Alors que l'incertitude plane sur la possibilité d'une guerre à grande échelle lancée par les États-Unis contre la République islamique d'Iran, les discours pro-guerre émanant du régime d'apartheid israélien cherchent désespérément à la justifier.
Les cris de guerre lancés par les génocidaires israéliens ne sont guère surprenants. Après tout, il est de notoriété publique que le Premier ministre du régime et principal responsable de ces actes criminels, Benjamin Netanyahu, fait pression depuis les années 1990 sur les États-Unis pour qu'ils mènent une action militaire directe contre Téhéran.
Il ne serait donc pas erroné de conclure que les déclarations belliqueuses de Washington à l'égard de l'Iran ne relèvent pas d'une stratégie. Elles sont le fruit d'un réflexe impérial et de pressions sionistes déguisées en dissuasion.
Étrangement, ce déploiement de force ordonné par le président Donald Trump, la plus grande concentration de puissance aérienne et navale américaine dans la région depuis 2003, est présenté comme une démonstration de force, alors qu'il s'agit en réalité d'insécurité déguisée en bravade.
Les indicateurs parlent d'eux-mêmes.
Malgré le déploiement théâtral, les signaux d'escalade attendus, les évacuations massives d'ambassades et les vastes extensions des NOTAM restent limités.
Même au sein de l'establishment militaire américain, la prudence transparaît. Comme le souligne l'analyse de février 2026 de Larry Johnson et Douglas Macgregor, l'absence de mesures préparatoires exhaustives témoigne d'hésitations, et non d'une fatalité.
Contrairement à ce que prétendent les grands médias occidentaux, qui parlent d’« évaluer les options », la réalité révèle une lutte de pouvoir profondément divisée au sein de la machine de guerre de Washington.
Par exemple, l'article du Washington Post citant le chef d'état-major interarmées Dan Caine est particulièrement révélateur.
L’avertissement de Caine concernant l’épuisement des stocks de munitions, exsangues en raison du financement par Washington de la machine de guerre israélienne et de ses interventions par procuration en Ukraine, fait voler en éclats le fantasme de Trump d’une confrontation «facilement gagnée».
Le démenti public de Trump concernant les mises en garde de Caine était prévisible. Mais la fuite elle-même est révélatrice : lorsque de hauts responsables militaires laissent leurs réserves parvenir à la presse, le Pentagone marque l’histoire d’une pierre blanche : nous l’avions prévenu.
La pression exercée par Netanyahu sur Trump l'a placé dans un dilemme majeur.
L'Iran n'est pas l'Irak. Ce n'est pas la Libye. Ce n'est pas un État fragmenté au bord de l'effondrement aérien. C'est une armée redoutable dotée d'une défense aérienne à plusieurs niveaux, de missiles dispersés, d'infrastructures renforcées et d'une profondeur stratégique soutenue par la Russie et la Chine.
L'idée que la puissance aérienne à distance puisse provoquer une « désintégration » est une doctrine recyclée du Kosovo, de l'Irak et d'innombrables campagnes de coercition infructueuses. Les bombardements de précision n'ont jamais engendré la soumission politique là où la souveraineté repose sur la résistance nationale.
Pourtant, Trump persiste à
croire que la force écrasante contraindrait à la capitulation. Les historiens
nous rappelleront la folie des mœurs impériales.
Ce qui manque dans le discours de Washington, c'est la dimension géopolitique
qui sous-tend cette rhétorique.
La protection de la suprématie israélienne demeure une constante tacite. Chaque escalade est analysée à travers le prisme de la doctrine militaire et « sécuritaire » de Tel-Aviv. Chaque négociation est jugée selon qu'elle protège les intérêts d'Israël plutôt que ceux des États-Unis.
De même que l'on explique au public américain que la « raison » de l'hostilité des États-Unis est la prolifération nucléaire, des agents alliés aux sionistes en Afrique du Sud ont également utilisé de faux arguments similaires pour justifier l'anéantissement de l'Iran.
Certains analystes basés dans les territoires occupés par Israël, sceptiques quant aux motivations de Netanyahu, nous rappellent que sa position de longue date concernant une attaque américaine contre l'Iran serait un « coup de maître » pour atteindre son objectif personnel de se maintenir au pouvoir.
La réalité, cependant, comme l'a souligné Caine, révèle une vérité plus profonde : les États-Unis sont surchargés. Leurs stocks de munitions sont mis à rude épreuve. Leurs alliances sont fragiles. Leur coalition intérieure est fracturée. Une guerre contre l'Iran ne serait pas une frappe chirurgicale rapide. Ce serait une guerre d'usure, de représailles et un embrasement régional.
Ce qui se déroule à présent n'est pas un choc des civilisations. C'est l'épuisement de l'empire confronté aux limites de la coercition.
Une guerre contre l'Iran ne rétablirait pas la domination américaine. Elle accélérerait son déclin, et l'avertissement a été lancé de l'intérieur.
Que Trump écoute ou non n'a aucune incidence sur le déclin structurel déjà en cours.
Par Iqbal Jassat ,
membre
exécutif du Media Review Network, à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Mercredi 25 février 2026 Source : Presstv
Espérons que les élites Iraniennes, surtout militaires ne vont pas s' auto-illusionner sur l'idée trompeuse que cette opération serait vouée à l'échec....Tant que les navires US sont au large, la situation peut dégénérer à tout moment! Dans une citadelle assiégée : ON NE S'ENDORT PAS !
RépondreSupprimer