vendredi 13 août 2021

L’affaire Mokrani et la révolte algérienne de 1871

L’Algérie traumatise et continue de traumatiser… en France et en Algérie ! Mon grand-père était colon en Tunisie et je suis né de cette étrange guerre. Les carottes étaient cuites depuis longtemps, mais ce qui mit le feu aux poudres fut le décret Crémieux qui accordait la nationalité aux Juifs, mais pas aux musulmans. [1]

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En lisant Édouard Drumont (tome II de La France juive, qui reste un livre parmi les plus importants pour comprendre le triste siècle écoulé) – dont le point de vue est certes antisémite, bien sûr – on découvre l’extraordinaire et oublié personnage du cheikh El Mokrani, modèle pour les 50.000 musulmans morts (certains l’oublient !) pour la France depuis cette époque qui croyait à la gloire et pas au bitcoin :
« L’insurrection éclata quand les populations musulmanes virent, à la fin de janvier 1871, les Israélites faire les fonctions de jurés.
Alors seulement, dit l’exposé des motifs du projet d’abrogation, ces populations, qui n’avaient pas été frappées de la déclaration du 24 octobre, ont compris qu’elles pouvaient devenir justiciables des Israélites indigènes.
Si cette interprétation des faits était contestée, on rappellerait que le Kalifa de la Medjana, Si Mokrani, en renvoyant la croix d’officier de la Légion d’honneur, a fait savoir qu’il aimerait mieux mourir les armes à la main que de tolérer l’affront fait à sa race, en plaçant les Israélites au-dessus d’elle. L’attribution du droit de siéger, faite à ces derniers, est donc à la fois prématurée et dangereuse ; elle a été, au moins, une des causes de l’insurrection
 ».

En face du politicien oblique comme Crémieux qui trahit le pays qui s’est confié à lui, il faut placer la noble et loyale figure de notre vaillant ennemi Sidi Mohamed Ben Ahmed El Mokrani.

Mokrani est la plus complète personnification de ces grands seigneurs arabes, tels que Fromentin s’est plu à nous les montrer sous les ciels aux tons fins qu’il peint si bien, à nous les raconter dans ses livres pleins de couleur.

Passionnés pour les belles armes et les beaux chevaux, superbes sur leurs étriers dans les brillantes fantasias, graves et dignes au seuil de leurs tentes, en souhaitant la bienvenue à leurs hôtes, fastueux, quand ils traitaient nos officiers, ces chefs, après de longues résistances, avaient été fascinés et séduits par la bravoure de nos soldats ; ils étaient fiers de porter sur leur burnous la Légion d’honneur, cette fleur aujourd’hui flétrie, cet emblème désormais prostitué qui, jadis, signifiait courage, talent ou vertu.

Ennemi terrible, ami sincère, Mokrani était digne de vivre au temps de Yousouf ben Ayoub Salah Eddine (Saladin)  et de combattre des chevaliers croisés. C’est par un fait d’armes digne des temps héroïques, dans un combat singulier qu’il avait gagné la croix d’officier, en tuant de sa propre main, au milieu de ses partisans, l’agitateur Bou Barghla.

Quand un officier français transmit au Bach-Aga le décret de Crémieux, il cracha dessus et le retourna à l’envoyeur en disant simplement : « Je n’obéirai jamais à un Juif ! ».

Cet homme qui avait toutes les générosités ne voulut pas attaquer la France aux prises avec l’Allemagne. Il attendit chevaleresquement que nous puissions disposer de toutes nos forces pour lutter. Ce fut alors qu’il renvoya sa décoration au général Augeraud et qu’en le remerciant courtoisement des égards qu’il lui avait témoignés, il lui adressa la déclaration de guerre qui se terminait par ces mots : « Si j’ai continué à servir la France, c’est parce qu’elle était en guerre avec la Prusse et que je n’ai pas voulu augmenter les difficultés de la situation. Aujourd’hui, la paix est faite et j’entends jouir de ma liberté ».

