lundi 14 septembre 2026

Trump lève les sanctions contre les recruteurs et financiers d’Al-Qaïda à quelques jours de l’anniversaire du 11 septembre

L’administration du président Donald Trump a retiré les noms de certains des commandants, recruteurs et financiers les plus notoires au monde de la branche syrienne d’Al-Qaïda de sa liste des terroristes spécialement désignés. Parmi les personnes exemptées des sanctions américaines en août dernier figure Abdullah Muhaysini, un religieux salafiste-djihadiste d’Arabie saoudite qui a participé à des massacres filmés de soldats captifs et recruté des groupes de jeunes étrangers pour mener des attentats-suicides à travers la Syrie au cours de la dernière décennie.

Le retrait de la liste des recruteurs djihadistes s’inscrit dans le processus engagé par l’administration Trump pour déclasser le gouvernement du président syrien Ahmad Al-Sharaa de la liste des États soutenant le terrorisme.

“Ces mesures constituent une nouvelle étape historique pour le président Trump afin de permettre au peuple syrien d’accéder à la prospérité”,

a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio le 24 août 2026.

Anciennement connu sous le nom d’Abu Mohammad Al-Jolani, Al-Sharaa est le cofondateur de l’État islamique et le fondateur de Jabhat Al-Nusra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. Sous la houlette de conseillers occidentaux, Al-Sharaa a rebaptisé Al-Nusra “Hayat Tahrir al-Sham”, ou HTS, avant de renverser le gouvernement du président Bachar Al-Assad en décembre 2024.

Lorsqu’il a pris le pouvoir, Al-Sharaa était déjà préparé par ses responsables de l’OTAN à devenir un homme de main local fiable. Lorsque Trump a reçu Al-Sharaa dans le Bureau ovale en novembre 2025, l’aspergeant en plaisantant de son eau de Cologne “Trump” et lui demandant combien il avait d’épouses, il était clair que les États-Unis s’apprêtaient à lever les sanctions qui ont dévasté l’économie syrienne. Deux mois plus tard, Trump a présenté un plan bâclé prévoyant une attaque de l’armée syrienne contre l’Iran. Washington venait enfin de trouver son candidat à Damas.

L’administration du président Donald Trump a retiré les noms de certains des commandants, recruteurs et financiers les plus notoires au monde de la branche syrienne d’Al-Qaïda de sa liste des terroristes spécialement désignés. Parmi les personnes exemptées des sanctions américaines en août dernier figure Abdullah Muhaysini, un religieux salafiste-djihadiste d’Arabie saoudite qui a participé à des massacres filmés de soldats captifs et recruté des groupes de jeunes étrangers pour mener des attentats-suicides à travers la Syrie au cours de la dernière décennie.

Le retrait de la liste des recruteurs djihadistes s’inscrit dans le processus engagé par l’administration Trump pour déclasser le gouvernement du président syrien Ahmad Al-Sharaa de la liste des États soutenant le terrorisme.

“Ces mesures constituent une nouvelle étape historique pour le président Trump afin de permettre au peuple syrien d’accéder à la prospérité”,

a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio le 24 août 2026.

Anciennement connu sous le nom d’Abu Mohammad Al-Jolani, Al-Sharaa est le cofondateur de l’État islamique et le fondateur de Jabhat Al-Nusra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. Sous la houlette de conseillers occidentaux, Al-Sharaa a rebaptisé Al-Nusra “Hayat Tahrir al-Sham”, ou HTS, avant de renverser le gouvernement du président Bachar Al-Assad en décembre 2024.

Lorsqu’il a pris le pouvoir, Al-Sharaa était déjà préparé par ses responsables de l’OTAN à devenir un homme de main local fiable. Lorsque Trump a reçu Al-Sharaa dans le Bureau ovale en novembre 2025, l’aspergeant en plaisantant de son eau de Cologne “Trump” et lui demandant combien il avait d’épouses, il était clair que les États-Unis s’apprêtaient à lever les sanctions qui ont dévasté l’économie syrienne. Deux mois plus tard, Trump a présenté un plan bâclé prévoyant une attaque de l’armée syrienne contre l’Iran. Washington venait enfin de trouver son candidat à Damas.

