Lors de la sortie de L’étranger, le film d’Ozon, je me suis demandé : pourquoi adapter maintenant ce roman sinistre et ringard ? Bien sûr, on pouvait répondre en pensant à la passion de Macron pour Camus, et aux tensions actuelles entre la France et l’Algérie. Mais, en lisant le livre magistral d’Olivier Gloag, Oublier Camus (2013), on réalise à quel point la situation de « l’Algérie française », et celle de la Palestine judaïsée sont semblables, et que la bonne conscience coloniale de Camus peut servir à neutraliser les horreurs du génocide en Palestine, comme elle sert à donner un visage humaniste à la colonisation française en Algérie.
L’Algérie était, comme l’est la Palestine, une colonie de peuplement, ce qui permet aux colons de s’imaginer que le pays qu’ils occupent est le leur. Camus s’imaginait algérien, et criait, comme les autres colons, son amour de l’Algérie ; c’est sans doute à partir de là qu’on a pensé qu’il était anti-colonialiste, comme le prétendent les critiques de droite et l’institution scolaire – mais Camus aimait l’Algérie sans les Algériens (comme O. Gloag, je désignerai par le terme d’Algérien, que les colons français s’étaient approprié, les indigènes que les colons appelaient « les Arabes » ou « les musulmans), et il la voulait partie intégrante de l’Empire français ; c’est ce que montre Gloag en étudiant précisément, dans leur contexte, les déclarations, mouvantes et souvent ambiguës, de Camus.
Dans les années 30, Camus est favorable à une réforme (légère) du statut des Arabes : était-il donc favorable à la cause de l’indépendance ? Nullement : il craignait que la cruauté du système et l’humiliation systématique des Algériens ne favorisent le mouvement indépendantiste, et estimait, comme le Prince Salina du Guépard, qu’il fallait changer quelque chose pour que tout reste comme avant. Mais les colons bloquèrent toute proposition de la métropole pour améliorer le statut des Algériens. Déçu par son incapacité à influencer les colons, Camus se met en retrait, mais les événements historiques l’obligeront à intervenir de nouveau.
A la fin de la IIe Guerre Mondiale, à partir justement du 8 mai 1945, ce seront les massacres de Sétif et Guelma. Du fait des violences des colons, les manifestations des Algériens devinrent des émeutes, qui provoquèrent la mort de 102 pieds-noirs (curieusement, Wikipédia annonce d’abord 1165 morts, chiffre donné par les autorités à l’époque, et ne rectifie qu’en fin d’article, sous la rubrique « bataille de chiffres »). Le soulèvement du Nord-Constantinois fut écrasé par l’armée : 41 tonnes de bombes déversées sur les villages, et 10000 morts (estimation française), 17000 (estimation américaine), ou 45000 (estimation algérienne) – bref, conclut Wikipédia, entre 3000 et 30000 morts chez les Algériens ! On ne se soucie guère de compter les morts arabes, que ce soit en Algérie ou à Gaza. On remarque aussi le même type d’équivalence que celui pratiqué par les Israéliens, de façon plus drastique : 100 morts arabes pour 1 mort français, 10000, 20000, 30000 ... morts palestiniens pour un mort juif.
Comment réagit Camus, qui était en Algérie pendant les massacres ? Dans un article, il parle de « désirs désordonnés de puissance et d’expansion »... chez les Algériens (!), et d’une nécessité de justice et d’humanité chez les Français : aucune condamnation des massacres perpétrés par des colons et par l’armée, seulement des propos lénifiants, mais en fait cyniques, qui constituent une véritable insulte à l’égard des Algériens. Les événements, dit-il encore, laissent, chez « les masses arabes un sentiment de crainte et d’hostilité », mais, chez les colons, « un ressentiment profond et indigné » : on appréciera la différence de force de ces termes, dont on peut conclure que ce sont les colons qui ont été traumatisés ; par contre, Camus stigmatise la « haine » qui anime les Algériens, et appelle donc les autorités à lancer une sorte de Kulturkampf, pour conquérir les cœurs des Algériens.
Quel est le point commun entre Eugène Sue (Les Mystères de Paris, 1842), Alexandre Dumas (Le Comte de Monte Cristo 1844 ), Victor Hugo (Les Misérables 1862) et Camus ? Ils expédient en Algérie les gêneurs, criminels (tel Thénardier), ou repentis ayant besoin d’expiation, se réhabiliter ou donner un sens à leur vie en faisant le coup de feu contre les indigènes ou, au mieux, en leur expliquant les bienfaits de la colonisation : « à l’heure où tant de jeunes Français cherchent une voie et une raison de vivre, on trouvera peut-être quelques milliers d’entre eux pour comprendre qu’une terre les attend, où ils pourront à la fois servir l’homme et leur pays ». Camus compte sur eux pour renforcer la position des Européens face aux Algériens, de même qu’Israël, depuis son installation, incite le plus possible d’Occidentaux à s’installer en Palestine pour contrer la démographie palestinienne. L’Algérie, comme la Palestine, apparaît comme une Terre Promise vierge qui n’attend pour s’éveiller et parvenir à la civilisation que l’arrivée des Occidentaux. Le ton onctueux, patelin, papelard de Camus est insupportable.
Mais Camus ne soutient pas seulement le colonialisme en Algérie (pour lequel il pourrait faire valoir des raisons sentimentales) : le 8 mai 1954, après Dien Bien Phu, il compare ses sentiments à ceux qu’il éprouvait lors de l’invasion allemande : « Comme en 40, sentiment partagé de honte et de fureur », sentiment provoqué (précisons-le) par l’abandon par la France des braves soldats massacrés par les Vietnamiens.
Malgré son humanisme abstrait et iréniste, Camus ne peut pas cacher son soutien au colonialisme. Chaque fois que, pendant la guerre d’Algérie, des intellectuels de gauche lui demanderont de s’associer à eux pour demander la grâce d’un condamné politique algérien, Camus refusera. Pourquoi alors s’obstine-t-on à essayer de le dédouaner ? Gloag nous donne la réponse : il est une « icône utile » qui permet de croire qu’on pouvait concilier humanisme bienveillant et colonialisme, et de mythifier l’histoire de France.
Mais il faut même parler, dans le cas de Camus, de racisme : une analyse honnête de L’Etranger et de La Peste ne laisse aucun doute. La lecture de ces deux romans, et surtout le deuxième, laisse une impression de malaise et même de dégoût que, lorsque je les lisais étant adolescente, j’étais incapable de m’expliquer ; avec plus de maturité, on comprend que ce dégoût est celui que suscite le racisme. Il faut revenir sur ces textes, armé des analyses et des mots de Gloag.
L’aspect le plus frappant de L’Etranger, c’est « le déni de l’Arabe en tant qu’homme » ; ce déni « prend la forme d’une indifférence qui n’est pas expliquée mais plutôt offerte comme un fait presque neutre, comme une évidence indubitable ». Camus vide Alger de sa population arabe, à l’exception de quelques figurants qui ne sont là que pour les besoins de l’intrigue et qui disparaissent sans explication dès qu’ils ont joué leur rôle ; ils resteront tous anonymes. Mais le personnage du frère de la maîtresse de Raymond, souteneur et ami de Meursault, est traité de façon ignoble : c’est l’Arabe au couteau, il n’a pas d’autre caractéristique, et, fait étonnant, on ne lui accorde jamais le statut de victime ; tout se passe comme si c’était lui qui obligeait Meursault à le tuer d’un coup de pistolet : la lame accroche un rayon de soleil, qui éblouit Meursault, agression qui justifie le meurtre. Mais l’analyse de Gloag va plus loin : l’histoire du soleil qui, éblouissant Meursault, déclenche une réaction automatique, est une élaboration secondaire ; en réalité, Camus considère la nature algérienne comme sa propriété en tant que colon français, et ne peut pas supporter qu’un Arabe en jouisse, s’interposant entre la Nature et lui : la présence d’un Arabe sur une plage algérienne est pour lui une provocation inacceptable.