Mokrani tomba en héros ; il se fit tuer, ne voulant ni servir la France déshonorée, ni combattre plus longtemps un pays qu’il avait aimé, un pays dont il avait été l’hôte dans les fêtes de Compiègne et de Fontainebleau.

« Pour être plus sûr de mourir, il quitta, lui, le cavalier sans rival, ce cheval qui peut-être, dans un élan désespéré, eût arraché son maître au péril. Lui, le grand seigneur et, à pied, à la tête de sa troupe hésitante, il gravit la côte et marcha en avant jusqu’à ce qu’une balle vienne le frapper au front.

Il espérait que sa mort, annoncée par lui depuis plusieurs jours, mettrait fin à l’insurrection ».

Drumont ajoute dans une note : « La presse juive, pour déshonorer Mokrani, a soutenu que c’était la situation embarrassée de ses affaires qui l’aurait poussé à la révolte. Rien n’est plus faux. Les dettes mêmes de Mokrani avaient l’origine la plus honorable. Lors de la terrible famine de 1867-1868, il avait, avec sa magnanimité habituelle, emprunté des sommes considérables pour donner du blé aux hommes de ses tribus ».

Cela permet de rappeler que non seulement la conquête fit un tiers de morts chez les indigènes (données de Jean-Baptiste Duroselle), mais que la colonisation ne se passa pas toujours mieux qu’aux Indes.

Drumont rappelle qu’il était loin d’être le seul alors à crier dans le désert (lui pour les raisons que l’on sait, d’autres pour des raisons plus humaines) : Voici, d’ailleurs, quelques extraits du Rapport fait à l’Assemblée Nationale par M. de la Sicotière, au nom de la Commission d’enquête sur l’insurrection de 1871. (Tome Ier, n° 1416 g. page 305 et suiv.) : “C’est surtout parmi les Arabes les plus dévoués à la France que l’irritation et l’humiliation causées par la naturalisation se manifestaient. Ce ne sont pas les Juifs qui deviennent Français, disaient-ils avec amertume ; ce sont les Français qui se font Juifs” (Akhbar et Union de Sétif, Mai 1871) ».

Le 16 mars 1871, les troupes de Mohand Aït Mokrane, dit cheikh El Mokrani, attaquent Bordj Bou-Arreridj, dans la plaine de Medjana, obligeant les Français à évacuer la place. Les Amis de la Commune

Le 16 mars 1871, les troupes de cheikh El Mokrani, attaquent Bordj Bou-Arreridj, dans la plaine de Medjana, obligeant les Français à évacuer la place.
Gravure de Léon Morel-Fatio,L’Illustration, 1871.

Le général Ducrot écrivait en 1871 (La Vérité sur l’Algérie, Paris, in-8°, p. 49) :
« Le décret de M. Crémieux sur la naturalisation des Juifs mit le feu partout. »

L’auteur de la brochure : l’Algérie devant l’Assemblée nationale (1871) : « La naturalisation en masse a été une faute grossière. Les Indigènes ne pouvaient y voir et n’y ont vu qu’un acte de préférence que rien ne motivait à leurs yeux. Elle a eu dans les tribus un retentissement considérable, et la plupart des Indigènes se sont crus insultés dans leur amour-propre par cette disposition. »

On ne pouvait plus mal commencer avec les droits de l’homme en république. Elle envoya 250 Arabes pourrir et mourir en Nouvelle-Calédonie aux côtés des communards.

Par Nicolas Bonnal  18 décembre 2017
Source

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Mars 1871, l’insurrection algérienne d’El Mokrani et de Aheddad

😍 - Seddouk Oufella tadart-iw | Facebook 

Le village historique de Seddouk Oufella, à quelque 60 kilomètres au sud de Béjaïa, lieu de naissance du cheikh Aheddad,  a commémoré ce en ce mois d'avril 2021, le 150e anniversaire de l’insurrection du 8 avril 1871. Cette guerre éclair de près de 3 mois a été l’un des plus importants soulèvements populaires armés contre l’occupation coloniale française.

