lundi 12 octobre 2026

Midterms contre Ukraine : Trump tord le bras de Zelensky

Derrière le théâtre Trump, il y a le réel Trump : faire la paix au plus vite en Ukraine, dealer du diesel avec Poutine – la convoitise des immenses réserves de matières premières russes (les investisseurs du Golfe liés à Kushner et Witkoff lorgnent sur Lukoil) –, réduire la puissance allemande, avec la bénédiction anglaise, et abandonner la France au chaos macronien.

La fin de l’empire

 « La force de la cité ne réside ni dans ses remparts, ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses citoyens. » 
Thucydide, stratège et historien grec du Vème siècle avant Jésus-Christ.

Paradoxalement, la puissance américaine en plein déclin, voire en pleine déliquescence à divers égards, ne cesse de menacer le monde entier de ses foudres s’il ne se soumet pas au mode de vie américain. Donald Trump, qui ment comme il respire, semble avoir été mis en place pour être le Président de la déchéance américaine qui s’efface inexorablement devant la mise en place progressive d’un monde multipolaire, ou plutôt apolaire, plus respectueux des différences de cultures, de religions et de richesses des peuples, accélérée ces dernières années par une majorité de nations du monde lassées des destructions, carnages, horreurs génocidaires qu’elle a déployés partout avec ses alliés soumis, ou exigeants comme l’état d’Israël.

La guerre épuise l’économie saoudienne et creuse le déficit budgétaire du pays

Le journal Wall Street Journal est revenu dans un rapport sur les répercussions de la guerre sur l’économie de l’Arabie saoudite, estimant qu’elle menace de la faire plier sous la « récession » et aggrave le déficit budgétaire du pays.

Le quotidien précise que les retombées de la crise « dépassent les frontières de l’Arabie saoudite, le Royaume étant une source majeure de financement dans le secteur technologique mondial », ajoutant que Riyad fait face à des « pressions militaires croissantes », comparant certains quartiers de la capitale à un « champ de bataille ».

Quand ce chaos présidentiel prendra-t-il fin ?

 Les États-Unis rivalisent avec Israël pour le titre de “pays le plus détesté”.

Ce fut une nouvelle semaine épouvantable à Washington, le président Donald Trump s’étant illustré par une déclaration apparemment improvisée qui a égalé, voire surpassé, son effroyable prestation aux Nations unies, où il envisageait d’“anéantir” l’Iran et de le ramener à l’âge de pierre. Apparemment, la mort de plus de 90 millions de Perses pourrait satisfaire les pulsions sanguinaires de Donald lorsqu’il s’agit de massacrer des civils innocents, mais la dernière réflexion de notre bien-aimé leader l’a poussé à s’exprimer lors d’un meeting électoral dans le Nebraska, où il a laissé entendre qu’il pourrait bien envisager de poursuivre la guerre contre l’Iran, même si le prix à payer pour les Iraniens doit passer par des représailles entraînant l’anéantissement de certaines de nos villes.

dimanche 11 octobre 2026

Une goutte d'eau dans l'océan : l'accord de Trump sur le diesel russe… Pourquoi les volumes annoncés sont-ils dérisoires face à la pénurie mondiale de distillats ?

Vendredi soir, Donald Trump a annoncé qu'après un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, la Russie allait exporter du diesel vers les États-Unis et le reste du monde. Le Trésor américain a ensuite accordé une licence générale temporaire levant les sanctions sur le diesel russe jusqu'en avril 2027. Le président a promis que les prix du diesel chuteraient « de façon record » et « rapidement ». À trois semaines des élections de mi-mandat, avec un prix du diesel à 6,23 dollars le gallon, contre environ 3,67 dollars il y a un an et tout près du record de 6,52 dollars atteint le 22 septembre, je comprends l'intérêt politique de cette mesure. Mais face à l'ampleur de la pénurie, cet accord est dérisoire.

Israël et le Maroc entament des négociations avancées pour la vente du système de défense aérienne à longue portée « Fronde de David ».

 Le Maroc et Israël mèneraient des discussions avancées concernant une éventuelle acquisition par le Maroc du système de défense aérienne et antimissile à longue portée « Fronde de David », conçu pour intercepter les missiles balistiques tactiques, les missiles de croisière, les roquettes à moyenne et longue portée ainsi que les drones. Les négociations portent sur l'intégration possible de ce système, développé par Israël, au sein du réseau de défense aérienne marocain existant. Ce dernier repose sur des systèmes conformes aux normes de l'OTAN, notamment le MIM-104 Patriot américain, et sera prochainement renforcé par la livraison de chasseurs F-16 Block 72. Les discussions auraient dépassé le stade de l'évaluation initiale du système.

Le désaccord vire à la rupture : la délégation ukrainienne quitte les USA après l'accord de Don sur le diesel. Par Simplicius

Un désastre frappe les relations ukraino-américaines à un moment censé marquer un tournant dans les efforts de paix pour mettre fin à la guerre. Alors même qu'une délégation envoyée par Zelensky atterrissait à Miami pour une rencontre privée avec les proches collaborateurs de Trump, Kushner et Witkoff, le parrain Don a fait une annonce stupéfiante : l'embargo sur le diesel russe sera levé.

Et la raison qui a fait grincer des dents Zelensky : le refus du dirigeant ukrainien d'obéir aux demandes du Don de mettre fin aux frappes sur les sites pétroliers russes, du moins selon Axios :

L'Iran et l'Ukraine ne devraient pas faire preuve de mauvaise foi à propos de l'accord russo-américain sur le diesel

Ni l'un ni l'autre ne devraient être surpris que la Russie et les États-Unis privilégient leurs propres intérêts à ceux des autres.

L'accord russo-américain sur le diesel , annoncé vendredi par Trump, a des répercussions directes sur l'Iran et l'Ukraine. Concernant le premier, son blocus (imparfait) du détroit n'aura plus le même impact économique sur les États-Unis, sans parler des conséquences politiques potentielles à l'approche des élections de mi-mandat de début novembre. Quant au second, Zelensky s'en est déjà plaint sur X, et Trump, visiblement agacé par ce manque de respect flagrant , a ironisé en disant : « Je pense qu'il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président. »

samedi 10 octobre 2026

Moscou détruit la machine de guerre ukrainienne : usines, ponts et lignes d'approvisionnement sont attaqués.

En détruisant systématiquement l'industrie militaire, le système énergétique et les voies logistiques de l'Ukraine, la Russie compromet la capacité de l'armée ukrainienne à combattre et à frapper en territoire russe — de la production de missiles, de drones et de munitions à l'approvisionnement en carburant et au transport d'armes vers les lignes de front.

Les attaques des Houthis contre les aéroports saoudiens ont porté un coup dur aux projets d'investissement du Royaume.

Les Houthis du Yémen (Ansar Allah) perturbent les efforts de l'Arabie saoudite pour attirer les investisseurs internationaux et les dirigeants du secteur de l'énergie, avec des attaques contre les aéroports du royaume et des menaces explicites contre l'aviation commerciale incitant les compagnies aériennes et les entreprises à reconsidérer leurs déplacements avant deux conférences majeures à Riyad, a rapporté le Financial Times le 10 octobre.