lundi 30 mars 2026

Dostoïevski et la rage russophobe des européens

Déjà une fois le sort nous avait sauvés d’une façon analogue, à l’époque où nous voulûmes libérer l’Europe du joug de Napoléon : il nous donna la Prusse et l’Autriche comme alliées. Si nous avions vaincu seuls, l’Europe, à peine revenue à elle après la chute de Napoléon, se serait jetée sur nous. Grâce à Dieu, la Prusse et l’Autriche, que nous avons délivrées, se sont attribué tout l’honneur des victoires, à tel point qu’elles se vantent aujourd’hui d’avoir seules abattu le tyran, malgré l’opposition de la Russie.

DU CARACTÈRE GUERRIER DES ALLEMANDS

Dès que nous fûmes entrés en Allemagne, les six Allemands de notre compartiment se mirent à parler de la guerre et de la Russie. Je fus intéressé par leur conversation. Ce n’étaient pas des Allemands des hautes classes : il n’y avait là, certes, ni un·« baron », ni même un officier. Ils parlaient des forces militaires de la Russie. Avec une hautaine tranquillité, ils décrétaient que jamais notre pays n’avait été plus faible au point de vue des armements. Un solide Germain qui arrivait de Saint-Pétersbourg déclara du ton le plus capable que nous n’avions guère plus de 270 000 fusils à tir rapide ; que le reste du matériel consistait en vieux flingots retapés. Il n’y avait de préparé, selon lui, que soixante millions de cartouches, c’est-à-dire que chaque soldat ne pourrait tirer plus de soixante coups de feu, l’effectif étant d’un million d’hommes. De plus, les cartouches étaient mal faites.

Quelques mots que j’avais échangés avec le conducteur du train leur avait fait supposer que j’étais incapable de comprendre l’allemand. Mais si je parle très mal cette langue, je l’entends assez bien. Au bout d’un certain temps, je crus de « mon devoir patriotique » de riposter que tous leurs renseignements étaient inexacts. Ils m’écoutèrent poliment et m’aidèrent même à m’exprimer quand je ne trouvais pas un mot. Ils ne me firent aucune objection, sourirent même avec indulgence, convaincus qu’un Russe devait toujours se faire quelques illusions, et je suis sûr qu’ils ne changèrent pas d’avis.

En 1871, ils n’étaient pas aussi courtois. Je vis le retour de l’armée saxonne à Dresde. On avait organisé une entrée triomphale et des ovations. Il fallait voir le défilé ! Toute la vanité allemande, cette vanité qui rend si désagréable une race d’ailleurs de premier ordre, se donna alors carrière.

Et depuis cette entrée trop triomphale, la population de la ville ne perdit aucune occasion de blesser par des propos les nombreux Russes qui se trouvaient alors à Dresde. Même dans les boutiques où ils venaient faire leurs emplettes, on ne leur ménageait pas les prédictions désagréables :

Voilà que nous en avons fini avec les Français, leur disait-on. À votre tour, maintenant !

Nous fûmes victimes d’une inconcevable animosité subite et imprévue. Cela me parut étonnant, bien que je fusse habitué à entendre, à Moscou même, les Allemands répéter à tout bout de champ qu’ils détestaient les Russes.

Les journaux allemands mènent actuellement une campagne féroce contre la Russie qui veut, affirment-ils, s’emparer de l’Orient et, forte de son alliance avec tous les Slaves, se jeter sur la civilisation européenne pour la détruire. Le Golos, dans l’un de ses articles, a fait remarquer que ces provocations furibondes se produisent justement au lendemain des entrevues amicales des trois empereurs, et que c’est au moins bizarre.

Mars 2026 – Par Nicolas Bonnal                   Via Le Saker Francophone

Nicolas Bonnal

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COMMENTAIRE

Comme dirait l'autre, que voilà une bonne nouvelle.
Il est tant pour les colonisés occidentaux et autres de se libérer de l'emprise du maître et de le mettre définitivement à bas.

Ceci dit, n'ayant pas eu le temps de le faire en temps et en heures, je voudrais, si la modération le permet, revenir sur l'article ‟ Dostoïevski et la rage russophobe des européens ” du 30 mars 2026.

Les européens n'ont jamais vraiment considéré les Russes comme des européens mais plutôt comme « une race bâtarde avec un mélange de sang asiatique », ce qui les rendrait « plus enclins à la barbarie ».