 Hommage à l'artisan de l'insurrection de 1871, Cheikh Aheddad : Toute  l'actualité sur liberte-algerie.com Cheikh Belhaddad - Seddouk Oufella

Elle avait a été menée par les deux leaders qu’étaient Cheikh Aheddad  (image ci-dessus) , autorité morale et chef spirituel de la puissante confrérie de la tariqa Rahmaniya, et le bachagha Mohamed El Mokrani, l’un des derniers descendants directs de la dynastie des Ath Mokrane qui avaient fait de la citadelle naturelle de la Qalaa des Ath Abbes la capitale de leur royaume qui a tenu tête aux Ottomans et aux Français et qui détenaient une partie du pouvoir dans l’Algérie d’avant la France coloniale.

REPÈRES HISTORIQUES

1832-1837 Abd El Kader s’élève contre l’occupation coloniale française, ce qui aboutit au traité de la Tafna.
1848 Après la reddition d’Abd El Kader, l’Algérie est officiellement proclamée «
territoire français».
1850-1870 Révoltes dans les Aurès et en Kabylie, réprimées dans le sang. La famine ravage l’Algérie.
Mars-avril 1871 L’insurrection kabyle conduite par El Mokrani et cheikh Aheddad s’étend aux régions voisines et couvre une grande partie du pays.

Cheikh El Mokrani (1815-1871) Le chef kabyle, en guerre contre la colonisation

Source : l’Humanité ; Lundi 5 Septembre 2011

C’est un fait historique trop peu connu: la Commune fut contemporaine de la première grande insurrection contre la colonisation française. En mars 1871, à la faveur de l’instabilité créée par la défaite de Sedan et du climat insurrectionnel qui gagnait Paris, de l’autre côté de la Méditerranée, en Kabylie, les confédérations de tribus s’organisèrent pour déclencher une véritable guerre contre la colonisation. L’insurrection, la plus importante, par son ampleur et son issue tragique, depuis le début de la conquête en 1830, fut conduite par un guerrier énigmatique et craint, cheikh El Mokrani, de son vrai nom Mohand Aït Mokrane.

Fils d’un chef coutumier de la région de Medjana , dans les hauts plateaux, El Mokrani, né en 1815, n’avait pas toujours incarné la rébellion contre les envahisseurs français. Les siens refusèrent, en 1830, de répondre à l’appel de l’émir Abd El Kader à combattre à ses côtés. El Mokrani lui-même fut désigné bachagha par les autorités militaires françaises à la mort de son père. Un rapport du gouvernement de la défense nationale le décrit, en 1871, comme «issu d’une famille ancienne et puissante, doué d’une bravoure chevaleresque, riche et libéral jusqu’à la prodigalité » et note qu’il « dispose en maître souverain de toutes les contrées avoisinant son commandement».

L’historiographie coloniale brosse de lui le portrait d’un « grand seigneur d’épée » dont la France cherche sinon l’appui, du moins la neutralité. Dans son Journal d’un officier publié en 1873 et relatant l’insurrection, le commandant Du Cheyron assure même qu’El Mokrani connaissait la France, « où la cour de l’empereur avait fait à sa grande distinction personnelle l’accueil le plus flatteur ». Les appétits des conquérants, l’arbitraire et l’injustice de l’ordre colonial se chargèrent de briser ce pacte tacite de non-agression.
Soumise en 1857 après avoir résisté à quatorze campagnes successives, au prix d’une dévastation d’une rare brutalité, la Kabylie ne s’était jamais résignée à la domination coloniale. De nombreuses révoltes avaient déjà éclaté en réaction à l’humiliation, à la confiscation des terres, aux déplacements des populations, au démantèlement de l’organisation sociale.
« C’en était fait de ces révoltes. Jusqu’au moment où la guerre contre la Prusse allait de nouveau réveiller les idées d’indépendance des indigènes », analyse Just-Jean Étienne Roy en 1880, dans son Histoire de l’Algérie. Surtout, la misère à laquelle était réduite la population, les famines, en particulier la grande famine de 1857, attisèrent la rébellion.

