jeudi 9 avril 2026

Trump s'est fait niquer par Israël… et le jeu continue.

Voici une information qui n'est pas nouvelle en soi : le prétendu cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran est bel et bien terminé. Bien qu'aucune annonce officielle n'ait confirmé sa fin, croyez-moi, il est bel et bien terminé. La clique qui règne au sein de l'administration Trump en particulier, et à Washington en général, est ridicule… On proclame une grande victoire militaire sur l'Iran, sans la moindre preuve que les États-Unis aient atteint le moindre objectif stratégique, si ce n'est celui d'inciter l'Iran à prendre le contrôle du détroit d'Ormuz et à paralyser les chaînes d'approvisionnement mondiales.

 

L'Iran et le Pakistan (intermédiaire dans le cessez-le-feu) insistent tous deux sur le fait que l'administration Trump a accepté les dix points proposés par l'Iran comme une base de négociation viable :

  1. Engagement des États-Unis en faveur de la non-agression — Une garantie formelle que les États-Unis (et Israël) ne lanceront pas de nouvelles attaques contre l'Iran, le Liban, le Yémen et l'Irak.
  2. Maintien du contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz — L'Iran conserve sa souveraineté et la coordination principale du trafic maritime dans le détroit, avec un protocole de transit « réglementé » ou « sécurisé » pour le passage sûr des navires.
  3. Acceptation des droits de l'Iran en matière d'enrichissement nucléaire — Reconnaissance explicite, par les États-Unis et la communauté internationale, du droit de l'Iran à enrichir l'uranium pour son programme nucléaire civil.
  4. Levée de toutes les sanctions américaines principales contre l'Iran — Suppression des sanctions économiques bilatérales directes imposées par les États-Unis.
  5. Levée de toutes les sanctions secondaires — Suppression des sanctions imposées aux pays tiers et aux entités qui font des affaires avec l'Iran.
  6. Abrogation de toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies contre l'Iran — Annulation des sanctions et résolutions existantes du Conseil de sécurité de l'ONU visant l'Iran.
  7. Abrogation de toutes les résolutions du Conseil des gouverneurs de l'AIEA contre l'Iran — Fin des résolutions et des mesures de contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique relatives au programme nucléaire iranien.
  8. Versement d'indemnités / réparations de guerre à l'Iran — Compensation financière ou aide à la reconstruction pour les dommages causés par la campagne militaire américano-israélienne.
  9. Déblocage de tous les avoirs iraniens gelés — Dégel des fonds et des avoirs iraniens détenus à l'étranger (y compris ceux détenus dans des banques américaines ou européennes).
  10. Retrait militaire américain du Moyen-Orient (et fin des attaques contre les alliés de l'Iran) — Retrait des forces de combat américaines des bases régionales, ainsi qu'un cessez-le-feu s'étendant aux alliés de l'« Axe de la résistance » iranien (y compris l'arrêt des opérations israéliennes au Liban contre le Hezbollah et la fin des hostilités sur d'autres fronts régionaux).

La réaction initiale des partisans sionistes de Trump et du gouvernement Netanyahu fut un mélange de choc et de fureur. La riposte commença dès mardi soir et, mercredi matin, l'administration Trump affirmait avoir accepté un ensemble différent – ​​mais non défini – de dix points. Israël s'assura de l'échec des négociations en lançant un bombardement brutal et meurtrier du centre et du sud du Liban.

Comment en sommes-nous arrivés là ? L'article du New York Times, « Comment Trump a entraîné les États-Unis dans la guerre contre l'Iran » , a suscité un vif intérêt car il impute en grande partie la responsabilité à Benjamin Netanyahu et à son chef du Mossad. L'article présente le Premier ministre Benjamin Netanyahu comme le principal instigateur de l'implication américaine. Netanyahu a mené un lobbying intense pendant des mois en faveur d'une offensive conjointe majeure contre l'Iran. Une réunion cruciale, le 11 février 2026 à la Maison Blanche – marquée par une présentation hautement confidentielle de Netanyahu dans la Situation Room – a permis à Trump de surmonter ses hésitations et ses options limitées pour autoriser des frappes de grande envergure aux côtés d'Israël.

Dans les mois précédant la rencontre du 11 février, Netanyahu a insisté à plusieurs reprises auprès de l'administration Trump pour obtenir le soutien des États-Unis à des frappes, les présentant comme essentielles pour neutraliser le programme nucléaire iranien, ses missiles balistiques et son influence régionale. Les responsables israéliens ont fait savoir qu'Israël était prêt à agir unilatéralement si nécessaire, créant ainsi un sentiment d'urgence, voire d'inévitabilité, chez les États-Unis. Le 11 février, Netanyahu s'est rendu à la Maison Blanche pour des discussions comprenant un exposé détaillé sur les menaces iraniennes. Cette réunion de près de trois heures a porté sur le calendrier potentiel des attaques, les risques liés aux négociations diplomatiques américano-iraniennes en cours (que Netanyahu cherchait à saboter) et les avantages d'une action militaire. Trump et son équipe ont reçu des renseignements et des arguments soulignant la nécessité d'une force décisive.

