jeudi 14 janvier 2016

Les contre-sanctions russes menacent l'Occident d'une sévère dépression



Le président Poutine aurait transmis hier, à la Douma (parlement), un ensemble de lois jamais vues dans l'histoire moderne de la Russie, qui, une fois promulguées, créeraient un  "cyclone économique" dans le monde occidental et plongerait  les États-Unis et l'Union européenne dans une dépression immédiate, voire un effondrement économique pur et simple.
Ces nouvelles lois ont été établies  par le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, qui a chargé le célèbre économiste Sergueï Glaziev de l'élaboration de ce qui est étiqueté comme une « réponse ultime démilitarisée» de la Russie aux sanctions occidentales, considérées comme une agression par la Russie. Elles ordonnent à toutes les entreprises russes, publiques et privées, de cesser immédiatement de rembourser plus de 700 milliards $ de prêts à toute banque ayant la nationalité  d’un pays appliquant des sanctions ou des menaces de sanctions  contre la Russie, ou même ayant des succursales dans un tel pays.
Une fois adoptées, ces lois permettraient de récupérer l’argent perdu par la Russie suite à la manipulation par l'Ouest des prix mondiaux du pétrole et suite aux attaques contre le rouble. La manipulation occidentale a consisté à inonder le marché mondial du pétrole par plus de cinq millions de barils d'excédants par jour (par l'Arabie saoudite), en plus de la manipulation, par la New York Mercantile Exchange (NYMEX), à la baisse des prix du pétrole.  
Le président Poutine  a été contraint de soumettre ces lois à la Douma en ce moment, suite au rapport sombre donné au Conseil de sécurité de Russie par le ministre du développement économique, Aleksey Ulyukayev, avertissant que la période actuelle de faible prix du pétrole peut durer plusieurs décennies, et que les experts britanniques disent que ce prix pourrait même tomber à 10 $ le baril.
La soumission par le président Poutine de ces lois à la Douma, est concomitante à   l'ouverture réussie de la bourse de St. Petersbourg (spimex), qui vient de dé-dollariser le pétrole russe du système mondial des pétrodollars US, brisant ainsi l'hégémonie américaine et sa capacité à financer ses guerres en utilisant l'argent des autres nations.
Armes de destruction de la dette
Dans la même tentative de lutte contre l’hégémonie mondiale et contre les menaces de guerre mondiale par les Américains, la Chine a ordonné, la semaine dernière, à l'ensemble de ses banques de cesser immédiatement l'achat de dollars américains.
La "presstituée" et les grands médias américains ne disent rien à leurs concitoyens de l’impact terrible de ces nouvelles lois russes sur leur propre situation. Par contre, mis au courant, les oligarques occidentaux ont, dans la dernière quinzaine seulement,  fait perdre à leurs marchés boursiers plus de 1000.000.000.000$ (mille milliards). C’est comme si on effaçait d’un seul coup la valeur combinée des géants technologiques suivants : Google (508 milliards $), Facebook (281 milliards $), Intel (154 milliards $), Netflix (50 milliards $) et Yahoo ($ 29 milliards).
Encore plus étonnant, et malgré cette perte massive de richesse pour le peuple américain (retraites, épargnes, fonds en actions et obligations), le président Obama n’a pas hésité à dire à ses concitoyens, hier soir, que leur économie allait bien et que ses détracteurs faisaient de la  "politique fiction". Peut-être qu'Obama visait le légendaire gourou du marché boursier, Art Cashin qui, hier, a averti que la panique dans ce marché "va choquer le monde», ou bien visait-il la Royal Bank of Scotland (RBS) qui, hier aussi, a exhorté tous ses clients : "Vendez Tout! 
" RBS a averti ses clients de s’attendre à une «année cataclysmique», ainsi qu’à une crise globale déflationniste. Il est temps de vendre ses actions avant qu’il ne soit trop tard," a-t-elle averti.
L’équipe de crédit de la RBS a indiqué que la situation des marchés était aussi alarmante que celle qui prévalait juste avant la crise financière de 2008. Les principaux marchés d’actions pourraient notamment perdre jusqu’à un cinquième de leur valeur, tandis que le baril de pétrole atteindrait 16 dollars. «Vendez tout excepté les obligations de haute qualité. Il s’agit de tout faire pour retrouver son capital de départ. Dans une salle bondée, la porte de sortie est petite», a-t-elle indiqué à ses clients dans une note, rapporte The Sydney Morning Herald.

