C’était à la fin du Jurassique. Les dinosaures peuplaient toujours la Terre. La planète était recouverte de mers peu profondes et chaudes regorgeant de vie végétale. Toutefois, la température élevée des océans empêchait l’oxygène de s’y infiltrer. Tout ce qui mourait se décomposait très lentement en l’absence d’oxygène. Alors que des milliards d’algues et de plancton mouraient et se déposaient au fond de l’océan, ils s’y accumulaient, incapables de se recycler. De plus en plus de matières organiques se sont agglomérées jusqu’à former d’immenses amoncellements de micro-organismes morts recouvrant le fond des océans. Puis vinrent les sédiments. Les rivières, les volcans et l’érosion ont charrié des matériaux qui se sont déposés par-dessus toute cette végétation morte. Mais la décomposition tardait toujours. La matière s’est ainsi momifiée et fossilisée, car la pression exercée par l’accumulation de matière a permis l’association des molécules de carbone, formant de longues chaînes de dix atomes ou plus. Ce nouveau type de roche, constitué de résidus organiques, a donné naissance au kérogène, précurseur du pétrole et du gaz. À mesure que les sédiments s’accumulaient, leur poids exerçait une pression phénoménale. Le kérogène a été progressivement repoussé vers la croûte terrestre, où la chaleur et la pression ont commencé à le transformer. Il s’est alors décomposé en chaînes de carbone plus courtes et donné naissance à de nouvelles molécules, dont certaines ont pris une forme liquide, voire gazeuse. Étant beaucoup plus légères, ces molécules ont commencé à remonter à travers la croûte. Toutefois, la présence de trop nombreuses roches leur barrait la route. La quasi-totalité du gaz et du pétrole s’est donc retrouvée piégée en profondeur, sous les formations rocheuses, créant ainsi de gigantesques réservoirs obscurs. Mais nous vivons sur une planète qui recycle et récupère tout. De petites fuites de pétrole et de gaz ont fini par atteindre la surface, où elles ont spontanément pris feu. Le C0₂ libéré dans l’air a ainsi servi de nutriment aux plantes partout sur la planète. Après des centaines de millions d’années, la Terre a finalement pu recycler, revaloriser et réintégrer dans son écosystème ces substances chimiques jusque-là totalement inconnues. Le gaz et le pétrole auraient dû être brûlés très progressivement, sur plusieurs millions d’années, sans impact sur le climat, et transformés en éléments fertilisants. Mais
il y a plus d’un million d’années, un mammifère du nom d’Homo erectus a
découvert le feu. Un million d’années plus tard, l’Homo sapiens a fondé
une civilisation entièrement basée sur le feu : en 1859, il a creusé le
premier puits de pétrole d’exploitation commerciale à Titusville, en
Pennsylvanie (États-Unis). [1] L’Homo sapiens s’est alors transformé en une espèce exclusivement saprophyte, dépendante de la consommation de carcasses d’organismes disparus depuis des millions d’années. Sous l’effet du réchauffement climatique, des océans moins profonds réapparaîtront. Des milliards d’êtres humains mourront de chaud, de guerres, de famine et d’anoxie, puis seront ensevelis sous les sédiments océaniques. Ils seront cuits à point et se transformeront en combustibles fossiles de nouvelle génération. Par Georges Tsakraklides, le 5 avril 2026 Traduit par Spirit of Free Speech [1] L’usage du pétrole remonte à l’Antiquité, mais l’approvisionnement était limité aux affleurements naturels de pétrole, et au pétrole trouvé en creusant des puits pour trouver de l’eau potable ou de la saumure. Les civilisations mésopotamiennes s’en servaient comme produit pharmaceutique, cosmétique, comme combustible pour les lampes à huile et dès 6000 av. J.-C. pour le calfatage des bateaux. Les Égyptiens employaient de l’asphalte pour la momification. Diodore et Strabon écrivent que du bitume était utilisé dans la construction des jardins suspendus de Babylone ; le cylindre de Cyrus l'atteste également. Hérodote signale une source de bitume à Ardericca, près de Suse ; on en trouvait à Zacynthe (îles Ioniennes, Grèce), et à proximité de l'Issus, l'un des affluents de l'Euphrate. Dans de nombreuses langues d'Asie et du Moyen-Orient, on retrouve la racine naft ou neft (naphte), qui, donnée comme nom à un village, indique fréquemment la présence d'hydrocarbures à proximité. Source : Wikipédia |
« Que se passerait-il si au lieu qu’en Russie il y ait trois millions de juifs et quatre-vingt millions de Russes, on avait l’inverse ? Qu’arriverait-il aux Russes ? […] Ne les traiteraient-ils pas tout simplement comme des esclaves ? Pire encore, ne les dépouilleraient-ils pas complètement ? Ne les massacreraient-ils pas tous ? Ne les extermineraient-ils pas jusqu’au dernier comme ils ont fait avec d’autres peuples étrangers dans les temps anciens ? » Dostoïevski , Journal ,1877
lundi 6 avril 2026
Histoire & avenir du pétrole
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