Cette provocation est d’autant plus grave, on peut dire existentielle, que Camus s’est aménagé une position de retrait lui permettant d’ignorer la réalité de l’Histoire en marche, c’est-à-dire la montée de l’indépendantisme et l’impossibilité du statu quo colonial : comme Meursault, il se réfugie dans la Nature immuable, qui efface la société et ses problèmes, avant tout, la présence des Arabes. Meursault tue donc l’Arabe parce qu’il menace son fantasme d’une Algérie française innocente par nature. La même analyse vaut pour les colons israéliens : il faut tuer les Palestiniens parce que leur présence est la négation de leur construction idéologique d’une Palestine vide, Terre Promise aux Juifs par Yahvé, et restée vierge jusqu’à leur arrivée.
Mais La Peste (1947) cache une réalité encore plus sombre. L’idée reçue, affirmée partout, qu’on assimile sans penser à la mettre en doute, c’est que la peste est une métaphore pour le fascisme : une fois les puissances fascistes vaincues, ça ne mange pas de pain, et le bourgeois conservateur peut les condamner en toute tranquillité. Mais l’absence des Arabes est ici aussi criante que dans L’étranger. Or, si Oran était une ville à majorité française, la population arabe s’accroissait rapidement : de 20 % en 1931, elle passera à 40 % en 1954 : il n’est pas difficile d’en déduire que la menace démographique ressentie par les colons s’exprime dans la présence et la prolifération des rats. Quand un journaliste vient l’interroger sur les conditions de vie des Arabes, le Docteur Rieux répond : pourquoi n’étudiez-vous pas plutôt le phénomène de la multiplication des rats ? On ne peut traduire plus clairement l’équivalence entre rats et Arabes et la substitution dans le roman de ceux-ci par ceux-là. Même obsession démographique chez les juifs d’Israël et même déshumanisation des Palestiniens : puisque c’est de la vermine, il est justifié de les exterminer.
La sortie du film L’étranger est donc un signe très inquiétant : il s’agit d’édulcorer l’entreprise coloniale, de dire que de toute façon il est temps de tourner la page (c’est dans cette optique qu’Ozon donne un nom posthume à l’Arabe assassiné), tout en idéalisant le personnage du colon, en donnant ses raisons. La colonisation de l’Algérie, une fois la conquête réalisée, a duré 84 ans ; le royaume chrétien de Jérusalem avait duré 88 ans ; le royaume juif de Jérusalem dure depuis 77 ans : les raisons du colonisateur l’emporteront-elles encore longtemps ?
Rosa Llorens 21 décembre 2025
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VOIR AUSSI :
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17
octobre 1961 – 17 octobre 2022, 61ᵉ
anniversaire "Vérité et Justice".
- 8
MAI 1945 : Victoire sur les nazis, massacre en Algérie
- A
Sétif, un autre 8 mai 1945
-
Colonisation de l'Algérie. "En 1830, Nous avons débordé en barbarie les
barbares qu’on venait civiliser"
- Du
colonialisme au sionisme : chronique d’une continuité idéologique du parti
socialiste
- France / Algérie:
des primes pour "décapitations d'indigènes"
- France
/ Maghreb. Les goumiers de la République
- L’affaire
Mokrani et la révolte algérienne de 1871 expliquée par l’antisémite Drumont
- La
France en Algérie. Les 900 oreilles coupées par le bachagha Bengana
- Le
Bougnoule, sa signification étymologique, son évolution sémantique, sa portée
symbolique
- Les
crânes d'Algériens, trophées de la colonisation française, rentrent au pays
- Les
gaz toxiques des grottes algériennes ont effacé la mémoire française
- Les
guillotinés des guerres françaises en Algérie
- Quand
la France affichait fièrement des maghrébins décapités
-
Rappel. La colonisation française de l'Algérie
Albert Camus était un colonialiste et un sioniste :
- Soutien au Sionisme : Dans les années 1940, Camus se montre plus sioniste que ses amis juifs d'Algérie, soutenant activement le projet d'une terre pour le peuple juif en Palestine, comme l'indique son soutien à l'ouvrage « Laissez passer mon peuple ».
- Compassion pour les persécutés :
Il a été profondément touché par le martyr des Juifs pendant la guerre,
voyant leur souffrance comme un symbole universel de persécution et
défendant leur droit à retrouver leur foyer. Le martyr des Arabes algériens ne le gênait pas outre mesure.
- Soutien aux « amis d’Israël ».
Hannibal GENSÉRIC
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COMMENTAIRE
Excellent article, vrai, juste et précis. L'auteure dévoile
qui était, au-delà du lauréat du prix Nobel de littérature en 1957, réellement
A. Camus et les machinations à l'œuvre encore de nos jours.
Camus, présenté comme l'une des « bonnes consciences coloniales » avait
reproché aux Algériens les attentats à la bombe « qui auraient pu toucher sa
mère », faisant mine d'oublier, tout journaliste qu'il était, « épris de
justice » et « attaché à la vérité » - comme celles et ceux d'aujourd'hui - que
les bombes du FLN n'étaient qu'une riposte à l'attentat de la rue de Thèbes de
la Casbah d'Alger : 80 morts et 14 blessés.
Mais, comme pour les seuls génocidaires du Moyen-Orient et leurs alliés,
génocidaires d'hier, ça fait d'une riposte, une agression injustifiée et
injustifiable et la réponse, cela va de soi, est légitimement disproportionné
[¹].
La diabolisation des nazis, comme crime ultime, relève du même état d'esprit.
« C'est du nazisme ? oui ! Mais avant d'en être la
victime, on en a été le complice. Ce nazisme là, on l'a supporté avant de le
subir, on l'a absout, on a fermé l'œil là-dessus, on l'a légitimé parce que
jusque-là il ne s'était appliqué qu'à des peuples non européens.
Oui, il vaudrait la peine d'étudier cliniquement dans le détail les démarches
d'Hitler et de l'hitlerisme et de révéler au très distingué, très humaniste,
très chrétien bourgeois du 20e siècle qu'il porte en lui un Hitler qui
s'ignore. Qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère,
c'est par manque de logique.
Car au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi -
le crime contre l'homme -. Ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est
le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation de l'homme blanc.
S'il le vitupère, c'est pour avoir appliqué à l'Europe des procédés
colonialistes réservés jusqu'ici aux Arabes d'Algérie, aux coolies de l'Inde et
aux nègres d'Afrique ».
Aimé Césaire, 1913-2008, écrivain et homme politique français, à
la fois député, maire, poète, dramaturge, essayiste et biographe.
Quoique Aimé Césaire a largement euphémisé la barbarie coloniale, les nazis
n'ayant pas traité les Européens comme ceux-ci ont traité les Amazighs
(Berbères), Arabes, et Turcs d'Algérie, les "coolies" de l'Inde, les
"nègres" d'Afrique, les Comanches, Apaches, Sioux,…, Aztèques, Incas,
Mayas,…, Aborigènes d'Australie, de New Zélande,… et bien d'autres.
Certes, il l'effleure, comme ici :
« On peut tuer en Indochine, torturer à
Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés
savent désormais qu'ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que
leurs "maîtres" provisoires mentent.
Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser
le colonisateur, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le
réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine
raciale,… ».
Bayrou, alors ministre de l'éducation, a fait retirer, en 1994, l'étude de
l'œuvre d' Aimé Césaire du programme des lycées. C'est révélateur.
La France, sauf erreur de ma part, est le seul pays colonialiste qui refuse
d'assainir son histoire et de voir ses anciennes victimes comme ses égaux …
mais, c'est bien sûr, ce sont les anciens colonisés les méchants.
⇺
[¹] : Certains verront dans cette comparaison une provocation voire une insulte
à l'innocence de l'Europe, mais je ne fais que me plier aux réalités
historiques, démonstrations à l'appui.
La quasi-totalité des citations et des faits présentés ci-après proviennent
d'ouvrages et de documents consultables par internet sur le site Gallica.