La Russie étant le plus grand producteur mondial de pétrole,  elle peut en exporter plus de 75%. Les nouvelles lois du président Poutine vont protéger ces exportations, et peu importe le prix du baril. On ne peut pas dire autant du meilleur allié d’Obama au Moyen-Orient, la sinistre et barbare Arabie saoudite, dont le despotique chef, de facto, le prince héritier Mohammed ben Salmane, a amené sa nation au bord de la ruine, en menant deux guerres simultanées : celle de Syrie et celle du Yémen. Dès l’effondrement probable de l’Arabie, il est certain que les nations occidentales vont déclencher une nouvelle série des guerres du pétrole.
Mais avant qu'elles ne se lancent dans de nouvelles guerres du pétrole, elles devraient d'abord se re-familiariser avec leur propre histoire, comme l'a récemment écrit  l'écrivain américain,  spécialiste de la politique étrangère américaine Michael Peck:
"Durant les cent dernières années, le pétrole a été un motif fréquent de guerres. Des nations ont mené des guerres, d’autres ont construit leur stratégie militaire en vue de la conquête de champs de pétrole ou d'empêcher leurs rivaux de contrôler cette marchandise qui est considérée comme étant la pierre angulaire des économies industrielles et militaires modernes. Mais à quoi bon mettre la main sur un champ de pétrole lorsque vous ruinez votre pays pour y arriver? Plusieurs nations ont appris, à leurs dépens, que le prix pour la capture du pétrole peut être beaucoup plus grand que sa valeur. L’histoire récente le prouve.ʺ

En attendant le krach et la fin du système du pétrodollar, Poutine vend le pétrole et le gaz russes contre de l’or


Évidemment, il ne le crie pas sur tous les toits. Et, bien sûr, il accepte toujours le dollar comme moyen de payement… intermédiaire. Intermédiaire car dès qu’il reçoit ces dollars, il les échange contre de l’or physique.
Ainsi, durant le 3e trimestre 2014, la Russie a acheté 55 tonnes d'or, c’est plus que les achats officiels de toutes les banques centrales du monde réunies !


En résumé , le cours du pétrole est sous-évalué, mais ce facteur est compensé par le fait que la valeur du dollar est, elle, surévaluée. Avec cet actif surévalué, Poutine achète de l’or, qui lui est… sous-évalué. Si la Russie semble perdre en ce moment, elle sera gagnante à moyen terme.
Cette brillante combinaison économique de Poutine met l’Occident, mené par les États-Unis, dans la position d’un serpent qui se mange agressivement la queue.
Cette idée de piège « en or » est probablement de son conseiller économique, Sergueï Glaziev. Cette idée brillante est exécutée de main de maître par Poutine  avec le soutien inconditionnel de son collègue chinois, Xi Jinping.

L’Occident peut faire tout ce qui est en son pouvoir pour augmenter artificiellement le pouvoir d’achat du dollar, faire baisser le prix du pétrole et faire baisser artificiellement le pouvoir d’achat de l’or, il reste un problème insoluble : le stock d’or physique en possession de l’Occident n’est pas illimité. Donc, plus l’Occident dévalue le pétrole et l’or par rapport au dollar, plus il perd son or physique.

Lorsque l’Occident n’aura plus d’or à fournir aux Russes et aux Chinois pour qu’ils recyclent leurs dollars, la partie sera terminée. Quand cela aura-t-il lieu, que se passera-t-il exactement ? 
Ce sera "Échec et mat" pour l’Occident. 
Ce sera aussi un séisme monétaire et économique, dont les conséquences sont difficilement prévisibles, et dont nous serons tous les victimes. 
Les oligarques et les élites gouvernantes et financières en sortiront, encore une fois,  quasi indemnes. 

