FLASH INFO : Des informations font état d'une frappe américaine sur un site nucléaire souterrain présumé en Iran. Selon des informations non confirmées, l'armée de l'air américaine aurait frappé une installation souterraine présumée d'enrichissement d'uranium à Bukan, en Iran.
D'après les informations recueillies, l'installation aurait été dissimulée sous une laiterie servant de couverture.
Ces affirmations laissent également entendre que plusieurs scientifiques nucléaires iraniens ont été tués lors de la frappe et que le site a été entièrement détruit.
À ce stade, les principales agences de presse internationales n'ont pas encore confirmé l'existence de l'installation ni la frappe, et les détails restent flous.
Si cela se confirme, ce serait une avancée significative dans la campagne en cours visant l'infrastructure nucléaire iranienne. De plus amples informations sont attendues à mesure que les analyses des services de renseignement et les images satellites seront disponibles.
ORDONNANCE D'ENRICHISSEMENT PRÉSUMÉE
Quelques heures après l'attaque, INTEL CIRCUITS a commencé à diffuser des FLASH TRAFFIC affirmant que l'Iran avait ordonné à ses scientifiques nucléaires restants de « commencer immédiatement à enrichir l'uranium existant à un niveau militaire ».
Cette allégation n'est qu'une allégation. Si les services de renseignement disposent peut-être de preuves solides, ce n'est pas mon cas.
Je vous transmets les informations que j'ai reçues, mais il est essentiel que vous compreniez que je ne peux pas prouver l'allégation d'un ordre d'enrichissement. J'ai simplement été informé par une source très crédible et reconnue de longue date au sein de la communauté du renseignement qu'un tel ordre a été donné en Iran.
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Pour la Russie, cette crise est riche d'enseignements.
Leçon 1 : Les sanctions sont rarement l'étape finale
Les États-Unis imposent des sanctions à l'Iran depuis 1979. Au fil du temps, ces mesures se sont étendues, coordonnées et internationalisées. Washington a incité ses alliés et des pays tiers à réduire leurs achats de pétrole iranien et a renforcé leur application par le biais du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les sanctions n'ont jamais été utilisées seules. Elles ont toujours été associées à des frappes militaires, des opérations spéciales, des assassinats et des cyberattaques. Le schéma est bien connu : l'Irak, la Yougoslavie, la Libye, la Syrie et le Venezuela ont tous subi des variantes de cette même stratégie.
Une action militaire directe des États-Unis et de l'OTAN contre la Russie est limitée par la présence de l'arme nucléaire. Toutefois, cet effet dissuasif est partiellement contrebalancé par le soutien militaire massif apporté à l'Ukraine. Les forces ukrainiennes continuent de mener des frappes en territoire russe. De nouvelles crises le long du flanc oriental de l'OTAN, notamment dans la région baltique, ne peuvent être exclues.
Les sanctions et la force ne sont pas des alternatives. Elles sont souvent successives.
Leçon 2 : La pression est un phénomène à long terme
L'Iran applique depuis des décennies une stratégie d'usure. Ce qui a commencé comme un endiguement économique s'est transformé en une dégradation militaire progressive, avec des frappes répétées visant à affaiblir ses capacités sans l'occuper.
Ce modèle pourrait également définir la politique occidentale à l'égard de la Russie. La pression exercée sur Moscou ne disparaîtra pas en quelques années. Il s'agira probablement de plusieurs décennies. Même un assouplissement partiel des restrictions ne signifiera pas une levée totale, notamment en ce qui concerne les contrôles à l'exportation des technologies à double usage.
De même, toute trêve militaire sera vraisemblablement temporaire. Une escalade sous de nouvelles formes est possible. La capacité de résistance stratégique n'est donc pas une option, mais une nécessité fondamentale.
Leçon 3 : Les concessions ne garantissent pas le soulagement
L'accord nucléaire de 2015, officialisé par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU, prévoyait un allègement des sanctions contre l'Iran en échange de limitations de son programme nucléaire. Trois ans plus tard, Washington s'est retiré de cet accord et a imposé de nouvelles exigences.