Gallica est la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale française en
libre-accès (sauf changement depuis), elle regroupe des livres numérisés, des
cartulaires, des revues, etc. Il y a aussi, en complément, pour qui chérit la
vérité, nombre de livres, souvent tirés à un petit nombre d'exemplaires, pour
des raisons évidentes d'invisibilisation et de censure, enfouis dans les
bibliothèques ou conservés par des particuliers. Il y a aussi des vidéos sur YouTube
et autres; suffit d'envie et, surtout de courage intellectuel car la vérité
fait souvent mal, particulièrement quand le mensonge a régné pendant des
siècles … et continue de régner.
⇛
« J’y ai réfléchi bien longtemps, en me levant, en me couchant ; eh
bien ! Je n’ai pu découvrir d’autre moyen de soumettre le pays que de saisir
l’intérêt agricole ».
Général Bugeaud qui, d'ailleurs, ne se cachait pas, c'était plutôt perçu
comme héroïque et honorable par la plupart, et ces écrits en disent long sur sa
doctrine à l'égard de "ces barbares".
Il fallait donc empêcher les populations « de semer, de récolter, de pâturer
»,… pour les priver de moyens d'existence.
En clair, les affamer et les priver des accès aux sources d'eau.
Il semblerait bien que le général Bugeaud, grand criminel de masse
- dont nombre de boulevards, avenues,… portent le nom -, mais néanmoins futur
maréchal de France et grand héros national ait devancé les Allemands … oups,
les nazis; mais aussi les génocidaires talmudo-sionistes.
Le célébré et honoré Bugeaud n'était pas une exception, c'était la
doctrine coloniale et militaire française.
François Maspero dans son livre ‟L'Honneur de Saint-Arnaud” raconte l'histoire
édifiante d'un autre criminel de masse devenu maréchal de France et couvert
d'honneurs de son vivant et pour l'éternité.
L'auteur révèle comment Saint-Arnaud a construit sa carrière sur la conquête de l'Algérie, en
utilisant des stratégies comme la terre brûlée, la famine, les enfumades, les exterminations
de populations et autres méthodes, pour le coup, véritablement barbares.
« Je me sentais un peu boucher », disait
Saint-Arnaud, avec vanité.
« Ce général avait les états de service d'un chacal. », disait de lui Victor
Hugo, lui-même colonialiste.
Les envahisseurs se vantaient de la monstruosité de leurs actes. À cette
époque, c'était normal ! L'homo occidentalus assiégeait le monde entier et il
s'en vantait ! Certains s'en vantent encore de nos jours !
« Tout ce qui vivait fut voué à la mort ; tout ce qui pouvait être
pris fut enlevé, on ne fit aucune distinction d'âge ni de sexe. Cependant
l'humanité d'un petit nombre d'officiers sauva quelques femmes et quelques
enfants. En revenant de cette funeste expédition, plusieurs de nos cavaliers
portaient des têtes au bout de leurs lances et une d'elles servie, dit-on, à un
horrible festin. ».
Edmond Pellissier de Reynaud, officier et futur diplomate
français.
Charles André Julien considéré comme l'un des plus grands historiens de la
conquête de l'Algérie explique que le général Louis de Lamoricière était le
plus inhumain de tous les officiers français.
Il y a à Paris une école élémentaire à son nom. Imaginez une école Rudolf Hess,
compagnon de la première heure d'Adolf Hitler, chef du parti nazi et d'autres
dont les noms orneraient les rues, avenues, places, écoles, collèges,… à Berlin
et en Allemagne. Personne, à part des néonazis ou des nostalgiques de cette
époque, ne l'accepterait.
Mais, les nazis se sont attaqués aux européens, "races des
seigneurs", ça mérite l'ignominie et le déshonneur éternels; leurs
prédécesseurs se sont attaqués aux "barbares" et autres
"sauvages", ça mérite gloire et honneur. 🤔
Des soldats français ont, eux-mêmes, raconté la nature de la répression pendant
les révoltes dont la dernière, 1954-1962, : celles de femmes torturées, le
ventre gonflé car forcées d'avaler de l'eau, des hommes à qui on donne des
coups de marteau sur le crâne, la "corvée de bois", c'est-à-dire les
exécutions sommaires.
« J'ai vu un appelé pleurer comme un gosse après une corvée de bois en disant :
Si ma mère savait ça… », raconte, par exemple, Emile Letertre, prêtre et
résistant pendant la 2e GM.
Un appelé décrit certaines tortures comme la «gégène» (l'électrocution), entre
autres, :
« Les prisonniers étaient enfermés dans un silo. Certains de mes
camarades leur balançaient de l'eau ou leur urinaient dessus ».
Ça ne vous rappelle rien ?
La ville d'Alger - et pas que, l'urbicide étant partie de la doctrine coloniale
- a été aux 2/3 rasés par la France coloniale, les clés de la ville et les
canons qui protégeaient la Casbah d'Alger sont encore aujourd'hui aux
invalides.
La presse française n'est pas en reste dans la surenchère, dès juin 1830 on
peut lire par exemple :
« N'a-t-on pas le droit d'exterminer les Algériens¹ comme on détruit
par tous les moyens possibles les bêtes féroces ? ».
« L'eau-de-vie a détruit les Peaux-Rouges, mais ces peaux tannées
ne veulent pas boire. L'épée doit donc suivre la charrue »
« Vous savez bien que la guerre d'Algérie est une guerre où l'on fusille
beaucoup. Le premier colon pouvait fusiller l'indigène qu'il voulait ».
Le Times de 1845 et d'autres parlaient de massacres en Algérie.
⇺
les Algériens¹ : notez qu'en 1834, on les considérait bel et bien comme des
Algériens.
L'église n'était pas en reste :
« La France doit lui (le musulman) donner l'Évangile ou qu'elle le
chasse dans les déserts, loin du monde civilisé ». Cardinal
Lavigerie
On en parle même à la Chambre des députés … contrairement au silence
assourdissant ou aux déformations, aux mensonges éhontés et autres fantasmes
d'une époque glorieuse depuis le retour des colons à aujourd'hui.
Demandez aux Palestiniens et même aux français d'aujourd'hui - hors extrême
droite et autres nostalgiques -, si cette façon d'envahir, de conquérir, de
coloniser ou, tout simplement, de faire la guerre, est glorieuse.
Pour conclure sur cette première partie de mon intervention :
On ne tue pas des soldats d'une armée en déroute (ce qui ne serait pas
honorable, non plus), on assassine, après avoir joué avec ces gens comme avec
des jouets, par plaisir !
Les officiers ne sont pas en reste, ils font amener des indigènes et s'amusent,
confortablement assis, à faire couper des têtes.
La France extermine même quand il n'y a plus de
résistance, même quand il s'agit de civil, tous sexes et âges confondus.
Ça ne vous rappelle rien ?
Mais, il n'y a pas que les Algériens qui ont souffert de ces inhumanités, les
Ivoiriens, les Camerounais et d'autres, la liste est longue.
La spécificité de l'Algérie réside principalement dans plusieurs faits sur
lesquels je ne vais pas m'attarder.
Voilà brièvement, entre autres abominations, comment la France colonialiste
espérait, sans doute, diffuser les fameuses lumières dont elle se prévaut.
Néanmoins, je vais vous proposer, le plus brièvement possible, quelques faits
en rapport avec la conquête, la colonisation de l'Algérie et les certitudes qui
font la fierté de la masse et servent d'arguments dans tel ou tel débat, dans
les chaumières, les plateaux médiatiques et sur le web :
1. Dans
ses Lettres, le lieutenant-colonel de Montagnac évoquait clairement son projet
exterminateur :
« Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de
commander sont prévenus par moi-même que, s’il leur arrive de m’amener un Arabe
vivant, ils reçoivent une volée de coups de plat de sabre. »
Comparez avec l'émir Abd El Kader :
« Tout Arabe qui amènera vivant un soldat
français recevra pour récompense la somme de 8 douraus, tout arabe qui aura un
français en sa possession sera tenu de le bien traiter et de le conduire le
plus promptement possible soit devant le califat soit devant l'émir lui-même.