« Nous avons été cloués en Europe pendant longtemps sans rien obtenir. L'Europe nous est hostile et nous lui avons pris très peu de choses ».
Comte Pavel Khristoforovich Grabbe
, 1789-1875, général de cavalerie russe, commandant des armées russes dans le Caucase.

La Russie, à l'époque comme aujourd'hui, était considérée par les Européens comme un empire despotique et obsolète, bastion des valeurs traditionnelles dont l'influence délétère et hostile sur l'Europe devait être repoussé vers ses semblables orientaux.

Malgré qu'une partie de l'élite intellectuelle russe, influencée par l'Europe, voyait la conquête de l'Est comme une mission civilisatrice dans le style du « fardeau de l'homme blanc », les élites européennes ne l'interprétaient pas moins comme une expansion orientale d'un peuple oriental.

« Il est bien connu que les ambassadeurs et les voyageurs européens qui sont venus en Russie au courant des 16e et 17e siècles considéraient la « Moscovie » comme un pays de l'Est et les comparaisons avec les sultans turcs sont même devenues monnaie courante pour les écrivains européens ».
V. O. Klyuchevsky
, 1841-1911, historien russe de la fin de la période impériale.

« Les manières (des Russes) sont si proches de celles des Turcs et leurs vêtements sont très similaires à ceux des Tatars et des Turcs ».
Sigismond Herberstein
, 1486-1566, diplomate, historien et membre du Conseil impérial du Saint Empire romain germanique spécialisé dans l'histoire et les coutumes de la Russie qu'il a fait connaître en Europe occidentale.

« Et jusqu'à aujourd'hui, ils (les russes) ont peu de caractéristiques européennes, et les caractéristiques asiatiques prédominent ».
Jacob Reitenfels
, 15e-16e siècle, Diplomate allemand.

« Leur forme de gouvernement est très similaire à celle des Turcs qu'ils tentent apparemment d'imiter, selon la position de leur pays et dans la mesure de leurs capacités en matière politique ».
Giles Fletcher, 16e-17e siècle, ambassadeur de la reine Elizabeth 1ère.

On voit bien là, cette tendance au séparatisme - consubstantiel à la mentalité européenne et, par extension, occidentale -, la preuve la plus évidente étant l'enracinement dans l'esprit des Européens, mais aussi de toute l'humanité, lavage de cerveau oblige, d'un continent européen qui n'est rien moins qu'une construction racialo-religieuse.
Tout comme, toute comparaison gardée, mais dans la lignée de la disposition d'esprit christiano-euro-occidentale, les quartiers "blancs" (eux-mêmes distincts et détachés des quartiers réservés à l'élite bourgeoise), séparés des quartiers "racialisés" dans nombre de pays se prévalant de prétendues valeurs républicaines et/ou laïques et/ou humanistes et/ou chrétiennes et/ou…, qui ne vont pas au delà du discours promotionnel et auto gratifiant.

En fait, nul besoin d'être Professeur émérite en histoire et géographie pour constater que la nommée Europe est la région ouest du continent asiatique, il suffit de regarder une carte de la planète pour s'en rendre compte instantanément.
Et tous les artifices du genre « le détroit du Bosphore¹ qui délimiterait la séparation du continent européen du continent asiatique », n'y changent rien.

le détroit du Bosphore¹ : Si on ne porte pas un regard libéré ou qu'on ne sache pas que ce fameux détroit n'est qu'un passage qui relie la mer de Marmara à la mer Noire, on pourrait penser de bonne foi que l'Europe est géologiquement un continent.
Hors ce détroit n'est en aucun cas une séparation comme celle qui dissocie l'Afrique, par exemple, et la partie extrême ouest de l'Asie connue sous le nom « Europe ».

En poussant la réflexion à son terme, toutes les cartes exposent la mer Égée qui est une mer intérieure du bassin méditerranéen et dont la largeur varie de 300 à 400 km, sa longueur étant de 600 km.
Comparez avec le Bosphore dont la largeur varie de 0,698 km à 3 km, sa longueur étant de 32 km.

La mer Egée intégrée dans le récit comme séparation de l'Europe de l'Asie, ferait par sa superficie, meilleure illusion.
Alors pourquoi avoir écarté la meilleure option, la mer Egée, et adopter la moins crédible, l'option Bosphore ?
Je laisse à chacun le soin d'y réfléchir et de partager, si voulu, avec les lecteurs le fruit de sa réflexion.