Source :  Russian “Weaponized Default” Law Threatens Collapse Of Entire Western World
Hannibal GENSERIC 

Crash des marchés financiers : 2016 est le pire début d’année jamais enregistré sur les marchés

"Nous n’avons jamais connu un début d’année commençant aussi mal que l’année 2016. Aux États-Unis, le Dow Jones Industrial Average et le S&P 500 ont tous deux affiché leur pire performance sur 4 jours pour un début d’année. Les actions canadiennes sont maintenant en baisse de 21 % depuis Septembre, et cela a été un bain de sang absolu en Europe au cours des quatre derniers jours. Bien sûr, le principal catalyseur de tout cela est ce qui se passe actuellement en Chine. Pour la seconde fois en 4 jours, un crash de 7 % a provoqué la fermeture d’urgence des marchés chinois, et personne n’est tout à fait certain de ce qui va se passer ensuite. Finalement, cette vague de ventes paniques se calmera, mais cela ne signifie pas que cette crise sera terminée. En fait, ce qui se profile sera bien pire que ce que nous avons déjà vu."

Voilà ce qui est réellement arrivé en 2015 et voilà ce qui va se passer en 2016…

"Beaucoup de gens s’attendaient à ce que de très grands événements se produisent en 2015, or la plupart d’entre eux ne se sont pas réalisés. Mais alors que s’est-il passé ? Selon moi, une crise financière mondiale a commencé au cours de la seconde moitié de 2015, et elle menace de s’accélérer rapidement alors que nous démarrons l’année 2016. Au cours des six derniers mois de l’année qui vient de s’achever, les marchés financiers du monde entier se sont effondrés et des milliers de milliards de dollars de richesse ont tout simplement disparu, et certaines des plus grandes économies au monde ont plongé dans une récession. Ici aux Etats-Unis, 2015 a été la pire année pour les actions depuis 2008, près de 70 % de tous les investisseurs ont perdu de l’argent l’année dernière, et il est à prévoir que les chiffres définitifs montreront que près de 1000 fonds spéculatifs auront définitivement fermé leurs portes sur les 12 derniers mois. Voilà à quoi ressemblent les premières étapes d’une crise financière, et le pire reste à venir."


La Russie a vendu pour 20 milliards de dollars d'obligations américaines en un an, de novembre 2014 à novembre 2015, lit-on dans le rapport mensuel du secrétariat américain au Trésor.

En novembre 2014, la Russie était détentrice de 108 milliards USD de bons du Trésor. Pourtant, depuis décembre 2014, elle s’est fortement désengagée, conservant 88 milliards de dollars en novembre 2015, ce qui la place en 15ème position parmi les détenteurs de dette publique américaine.
La Chine, le Japon et dans une moindre mesure l’Angleterre restent les plus grands détenteurs  de dette publique américaine. Leur part est plus ou moins stable. En une année, la Chine a augmenté ses réserves d’obligations américaines de 14 milliards de dollars, à 1.264 milliards de dollars.
Quant au Japon, le pays s'est débarrassé de 97 milliards de dette américaine et en détient actuellement 1.144 milliards.
Cependant, le début de l'année 2016 s'est avéré mauvais pour les bons du Trésor américain, vendus en masse par les banques centrales du monde entier.
Ainsi, au début de 2016, la Chine a continué à vendre ses stocks d'obligations américaines, qu'elle avait commencé à liquider en septembre. Certains économistes déclarent que la vente active d'obligations américaines par la Banque populaire de Chine a déclenché une réaction en chaîne, les autres banques asiatiques ayant commencé à vendre dans la foulée.
Selon les données publiées par la Réserve fédérale des Etats-Unis (FED), les banques centrales se sont débarrassées de 12 et 34,5 milliards de dollars d'obligations US lors des deux premières semaines de janvier respectivement. Le commencement de l'année est considéré comme le pire de l'histoire.
En conséquence, le montant total des obligations sur les comptes des banques centrales étrangères est tombé à 2.962 milliards de dollars, un indice jamais vu depuis avril 2015.
Les résultats des deux premières semaines boursières peuvent ainsi prétendre au titre de pires de l'histoire.
 
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