Voyons voir… Je pense que la publication de cet article à ce moment précis s'inscrit dans le rituel washingtonien qui consiste à désigner un ou plusieurs boucs émissaires pour une politique qui a dérapé. J.D. Vance et, dans une moindre mesure, Marco Rubio sont présentés comme les deux voix raisonnables qui ont tenté de dissuader Donald Trump d'attaquer l'Iran. Le général Dan Caine arrive en troisième position, mais l'article du New York Times le dépeint comme un homme relativement faible, craignant de s'opposer au président.

À qui la faute ? À Pete Hegseth. 

Lorsque les attaques américaines reprendront de plus belle cette semaine et que l'Iran continuera de pilonner les bases militaires américaines dans le Golfe, les infrastructures économiques vitales des pays arabes du Golfe et d'Israël, l'heure des comptes viendra. 

Trump sera alors contraint d'admettre que les États-Unis ne peuvent vaincre l'Iran et que le coût de la poursuite de cette guerre sera dévastateur pour l'économie américaine et les perspectives politiques des républicains cet automne.

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La Chine et la Russie viennent de claquer la porte au nez de Washington.

Hier, il s'est passé quelque chose d'assez rare à l'ONU...
Et pour le comprendre, il faut revenir au contexte géopolitique actuel :
Washington a présenté une résolution pour débloquer le détroit d'Ormuz, avec un texte initial qui autorisait "tous les moyens nécessaires" pour rouvrir le détroit...
(autrement dit : l'usage de la force militaire via le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies)
... Et la Chine et la Russie ont bien fait comprendre que c'était hors de question.
Les États-Unis ont donc revu cette proposition, à trois reprises :
• Première révision : "tous les moyens défensifs nécessaires"... ce qui était encore trop agressif pour Pékin et Moscou.
• Deuxième révision : toute référence à une autorisation du Conseil de sécurité est retirée. Le champ d'application se limitait alors au détroit uniquement, pas aux eaux adjacentes.
• Puis le texte final ne fait plus qu'"encourager vivement" une coordination défensive entre États intéressés. Plus d'autorisation militaire. Plus de mandat onusien. Juste un encouragement poli.
Et malgré cette capitulation américaine en trois actes, la Chine et la Russie ont opposé leur véto
Vote final : 11 pour, 2 contre, et 2 abstentions (Pakistan et Colombie).
L'ambassadeur américain Mike Waltz était furieux.
Il a qualifié ce véto de "nouveau point bas"... et accusé Pékin et Moscou d'avoir "pris le parti d'un régime qui cherche à soumettre le Golfe par l'intimidation".
La réponse de l'envoyé chinois Fu Cong a été cinglante : adopter cette résolution alors que les États-Unis menacent "la survie d'une civilisation"...
Car Trump avait déclaré quelques heures plus tôt qu'une "civilisation entière allait mourir ce soir" si l'Iran ne cédait pas...
... Cela aurait bel et bien envoyé le mauvais message.
L'ambassadeur russe Vassily Nebenzya a par ailleurs enfoncé le clou :
Le texte serait "déséquilibré" parce qu'il présente l'Iran comme seul responsable tout en ignorant complètement les frappes américaines et israéliennes contre Téhéran depuis le 28 février.
Et c'est là où ça devient intéressant, car Nebenzya a raison sur un point :

Washington et Israël bombardent l'Iran depuis six semaines, puis viennent à l'ONU demander qu'on condamne... les représailles iraniennes.
Sans dire un mot sur ce qui les a provoquées.
Le contraste avec ce qui s'est passé un mois plus tôt est frappant.
Le 11 mars, une résolution condamnant les attaques iraniennes avait été adoptée 13-0...
La Chine et la Russie s'étaient abstenues : elles n'avaient pas bloqué le texte.
Mais un mois plus tard, face à une résolution pourtant bien plus faible, elles passent de l'abstention au véto actif.
Ce n'est pas un détail technique.... c'est une escalade diplomatique.
Ils sont passés de la neutralité prudente à l'opposition frontale.
Pourquoi c'est important pour nous.
Ce véto, ce n'est pas juste une passe d'armes de plus entre grandes puissances.
C'est le symptôme d'un basculement beaucoup plus profond.
Quand Washington doit diluer un texte trois fois de suite et qu'il se fait quand même bloquer, ça ne révèle pas une simple divergence ponctuelle sur le dossier iranien...
... Ça révèle que les règles du jeu ont changé.
L'ONU ne suit plus automatiquement la ligne de Washington.
Les institutions internationales ne sont plus des chambres d'enregistrement des volontés américaines.
Le monde multipolaire continue de s'installer sous nos yeux.