Le terme Eurasie qui désigne l'Europe et l'Asie comme un « SUPERCONTINENT UNIQUE » est en lui-même la confirmation de cette distinction obsessionnelle faite par les Européens, le «Eur» pour Europe étant accolé au «asie» pour suggérer, dans le cadre du continent unique, la primauté de l'Europe sur l'asie.
Or, si le continent asiatique est, certes, immense, il n'en demeure pas moins que l'Europe est son extrémité ouest.
Imaginez l'Afrique blanche (ainsi désignée par les empires coloniaux) se déclarer «continent» se distinguant ainsi de l'Afrique noire pour des raisons "raciales" ou autres, qu'en diraient les Européens ?

« Dans cet espace (du supercontinent unique)², la civilisation russe a joué, du moins pour le dernier millénaire, le rôle de pont entre ses deux extrémités³.
Daniele Perra
, Professeur italien à l'Université catholique du Sacré-Cœur, journaliste et conservateur.

(du supercontinent unique)² : Nd'Homo Sapiens.
ses deux extrémités³ : Il s'agit, tout le monde aura compris, du continent asiatique dont l'une de ses extrémités étant, à juste titre, la péninsule européenne.

« L'Europe n'est en fait rien de plus qu'une péninsule du continent horizontal, bien plus vaste, qui s'étend du Pacifique à l'Atlantique ».
Nikolaï Danilevsky
, 1822-1885, naturaliste, sociologue, historien, ethnologue et anthropologue russe.

Ceci rappelé, retour au cœur du sujet.
Les germains convertis au Christianisme trinitaire encadrés par les Chevaliers teutoniques (ordre de moines-soldats créé lors des croisades contre l'Islam et les musulmans), revendiquant (déjà !) un statut de "civilisateurs"⁴, déferlaient sur l'Est à l'assaut des Slaves orthodoxes et des païens⁵ présentés (déjà !) comme des sous-hommes.

revendiquant (déjà !) un statut de "civilisateurs"⁴ : Nous sommes au Moyen-âge - comme quoi ça vient de loin -.
L'autorité suprême étant l'Église, le Vatican la capitale du monde chrétien, de fait, toutes actions reposaient sur l'approbation des pontes qui siégeaient au vatican.
des païens⁵ : Dans païens étaient inclus les musulmans pourtant adeptes d'une religion abrahamique et monothéiste, les juifs étant désignés, quand à eux, comme le peuple déicide.

À noter que la distinction religieuse fut, avec le temps, progressivement complétée par d'autres distinctions (raciales, culturelles, civilisationnelles, scientifiques, politiques, humaines,…) et l'idée qu'il existerait un club exclusif de nations qui auraient le "devoir" d'exercer leur autorité sur le reste du monde est encore vivace aujourd'hui … d'où, entre autres, le séparatisme pratiqué en tout domaine, en politiques intérieure et extérieure, l'est aussi même dans la mort, la vie d'un chrétien, juif, athée ou autres occidental et d'un non occidental n'étant pas égale, le discours politico-médiatique et l'actualité font foi.

distinctions (raciales,…, civilisationnelles,…) : Ce n'est pas par quelconques infériorités si la transformation industrielle ne s'est pas produite en Russie, Chine, Afrique, monde musulman et en de nombreuses sphères, c'est, tout simplement, que ces sociétés, après l'élan respectif dont firent preuve chacune d'entre elles, sont devenues structurellement plus conservatrices.
Ces sociétés ont-elles anticipé, par sagesse (?), consciemment ou inconsciemment (?), que le lien qui existe entre la structure de la famille traditionnelle, socle de toute société, les valeurs qui en découlent et le chemin vers l'industrialisation pouvait leur être préjudiciable et, par extension, préjudiciable à l'humanité et à sa maison commune ?

Cependant, la civilisation bien comprise commence là où les vainqueurs et les puissants traitent les vaincus et les faibles avec humanité.

À partir de ce postulat, ni l'industrialisation et encore moins la technologisation et autres qui entravent et corrompent la nature humaine sont civilisatrices, n'étant que des moyens d'évolutions matérielles, fussent-ils, pour certains, qualitatifs.

