lundi 11 octobre 2021

Les forces françaises au Mali formeraient des terroristes

Des groupes terroristes de la région de Kidal, dans le nord du Mali, ont été formés par des officiers français, a affirmé le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga dans une interview accordée à RIA Novosti, affirmant que les deux tiers de son pays sont « occupés par des terroristes ».
Le Mali dispose de preuves que les forces françaises présentes sur son territoire, avec pour mission officielle de combattre les groupes terroristes, ont plutôt « entraîné » des terroristes, a déclaré vendredi le Premier ministre du gouvernement de transition à l’agence de presse russe RIA. Selon le responsable malien, la France contrôle désormais une enclave à Kidal, le Mali n’y ayant aucun accès.

« Ils ont des groupes terroristes là-bas, qui ont été formés par des officiers français. Nous en avons la preuve. Il y a une expression dans notre langue qui dit que lorsque vous cherchez une aiguille dans votre chambre et que quelqu’un, censé vous aider à la chercher, se tient debout sur cette aiguille, vous ne la trouverez jamais. C’est donc la situation qui se produit actuellement au Mali, et nous ne voulons pas la supporter » , a déclaré M. Maiga.
L’homme politique a expliqué que les terroristes qui opèrent actuellement au Mali « venaient de Libye », la France et ses alliés ayant détruit l’État libyen lors d’une intervention militaire malheureuse menée par l’OTAN en 2011. Au départ, Bamako souhaitait coopérer avec Paris dans la lutte contre les terroristes et demandait une aide en matière de données de renseignement et de soutien aérien. « Personne n’a demandé de présence au sol », a déclaré le Premier ministre.
Alors qu’« il y a huit ans, les terroristes n’étaient présents que dans le nord du Mali, à Kidal, aujourd’hui les deux tiers du pays sont occupés par les terroristes », a-t-il ajouté.

Mali: après la chute de Kidal, quelle va être la tactique des insurgés  touaregs ?
La région de Kidal est contiguë à l'Algérie,
qui est la véritable cible

En 2014, la France a lancé son opération Barkhane dans la région, après s’être associée aux autorités locales pour contrer et supprimer les groupes terroristes, y compris les terroristes liés à Al-Qaïda, et stabiliser la situation dans les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et Mauritanie – tous d’anciennes colonies françaises). Au début de l’année, le président français Emmanuel Macron a annoncé que son pays allait restructurer sa présence militaire dans la région du Sahel et fermer ses bases dans le nord du Mali, cette opération devant être achevée début 2022.
S’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, M. Maiga a déclaré que Paris avait pris cette décision sans préavis et avait abandonné son pays.
Depuis, une campagne diplomatique et médiatique massive a été menée contre le Mali, a déclaré le ministre dans la dernière interview accordée à l’agence de presse russe. Mais son État « ne veut que des partenaires fiables, agissant dans l’intérêt du pays », a-t-il déclaré, ajoutant que le Mali, étant une nation souveraine, « y a droit. »
Dans le cadre du conflit diplomatique entre Bamako et Paris, le président Macron, s’adressant aux médias français, a laissé entendre que l’actuelle administration intérimaire du Mali n’est « même pas un gouvernement. » Il a affirmé que sans l’implication de la France, le pays aurait été depuis longtemps envahi par les terroristes [1]. Le ministère malien des Affaires étrangères a convoqué l’émissaire français pour lui faire part de son « indignation et de sa désapprobation » face aux propos de M. Macron, tout en exhortant les autorités françaises à établir une relation fondée sur le « respect mutuel », en mettant l’accent sur la lutte contre le terrorisme.

Source Par RT – Le 8 Octobre 2021 via le Saker Francophone

Note du Saker Francophone : Si cette déclaration est exacte, cela montre que le gouvernement français adopte au Mali la même stratégie de déstabilisation cachée que le gouvernement étasunien en Syrie.

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[1] Macron a aussi nié l'existence de l'Algérie avant sa colonisation par la France.

Jeudi 30 septembre dernier, lors d’une réception organisée par l’Élysée au profit de jeunes français d’origine algérienne dont les parents ou les familles ont subi les séquelles de la guerre d’Algérie, le président français s’est félicité que la France se soit emparée des mémoires franco-algériennes.
 « La nation algérienne post-1962 s’est construite sur une rente mémorielle et qui dit : tout le problème, c’est la France », a affirmé Emmanuel Macron .
 « La construction de l’Algérie comme nation est un phénomène à regarder. Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c’est la question.

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61 consuls et vice-consuls français avaient défilé à Alger de 1564 à 1827…
Macron, qui a osé s’interroger sur l’existence d’une nation algérienne avant 1830, devrait apprendre un peu l'histoire de son pays qu'il mène à la trique pour le compte de ses  maîtres Rothschild & Co…

1 commentaire:

  1. Il est clair que l'opération Barkhane est au bénéfice de la France mais au détriment du Mali et de l'Algérie

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