Dès le 12 juin 1869, le maréchal Mac Mahon alertait Paris: « Les Kabyles resteront tranquilles aussi longtemps qu’ils ne verront pas la possibilité de nous chasser de leur pays! » Plusieurs mois avant le début de l’insurrection, l’effervescence s’empara des communautés villageoises qui élurent, malgré l’interdiction des autorités coloniales, les tijmaain, les assemblées de villages.
Le 15 mars 1871, El Mokrani, à la tête d’une armée de 8.000 à 10.000 hommes, donna le signal de l’insurrection. Le 8 avril, l’appel au soulèvement fut relayé par le vieux cheikh Aheddad, chef spirituel de la confrérie des Rahmaniya, auquel répondirent 250 tribus capables d’aligner plusieurs dizaines de milliers de combattants. L’insurrection gagna rapidement l’Est et le Sud du pays. « L’insurrection s’étendit tout le long du littoral, depuis les montagnes qui ferment à l’est la Mitidja jusqu’aux abords de Constantine. Au sud de cette dernière ville, elle se propagea dans la région accidentée du Belezma
; elle se relia aux mouvements partiels jusqu’alors localisés vers la frontière et dans le Sahara oriental », relate en 1996 Maurice Wahl, ancien inspecteur général de l’instruction publique aux colonies. Les insurgés parvinrent même jusqu’aux portes d’Alger. Face à un tel soulèvement, l’armée coloniale se livra à une répression impitoyable. La défaite de la Commune de Paris permit à l’autorité militaire de reprendre la main en reconstituant une puissante armée d’Afrique: l’amiral de Gueydon mobilisa 100.000 soldats et un dispositif militaire supérieur à celui qui avait permis d’asservir la région en 1857.

Le 5 mai, El Mokrani fut abattu. « Dans une rencontre avec les troupes du général Saussier, il descendit de cheval et, gravissant lentement, la tête haute, l’escarpement d’un ravin balayé par notre mousqueterie, il reçut la mort, qu’aux dires des témoins de cette scène émouvante il cherchait, orgueilleux et fier comme il eut fait du triomphe », affirme le rapport du gouvernement de la défense nationale sur ces événements.

Avec El Mokrani disparaissait l’âme de l’insurrection. Celle-ci se poursuivit pourtant, neuf mois durant, et avec elle, une répression aussi sauvage que celle qui s’est abattue, à Paris, sur les révolutionnaires. Plusieurs dizaines de milliers d’indigènes furent tués. Au-delà des insurgés, toute la population fut prise pour cible. Des villages entiers furent détruits, des familles décimées ou jetées sur les chemins de l’errance par la barbarie coloniale. La rébellion écrasée, 450.000 hectares de terre furent confisqués et distribués aux nouveaux colons que l’on fit venir d’Alsace-Lorraine. Plus de deux cents chefs insurgés furent traduits devant la cour d’assise de Constantine en 1873 et condamnés à la déportation dans les bagnes de Cayenne ou de Nouvelle-Calédonie, où ils retrouvèrent les communards parisiens. « Nous vîmes arriver dans leurs grands burnous blancs, les Arabes déportés pour s’être, eux aussi soulevés contre l’oppression. Ces Orientaux (...) étaient simples et bons et d’une grande justice. Aussi ne comprenaient-ils rien à la façon dont on avait agi avec eux », écrit Louise Michel.

Des hommes ayant pris part à l’insurrection furent enrôlés de force pour la campagne de Madagascar. Au nom de la « responsabilité collective des tribus insurgées », La Kabylie se vit infliger une amende de 36 millions de francs or. Meurtrie, plongée dans le dénuement le plus total, la population vécut alors une véritable tragédie, dont la mémoire fut transmise de génération en génération par la littérature et la poésie orale.

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NOTES de H. Genséric

[1]  En octobre1870, le décret Crémieux (du nom d'Adolphe Crémieux) accorda la nationalité française aux seuls Algériens de confession juive (35.000 personnes):

No 136. - DÉCRET qui déclare citoyens français les Israélites indigènes de l'Algérie.

