samedi 7 mars 2026

Des images confirment qu'une frappe de drone iranienne a détruit le radar de défense aérienne le plus précieux de l'armée américaine, appartenant au système THAAD

Suite à la diffusion d'images satellites indiquant la destruction du système radar mobile en bande X AN/TPY-2 du système antimissile balistique THAAD  de l'armée américaine lors d'une frappe de drone iranienne, une personne anonyme a publié le 7 mars des photos confirmant cette destruction. Le système radar était stationné sur la base aérienne de Muwafak Salti en Jordanie. Sa destruction devrait réduire considérablement l'efficacité des systèmes THAAD pour la défense contre les attaques de missiles iraniens.

Cette destruction de l'AN/TPY-2 fait suite au ciblage réussi de plusieurs systèmes radar de défense antimissile exploités par les États-Unis et leurs partenaires stratégiques au Moyen-Orient, notamment un radar d'alerte précoce AN/FPS-132 Block 5 situé près de la base aérienne d'Al Udeid au Qatar. Ce radar transmet des informations de ciblage aux systèmes de défense aérienne et antimissile régionaux, dont les systèmes THAAD en Israël et en Jordanie. Radar AN/TPY-2 du système THAAD
Radar AN/TPY-2 du système THAAD

Les images satellites commerciales chinoises de la société MizarVision ont confirmé pour la première fois le déploiement d'un système THAAD de l'armée américaine sur la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie à la mi-février, dans le cadre d'un renforcement militaire beaucoup plus vaste visant à préparer le lancement d'une  offensive américano-israélienne contre l'Iran  le 28 février. Contrairement aux systèmes de défense aérienne russes tels que le S-400, qui déploient plusieurs types de radars complémentaires, souvent jusqu'à six, les systèmes de défense aérienne occidentaux, dont le THAAD, reposent sur un seul radar. Ainsi, sans le radar AN/TPY-2, une batterie THAAD ne peut pas rechercher ni suivre de cibles de manière autonome. Elle peut toujours tirer des intercepteurs, mais seulement dans certaines conditions et avec une efficacité considérablement réduite, notamment en s'appuyant sur des capteurs externes, ce qui réduit significativement la couverture extérieure. 

Lancement d'un missile sol-air depuis le système de missiles balistiques THAAD de l'armée américaine
Lancement d'un missile sol-air depuis le système de missiles balistiques THAAD de l'armée américaine

Le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien devrait continuer de cibler les radars de défense aérienne stratégiques des États-Unis et de leurs partenaires au Moyen-Orient, dont le remplacement pourrait s'avérer difficile pour les États-Unis. Le redéploiement des systèmes THAAD depuis la Corée du Sud, seul pays au monde où des déploiements permanents ont été effectués à l'étranger, est en cours, ces systèmes étant déjà fortement concentrés en Jordanie et en Israël. Le coût estimé du système AN/TPY-2 oscille entre 550 millions et 1 milliard de dollars, un montant qui peut varier en fonction de sa configuration et des options de soutien, ce qui en fait le radar de défense aérienne le plus précieux de l'armée américaine. Le fait que ce radar ait été détruit par des drones d'attaque à usage unique, dont le coût varie entre 20 000 et 60 000 dollars selon le modèle, met en lumière une faille majeure dans les capacités de défense antimissile américaines. 

Drone iranien Shahed 136 à usage unique
Drone iranien Shahed 136 à usage unique

L'armée américaine ne déploie actuellement que huit systèmes THAAD dans le monde. Ces systèmes ont été testés en conditions réelles du 13 au 25 juin 2025, suite aux attaques iraniennes de grande intensité contre Israël. Durant ces douze jours de conflit, l'armée américaine a utilisé plus de 150 intercepteurs de missiles balistiques THAAD pour  contrer  les tirs de missiles balistiques iraniens, épuisant ainsi plus de 25 % de son arsenal mondial. Chaque lancement d'intercepteur THAAD coûte environ 15,5 millions de dollars, et la défense de l'espace aérien israélien par ces systèmes pendant onze jours est  estimée, de façon prudente, à  plus de 2,35 milliards de dollars. L'intensité bien plus élevée des frappes iraniennes depuis l'attaque du 28 février 2026 devrait avoir considérablement accéléré l'épuisement de l'arsenal d'intercepteurs, ce qui représente un défi majeur et durable pour la défense antimissile américaine, au-delà de la simple destruction des systèmes radar.

Rédaction du magazine Military Watch 

7 mars 2026

--------------------------------------------------

Voilà qui résume bien la situation. Regardez ce « aïe » du jour !

Ces marchés commencent à peine à se développer et, pour une raison inconnue, aucun pétrolier n'a accepté l'offre américaine de les « escorter » dans le golfe Persique. À en juger par les « performances » des systèmes de défense aérienne américains, personne ne les prend au sérieux. Sans parler, bien sûr, de ces satanés bateaux iraniens sans pilote. Sans parler des services de reconnaissance et de ciblage fournis par la Russie à l'Iran. Tiens, la Russie n'est pas partie prenante à ce conflit, vous voyez ce que je veux dire. À ce jeu-là, on peut jouer à deux, si éazvoyez ce que je veux dire. 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires hors sujet, ou comportant des attaques personnelles ou des insultes seront supprimés. Les auteurs des écrits publiés en sont les seuls responsables. Leur contenu n'engage pas la responsabilité de ce blog ou de Hannibal Genséric. Les commentaires sont vérifiés avant publication, laquelle est différée de quelques heures.