde), contre les forces armées kurdes. Le 5 janvier, l'OIAC avait annoncé avoir découvert des signes d'utilisation de gaz toxique sarin. De plus, selon l'Agence centrale de renseignement (CIA) des États-Unis, les islamistes de Daech sont capables de produire eux-mêmes du chlore et de l'ypérite en petites quantités.Les matériaux étaient gardés, sous forme de capsules, dans un centre de stockage non loin de la ville irakienne de Bassora, dans le sud-est du pays, le centre appartenant à la société pétrolière américaine Weatherford. Les documents des autorités irakiennes signalent également que l'iridium 192 avait été dérobé avec habileté car le centre ne portait aucun signe d'effraction.


L’accord entre la Maison-Blanche et le Kremlin

La Maison-Blanche et le Kremlin sont tombés d’accord, lors de la conférence de Munich, pour reconnaître que la chute éventuelle de la République arabe syrienne plongerait l’ensemble de la région dans le chaos. De fait, ce qui était l’objectif initial de George W. Bush et d’Ariel Sharon est aujourd’hui redouté par Barack Obama.
Il semble que la Maison-Blanche ait renoncé à démembrer la Syrie et soit convenue avec le Kremlin d’empêcher le projet franco-britannique de création d’un pseudo-Kurdistan au Nord-Est du pays. Du point de vue US, il n’est pas question de laisser Paris et Londres redevenir des puissances coloniales au Proche-Orient, même si cet argument avait été utilisé pour les appâter et les impliquer dans l’opération « Printemps arabe ».
En définitive, la Maison-Blanche et le Kremlin ont utilisé Genève 3 pour laisser l’opposition (sponsorisée par l’Arabie saoudite et la Turquie) se discréditer. Cette opposition a en effet successivement refusé de négocier, puis a posé des conditions préalables et a finalement refusé unilatéralement de laisser circuler l’aide humanitaire, alors que Damas l’avait acceptée. La convocation du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), les 11 et 12 février 2016 à Munich, a permis à la Maison-Blanche de reprendre la main sur « ses » opposants, et principalement les néocons et les sionistes américains, dont le patron n'est autre que Netanyahu. 
En conséquence, la Turquie et l'Arabie Saoudite sont "mises au frigo"[2].
Enlisée au Yémen malgré un très solide soutien logistique et militaire américain, britannique et israélien, Ryadh est tentée de jouer à la "roulette russe". Les Saoudiens, grands pourvoyeurs des guerres de l’Empire anglo-sioniste, sont désormais prêts à dépenser plus de 10.000 milliards de dollars US dans une guerre contre la Russie, l’Iran et la Syrie. Dans un « monde libre » en pleine crise financière et économique, c’est l’opportunité du millénaire pour le complexe militaro-industriel occidental, et c'est la ruine assurée des Arabes du Golfe.
Hannibal GENSERIC




Guerre spatiale (Star Wars) : alerte rouge en Chine et en Russie

[2] Représailles militaires américaines contre la Turquie

[3]  Nuke
  • Une mini-nuke, terme popularisé dans les médias mais n'ayant aucune référence officielle, est une arme nucléaire tactique de faible puissance, une bombe utilisant le plutonium produisant une explosion d'une puissance variant entre 300 tonnes et 300 kilotonnes.
  • Nuke est une abréviation anglaise signifiant "Frappe nucléaire", formée de la première syllabe de Nuclear et de la dernière syllabe de Strike (Nuclear Strike).
VOIR AUSSI : Un Ex-terroriste révèle des plans de Daech de destruction de 4 grandes villes