Du 24 octobre 1870.
LE GOUVERNEMENT DE LA DÉFENSE NATIONALE DÉCRÈTE :
Les Israélites indigènes des départements de l'Algérie sont déclarés citoyens français ; en conséquence, leur statut réel et leur statut personnel seront, à compter de la promulgation du présent décret, réglés par la loi française, tous droits acquis jusqu'à ce jour restant inviolables.
Toute disposition législative, tout sénatus-consulte, décret, règlement ou ordonnances contraires, sont abolis.
Fait à Tours, le 24 0ctobre 1870.
Signé AD. CRÉMIEUX, L. GAMBETTA, AL. GLAIS-BIZOIN, L. FOURICHON

Cette mesure discriminatoire heurta les autres communautés, notamment les Berbères.

VOIR AUSSI :

-  Les crânes d'Algériens, trophées de la colonisation française, rentrent au pays


guerre Algérie restitution crânes

Histoire: les crânes de résistants algériens enfin restitués par ... 

-  FRANCE : des primes pour "décapitations d'indigènes":  « … Un plein baril d’oreilles… Les oreilles indigènes valurent longtemps dix francs la paire et leurs femmes, demeurèrent comme eux d’ailleurs, un gibier parfait » (1). C’est en ces termes choisis qu’un général français racontait les exploits de ses troupes pendant la guerre de conquête de l’Algérie .
 «… Tout ce qui vivait fut voué à la mort… On ne fit aucune distinction d’âge, ni de sexe… En revenant de cette funeste expédition plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances ».

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Ce n'est pas uniquement le "scalp" que les "valeureux"
soldats français exhibent comme signe de victoire, mais toute la tête
des "sauvages Arabes" qui ose défendre son pays, sa famille et sa terre
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Photos souvenirs d'Algérie (Armée française)
Historique : La France restitue officiellement à l'Algérie les ...

 -  Colonisation de l'Algérie. "En 1830, Nous avons débordé en barbarie les Barbares qu’on venait civiliser" : Peu de gens le savent, les Algériens avant la colonisation française étaient nettement plus instruits que les colonisateurs français qui vont venir les massacrer et occuper leurs terres. Pour comprendre cette réalité historique passée sous silence durant des décennies, nous republions aujourd’hui des extraits d’un livre très important, mais méconnu en Algérie, écrit par un historien français qui avait révélé des vérités historiques gênantes et cruciales pour la compréhension des dégâts du colonialisme en Algérie

-  Rappel. La colonisation française de l'Algérie

Hannibal GENSÉRIC

7 commentaires:

  1. La Vérité sur l'invasion en Algérie de 1830
    René Vautier
    https://youtu.be/fCRjyosNhUk

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  2. Bon boulot. Noter aussi la cruauté de Tocqueville dans cette affaire.

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    1. Témoignage du lieutenant-colonel Lucien-François de Montagnac, officier durant la conquête d’Algérie (Lettres d’un soldat, 15 mars 1843):
      Toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d'âge ni de sexe: l'herbe ne doit plus pousser où l'armée française a mis le pied [...]. Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes: tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens.
      On croirait lire le Premier Sinistre israélien actuel.
      Malgré certaines réticences, de Tocqueville, comme la plupart de ses contemporains, se faisait l'avocat de mesures radicales dans la conquête de l'Algérie. Cette conquête apparaissait à l'époque comme une nécessité pour maintenir la France dans son entreprise d'expansion coloniale (à l'exemple de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de l'Italie, etc.).
      https://numidia-liberum.blogspot.com/2020/07/rappel-la-colonisation-francaise-de.html

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  3. JB Duroselle dans mon livre d'histoire de première (1960, Collection Nathan) parle d'un tiers de morts, par déportation et famine. Lamoricière a ensuite massacré avec Cavaignac la population ouvrière de Paris (Journées de juin 1848). Macron est du même bois. Je fais mardi une émission avec mon éditeur Dawed sur l'exception française.

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  4. Il n'y avait pas d'arabe en Tamazgha de l'Afrique du Nord, mais uniquement des Imazighen

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  5. Avant Crémieux, on a proposé cette reconnaissance aux juifs et aux arabes contre mettre en veilleuse leur religion. Seuls les Juifs ont accepté d´où Crémieux.

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