Ce répit s'avéra temporaire.
Cette expérience influence la position de Moscou dans les négociations sur l'Ukraine. Le refus de la Russie de faire des concessions unilatérales risque de contrarier ceux qui privilégient une paix immédiate à tout prix. Cependant, la faible confiance entre Moscou et Washington, ainsi qu'entre Moscou et Kiev, rend tout compromis unilatéral stratégiquement dangereux. L'expérience iranienne confirme cette logique.
Leçon 4 : Les dirigeants sont de plus en plus souvent pris pour cibles
Historiquement, les changements de régime ont souvent suivi une intervention militaire. Mais l'élimination ciblée des hauts dirigeants n'était pas toujours l'objectif principal. Aujourd'hui, c'est de plus en plus le cas.
L’assassinat délibéré de hauts responsables iraniens marque un tournant. La Russie est pleinement consciente de la vulnérabilité de ses hautes personnalités. Les assassinats et les actes de sabotage sur le territoire russe ne sont plus rares.
La sécurité des dirigeants nationaux ne se limite plus aux services de renseignement. Elle englobe l'intégrité du contre-espionnage, l'efficacité de la défense aérienne et la résilience du système militaire dans son ensemble. Dans les conflits modernes, le pouvoir lui-même est un champ de bataille.
Leçon 5 : L'instabilité interne attire les pressions extérieures
Avant les frappes, l'Iran était confronté à d'importantes manifestations intérieures. Les difficultés économiques et les tensions politiques ont fragilisé la cohésion sociale. Les acteurs extérieurs ont interprété ces troubles comme un signe de vulnérabilité.
L'histoire montre comment les fractures internes peuvent accélérer l'effondrement. La Libye en est un exemple. La dissolution de l'URSS en est un autre, un cas où la dégradation économique et politique interne s'est avérée décisive, même sans invasion directe.
Pour la Russie, la leçon est claire : la stabilité intérieure est synonyme de sécurité stratégique. Une gouvernance efficace, des réformes, des mécanismes de contrôle et la confiance entre la société et l’État ne sont pas de vains idéaux ; ils constituent aussi un rempart contre l’exploitation extérieure.
Leçon 6 : Les « chevaliers noirs » ont des limites
L'Iran a atténué les sanctions en commerçant avec des pays disposés à défier ou à contourner les pressions occidentales, ce que l'on pourrait appeler les « chevaliers noirs ». La Chine, l'Inde, la Turquie et d'autres ont continué à acheter du pétrole iranien à prix réduit.
La Russie a également réorienté ses flux commerciaux vers la Chine, l'Inde et d'autres partenaires. La diversification des échanges peut permettre d'atténuer les sanctions.
Mais les alternatives économiques ne se traduisent pas par des garanties militaires. Les partenaires commerciaux de l'Iran ne sont pas intervenus militairement en sa faveur. La Russie, elle aussi, ne devrait pas présumer que la coopération économique implique des obligations de défense.
L'implication des forces nord-coréennes dans la région russe de Koursk demeure l'exception, et non la règle. Moscou reste responsable au premier chef de sa propre défense et de celle de ses alliés de l'OTSC. La résilience économique ne saurait se substituer à la puissance militaire.
Leçon 7 : L’équilibre doit être crédible
L'Iran n'est pas sans défense. Ses frappes de missiles et de drones témoignent de sa capacité et de sa détermination. Des actions telles que la tentative de restreindre la navigation dans le détroit d'Ormuz démontrent une volonté d'accroître le coût humain et financier. Pourtant, les États-Unis et Israël semblent juger la riposte iranienne douloureuse mais acceptable.
La dissuasion ne repose pas uniquement sur les capacités, mais aussi sur la sensibilité de l'adversaire aux dommages. Lors d'un affrontement prolongé, la tolérance aux pertes peut augmenter. Le XXe siècle a démontré comment l'escalade politique peut éroder la retenue, même dans le domaine nucléaire.
