Ce qui est extraordinaire dans ces négociations, c'est que les deux hommes dont dépend une solution n'y participent pas directement. Poutine et Trump ne se rencontrent pas pour régler les problèmes de sécurité de la Russie ni pour construire un nouvel ordre mondial où la coopération remplacerait la confrontation. En effet, les négociations ne semblent plus être entre les mains des diplomates qui, on pourrait l'espérer, comprennent la situation. Au contraire, Trump et Poutine ont tous deux confié les négociations à des personnes motivées par des intérêts financiers. Pour Trump, le négociateur est Witkoff, un promoteur immobilier, qui représente les espoirs des intérêts économiques américains de réintégrer la Russie à des conditions préférentielles afin d'exploiter ses ressources. Poutine est représenté par Kirill Dmitriev, un intégrationniste atlantiste qui défend les intérêts financiers russes désireux de retrouver leur accès aux États-Unis et à l'Europe.
L'intrusion de l'argent dans ce qui était à l'origine une question de sécurité entre la Russie et l'Occident suggère que les préoccupations sécuritaires russes initiales, telles que les bases de missiles américaines dans les pays de l'OTAN et l'Ukraine aux frontières de la Russie, ont été remplacées par l'argent.
Il me semble, et je peux me tromper, que Poutine tente d'appâter Trump avec des promesses d'accès préférentiel aux ressources russes et à leur exploitation, en échange de la prise en compte par Trump des préoccupations sécuritaires de la Russie. Cela alignerait les entreprises américaines sur l'objectif de non-confrontation de Poutine. Si tel est le pari de Poutine, il repose sur une confiance extraordinaire envers le gouvernement américain, confiance que les faits laissent entrevoir peu d'espoir.
En Russie, l'alarme est montée et le ministre des Affaires étrangères russe de longue date, Sergueï Lavrov, a trouvé le courage de s'élever contre ce changement de politique, qui expose la nation russe au risque d'un accord purement financier, un accord qui désavantage les entreprises russes.
John Helmer est plus attentif aux détails qui composent l'image que moi. Je recommande l'article et la vidéo mentionnés ci-dessous.
Pour reprendre mes termes, le nationalisme russe cède du terrain aux intégrationnistes atlantistes, ou, comme le dit Lavrov, la sécurité russe est sacrifiée au profit de l'argent.
Quand Poutine et Trump confient les négociations à des financiers, on sait que la sécurité n'est plus au centre des préoccupations. Chacun a son prix. Witkoff et Dimitriev cherchent à obtenir le prix que Poutine leur propose.
https://johnhelmer.net/coup-de-sac/
La capitulation de l'Ukraine est en bonne voie. Plus de financement, plus d'hommes chair à canon, plus de matériels, plus de munitions, plus de logistique, plus d'énergie pour faire tourner les usines d'armement ou de réparation...En prime, la Russie va s'octroyer Odessa.
RépondreSupprimerPlus Zélinsky tergiverse, plus l'existence même de l'Ukraine est compromis...Merci Boris Johnson et ses donneurs d'ordre.
C' d'une logique infernale et vicieuse....... ILS savent que cette ""Russie"" n'a PLUS LES MOYENS de finir cette guerre à son avantage : ILS ONT DÉCIDÉ de faire durer le plaisir.....En faisant miroiter au Kremlin une possible sortie honorable de cette guerre MAIS passant par d'interminables BAVARDAGES. SI POUTINE avait écouté P. G. ROBERTS en SON TEMPS......Moscou aurait achevé cette drôle de guerre FIN 2022......Empêtré dans les MINSK......Ce conflit sera encore là.....en 2030......La CITY joue la MONTRE !
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