dimanche 29 novembre 2020

Le principal scientifique nucléaire iranien assassiné alors qu’Israël tente de provoquer la guerre

Aujourd’hui, le scientifique nucléaire iranien de haut niveau, Mohsen Fahrizade, a été assassiné dans une attaque terroriste complexe alors qu’il conduisait sur une autoroute à Absard, une petite ville juste à l’est de Téhéran. Une explosion a arrêté sa voiture. Puis des coups de feu ont été tirés depuis deux directions.

 


Entre 2010 et 2012, quatre autres scientifiques nucléaires en Iran ont été assassinés de manière similaire.

Il y a peu de doute sur le responsable de cette attaque :

Fakhrizadeh a été désigné, par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en 2018, comme le directeur du projet d'armes nucléaires de l'Iran.
Lorsque Netanyahu a révélé alors qu’Israël avait extrait d’un entrepôt à Téhéran une importante archive du matériel de l’Iran détaillant son programme d’armes nucléaires, il a dit : «Souvenez-vous de ce nom, Fakhrizadeh.»


Selon l’AIEA, l’Iran n’a pas, et n’aura pas, de programme d’armes nucléaires. Il y a plus de 20 ans, des scientifiques iraniens ont fait une étude sur ce qu’ils devraient faire pour créer un programme d’armes nucléaires. Mais la politique est intervenue et le programme n’a jamais été lancé.

Depuis sa création, la République islamique d’Iran a rejeté toutes les armes de destruction massive pour des raisons religieuses. Son chef, l’ayatollah Khameneï, a émis une fatwa interdisant toute tentative de développement, de fabrication ou d’introduction de telles armes.

Bien qu’une attaque terroriste contre son scientifique nucléaire de haut niveau puisse être considérée comme un acte de guerre, il est peu probable que l’Iran se vengera ouvertement. Faire cela ne ferait que jouer le jeu de Netanyahou alors qu’il tente d’inciter les États-Unis à lancer une attaque contre l’Iran.

L’assassinat de Mohsen Fahrizade ne vise pas le programme nucléaire iranien. Son but est d’assassiner l’accord nucléaire avec l’Iran avant l’entrée en fonction du président élu Joe Biden.

 Mohsen Fakhrizadeh - Wikipedia

 

Il y a des attentes, que je n’ai pas, que Biden rejoindra l’accord nucléaire avec l’Iran. L’administration Trump avait abandonné l’accord et avait réintroduit des sanctions sévères contre le pays. Le président Trump a retweeté la nouvelle de l’assassinat d’aujourd’hui. Si Biden veut vraiment relancer l’accord, il devrait immédiatement condamner l’assassinat d’aujourd’hui. Obama avait fait de même lorsque l’autre scientifique avait été tué.

Il reste 55 jours avant que Trump ne quitte le bureau ovale, Netanyahou utilisera ce temps pour lancer encore plus de provocations.

Par Moon of AlabamaLe 27 novembre 2020

Via le Saker Francophone

Le ministre des Affaires étrangères de l'Iran Mohammad Javad Zarif ainsi que l'ambassadeur d'Iran auprès des Nations Unies dénoncent l'assassinat de Fakhrizadeh-Mahabadi en affirmant « avoir des indices sérieux de l'implication d'Israël ». Le New York Times affirme le 28 novembre qu'un « responsable américain - ainsi que deux autres responsables du renseignement - ont déclaré qu'Israël était derrière l'attaque contre le scientifique », sans citer leurs sources

4 commentaires:

  1. Pourquoi écrire: il reste 55 jours pour que Trump quitte la Maison Blanche? s'il restait encore 55 jours pour un second mandat du Président Trump. La Cour Suprême devra certainement trancher vu qu'il y a des actions en justice. Attendons donc.

    RépondreSupprimer
  2. Je ne pense pas non plus que Trump quittera la Maison Blanche mais que les talmudistes soient derrière l'assassinat ne fait aucun doute.

    RépondreSupprimer
  3. Si Trump est réélu il faudra qu il fasse attention c'est sur mais mon petit doigt me dit que pour le mandat actuel il devait déjà être au taquet...reste avoir si les mauvais le laisse gagner

    RépondreSupprimer

Les commentaires Anonymes (ou Unknown) et les commentaires comportant des insultes ou des menaces seront supprimés. Les commentaires hors sujet, non argumentés ou vides de sens, etc. seront supprimés. Les auteurs des écrits publiés en sont les seuls responsables. Le fait de les publier n'engage pas la responsabilité de H. Genséric ou de La Cause du Peuple.