En août dernier, l’administration Trump est allée encore plus loin en levant les sanctions contre des propagandistes, des bailleurs de fonds et des combattants d’Al-Qaïda responsables d’atrocités effroyables commises pendant la guerre sale menée contre la Syrie. Parmi ces personnalités figurent Abu Sulayman al-Muhajir, un recruteur de premier plan d’Al-Qaïda en Australie qui s’est enfui en Syrie, Shafi Sultan Mohammed al-Ajmi, un important financier koweïtien d’Al-Nosra, et Abdul Samrez Jashari, un combattant étranger albanais qui a accédé à un poste de haut niveau dans l’armée syrienne sous les ordres d’Al-Sharaa.

Parmi les bandits d’Al-Qaïda ayant bénéficié d’un allègement des sanctions de la part de l’administration Trump, aucun n’a sans doute supervisé autant d’actes de violence sadique que le religieux Abdullah Muhaysini, né en Arabie saoudite et soutenu par la Turquie.

Un recruteur prolifique de jeunes kamikazes bénéficie d’un allègement des sanctions de la part de Trump

En 2015, Muhaysini a été filmé en tenue de camouflage, le regard menaçant, face à un groupe de soldats de l’armée régulière syrienne, les yeux bandés et épuisés, capturés dans une base aérienne de la province d’Idlib, en Syrie. Dans un message vidéo, il a justifié leur massacre de sang-froid au motif que, bien qu’ils soient des musulmans sunnites, ils avaient combattu pour le gouvernement laïc syrien.

“Je n’aime pas qualifier ces hommes de sunnites”, a déclaré Muhaysini. “Ils étaient autrefois sunnites, mais ils sont devenus des apostats dès qu’ils se sont enrôlés dans le régime des Alaouites”.

Quelques instants plus tard, les 56 hommes ont été alignés et criblés de balles.

Muhaysini a étudié auprès de Sulayman Al-Alwan, ce religieux wahhabite qui dirigeait ce que ses détracteurs musulmans ont qualifié de “fabrique de terroristes” dans la province d’Al-Qassim, en Arabie saoudite. Al-Alwan était d’ailleurs le formateur d’Abdulaziz Alomari, l’un des pirates de l’air du 11 septembre.

Comme l’a rapporté The Grayzone, Muhaysini a recruté des milliers de jeunes hommes pour en faire des combattants et des kamikazes, leur promettant le salut éternel s’ils sacrifiaient leur vie lors d’attaques contre des cibles gouvernementales. Ce démagogue étranger a trouvé le temps de prononcer des sermons télévisés conseillant à ses disciples à quel moment il était approprié de battre leurs épouses, tout en les poussant à tuer les chiites et les membres d’autres groupes minoritaires partout où ils les trouvaient en Syrie.

Après s’être installé en Syrie en 2014, Muhaysini s’est intégré au sein des factions les plus puissantes des rebelles et s’est efforcé de les unir sous une même bannière. Dans un premier temps, il a contribué à mettre sur pied la coalition connue sous le nom de Jaish al-Fatah, ou “Armée de la Conquête”. (L’administration Trump a levé les sanctions contre un groupe succédant à Jaish al-Fatah dans le cadre de la radiation de HTS, dirigé par Al-Sharaa, de la liste des organisations terroristes.)

Grâce à ses relations avec de riches salafistes des États du Golfe, Muhaysini a organisé la campagne de collecte de fonds intitulée “Menez le djihad avec votre argent”, qui a permis de récolter quelque 5 millions de dollars pour soutenir l’offensive de l’opposition armée contre l’armée syrienne dans le nord de la province d’Idlib en 2015.

Dans une interview en ligne, Muhaysini a remercié

“un groupe de frères en islam de Riyad (Arabie saoudite), notamment notre frère Abu Ahmed du Koweït et notre frère Abu Joud du Qatar”.