Source : Franck Pengam|Géopolitique Profonde

2 commentaires:

  1. Des possibilités à surveiller de près.

    🤔🤔 سيناريو مُتوقع:
    خلال أسبوعين، ستعمل إسرائيل والولايات المتحدة على تحديث وتعزيز بنك المعلومات الاستخبارية المتعلقة بإيران.

    سيتزامن ذلك مع تركيز مكثف على الساحة اللبنانية بهدف تحييدها، عبر غارات واسعة النطاق، مع احتمال امتداد هذا النهج ليشمل اليمن أيضا.

    وفي الأثناء، سيجري العمل على إعادة بناء مخزونات الذخائر وتعزيز منظومات الصواريخ الاعتراضية، بالتوازي مع السعي للاستفادة القصوى من إعادة فتح مضيق هرمز.

    وقبيل انقضاء هذين الأسبوعين، يرجح أن تعلن الولايات المتحدة عن فشل المفاوضات مع إيران وعدم التوصل إلى تسوية، لتستأنف بعدها الضربات ضد إيران بوتيرة أعلى، استنادا إلى الجهوزية التي تم إعدادها مسبقا.
    #مؤمن_مقداد
    https://t.me/mumenjmmeqdad

    Momin Miqdad ✔
    🤔 🤔 Scénario prévu :
    D’ici deux semaines, Israël et les États-Unis travailleront à la mise à jour et au renforcement de leur base de renseignements concernant l’Iran.

    Cela coïncidera avec une concentration intense sur le terrain libanais dans le but de le neutraliser, par le biais de raids à grande échelle, cette approche pouvant être étendue au Yémen également.

    Parallèlement, des travaux seront entrepris pour reconstituer les stocks de munitions et renforcer les systèmes de missiles intercepteurs, en parallèle des efforts déployés pour tirer le meilleur parti de la réouverture du détroit d'Ormuz.

    Avant la fin de ces deux semaines, les États-Unis annonceront probablement l'échec des négociations avec l'Iran et l'impossibilité de parvenir à un accord, après quoi ils reprendront les frappes contre l'Iran à un rythme plus soutenu, en se basant sur les préparatifs effectués au préalable.
    #Momen_Miqdad
    https://t.me/mumenjmmeqdad

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  2. Même en Israel il est reconnu la victoire de l’iran.

    محللون إسرائيليون: أهداف الحرب لم تتحقق وإيران الفائز الوحيد

    ◾️آفي أشكنازي: إيران هي الفائز الوحيد حتى الآن.. لم تسلم اليورانيوم المخصب واتفق الطرفان على مناقشة تخفيف تركيزه وتنفيذ مشروع نووي مدني

    ◾️عيدان كيفلر: ترامب لا يريد العودة إلى الحرب ونتنياهو لم يكن راغبا في وقف إطلاق النار هذا. وإسرائيل دفعت ثمنا باهظا عبر خسائر بشرية ومادية

    ◾️عاموس هارئيل: نتائج الحرب ليست مشجعة فالنظام (الإيراني) موجود ولم يتم إيجاد حل لـ440 كيلوغراما من اليورانيوم المخصب وبرنامج الصواريخ نشط ومكانة إسرائيل تضررت

    Affaires militaires - Rami Abu Zubaida
    Selon des analystes israéliens : les objectifs de la guerre n’ont pas été atteints et l’Iran est le seul vainqueur.

    ◾️ Avi Ashkenazi : L'Iran est le seul gagnant jusqu'à présent... Il n'a pas remis l'uranium enrichi, et les deux parties ont convenu de discuter de la réduction de sa concentration et de la mise en œuvre d'un projet nucléaire civil.

    ◾️ Eidan Kevler : Trump ne souhaite pas un retour à la guerre, et Netanyahu n’était pas favorable à ce cessez-le-feu. Israël a payé un lourd tribut en pertes humaines et matérielles.

    ◾️ Amos Harel : Les résultats de la guerre ne sont pas encourageants. Le régime iranien est toujours en place, aucune solution n’a été trouvée concernant les 440 kilogrammes d’uranium enrichi, le programme de missiles est toujours actif et la position d’Israël s’en trouve compromise.

    Mon commentaire : on va ressortir le dossier EpSTEIN....

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