Le conflit iranien a mis en lumière l'effondrement de la « protection » américaine.
Moins d'une heure après avoir été frappée par les États-Unis et Israël, l'Iran a riposté avec une précision chirurgicale, en touchant 17 installations américaines à travers le Moyen-Orient.
Les vagues successives de missiles et de drones ont forcé les troupes américaines à abandonner leurs bases et à se réfugier dans des hôtels de luxe qui, ironiquement, sont rapidement devenus eux-mêmes des cibles.
Cela fait maintenant douze jours consécutifs que le bombardement est continu, avec de multiples vagues chaque jour, et aucun signe de ralentissement. Les frappes ne se limitent pas aux bases militaires : elles touchent également les routes, les aéroports, les ports, les hôtels et les centrales électriques.
Les ordres d'évacuation existent sur le papier, mais ils sont exécutés à un rythme d'escargot, car la sécurité est inexistante et beaucoup trop de soldats sont encore pris au piège sous le feu ennemi.
Il ne reste pratiquement plus personne sur les bases américaines. Même les avions ravitailleurs qui opéraient depuis l'Arabie saoudite ont été retirés et transférés en Allemagne.
Le message adressé aux pays du Golfe est on ne peut plus clair : les États-Unis sont incapables de protéger leurs propres bases. Débrouillez-vous !
Le sentiment d'invincibilité qui a perduré pendant des décennies a volé en éclats.
Des radars critiques détruits, des intercepteurs à court de carburant, des bases bombardées, des missiles iraniens toujours lancés, le détroit d'Ormuz toujours fermé et les alliés du Golfe complètement exposés.
Tout cela est suivi en temps réel par les pays asiatiques qui, jusqu'à hier, misaient tout sur la puissance américaine pour contenir la Chine.
Le voyant rouge clignote vivement.
Si les États-Unis n'ont pas pu défendre le Golfe contre l'Iran… quelle chance ont-ils réellement de protéger qui que ce soit contre Pékin ?
Jusqu'au 28 février, la protection américaine semblait absolue. Aujourd'hui, elle a une tout autre dimension.
L’effondrement de ce mythe de sécurité absolue, qui a perduré pendant des décennies, est l’effet indirect le plus profond et le plus durable de cette guerre.
Par Patricia Marins
L'Iran met fermement en garde les États-Unis contre toute attaque contre les infrastructures énergétiques.
TÉHÉRAN (Tasnim) – Une source bien informée a lancé un avertissement ferme aux États-Unis concernant toute atteinte aux infrastructures énergétiques iraniennes.
En réponse aux récentes menaces proférées par les États-Unis contre les infrastructures énergétiques et électriques en Iran, une source bien informée a déclaré à Tasnim : « Si une telle erreur est commise, toutes les installations pétrolières et les infrastructures énergétiques de la région dans lesquelles les Américains ont des intérêts figureront parmi nos cibles légitimes et seront assurément détruites. »
D'après certaines informations rendues publiques, les Américains ont des intérêts et des rôles dans certains projets, tels que les suivants :
1- Champ gazier et installations d'Al Hosn, Émirats arabes unis