L'occident pratique si bien le séparatisme chez lui - tout en en accusant l'indésirable⁷ - qu'il provoque et encourage le séparatisme ethnique, culturel et religieux chez les autres composantes humaines pour arriver à ses fins … à l'encontre des enseignements du Christ dont il (l'occident) se réclame.
Ajoutez-y le travail feutré des sayanim et autres puissants lobbys et les accusations tendancieuses fusent et inversent les rôles.

tout en en accusant l'indésirable⁷ :
Le musulman imaginaire, obsession française !
https://www.youtube.com/shorts/4ZOzEq25yTE

Les sages construisent des ponts - les irraisonnables, les insensés, les inconscients, les immoraux, les délirants, les dérangés, les forcenés, les déments, les haineux, les prétentieux, les gargantuesques voraces, les fauteurs de guerres et autres messianistes d'inspiration eschatologique, experts ès inversions accusatoires, creusent des fossés et batissent des barrières.

Dans son discours lors de la réunion annuelle du Club de discussion Valdaï d'octobre 2023, le russe Vladimir Poutine, Président de son État, a énuméré quelques principes sur les relations internationales prônés par la Russie dont, ci-après, ceux qui me semblent appropriés avec ce qui précède :
« Un monde ouvert et interconnecté OÙ PERSONNE NE CRÉE DE BARRIÈRES pour la communication des gens ».

 « L'essentiel est de libérer les relations internationales de LA MENTALITÉ DE GROUPE de l'héritage de l'ère coloniale et de la guerre froide ».
« La justice pour tous où chacun a accès à tous les bénéfices du développement ». (ce pourquoi, ni les Africains du temps de leur grandeur ni les Égyptiens ni les Arabes antiques ni les Indiens (Inde) ni les Chinois ni les musulmans ni quelconques composantes humaines malgré moultes découvertes, innovations et inventions n'ont imaginé et concocté le fameux et vil «brevet d'invention»..
« L'équité : personne ne doit plus se soumettre ou dépendre de ceux qui sont plus forts ou plus riches ».
Il conclut par :
« Ce sont les principes auxquels la Russie aspire à adhérer et invite d'autres pays à s'y joindre ».

L'occident serait-il prêt, en toute sincérité et en toute honnêteté, à y adhérer ?
Dans l'état actuel de sa psyché, il semblerait que ce ne soit pas à l'ordre du jour, bien que de plus en plus d'occidentaux souhaitent s'y rallier.

De surcroît, nombre d'occidentaux sont conscients du danger que fait planer l'occident sur l'humanité, occidentaux inclus :
« Il est grand temps que le peuple américain (et les peuples occidentaux)⁸ se réveillent face aux crimes que leur pays ont commis, et au fait que le reste du monde en est douloureusement conscient et se rebelle en conséquence.
Après avoir reconnu cela, les Américains (et les peuples occidentaux)⁸ pourraient enfin commencer à tenir leur gouvernement responsable de leurs actions et exiger qu'ils cessent de contrarier le monde par une violence non provoquée, et au lieu de cela, essayez de s'engager avec d'autres nations sur un pied d'égalité pour résoudre les problèmes pressants du monde de pauvreté, de maladie et de dégradation de l'environnement.
C'est la seule ligne de conduite qui puisse sauver l'humanité ».
Daniel Kovalik enseigne les droits de l'homme internationaux à la faculté de droit de l'Université de Pittsburgh, États-Unis, et est l'auteur du livre ‟Nicaragua : A History of US Intervention & Resistance”.
(et les peuples occidentaux)⁸ : Nde Homo Sapiens

Ceci souligné, la manière séculière de penser occidentale sur la Russie n'est rien moins que de la « russophrénie ».
« russophrénie » : Nouveau terme inventé par Bryan MacDonald¹ dans ‟Russophrenia, or How a Collapsing Country Runs the Worl” (Russophrénie, ou comment un pays qui s'effondre dirige le monde).
Bryan MacDonald¹ : journaliste irlandais. Il a travaillé pour de nombreux journaux irlandais et, parce qu'il a travaillé pour RT, est sanctionné par les Britanniques, interdit d'entrer au Royaume-Uni, ses comptes gelés, ce qui le poussa à émigrer en Russie.
L'histoire est malicieuse, hier on fuyait l'URSS, dont la Russie était le cœur, pour moultes raison dont la persécution en matière de liberté d'expression et, le masque étant désormais tombé, on fuit le "monde libre" pour trouver refuge en Russie.