Dans le cas où le prisonnier aurait à se plaindre de mauvais traitement,
l'arabe n'aura droit à aucune récompense.
».
À la lecture de ce décret, question d'un soldat algérien :
« quelle récompense pour une tête coupée ?
L'émir :
« 25 coups de bâton sur la plante des pieds. ».
Et ce, malgré le déferlement de barbaries et de sauvageries qui
s'abattaient sur la population autochtone.
L'émir Abd El Kader dont l'exemplarité, en tant que chef guerrier contre
l'invasion française, avait par son humanisme, son respect de la vie et de la
dignité humaine, suscité le respect et l'admiration de ses ennemis mêmes.
Il est aujourd'hui une figure internationale mondialement connue et reconnue
(sauf en France !).
Aux USA, il y a une ville qui porte le nom de l'Émir Abdelkader : La ville
d'Elkader, située dans l'État de l'Iowa, fondée en 1846 par John Thompson et
Timothy Davis pour rendre hommage à l'émir.
Actuellement, une partie du musée de la ville, le Carter House Museum, est
consacrée à l'Algérie et à l'émir Abdelkader en particulier.
2. Devant
la barbarie française, le comte Le Hon, rapporteur de la commission d'enquête
de 1869 rapporte :
« Devant cette barbarie, on se sent poussé à
rechercher quelques gestes qui fassent exception, quelques gestes de
générosité, quelques gestes d'honneur … On les trouve …,
mais on les trouve de l'autre côté de la barricade; on les trouve chez les «
barbares », chez ceux qui étaient en état de légitime défense, chez ceux qui
étaient à la fois les plus faibles et les moins « civilisés ».
3. « Le pays (l'Algérie)
nous paraît riche, cultivé, couvert de bestiaux, de maisons et de jardins
soignés. Il est difficile de se figurer les milliers de maisons de campagne qui
couvrent ce beau pays. C’est un coup d’œil qu’on ne retrouve nulle part
ailleurs, sauf dans les environs de Marseille, mais en beaucoup moins étendus,
agréables et fertiles. ».
Extrait du rapport Valazé, en 1830
D'où :
« Les avantages de l’Algérie seraient immenses si, comme en Amérique,
les races indigènes avaient disparu, et si nous pouvions jouir de notre
conquête en sécurité, condition première de toute colonisation. Ce but atteint,
il sera bon de voir ce que font les Anglais de leurs colonies… Colonisons,
colonisons! A nous la Mitidja! A nous la plaine! Toutes ces terres sont de
première qualité. A nous seuls! Car pas de fusion possible avec les Arabes!
».
Clauzel, général en chef des troupes d'Algérie, arrivé à Alger en 1830 qui
déclare d'emblée ses intentions ouvertement génocidaires dans ‟L'Afrique
française”, 1840.
4. « Nous apportions
à ces peuples les bienfaits de la civilisation, et de nos mains s’échappaient
les turpitudes d’un ordre social usé. Nous avons débordé en barbarie les Barbares
qu’on venait civiliser. »
« Notre seule supériorité sur eux, c’est notre artillerie, et ils le savent.
Ils ont plus d’esprit et de sens que les Européens, et on trouvera un jour
d’immenses ressources chez ces gens-là, qui savent ce qu’ils ont été et qui se
croient destinés à jouer un rôle »
« Ce qu’il faut, c’est donner des livres à ce peuple curieux et intelligent.
Ils savent tous lire. Et ils ont cette finesse et cette aptitude à comprendre
qui les rend si supérieurs à nos paysans de France. »
Comte de Tocqueville, magistrat,
écrivain, historien, académicien, philosophe, politologue et homme politique
français dans un rapport d'une commission d'enquête.
100 % de la population algérienne savait, au minimum, lire, écrire et compter -
en arabe, bien évidemment -. Quand la France quitta l'Algérie, 92 % étaient
analphabètes, aussi bien en arabe qu'en français.
La folie destructrice ne s'est pas
arrêtée à l'humain, elle s'est acharnée sur le patrimoine et la culture.
Pratiquement tous les sites archéologiques,
les bibliothèques, théâtres, musées, mosquées, monuments, palais, sont
détruits.
Il en est de même pour les écoles et les 12 universités.
Des centaines d'intellectuels, de professeurs, de poètes, d'écrivains,… n'ont
pas survécu aux massacres. Partout, c'est l'ensemble du monde culturel et
intellectuel qui
est dans le collimateur.
La dévastation signe une volonté délibérée d'éradication. Jamais
l'éducation et la culture n'ont été confrontées à une telle hargne
d'anéantissement ». Alors que l'Occident a prestement jeté aux oubliettes que
jusqu'au 12/13e siècle environ, l'Europe était complètement sous-développée.
Les zones de civilisation étaient les empires islamiques et, dans une moindre
mesure, (nous sommes autour de l'an 1000 ni avant ni après, pour ceux qui
voudraient chipoter) l'Inde et la Chine qui ont plusieurs siècles d'avance
intellectuel, philosophie, scientifique, technologique,… sur une Europe
archaïque qui, d'ailleurs, va combler son retard notamment par des contacts
avec le monde arabo-musulman dont, d'un côté, on en obtient des facilités et
d'un autre, on vole ou plagie les œuvres islamiques.
Bien qu'il y ait eu de tout temps des occidentaux qui ont travaillé à rétablir
ces réalités historiques, sans grand succès, il est vrai, censure oblige.
5. « Avant l’arrivée de l’armée française, Alger était peut-être la
ville du monde où la police était la mieux faite… Avec nous (les français), LES
VOLS, NAGUÈRES PRESQU’INCONNUS, se multiplient dans des proportions effrayantes ».
Général Pélissier, pourtant gouverneur général de l'Algérie.
Le vol, accolé aujourd'hui à l'Arabe, la délinquance, la sauvagerie et autres
barbaries étaient dans l'œuf de la colonisation, le vol n'étant qu'un des
nombreux "bienfaits" de la colonisation.
Néanmoins, le Général Pélissier, gouverneur général de l'Algérie, ignorait que
ce n'était pas une histoire de police, mais de résultats palpables de
l'enseignement coranique (qu'il soit divin ou pas, n'est pas le sujet) : La
force de dissuasion de l'amputation de la main du voleur avait fait depuis
longtemps son effet et, à cela, s'ajoutait la perte de réputation et d'honneur
qui isolait socialement le voleur.
Personne ne se montre avec un voleur. Aucune famille, aucun clan, aucune tribu,
rurale ou citadine n'accepterait qu'une des leurs fonde un foyer avec un
voleur.
En ces temps, dans ces contrées "arriérées" et
"barbaresques", le voleur était vu comme un pestiféré, d'où la quasi
disparition du vol et de bien d'autres méfaits.
D'autant plus, vu le système social, éducatif et autres qui prévalaient, la
nécessité de voler n'existait pas. … jusqu'à l'arrivée du
"civilisateur".
Tout cela est connu des historiens, dignes de leur profession, d'orient et
d'occident.
On cache aujourd'hui ce qui était public hier, car revendiqué et honorable,
n'est-ce pas là aussi révélateur ?
Hormi cela,
« Les gens se prétendent volontiers affamés de vérité, mais ils la trouvent
rarement à leur goût quand on la leur sert ».
Georges R.R. Martin, écrivain américain de science-fiction, scénariste et
producteur de télévision. Il est l'auteur de nombreux romans qui se sont
classés à la première place de la liste des best-sellers du New York Times.
Homo Sapiens
Merci!
RépondreSupprimerPage 1/6
RépondreSupprimerExcellent article, vrai, juste et précis. L'auteure dévoile qui était, au delà du lauréat du prix Nobel de littérature en 1957, réellement A. Camus et les machinations à l'œuvre encore de nos jours.
Camus, présenté comme l'une des « bonne conscience coloniale » avait reproché aux algériens les attentats à la bombe « qui auraient pu toucher sa mère », faisant mine d'oublier, tout journaliste qu'il était, « épris de justice » et « attaché à la vérité » - comme celles et ceux d'aujourd'hui - que les bombes du FLN n'étaient qu'une riposte à l'attentat de la rue de Thèbes de la Casbah d'Alger : 80 morts et 14 blessés.
Mais, comme pour les seuls génocidaires du Moyen-Orient et leurs alliés, génocidaires d'hier, ça fait d'une riposte, une agression injustifiée et injustifiable et la réponse, cela va de soi, est légitimement disproportionné [¹].
La diabolisation des nazis, comme crime ultime, relève du même état d'esprit.
« C'est du nazisme ? oui ! Mais avant d'en être la victime, on en a été le complice. Ce nazisme là, on l'a supporté avant de le subir, on l'a absou, on a fermé l'œil là-dessus, on l'a légitimé parce que jusque-là il ne s'était appliqué qu'à des peuples non européens.
Oui, il vaudrait la peine d'étudier cliniquement dans le détail les démarches d'Hitler et de l'hitlerisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du 20e siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore. Qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il le vitupère, c'est par manque de logique.
Car au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi - le crime contre l'homme -. Ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation de l'homme blanc.
S'il le vitupère, c'est pour avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes réservés jusqu'ici aux Arabes d'Algérie, aux coolies de l'Inde et aux nègres d'Afrique ».
Aimé Césaire, 1913-2008, écrivain et homme politique français, à la fois député, maire, poète, dramaturge, essayiste et biographe.
Quoique Aimé Césaire a largement euphémisé la barbarie coloniale, les nazis n'ayant pas traité les européens comme ceux-ci ont traité les Amazighs (Berbères), Arabes, et turcs d'Algérie, les "coolies" de l'Inde, les "nègres" d'Afrique, les Comanches, Apaches, Sioux,…, Aztèques, Incas, Mayas,…, Aborigènes d'Australie, de New Zélande,… et bien d'autres.
Certes, il l'effleure, comme ici :
« On peut tuer en Indochine, torturer à Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés savent désormais qu'ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs "maîtres" provisoires mentent.
Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l'abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale,… ».
Bayrou, alors ministre de l'éducation, a fait retirer, en 1994, l'étude de l'œuvre d' Aimé Césaire du programme des lycées. C'est révélateur.
La France, sauf erreur de ma part, est le seul pays colonialiste qui refuse d'assainir son histoire et de voir ses anciennes victimes comme ses égaux … mais, c'est bien sûr, ce sont les anciens colonisés les méchants.
Suite en Page 2
Page 2/6
RépondreSupprimer⇺ [¹] : Certains verront dans cette comparaison une provocation voire une insulte à l'innocence de l'Europe, mais je ne fais que me plier aux réalités historiques, démonstrations à l'appui.
La quasi-totalité des citations et des faits présentés ci-après proviennent d'ouvrages et de documents consultables par internet sur le site Gallica. Gallica est la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale française en libre-accès (sauf changement depuis), elle regroupe des livres numérisés, des cartulaires, des revues, etc. Il y a aussi, en complément, pour qui chérit la vérité, nombre de livres, souvent tirés à un petit nombre d'exemplaires, pour des raisons évidentes d'invisibilisation et de censure, enfouis dans les bibliothèques ou conservés par des particuliers. Il y a aussi des vidéos sur YouTube et autres; suffit d'envie et, surtout de courage intellectuel car la vérité fait souvent mal, particulièrement quand le mensonge a régné pendant des siècles … et continue de régner.
⇛ « J’y ai réfléchi bien longtemps, en me levant, en me couchant ; eh bien ! Je n’ai pu découvrir d’autre moyen de soumettre le pays que de saisir l’intérêt agricole ».
Général Bugeaud qui, d'ailleurs, ne se cachait pas, c'était plutôt perçu comme héroïque et honorable par la plupart, et ces écrits en disent long sur sa doctrine à l'égard de "ces barbares".
Il fallait donc empêcher les populations « de semer, de récolter, de pâturer »,… pour les priver de moyens d'existence.
En clair, les affamer et les priver des accès aux sources d'eau.
Il semblerait bien que le général Bugeaud, grand criminel de masse - dont nombre de boulevards, avenues,… portent le nom -, mais néanmoins futur maréchal de France et grand héros national ait devancé les Allemands … oups, les nazis; mais aussi les génocidaires talmudo-sionistes.
Le célébré et honoré Bugeaud n'était pas une exception, c'était la doctrine coloniale et militaire française.
François Maspero dans son livre ‟L'Honneur de Saint-Arnaud” raconte l'histoire édifiante d'un autre criminel de masse devenu maréchal de France et couvert d'honneurs de son vivant et pour l'éternité.
L'auteur révèle comment Saint-Arnaud a construit sa carrière sur la conquête de l'Algérie, en utilisant des stratégies comme la terre brûlée, la famine, les enfumades, les exterminations de populations et autres méthodes, pour le coup, véritablement barbares.
« Je me sentais un peu boucher », disait Saint-Arnaud, avec vanité.
« Ce général avait les états de service d'un chacal. », disait de lui Victor Hugo, lui-même colonialiste.
Les envahisseurs se vantaient de la monstruosité de leurs actes. À cette époque, c'était normal ! L'homo occidentalus assiégeait le monde entier et il s'en vantait ! Certains s'en vantent encore de nos jours !
« Tout ce qui vivait fut voué à la mort ; tout ce qui pouvait être pris fut enlevé, on ne fit aucune distinction d'âge ni de sexe. Cependant l'humanité d'un petit nombre d'officiers sauva quelques femmes et quelques enfants. En revenant de cette funeste expédition, plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances et une d'elles servie, dit-on, à un horrible festin. ».
Edmond Pellissier de Reynaud, officier et futur diplomate français.
Charles André Julien considéré comme l'un des plus grands historiens de la conquête de l'Algérie explique que le général Louis de Lamoricière était le plus inhumain de tous les officiers français.
Il y a à Paris une école élémentaire à son nom.
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Page 3/6
RépondreSupprimerImaginez une école Rudolf Hess, compagnon de la première heure d'Adolf Hitler, chef du parti nazi et d'autres dont les noms orneraient les rues, avenues, places, écoles, collèges,… à Berlin et en Allemagne. Personne, à part des néonazis ou des nostalgiques de cette époque, ne l'accepterait.
Mais, les nazis se sont attaqués aux européens, "races des seigneurs", ça mérite l'ignominie et le déshonneur éternels; leurs prédécesseurs se sont attaqués aux "barbares" et autres "sauvages", ça mérite gloire et honneur. 🤔
Des soldats français ont, eux-mêmes, raconté la nature de la répression pendant les révoltes dont la dernière, 1954-1962, : celles de femmes torturées, le ventre gonflé car forcées d'avaler de l'eau, des hommes à qui on donne des coups de marteau sur le crâne, la "corvée de bois", c'est-à-dire les exécutions sommaires.
« J'ai vu un appelé pleurer comme un gosse après une corvée de bois en disant : Si ma mère savait ça… », raconte, par exemple, Emile Letertre, prêtre et résistant pendant la 2e GM.
Un appelé décrit certaines tortures comme la «gégène» (l'électrocution), entre autres, :
« Les prisonniers étaient enfermés dans un silo. Certains de mes camarades leur balançaient de l'eau ou leur urinaient dessus ».
Ça ne vous rappelle rien ?
La ville d'Alger - et pas que, l'urbicide étant partie de la doctrine coloniale
- a été aux 2/3 rasés par la France coloniale, les clés de la ville et les canons qui protégeaient la Casbah d'Alger sont encore aujourd'hui aux invalides.
La presse française n'est pas en reste dans la surenchère, dès juin 1830 on peut lire par exemple :
« N'a-t-on pas le droit d'exterminer les Algériens¹ comme on détruit par tous les moyens possibles les bêtes féroces ? ».
« L'eau-de-vie a détruit les Peaux-Rouges, mais ces peaux tannées ne veulent pas boire. L'épée doit donc suivre la charrue »
« Vous savez bien que la guerre d'Algérie est une guerre où l'on fusille beaucoup. le premier colon pouvait fusiller l'indigène qu'il voulait ».
Le Times de 1845 et d'autres parlaient de massacres en Algérie.
⇺ les Algériens¹ : notez qu'en 1834, on les considérait bel et bien comme des Algériens.
L'église n'était pas en reste :
« La France doit lui (le musulman) donner l'Évangile ou qu'elle le chasse dans les déserts, loin du monde civilisé ». Cardinal Lavigerie
On en parle même à la Chambre des députés … contrairement au silence assourdissant ou aux déformations, aux mensonges éhontés et autres fantasmes d'une époque glorieuse depuis le retour des colons à aujourd'hui.
Demandez aux Palestiniens et même aux français d'aujourd'hui - hors extrême droite et autres nostalgiques -, si cette façon d'envahir, de conquérir, de coloniser ou, tout simplement, de faire la guerre, est glorieuse.
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Page 4/6
RépondreSupprimerPour conclure sur cette première partie de mon intervention :
On ne tue pas des soldats d'une armée en déroute (ce qui ne serait pas honorable, non plus), on assassine, après avoir joué avec ces gens comme avec des jouets, par plaisir !
Les officiers ne sont pas en reste, ils font amener des indigènes et s'amusent, confortablement assis, à faire couper des têtes.
La France extermine même quand il n'y a plus de résistance, même quand il s'agit de civil, tous sexes et âges confondus.
Ça ne vous rappelle rien ?
Mais, il n'y a pas que les Algériens qui ont souffert de ces inhumanités, les Ivoiriens, les Camerounais et d'autres, la liste est longue.
La spécificité de l'Algérie réside principalement dans plusieurs faits sur lesquels je ne vais pas m'attarder.
Voilà brièvement, entre autres abominations, comment la France colonialiste espérait, sans doute, diffuser les fameuses lumières dont elle se prévaut.
Néanmoins, je vais vous proposer, le plus brièvement possible, quelques faits en rapport avec la conquête, la colonisation de l'Algérie et les certitudes qui font la fierté de la masse et servent d'arguments dans tel ou tel débat, dans les chaumières, les plateaux médiatiques et sur le web :
1. Dans ses Lettres, le lieutenant-colonel de Montagnac évoquait clairement son projet exterminateur :
« Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que, s’il leur arrive de m’amener un Arabe vivant, ils reçoivent une volée de coups de plat de sabre. »
Comparez avec l'émir Abd El Kader :
« Tout arabe qui amènera vivant un soldat français recevra pour récompense la somme de 8 douraus, tout arabe qui aura un français en sa possession sera tenu de le bien traiter et de le conduire le plus promptement possible soit devant le califat soit devant l'émir lui-même.
Dans le cas où le prisonnier aurait à se plaindre de mauvais traitement, l'arabe n'aura droit à aucune récompense. ».
À la lecture de ce décret, question d'un soldat algérien :
« quelle récompense pour une tête coupée ?
L'émir :
« 25 coups de bâton sur la plante des pieds. ».
Et ce, malgré le déferlement de barbaries et de sauvageries qui s'abattaient sur la population autochtone.
L'émir Abd El Kader dont l'exemplarité, en tant que chef guerrier contre l'invasion française, avait par son humanisme, son respect de la vie et de la dignité humaine, suscité le respect et l'admiration de ses ennemis mêmes.
Il est aujourd'hui une figure internationale mondialement connue et reconnue (sauf en France !).
Aux USA, il y a une ville qui porte le nom de l'Émir Abdelkader : La ville d'Elkader, située dans l'État de l'Iowa, fondée en 1846 par John Thompson et Timothy Davis pour rendre hommage à l'émir.
Actuellement, une partie du musée de la ville, le Carter House Museum, est consacrée à l'Algérie et à l'émir Abdelkader en particulier.
Suite en Page 5
Page 5/6
RépondreSupprimer2. Devant la barbarie française, le comte Le Hon, rapporteur de la commission d'enquête de 1869 rapporte :
« Devant cette barbarie, on se sent poussé à rechercher quelques gestes qui fassent exception, quelques gestes de générosité, quelques gestes d'honneur … On les trouve …,
mais on les trouve de l'autre côté de la barricade; on les trouve chez les « barbares », chez ceux qui étaient en état de légitime défense, chez ceux qui étaient à la fois les plus faibles et les moins « civilisés ».
3. « Le pays (l'Algérie) nous paraît riche, cultivé, couvert de bestiaux, de maisons et de jardins soignés. Il est difficile de se figurer les milliers de maisons de campagne qui couvrent ce beau pays. C’est un coup d’oeil qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, sauf dans les environs de Marseille, mais en beaucoup moins étendus, agréables et fertiles. ».
Extrait du rapport Valazé, en 1830
D'où :
« Les avantages de l’Algérie seraient immenses si, comme en Amérique, les races indigènes avaient disparu, et si nous pouvions jouir de notre conquête en sécurité, condition première de toute colonisation. Ce but atteint, il sera bon de voir ce que font les Anglais de leurs colonies… Colonisons, colonisons! A nous la Mitidja! A nous la plaine! Toutes ces terres sont de première qualité. A nous seuls! Car pas de fusion possible avec les Arabes! ».
Clauzel, général en chef des troupes d'Algérie, arrivé à Alger en 1830 qui déclare d'emblée ses intentions ouvertement génocidaires dans ‟L'Afrique française”, 1840.
3. « Nous apportions à ces peuples les bienfaits de la civilisation, et de nos mains s’échappaient les turpitudes d’un ordre social usé. Nous avons débordé en barbarie les Barbares qu’on venait civiliser. »
« Notre seule supériorité sur eux, c’est notre artillerie, et ils le savent. Ils ont plus d’esprit et de sens que les Européens, et on trouvera un jour d’immenses ressources chez ces gens-là, qui savent ce qu’ils ont été et qui se croient destinés à jouer un rôle »
« Ce qu’il faut, c’est donner des livres à ce peuple curieux et intelligent. Ils savent tous lire. Et ils ont cette finesse et cette aptitude à comprendre qui les rend si supérieurs à nos paysans de France. »
Comte de Tocqueville, magistrat, écrivain, historien, académicien, philosophe, politologue et homme politique français dans un rapport d'une commission d'enquête.
100 % de la population algérienne savait, au minimum, lire, écrire et compter - en arabe, bien évidemment -. Quand la France quitta l'Algérie, 92 % étaient analphabètes, aussi bien en arabe qu'en français.
La folie destructrice ne s'est pas arrêtée à l'humain, elle s'est acharnée sur le patrimoine et la culture.
Pratiquement tous les sites archéologiques, les bibliothèques, théâtres, musées, mosquées, monuments, palais, sont détruits.
Il en est de même pour les écoles et les 12 universités.
Des centaines d'intellectuels, de professeurs, de poètes, d'écrivains,… n'ont pas survécu aux massacres. Partout, c'est l'ensemble du monde culturel et intellectuel qui
est dans le collimateur.
La dévastation signe une volonté délibérée d'éradication. Jamais l'éducation et la culture n'ont été confrontées à une telle hargne d'anéantissement ».
Suite en Page 6
Page 6/6
RépondreSupprimerAlors que l'Occident a prestement jeté aux oubliettes que jusqu'au 12/13e siècle environ, l'Europe était complètement sous-développée. Les zones de civilisation étaient les empires islamiques et, dans une moindre mesure, (nous sommes autour de l'an 1000 ni avant ni après, pour ceux qui voudraient chipoter) l'Inde et la Chine qui ont plusieurs siècles d'avance intellectuel, philosophie, scientifique, technologique,… sur une Europe archaïque qui, d'ailleurs, va combler son retard notamment par des contacts avec le monde arabo-musulman dont, d'un côté, on en obtient des facilités et d'un autre, on vole ou plagie les œuvres islamiques.
Bien qu'il y ait eu de tout temps des occidentaux qui ont travaillé à rétablir ces réalités historiques, sans grand succès, il est vrai, censure oblige.
4. « Avant l’arrivée de l’armée française, Alger était peut-être la ville du monde où la police était la mieux faite… Avec nous (les français), LES VOLS, NAGUÈRES PRESQU’INCONNUS, se multiplient dans des proportions effrayantes ».
Général Pélissier, pourtant gouverneur général de l'Algérie.
Le vol, accolé aujourd'hui à l'Arabe, la délinquance, la sauvagerie et autres barbaries étaient dans l'œuf de la colonisation, le vol n'étant qu'un des nombreux "bienfaits" de la colonisation.
Néanmoins, le Général Pélissier, gouverneur général de l'Algérie, ignorait que ce n'était pas une histoire de police, mais de résultats palpables de l'enseignement coranique (qu'il soit divin ou pas, n'est pas le sujet) : La force de dissuasion de l'amputation de la main du voleur avait fait depuis longtemps son effet et, à cela, s'ajoutait la perte de réputation et d'honneur qui isolait socialement le voleur.
Personne ne se montre avec un voleur. Aucune famille, aucun clan, aucune tribu, rurale ou citadine n'accepterait qu'une des leurs fonde un foyer avec un voleur.
En ces temps, dans ces contrées "arriérées" et "barbaresques", le voleur était vu comme un pestiféré, d'où la quasi disparition du vol et de bien d'autres méfaits.
D'autant plus, vu le système social, éducatif et autres qui prévalaient, la nécessité de voler n'existait pas. … jusqu'à l'arrivée du "civilisateur".
Tout cela est connu des historiens, dignes de leur profession, d'orient et d'occident.
On cache aujourd'hui ce qui était public hier, car revendiqué et honorable, n'est-ce pas là aussi révélateur ?
Hormi cela,
« Les gens se prétendent volontiers affamés de vérité, mais ils la trouvent rarement à leur goût quand on la leur sert ».
Georges R.R. Martin, écrivain américain de science-fiction, scénariste et producteur de télévision. Il est l'auteur de nombreux romans qui se sont classés à la première place de la liste des best-sellers du New York Times.
Homo Sapiens
On dirait un article sur COMMANDE.....un genre de pige... Donc médiocre!!!!! Car si la France avait agi comme Israël: La population aurait été réduite à DEUX MILLIONS au mieux.... Israël n'a RIEN construit dans les enclaves palestiniennes, MAIS VIENT DE TOUT DÉMOLIR A GAZA... la France au risque de faire mal au Q de certains, à TOUT CONSTRUIT et plus encore....Que ceux qui se disent des "ZOMMES" aient la dignité de RASER toutes les constructions et réalisations Françaises..... La FRANCE en ALGÉRIE a VOLÉ des TERRITOIRES à TOUS les VOISINS pour GROSSIR.. AGRANDIR cette Algérie des INGRATS. Un GROS Morceau arraché au Maroc, un autre morceau à la Tunisie.... Ces 2 états vont demain réclamer LEURS territoires historiques et circonstances à venir les reprendre de FORCE
RépondreSupprimer60% de la surface de l'Algérie actuelle n'a été intégrée qu'en 1957( à partir de Ouargla VERS LE SUD ) SOIT TOUT LE SUD SAHARIEN...Ou 1,5 Million de kms !
Les Colonizateurs Français ont construit 4 ports majeurs et 8 autres importants( de Ghazaouat à Skikda ) En 2025 les HÉRITIERS de ces INFRASTRUCTURES.... recherchent encore QUI POURRAIT leur réaliser un PORT pour 6 milliards de $ Et PERSONNE n'en VEUT: Les mêmes après 60 ans de bavardages... et autres "on va faire demain" sont toujours incapables de réaliser SEULS un port de pêche !
TOUT le CONSTANTINOIS était TUNISIEN car il dépendait du DEY de TUNIS, Et un BEY gouvernait en son nom ce territoire: Le denier BEY a été le BEY AHMED.... et c'est le SEUL à avoir vraiment combattu les troupes Françaises..... ( Les ZOTRES "résistants" étaient tous ou prou de très gros propriétaires terrains....Ils se sont, UN PEU ,battu pour leurs BIENS FONCIERS....)* La famille de l'un d'entre eux à l' OUEST a été finalement spoliée de 15000 ha....de PÂTURES et de LABOURS...MAIS il reçut en retour une gross pension à vie et de nombreux hochets...Il en fut de même en Tunisie par la suite pour les terres des notables, vendues par les militaires à des colons.......! Il y a l' HISTOIRE et les HISTORIETTES...
En 2025.....Il y autant "d' Algériens" en FRANCE qu'il y avait d’Algériens à l’indépendance en 1962....Grosso modo 7/8 MILLIONS....(Naturalisées,BInatio...Beurs.. Beurettes et résidents.... ! A croire que c'est une population masochiste qui se précipite vivre chez son bourreau.....OU ALORS....???
Ou alors ? Ben faire comme eux, chasser le colonisateur et récupérer son pays. C'est à dire chasser la juiverie en France et récupérer ton pays...
SupprimerMais c'est pas pareil on va me dire. En Algérie ils ont refusé d'être des sous hommes et en France, ils ont accepté que leurs maîtres soit le Juif !!
Beaucoup de blabla lénifiant, la vérité crue et amère c'est que... "Malheur au vaincu" quelque soit la forme de la domination qu'il aura subie...
RépondreSupprimerLes judéo bolchevique bien malins ont compris que leur seule force était la ruse et l'argent...leur pseudo idéaux ils sont les premiers à l'utiliser sans vergogne et a la bafouer au besoin...
Quand à la France, ex puissance coloniale... c'est le lot commun des empires... mais allez dire maintenant a un algérien arabe qu'il n'est qu'un invité sur la terre d'origine des berbero tamazigh... Et la vous verrez toute leur hypocrisie lorsqu'il vous sortiront la carte de l'islamisation du territoire et des peuples comme bienfait expiatoire a une colonisation imposée par la seule force...
Aucun peuple au 20 éme siècle n' a autant souffert de faits de guerre aussi longtemps que les VIETNAMIENS avec de VRAIES pertes considérables(NANKIN aussi), et pourtant indépendant depuis 1975 ils ne font pas dans la pleurniche ni la récrimination! Ils sont DEBOUT , FIERS et AVANCENT....(ni Ho-chi-minh, ni Giap n'étaient en "vacances" dans les pays voisins durant ces trente ans de guerre! Les régimes politiques qui n'ont pas/plus de légitimité sinon celle des baïonnettes se cherchent ponctuellement un camouflage idéologique vain ,car tout le monde les connait......C' du THÉÂTRE grotesque!
RépondreSupprimerPôvres palestiniens utilisaient par les uns et les autres comme" cause" et cache-sexe idéologique.....
Comparer aussi légèrement la situation coloniale avec ce que vivent les palestiniens.....Souligne en creux QUI est le commanditaire de cette PIGE......En "Palestine" PERSONNE ne veut des palestiniens ,leurs frères....et autres" faux frères" aimeraient bien voir les Israéliens les éliminer TOUS ou les transplanter ailleurs.....(Australie, Alaska?) En Afrique du Nord,durant la guerre qui ne dura en fait QUE 4 ans( 56/57/58/59 )SEULES les CAMPAGNES souffrir de TOUT, dans les villes c'était PÉPÈRE les enfants allaient TOUS à l'école des "barbares colonisateurs".....90% des pertes humaines furent subies PAR les ruraux maquisards et/ou civils: A "l’indépendance" 80% des POSTES de pouvoir et d'autorité étaient détenus par ces enfants de la bourgeoisie qui pouvaient être et avaient été scolarisés entre 1950 et 1965: TOUS les hommes DU POUVOIR, vivants ou morts de +60 ans maitrisaient/ent, parfaitement la langue de Molière et ses subtilités sémantiques...Alors qu'ils ne font (Idéologie oblige) que BARAGOUINER le CHARABIA oriental.....Tandis qu'au P.ORIENT aucun état,aucun des peuples ne veut recevoir ces palestiniens dans la détresse: ALORS qu'en AFRIQUE DU NORD....durant 5 ans aux moins, TUNISIENS ,MAROCAINS récurent à bras ouverts les réfugiés d'Algérie, partagèrent le peu qu'ils avait avec eux et sans les cantonner quelques parts comme des lépreux.et au risque de subir les foudres de l'armée Française ,autorisèrent des bases arrières pour les maquisards sur LEURS TERRITOIRES (ex: Oujda ): SANS ces 2 soutiens FRATERNELS, la "révolution" aurait fait PSCHITT en 1 an.....