2- Raffinerie de Ras Laffan

3- Q-Chem Petrochemical et Chevron Mesaieed Holding au Qatar

4- Raffinerie SAMREF – Yanbu, Arabie Saoudite

5- Complexe chimique Sadara – Al Jubail, Arabie Saoudite

La liste sera mise à jour…
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Cette citation, attribuée à Henry Kissinger, se trouve ailleurs sous différentes formes.
On la relève en 1992 :
S’il est
dangereux de se présenter comme un ennemi des États-Unis, il peut être aussi
fatal d’être un ami des États-Unis.
Joseph Bahout,
« Si l’Arabie doit rester séoudite », Les Cahiers de l’Orient, no 25-26, p. 102-103.
Et en 1989 :
Il est peut-être dangereux de se dresser en ennemi
des États-Unis. Mais se poser en ami de notre pays peut être, à coup sûr,
fatal.
François Puaux, La Politique internationale des années quatre-vingt, p. 223.
Le dernier ouvrage cité nous donne le contexte de son énonciation : l’abdication du chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, soutenu puis lâché par les Américains.
La plus ancienne attestation, en anglais, bien sûr, remonte à 1974. Elle émane de William F. Buckley Jr, journaliste et délégué des Nations unies, qui a déclaré que Kissinger avait prononcé notre phrase lors d’un appel téléphonique entre les deux hommes en novembre 1968 :
Word should be gotten to Nixon if
Thieu meets the same fate as Diem, the word will go out to the nations of the
world that it may be dangerous to be America’s enemy, but to be America’s
friend is fatal.
Il faut faire savoir à Nixon que si Thieu subit le même sort que Diem, le
message sera clair pour les nations du monde entier : il peut être
dangereux d’être l’ennemi des États-Unis, mais être leur ami est fatal.
Henry Kissinger,
cité dans William Frank Buckley Jr, United Nations
Journal, p. 56-57 ;
notre trad.
Comme on le constate, le contexte n’est donc pas l’abdication du chah d’Iran, mais l’abandon par les Américains de gouvernants du Sud-Vietnam qu’ils ont contribué à installer au pouvoir. Ngô Đình Diệm, soutenu par les États-Unis pour diriger la république du Vietnam (Sud-Vietnam), suivait la ligne de ces derniers jusqu’à ce qu’il refuse de laisser entrer des troupes de combat américaines sur son territoire, qu’il assimilait à une occupation étrangère. La CIA a alors encouragé et financé un coup d’État, fomenté par le général Dương Văn Minh, qui a conduit à l’arrestation et à la mise à mort en 1963 de Diệm et de son frère, maquillée en suicide. Les successeurs du général Minh, dont Nguyễn Văn Thiệu, ont ensuite donné aux Américains l’autorisation d’envoyer leurs forces au Sud-Vietnam.
À la mort du président Diệm, Tran
Lê Xuân, sa belle-sœur, surnommée « Madame Nhu », a fait une
déclaration (prémonitoire) proche de celle de Kissinger et, pour le coup, tout
à fait authentique :
Many Asians at the
52d Conference of Interparlimentary Union (in Belgrade, Yugoslavia) have
told me, seeing our ordeal :
« Whoever has the Americans as allies does not need any enemies. »
I did
not believe them but if the news is true, if really my family has been
treacherously killed with either the official or unofficial blessing of the
American Government, I can predict to you all that the story in Viet Nam is
only at its beginning.
De nombreux Asiatiques présents à la 52e conférence
de l’Union interparlementaire (à Belgrade, en Yougoslavie) m’ont dit, en voyant
notre calvaire :
« Quiconque a les Américains pour alliés n’a pas besoin d’ennemis. »
Je ne les croyais pas, mais si cette nouvelle est vraie, si ma famille a vraiment été traîtreusement assassinée avec la bénédiction officielle ou officieuse du gouvernement américain, je peux vous prédire à tous que l’histoire du Vietnam n’en est qu’à ses débuts.
Trần Lệ Xuân, « Mrs. Nhu’s Statement : “Treason Does Not Pay” », propos recueillis, The Sunday Star, 3 novembre 1963, p. A 6 ; notre trad.
L’attribution de notre citation à Kissinger repose donc sur le seul témoignage de Buckley Jr, consigné six ans après une conversation téléphonique avec celui-là. Si les propos sont plausibles, ils ont pu être déformés avec le temps.
Par | Publié le 11.01.2026

De ZOLIES IMAGES et beaux CROQUIS des installations participatives des USA dans le Golfe......La MENACE iranienne est mal adressée.....CAR CE SONT SUREMENT les ISRAELIENS qui pourraient frapper ces équipements......Ils l'on déjà FAIT en A/S et à OMAN.....C' dans la tradition de cette SECTE que de semer la zizanie......partout!
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