jeudi 8 janvier 2026

Venezuela : comment la «garde prétorienne présidentielle» a livré Maduro aux Américains

Fin octobre dernier, dans un article consacré au Venezuela, j’écrivais que jamais le slogan «l’ennemi est dans notre propre pays !», en particulier au sein du pouvoir politique et économique, n’aura été aussi valable qu’à notre époque trouble. Notamment au Venezuela. