mardi 4 août 2015

Initiative Poutine: Détails de la rencontre syro-saoudienne

Le présent article vient en complément de notre précédent article du 24/07/2015, intitulé
Initiative de Poutine : une réconciliation syro-saoudienne est-elle possible ?
Le journal libanais al-Akhbar  confirme la rencontre à haut niveau entre Syriens et Saoudiens, sans préciser d’où il tient cette information. À Riad, entre le chef du bureau de la Sécurité nationale syrienne le général Ali Mamlouk et le deuxième prince héritier et fils du roi saoudien actuel, Mohammad Ibn Salmane.
Et la rencontre a eu lieu grâce à une médiation russe !

H. Clinton, Juppé, Erdoğan, Daech et le PKK



La reprise de la répression contre les Kurdes en Turquie n’est que la conséquence de l’impossibilité de réaliser le plan Juppé-Wright de 2011. Alors qu’il a été facile de déployer Daech dans le désert syrien et dans les provinces de Ninive et d’al-Anbar (Irak), à majorité sunnite, il s’est avéré impossible de prendre le contrôle des populations kurdes de Syrie. Pour réaliser son rêve d’un Kurdistan hors de Turquie, Recep Tayyip Erdoğan n’a pas d’autre choix que la guerre civile.

L'ex Premier Ministre libyen: Sarkozy a bien reçu 50 millions d'Euros pour sa campagne de 2007

Condamné à mort lors d'un procès inique, l’ancien premier-ministre de Kadhafi, Baghdadi Ali Al-Mahmoudi, évoque ses conditions de détention. Et confirme que Sarkozy a reçu 50 Millions d'Euros de son "ami" Kadhafi.

lundi 3 août 2015

Retour de l’armée US en Irak ? La guerre sans fin : une juteuse affaire de famille

Malgré leurs désastreuses guerres d’Irak, les néo-cons dominent toujours le jeu de la politique intérieure et extérieure dans les hautes sphères de Washington, où les décideurs politiques continuent à travailler la main dans la main avec les think-tanks faiseurs d’opinion, pour maintenir le monde dans un état de tension maximale et continuer à diriger les flux d’argent en direction des projets militaires, processus que personnifient Robert Kagan et Victoria Nuland.

Moyen-Orient : la France est le caniche des ETATS-UNIS



 Renaud Girard est grand reporter international au Figaro. Il a couvert les grands conflits des trente dernières années. Il fait le point sur la politique étrangère française concernant l'Iran, la  Syrie, l'Europe. Il regrette le tournant atlantiste et néo-conservateur de la diplomatie française.

Un accord historique sur le nucléaire iranien a été conclu alors que la France s'est montrée en retrait. Laurent Fabius s'est rendu mercredi 29 juillet à Téhéran pour tenter de réchauffer les relations franco-iraniennes. La France a-t-elle été à la hauteur de l'enjeu?
Comme l'a dit l'ancien ambassadeur à Téhéran, François Nicoullaud, dans cette négociation menée avec succès par Obama, les Français n'ont joué que «les grognards ou les utilités». L'initiative a été américaine. Laurent Fabius a même tardé à recevoir l'ambassadeur d'Iran en France. Lors de la conférence de Genève II en janvier 2014, Fabius avait refusé la participation de l'Iran. C'était une position stérile! Comme le disait De Gaulle, «il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités.» L'Iran est évidemment un facteur essentiel dans la résolution de la crise syrienne. Ne pas inviter l'Iran alors que des puissances scandinaves l'étaient, c'était mener une politique non ancrée dans le réel. François Hollande a pris sur lui de livrer des armes à la pseudo Armée syrienne libre - des missiles Milan, des mitrailleuses 12.7 et 14.5 - ; elles se sont retrouvées au bout d'une semaine aux mains des Katiba islamistes. C'est l'un des plus gros échecs des missions récentes de la DGSE. Espérons que ces armes ne se retourneront jamais contre la France.
La France aurait-elle pu davantage exploiter une position de médiateur?
Je regrette de manière générale que ce ne soit pas la diplomatie française qui ait réussi ce deal historique, comme elle avait réussi par le passé à faire la paix entre les Américains et les Vietnamiens - je fais référence aux accords de Paris de janvier 1973. J'avais moi-même proposé, dans un éditorial du Figaro du 21 mai 2007, alors que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner venaient d'arriver aux affaires, que la France jouât le rôle d'honest broker (médiateur sincère) entre l'Iran et les Etats-Unis. Ces deux pays ne sont pas des rivaux naturels. Autour de la mer Caspienne, les rivaux naturels sont plutôt la Russie et l'Iran. Il me semblait qu'une fenêtre d'opportunité se présentait alors, celle de la politique française classique au Moyen-Orient, qui se caractérise par une certaine indépendance. Le fait que Sarkozy et Kouchner entretenaient de fortes relations d'amitié avec les Etats-Unis était paradoxalement un avantage, car l'Amérique n'aurait pas mis de bâtons dans les roues à une initiative française.
Le numéro 3 du régime, Ari Larijani, m'avait reçu le 24 mai 2007 à Téhéran pour me convaincre qu'une ingénierie était possible afin de ramener la confiance entre Occidentaux et Iraniens. Je l'avais amené dans le bureau de Bernard Kouchner fin juin 2007 et il lui avait répété le même message. Cette ingénierie a été trouvée par l'accord historique du 14 juillet 2015 à Vienne. Un arrangement a été trouvé pour rassurer les Occidentaux sur la non militarisation du programme nucléaire iranien. Évidemment, le Traité de non-prolifération dont l'Iran est signataire autorise les activités nucléaires civiles. Nous avons perdu huit ans, et c'est dommage.

Quelles peuvent être les conséquences économiques et politiques pour la France de ce «raté diplomatique»?La France avait une position exceptionnelle qu'elle n'a pas exploitée. On peut craindre que la France, dans les futurs gros contrats qui se noueront en Iran, se fasse dépasser par l'Allemagne, l'Italie ou les Etats-Unis. La politique anti-iranienne quasi obsessionnelle qu'a menée Laurent Fabius au début de son mandat a viré à une attitude plus rationnelle de l'exécutif français - quand Hollande a rencontré Rohani à l'ONU en 2013. J'approuve la visite de Fabius à Téhéran, même si je la trouve tardive. Je me réjouis que le président ait invité Rohani à Paris en novembre prochain.
Peugeot et Renault se sont respectivement retirés en 2012 et 2013 du marché iranien, en raison des sanctions américaines. Les Etats-Unis vont-ils profiter commercialement et économiquement de ce nouveau marché [Apple est déjà en train de négocier son retour dans le pays]?
La France a tellement peur des Etats-Unis que nous avons accepté que la BNP paie une amende de 9 milliards de dollars au Trésor américain, alors que la BNP n'avait violé aucune loi française, mais financé l'exportation de produits - ni trafic d'êtres humains, armes ou drogue - en provenance du Soudan, de Cuba ou d'Iran. La justice américaine a pris prétexte que ces transactions étaient libellées en dollars pour étendre l'application de la loi américaine et de ses sanctions commerciales aux relations entre une entreprise française et ces pays. En 1965, De Gaulle dénonçait «le privilège exorbitant du dollar». Aujourd'hui on assiste au privilège exorbitant de la justice américaine qui prétend appliquer sa loi au monde entier. Renault et Peugeot ont été victimes de pressions américaines, nous les avons hélas acceptées. Aujourd'hui, les entreprises françaises craignent d'agir par peur de s'attirer les foudres de la justice américaine. Elles regrettent que l'UE et ses Etats membres aient été incapables de les protéger le moins du monde. Après la scandaleuse amende imposée à la BNP, on aurait pu imaginer que l'Europe infligeât une amende de 15 milliards de dollars à Goldman Sachs pour avoir aidé le gouvernement grec à truquer ses comptes publics afin d'entrer dans la zone euro.

Au-delà du cas iranien, peut-on parler de tournant atlantiste de la politique étrangère française? Disons que Bernard Kouchner comme Laurent Fabius n'ont pas apporté de véritable succès à la diplomatie française. La crise russo-ukrainienne serait propice à une médiation de la France, ce qu'a commencé François Hollande le 6 juin 2014 en Normandie, et ce qu'il a poursuivi avec les accords de Minsk, tout cela, main dans la main avec Angela Merkel. La médiation française entre la Russie et l'Ukraine aurait aujourd'hui plus de poids si il n'y avait pas eu l'incompréhensible boycott en France du défilé de la victoire contre le nazisme du 9 mai 2015 à Moscou, et la ridicule affaire du refus de livraison des Mistral à la Russie. Le refus de respecter les engagements commerciaux sur les Mistral n'a rien changé à la balance stratégique dans cette région - où les Russes sont infiniment plus forts que les Ukrainiens - mais il a inutilement blessé les dirigeants russes.

Notre relation avec les États-Unis m'apparaît de plus en plus déséquilibrée. De Gaulle en son temps avait recadré les choses en affirmant que nous étions alliés, et non alignés. Mais nous sommes aujourd'hui alignés. Sarkozy a commis une erreur en faisant revenir la France dans le commandement intégré de l'OTAN, une organisation militaire dont les résultats ont été médiocres au Kosovo et en Afghanistan. C'est un signe de sujétion qui n'était même pas réclamé par les Américains. Cet esprit de soumission fait que l'on accepte l'espionnage de la NSA. Ce dernier, qui par l'intermédiaire de monstrueuses amendes a mené à la vente d'Alstom à General Electric. J'espère que nous n'entrons pas dans la négociation sur le TAFTA dans le même esprit de sujétion. L'équipe de l'UE composée de 28 Etats aux intérêts divergents entre malheureusement dans ces négociations moins bien armée que l'équipe américaine.La guerre en Libye s'est-elle inscrite dans cette même logique néo-conservatrice?
Nous avons détruit le régime de Kadhafi sans prévoir de solution de remplacement. Il y a trois règles d'or à respecter avant toute opération extérieure, hormis le respect nécessaire de l'ONU. Premièrement, une solution de remplacement après avoir destitué un dictateur. Deuxièmement: pouvons-nous garantir aux populations que nous venons «protéger» que leur situation sera améliorée après notre intervention? Troisièmement, cette intervention ménage-t-elle les intérêts à moyen et long terme de notre pays. Par qui Saddam Hussein ou Mouammar Kadhafi ont-ils été remplacés? En interrogeant aujourd'hui les Libyens, on perçoit clairement chez eux un regret de l'époque de Kadhafi où la liberté politique était certes inexistante mais où circulation, sécurité et éducation étaient assurées. A Bagdad, la population regrette aujourd'hui Saddam Husseïn qui, malgré ses nombreux défauts, maintenait un pays au fort taux d'alphabétisation. Aujourd'hui à Raqqa, on jette un homosexuel du haut d'une tour, en Syrie, on décapite les chrétiens. Un dirigeant ne peut se lancer dans une opération extérieure pour sa propre gloire ou pour de simples raisons de politique intérieure.
On n'a pas réfléchi aux intérêts à moyen et long terme de la France lorsque nous avons commencé cette guerre en Libye. Car l'effondrement du régime de Kadhafi a provoqué la déstabilisation de tous les pays amis de la France au Sahel, au point que notre ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait suggéré dans une interview au Figaro qu'il faudrait engager une deuxième guerre en Libye… pour corriger le chaos provoqué par la première. Kadhafi avait d'innombrables défauts mais il avait une qualité précieuse pour nous: il empêchait que son immense territoire fonctionne comme un appel d'air à l'endroit des candidats à la migration clandestine originaires d'Afrique sub-saharienne.

Comment expliquer l'évolution de la diplomatie française en cinquante ans de l'indépendance d'un De Gaulle à l'alignement des dirigeants actuels?Cette évolution est due à plusieurs facteurs: une fascination pour la puissance américaine, un manque de fierté, une façon de baisser les bras. Jusqu'à récemment, demeuraient certains principes de notre tradition diplomatique - comme lorsque Chirac a refusé de participer à la guerre d'Irak, décision soulignée par le discours historique de Villepin à la tribune de l'ONU. Cette évolution indigne est assez difficile à expliquer. Elle a été opérée par des gens qui pensent que la France est trop petite pour exister par elle-même et qu'elle ne vit que dans un grand bloc occidental dirigé par l'Amérique. Cette rationalisation du monde est contestable. Je pense au contraire que nous avons notre mot à dire, notre génie national. Notre alignement ne rend pas service à l'Occident. De Gaulle était beaucoup plus utile à l'Occident en portant une parole différente de celle des États-Unis, que ne le sont nos dirigeants atlantistes. Sur la guerre du Vietnam, sur le conflit israélo-palestinien, sur le dollar, le président français avait pressenti ce qui se passerait. En janvier 1969, quand Nixon arrive aux affaires, la première personne à qui il rend visite est le général de Gaulle, qui avait pourtant abondamment critiqué les États-Unis précédemment. Preuve que cette critique était productive et qu'on attendait précisément de la France qu'elle critiquât son allié. Qui aime bien châtie bien. Kissinger, qui avait assisté à l'entretien entre Nixon et De Gaulle au sujet du conflit israélo-palestinien, m'a rapporté que Nixon partageait sur ce sujet entièrement les vues du président français. Contrairement à ce que l'on pense, l'Occident attend de la France une analyse droite, autonome, responsable, de la situation internationale, et pas un comportement de caniche qui se révèle à la fin contre-productif pour les intérêts de l'Occident et la paix dans monde.

dimanche 2 août 2015

Le déclin de l’Amérique : subversion interne, structurelle et culturelle



Soixante ans d’identification des ennemis ont fait sentir leurs effets. Depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, l’Amérique est atteinte de la psychopathologie de l’anticommunisme qui veut que les ennemis assiègent partout la Forteresse de la Démocratie, alors qu’en réalité l’Ennemi est intérieur, rongeant, érodant les fondations démocratiques, qui sont elles-mêmes la base problématique d’une liberté authentique parce qu’alignée historiquement dès l’origine sur le capitalisme.

Impérialisme et propagande: L’occident repose sur des mensonges

L’édifice complet de l’occident est basé sur des mensonges. Il n’y a aucune autre fondation solide, que des mensonges. Ceci fait de la vérité un ennemi. Des ennemis doivent être supprimés, donc la vérité doit être supprimée.

samedi 1 août 2015

Si vous lisez ceci, vous risquez de ne plus jamais boire du Coca

Niraj Naik, un pharmacien britannique, a diffusé une infographie sur les effets néfastes du Coca-Cola (une canette de 33 cl) en une heure dans votre organisme. Le résultat est surprenant !

Wikileaks ternit le "Lustre" français et dévoile Sarkozy-la-serpillère

Surpriiiiiseeuuu… C’est Wikileaks… On n’attendait pas le site de Julian Assange sur ce terrain particulier, mais il a mis les pieds dans le plat sur un sujet très actuel. Celui de l’accord entre la France et les Etats-Unis pour le partage de données récoltées sur les câbles : l’accord Lustre. Voilà qui tombe au plus mal pour le gouvernement français qui survend depuis des mois son fantastique projet de loi sur le renseignement. Wikileaks a commencé à dévoiler le compte-rendu d’écoutes américaines à l’encontre de l’Elysée. Sous Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Et des quelques comptes rendus déjà dévoilés, apparait … une grosse claque.

Le lobby sioniste français oeuvre pour déstabiliser l’Algérie

Bernard-Henri Lévy, le «philosophe» français connu surtout comme étant un militant engagé dans la déstabilisation des pays arabes, notamment la Libye, tente de reprendre pied en Algérie.