La Russie dispose d'une capacité de riposte bien supérieure à celle de l'Iran. Mais cela ne suffit pas à garantir la stabilité. Un adversaire qui estime les dégâts supportables peut poursuivre l'escalade. La crise iranienne révèle un état d'esprit plus profond qui se dessine dans la politique mondiale : une détermination fataliste. Les grandes puissances semblent de plus en plus disposées à prendre des risques et à accepter l'instabilité, ce qui est peut-être la leçon la plus inquiétante.
Les événements en Iran ne constituent pas un épisode régional isolé. Ils s'inscrivent dans une transformation plus large du système international. Dans ce contexte, les sanctions se muent en frappes, la négociation côtoie l'usure du processus, et les dirigeants eux-mêmes deviennent des cibles.
Pour la Russie, le message est grave mais clair : la persévérance, la cohésion intérieure, une dissuasion crédible et la patience stratégique sont bien plus que de simples nécessités temporaires. Elles constituent les conditions déterminantes de notre époque.
Par Ivan Timofeev , directeur de la programmation du Club Valdaï
Cet article a été initialement publié dans Kommersant , puis traduit et édité par l'équipe de RT.
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Rappel
Les Usraël larguent leurs bombes de loin, ils ne survolent pas l'Iran de peur de se faire descendre: Beaucoup de lecteurs n'ont pas encore assimilé de constat:
H: Geséric
intox
RépondreSupprimerSi cela est VRAI.....On pourrait dire qu'en dehors des scientifiques et ingénieurs les AUTRES IRANIENS sont STUPIDES !!! Ils se devaient de savoir que ces bombes peuvent pénétrer à +60 mètres. Ils devaient donc MIEUX protéger leurs précieuses installations et surtout leurs rares scientifiques en la matière plutot que de prendre le risque de les exposer, à se faire finalement exploser! Quelle idée à la CON comme les Israéliens de mettre une installation nucléaire SOUS une laiterie avec les 10.000 agents sionistes qui surveillent TOUT.....C' la énième fois que les services de sécurité Iraniens agissent comme une police politique et NON en PROFESSIONNELS de la sécurité globale des segments les plus sensibles du pays. Comme de laisser Khameini tenir une conférence de très haut niveau avec les principaux membres de l'état dans SA MAISON en TEMPS de GUERRE...C' une KONNERIE sans NOM: JACKPOT pour Israël 1 Coup: le GUIDE et 20 très hauts cadres de l'état OBLITÉRÉS : SI BIEN qu'en CE moment les DIVERS CLANS au lieu de mener cette GUERRE existentielle, se font la guerre entre eux....
RépondreSupprimerC'est ENCORE +++ STUPIDE que d'annoncer ENRICHIR leur uranium à un niveau militaire....C' déjà donner à ISRAEL et USA un argument massif, genre "on vous l'avait bien dit..." et même au pire possiblement pour Israel de vitrifier une partie de l'Iran. En la matière à l'exemple d’Israël FAIRE.....et LAISSER DIRE.....NIER au BESOIN !!!!
ESPERONS malgré tout...que ces "philosophes" ont déjà quelques bombes prêtes à être lancées SI.......
Où est la défense anti aérienne miracle russe ou chinoise dont certains sur ce site se gargarisent depuis des semaines?
RépondreSupprimerPour la RUSSIE c' du VENT comme d'hab. La CHINE observe pour le moment......Elle fournit des informations passives via ses satellites et moyens d'écoute :MAIS si les ricains tentaient d'attaquer au sol......Alors la Chine lâchera les chevaux. On peut supposer qu'elle collecte des données électroniques sur les avions US et Israéliens pour la suite....
RépondreSupprimerLa CHINE ne PEUT PAS laisser TOMBER l'IRAN pour une RAISON STRATÉGIQUE (voir la carte de la région) Autrement ce serait contre ELLE,le principe des dominos.....IRAN..... AFGHANISTAN.....Tadjikistan.....PAKISTAN etc....Et au FINAL son ENFERMEMENT !!!