La «phrénie» est une sorte de pathologie qui détermine la schizophrénie qui plane et s'acharne sur un pays et/ou ses habitants, une ethnie et/ou ses membres, une religion et/ou ses adeptes, des circonstances, des gens aux culture, mode de vie, etc… différents.

Pourtant, on devrait être admiratif et prendre en exemple la posture russe magnifiée par Vladimir Poutine lors d'une réunion du Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie en 2022 :

« Je suis Russe, et comme on dit, il n'y a que des Russes dans ma famille. Mais quand je vois l'héroïsme montré par ce jeune homme, Nurmagomed Gadjimagomedov¹¹, originaire du Daghestan, appartenant à l'ethnie des Laks, ou d'autres de nos soldats, j'ai envie de dire : Je suis un laks, je suis un daghestanais, je suis un tchétchène, un ingouche, un russe, un tatar, un juif, un mordve, un ossète,…. Il est tout simplement impossible d'énumérer les plus de trois cents groupes nationaux et ethniques de la Russie – je pense que vous me comprenez – mais je suis fier de faire partie de ce monde, du Peuple puissant, fort et multinational de la Russie ».

Nombreux auraient été fiers d'un tel discours sincères à l'adresse de ceux qui, bien que rabaissés au niveau de sous hommes, ont donné leur temps, leur santé, leur sang et leur vie pour aider à libérer la France en de multiples occasions dont des immigrés russes qui, en 1940, créèrent LE PREMIER groupe de résistance à l'envahisseur allemand.

Non content de ne pas être à cette hauteur, on s'est abaissé à l'ingratitude, non seulement, en ne célébrant pas leurs sacrifices, pire en les invisibilisant, et comble de la flétrissure, en pratiquant à l'égard de leurs descendants un ostracisme collectif sur de simples et infâmes prétextes ethniques et/ou religieux, d'un communautarisme imposé et autres motifs qui relèvent plus de l'alibi fallacieux que de la réalité historique et actuelle.

La gratitude disparaît avec la lumière ou quand la reconnaissance disparaît souvent quand on n'a plus besoin de soutien.
https://www.youtube.com/shorts/b7Pm30iXuDg

Nurmagomed Engelsovitch Gadjimagomedov¹¹ : Lieutenant de l'ethnie Lak, peuple caucasien du Daghestan de confession musulmane, qui bien que grièvement blessé, a poursuivi le combat jusqu'à se faire exploser avec une grenade, entraînant avec lui les militaires ukrainiens qui l'encerclaient.
Il a été décoré, à titre posthume, par décret du Président V. Poutine, du titre de Héros de la Russie et de l'Ordre « Al-Izzat » (Gloire, Honneur et Dignité) par la Direction spirituelle centrale musulmane de Russie.

(Pour les raisons citées et d'autres, toute comparaison entre l'impérialisme européen et, plus tard, nord-américain et l'empire russe - et même soviétique - serait assurément erronée).

De fait, les Européens n'ont accepté la Russie comme européenne que quand ils avaient besoin de son soutien politique ou militaire.

Ceci évoqué, je suis, pour les raisons qui suivent, personnellement d'accord avec les Européens dans le sens où la Russie n'est, effectivement, pas européenne étant intrinsèquement et spirituellement différente, fussent-ils (Européens et Russes) les fruits, entre autres, d'un même socle religieux, en l'occurrence le Christianisme.

En effet :

Les Russes ont une patience toute asiatique à l'opposé de l'impatience européo-occidentale.
Les Russes ne pratiquent ni n'encouragent le séparatisme ethnique, culturel, religieux,… ni chez eux ni à l'extérieur.
Les Russes ne posent pas un regard gourmand sur les richesses d'autrui.
Les Russes n'ont pas pratiqué l'esclavagisme animalisé.
Les Russes n'ont pas considéré et enseigné que d'autres composantes humaines étaient racialement, intellectuellement et civilisationnellement inférieurs.
Les Russes n'ont pas lancé de croisades contre ceux qui n'adhéraient pas à leur dogme ou croyance ou pour toutes autres raisons.

Les Russes n'ont pas traité les peuples orientaux assimilés à son empire de la manière raciste et exclusiviste propre au colonialisme européen, judéo-sioniste inclus.
Les Russes ne piétinent pas leurs accords et engagements.