COMPARAISON n'est pas TOUJOURS RAISON....Et sur COMMANDE cela relève de la MANIPULATION (pour des prunes sans doute.....)
DAMDAM.......puisque vous semblez avoir du temps à perdre en piges......Pourquoi ne pas écrire en tant que, HISPANO FRANÇAISE sur les guerres Napoléoniennes en Espagne ? Plus proche de nous sur la guerre d'Espagne Franco contre les COCOS:
RépondreSupprimerFranco et Salazar furent deux politiques avisés qui épargnèrent à leurs populations les affres de la 2éme guerre mondiale contrairement aux crétins de Français qui la déclarèrent à l'Allemagne, les Polonais excités par la GB, le mégalo Mussolini qui réussit à faire perdre la Libye pétrolière à l'Italie...et un bout de territoire au profit de la France. Laissons de coté les"rosières" du Portugal de 1974..... Et la perte du pétrole de l'Angola.....
La population algérienne martyrisée, comme celle de Gaza aujourd'hui en Palestine et dans toute la Palestine historique depuis 70 ans, passe de 9 millions en 1830 à 3 millions après 10 ans de massacres de masse, d'extermination, de gazage, d'enfumade, de famines organisées par les plus hautes autorités militaires françaises génocidaires, et tous leurs génocides abominables, toujours ignorés dès le début de la colonisation en Algérie, dont le Constantinois qui a toujours fait partie de l'Algérie depuis plus de cinq mille ans, avec les Amazighs, les rois Numides, les Dynasties Juba, Jughurta, Massinissa... 2500 ans avant que la France n'existe que sur un petit morceau de la Gaule colonisée de force par Rome et génocidée par César donnant l'exemple à ses émules lointains et qui s'appelle ironiquement l'île de France... Créée par les barbares germains eux-mêmes exterminateurs de peuples entiers comme leurs descendants nazis.
RépondreSupprimerDepuis quelques temps,il y a une pathétique tentative de dénigrement et de salissement de la France par un état usant de PETITES MAINS sur commandes + rétributions. Un, avait ouverte le bal.....en écrivant sur la révolte de MOKRANI sans citer 1 seule fois que c'était EN Kabylie, par 1 kabyle avec d'autres Kabyles....Cette omission est étrange à moins que caviardée....par les commanditaires comme d'hab...: Voilà que cette dame en rajoute des TRANCHES......La CIBLE qui lui a été désignée,, c'est CAMUS ! Et dire qu'elle est prof agrégée......descendre grenouiller si bas......C' DÉPLORABLE !
RépondreSupprimerSi la RÉÉCRITURE de l' HISTOIRE lui tient tant à cœur.... ..Son origine espagnole devrait lui donner tout un moulin à moudre sur les faits et autres méfaits de la colonisation de son pays d'origine aux Amériques faisant passer les Andins et autres de + 150 millions à quelques dizaines en 4 siècles, au bas mot 80% de la population a disparue.......Comme au NORD + Tard
Écrire par conviction même en "torturant" les faits pour leur faire dire.....son opinions est recevable, des fois respectable.....MAIS le faire en PIGISTE et sur COMMANDE est LAMENTABLE ! Ce n'est même assez digne pour recevoir le prix......FEMINA ! Quant au Nobel.....
** Ce qui est "drôle" avec les cocos et assimilés, c'est qu'après avoir participé à semer le bordel " révolutionnaire" dans un pays, quand celui ci vire vers une féroce dictature TOUS s'envolent vers leurs pays d'origine....se lavant les mains des conséquences tragiques de leurs idéologies mortifères:
Si cette piètre personne veut nous faire bénéficier de ces capacités d'universitaire, alors elle n'a qu'à nous pondre un OUVRAGE à charge contre Camus...... Pas un articulet mais une belle ouvrage de 400 pages bien charpentées et documentées..... Les "intellectuels" Français ressemblent de + en + aux Américains, l'art d'écrire n'importe quoi sur n'importe qui.... Genre "PUBLISH OR PERISH"
Il y a PIRE car cette personne 1 pige et puis s'en va... Comme tant d'autres......LE PIRE c'est celui qui s'est arrogé d'office le rôle d'historien de la guerre d'un pays, afin de minimiser le sale rôle joué par les siens AVANT et durant cette guerre INUTILE, ainsi à lui tout seul il contrôle LE DISCOURS.....Il s'agit de Benjamin. S, un "pied noir" : Ces KOUZINS eux ont placé l'amidonné de BHV......au conseil d' ARTE.....Un autre au conseil constitutionnel, puis un autre à la cour des comptes ETC......
L'URSS mit 73 ans à s'effondrer sous le poids de ses mensonges et contradictions en tout genre..... Le pouvoir qui nous concerne approche de cette limite fatidique....de péremption....Le Baril à 45$ et Trump vont faire sonner le glas......KI ramassera ensuite la mise.....???
Pourquoi comparer STUPIDEMENT l'Algérie et la Palestine??? Pour faire joli ? En palestine les israéliens
détruisent TOUT même le pôvre et si accueillant Liban ce avec la complicité ACTIVE des régimes arabes....En Algérie la France a crée un ÉTAT de FAIT en ayant consacré jusqu'à 20% de SON budget !!! SON MALHEUR fut d'avoir découvert du PÉTROLE en 1952 à Hassi Messaoud ce que les USA ne voulaient ABSOLUMENT PAS !!!! C' le FACTEUR 1ér! Puis coup d'état en Égypte....L'idéologie Baathiste, les tensions Israël et ses voisins, l'URSS, tous ces facteurs et acteurs participèrent à déclencher et à entretenir une guerre INUTILE!
Calmos tu est en train d écumer
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SupprimerVous écrivez :
« en écrivant sur la révolte de MOKRANI sans citer 1 seule fois que c'était EN Kabylie, par 1 kabyle avec d'autres Kabyles....Cette omission est étrange à moins que caviardée....par les commanditaires comme d'hab...: »
Ou bien vous ne savez pas lire, ou bien vous êtes un fieffé menteur.
Dans l’article dont vous parlez (https://numidia-liberum.blogspot.com/2021/08/laffaire-mokrani-et-la-revolte.html#more) il est écrit :
« Elle avait a été menée par les deux leaders qu’étaient Cheikh Aheddad (image ci-dessus) , autorité morale et chef spirituel de la puissante confrérie de la tariqa Rahmaniya, et le bachagha Mohamed El Mokrani, l’un des derniers descendants directs de la dynastie des Ath Mokrane qui avaient fait de la citadelle naturelle de la Qalaa des Ath Abbes la capitale de leur royaume qui a tenu tête aux Ottomans et aux Français et qui détenaient une partie du pouvoir dans l’Algérie d’avant la France coloniale. »
« C’est un fait historique trop peu connu : la Commune fut contemporaine de la première grande insurrection contre la colonisation française. En mars 1871, à la faveur de l’instabilité créée par la défaite de Sedan et du climat insurrectionnel qui gagnait Paris, de l’autre côté de la Méditerranée, en Kabylie, les confédérations de tribus s’organisèrent pour déclencher une véritable guerre contre la colonisation. L’insurrection, la plus importante, par son ampleur et son issue tragique, depuis le début de la conquête en 1830, fut conduite par un guerrier énigmatique et craint, cheikh El Mokrani, de son vrai nom Mohand Aït Mokrane. »
Conclusion :
Il est inutile de lire la suite de vos mensonges, car ce serait de la perte de temps.
C'est un fieffé menteur qui suinte l'israelite par tous les spores de son clavier...
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