En 2018, le “Jihad Caller’s Network” de Muhaysini a recruté des enfants soldats au sein du camp de réfugiés d’Atmeh, à la frontière syro-turque, un bastion sordide qui abrite quelque 30 000 victimes de la guerre, remettant des fusils aux adolescents volontaires avant de les transporter par camion vers Idlib et ailleurs. (La vidéo de cette campagne de recrutement d’enfants soldats a été retirée d’internet). Des épisodes précédents diffusés sur la chaîne de ce religieux montraient de jeunes enfants s’entraînant au combat.


Le 12 décembre 2024, quelques jours après l’entrée des forces d’Al-Sharaa dans Damas à la suite de l’effondrement du gouvernement d’Assad, Muhaysini a refait surface à Damas. Depuis l’intérieur de la mosquée des Omeyyades, le propagandiste d’Al-Qaïda a proclamé :

“Je crois sincèrement qu’au paradis, il existe des villages entiers réservés aux habitants du Levant”.

Près de deux ans plus tard, Muhaysini a reçu une nouvelle bénédiction. Un jour après que Trump eut annoncé son intention de ne pas assister à la cérémonie commémorant le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre au Ground Zero, à New York, son administration a levé les sanctions contre Muhaysini et ses complices les plus proches.

Ils ont peut-être autrefois été désignés comme les terroristes ayant rejoint l’organisation à laquelle on attribue la destruction des tours jumelles. Mais désormais, ce sont officiellement nos terroristes.

 


Abdullah Muhaysini bénit un adolescent saoudien sur le point de commettre un attentat-suicide dans l’ouest d’Alep, en Syrie

Le 4 septembre 2026.

Par The Grayzone

Traduit par Spirit of Free Speech

6 commentaires:

  1. Difficile de faire autrement. C'est la CIA qui a créé, financé,armé et entrainé ces "braves égorgeurs" qui ont fait du bon boulot. (Fabius dixit).
    Et comme récompense supréme, après avoir été recherché avec une prime de 10 millions d'USD, le bienfaiteur Jolani (boss de HTS) est devenu le Président de la Syrie.
    QUI nous prend pour ce qu'on n'est pas. ?

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    1. ''QUI nous prend pour ce qu'on n'est pas. ?''

      Je dirai plutôt QUI nous prend pour ce qu'on est.
      Paske, faut pas déconner, le frouze de base n'est rien qu'un gros blaireau uniquement préoccupé par son nouveau smart-merde, son écran géant, ses abonnements à toutes sortes de saloperies genre canal pute, netflix, eurosport, disney, etc...

      Ce crétin congénital n'en a rien à branler du sort des Palestiniens, des Libanais, des Iraniens, des Yéménites. Le seul truc qui occupe son temps libre de cerveau (extrêmement réduit, il va s'en dire) c'est la merde qu'il ingurgite à haute dose devant sa télé !

      Et dire que c'est ces cons qui vont veauter...


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    2. Vous parlez de votre entourage ?

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  2. C' LA GUERRE...Tous les régimes arabes, et pas qu"eux .....usent de ce genre de pratique terrorisante ,captagon aidant.....JOLANI a gagné sa guerre à l''ORIENTALE....et il est devenu PRESIDENT, dans un autre temps il se serait qualifié d' ÉMIR..... voire ROI avec un territoire et un trône......plus un harem si affinités! Or il n'est NI PIRE NI MEILLEUR que tous ces voisins et autres régimes arabes jusqu'en Afrique du Nord ! WHAT ELSE ?** La soldatesque Ukrainienne s'amusait à émasculer les malheureux conscrits russes, sans AUCUNE réaction martiale de Moscou.

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  3. Pour un CON....Faut voir.......Mais pour un OVIN , SUREMENT !

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  4. Eh ben, pour un certain commentateur rabâchant deux fois ces commentaires critiquant les occidentaux à des époques révolus ou non, qu'est-ce qui pense de cet article présentant le lavage de cerveau des musulmans pour en faire des tueurs sans âmes à notre époque?

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