Plus proche,
Les Russes n'ont pas financé et aidé les nazis d'hier et d'aujourd'hui à bâtir une armée puissante.
Les Russes n'ont pas atomisé des populations civiles pour dire au monde : Faites gaffe ! Désormais, c'est nous les boss !
Les Russes n'ont pas détruit les infrastructures, habitats, moyens de subsistance, d'instruction, d'éducation, de santé, lieux de culte, et, summum de la sauvagerie, assassiné des gens (tous sexes et âges confondus) innocents de tout crime par dizaines de millions voire une bonne centaine, si l'on remonte seulement à la fin de la 2e guerre mondiale, et ce, sans sourciller.

« Nous avons comme personne d'autre un droit moral d'agir avec émotion et à l'arrache depuis 2014. Mais nous ne sommes pas comme ça. Parce que si nous agissons avec les méthodes de notre ennemi, en quoi serions-nous meilleurs que notre ennemi ?
Nous ne nous pardonnerons jamais si, à court terme, nous gagnions en utilisant des tapis de bombes, en pilonnant la population civile. Pour nous, ce sera plus tragique que les pertes que nous assumons.
Nous ne sommes pas comme notre ennemi, la Russie frappe uniquement les cibles militaires et va s'en tenir à cette ligne. Utiliser les méthodes de Kiev qui vise les civils signifierait perdre toute humanité.
Le travail prend de l'ampleur en termes militaires, contre les installations militaires. Mais cela ne devrait pas concerner la population civile. CELA NE DEVRAIT PAS TOUCHER LES MÈRES AVEC LEURS ENFANTS DANS LES VILLES. Oui, l'ennemi a franchi ces lignes. C'est de la déshumanisation. Cela nous donne de la force. Nous comprenons contre qui nous luttons.
On serre les dents, on perd des êtres chers, nous traversons tout cela depuis 2014, mais cela ne nous a pas fait cesser d'être humains.
Perdre son humanité ici peut avoir des conséquences beaucoup plus graves pour notre pays. C'est pourquoi je soutiens ce que dit notre Président (V.Poutine) : « Il est nécessaire de rester humain ».
Dans son histoire, la Russie a déjà connu des défis comme celui-là et je suis sûr que nous réussirons ».
Denis Pouchiline, chef de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Pour conclure ce tableau en souffrance,
On n'a jamais vu les mains de la Russie derrière quelconques terroristes, changements de "régimes" et autres funestes pratiques.

Contrairement aux Européens, les Russes n'usent pas de condescendance ni ne donnent des leçons de ceci et cela, qu'ils ne s'appliqueraient, d'ailleurs, pas à eux-mêmes.

Et pour finir, les Russes sont plus enclins au pardon que les chrétiens d'Europe (catholiques et protestants) qui en sont à des années lumières alors qu'ils se réclament, comme les orthodoxes, du Christ.

Au vu de l'histoire et de l'actualité, il est clair, du moins en ce qui me concerne, que les Russes n'ont rien en commun avec les Européens et beaucoup avec les Orientaux, musulmans inclus. Hormis cela,
Hormis cela,
Les chrétiens d'Europe et, en général, d'occident affirment aimer le Christ, il est fort à parier, au vu de leurs turpitudes, que ce ne soit pas réciproque.

En prime pour celles et ceux qui auront eu la curiosité et la patience de me lire :
«.Les vraies valeurs ne se proclament pas ». Julia de Funès
https://www.youtube.com/shorts/AaD06QAgKdI

Homo Sapiens

 

10 commentaires:

  1. La moindre des choses lorsqu'on cite un texte et de citer l'oeuvre dont elle est tirée, l'édition et la page. Sinon, libre à chacun de faire dire n'importe quoi à n'importe quel auteur. A moins qu'on ne pousse le mépris du lecteur jusqu'à penser que puisqu'il ne connait pas le texte cité alors il peut crever dans sa crasse ignorance. Merci M. Bonnal de rectifier.

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  2. 2007 – 2024, 17 ans de menaces psychiatriques pour avoir tenté de freiner le génocide programmé du peuple de Palestine.
    Retour sur un historique d’une première tentative avortée d’internement psychiatrique en 2007, suivie 17 ans plus tard en 2024 d’un internement de 2 mois et demi prolongé par une année et deux mois de tutelle psychiatrique.
    Après la Préfecture de police de Paris, le Préfet de la Seine-Maritime finit le travail ordonné par le pouvoir sioniste en France.
    S’opposer au génocide d’un peuple est une maladie mentale dans la France soumise au pouvoir sioniste, l’acte de génocide étant devenu un acte dans la norme, un signe de bonne santé mentale. Le génocide est entré dans la normalité occidentale.
    Dossier avec des documents officiels authentiques de la Préfecture de police de Paris de 2007 ordonnant l’internement par son « Infirmerie spéciale » rue Cabanis (psychiatrique), de l’hôpital psychiatrique Maison Blanche de Paris de 2007, du Centre Médico-Psychologique de Paris l’Intermède de 2007, de la Préfecture de la Seine Maritime de 2024 et 2026.

    1 - Présentation du dossier lue en vidéo :
    https://the-key-and-the-bridge.net/17-ans-menace-psychiatrique.MOV

    Texte de présentation du dossier en HTML :
    https://the-key-and-the-bridge.net/17-ans-de-menace-psychiatrique-politique.html

    Exposé de l’affaire en HTML :
    https://the-key-and-the-bridge.net/presentation-du-livret-sous-format-html.html

    Le dossier avec les documents officiels authentiques en PDF et HTML :

    https://the-key-and-the-bridge.net/demander-l-application-du-droit-est-une-maladie-mentale.pdf

    https://the-key-and-the-bridge.net/demander-l-application-du-droit-est-une-maladie-mentale.html

    Le passé, 2006 :
    Manifestations tous les derniers samedis de chaque mois, à Paris, Place des Halles, la Fontaine des Innocents, les Rencontres pacifiques pour la Palestine, photographies :

    https://aredam.net/halte-au-genocide-des-palestiniens.html

    https://the-key-and-the-bridge.net/manifestation-rencontres-pacifiques-pour-la-Palestine-2006.html

    https://the-key-and-the-bridge.net/manifestation-rencontres-pacifiques-pour-la-Palestine-2006.pdf

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    1. Dans une démocratie, ce que pense la majorité n’a aucune importance.

      Ce qui compte, c’est ce que pensent les juifs

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  3. LORS de cette affaire en particulier, les RUSSES servirent de LARBIN.......contre NABOTLEON qui avait lui, beaucoup plus à leur offrir......Les ANGLAIS déjà à cette époque étaient à la manœuvre en EUROPE jusqu'à Moscou......Et dire que ce fut cette Russie qui sauva la France d'un démantèlement envisagé par les ANGLAIS (encore....) et les PRUSSIENS....

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  4. Germaine DOTEY - Je ne me substitue pas à monsieur Bonnal ni ne réponds pour lui.
    Pour autant, de mon point de vue, monsieur Bonnal n'a pas pour habitude de faire dire n'importe quoi aux auteurs qu'il cite (c'est peut-être le cas d'officines qui biaisent l'information) ni de mépriser le lecteur dans ses publications.
    Nicolas Bonnal est suffisamment cultivé pour ne pas étaler sa culture comme de la confiture.
    Je ne suis ni de sa famille et ne connait pas personnellement monsieur Bonnal, mais c'est toujours un plaisir de lire, son blog,
    - https://nicolasbonnal.wordpress.com/ - quand bien même je ne partage pas toujours ses points de vue.
    Pour revenir à votre interrogation, vous devriez essayez la lecture " Du journal d'un écrivain" de Dostoiëvski, 1875, 1876 et 1877.
    Traduit du Russe par JW Bienstocke et JA NAU, chez Fasquelle éditeur 1904. Vous y trouverez le texte et pourrez vérifier de vos propres yeux que la citation du texte est intégrale....
    Et pour conclure, recevoir un poisson ne vous fera manger qu'une fois, apprendre à pêcher vous rassasiera tous les jours.

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    1. Germaine DOTEY - A l'anonyme du 30 mars 17 : 32.
      Voilà le poisson : https://infolivres.org/livre/journal-dun-ecrivain-fiodor-dostoievski/
      Téléchargez, c'est gratuit.

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  5. Quand l'un arrive l'autre suit, pas bizarre, plutôt prévu.

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  6. Sortir des citations en dehors de son contexte est un sport additif.

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  7. Donc pas continué à lire, dès le début on se doute du reste.

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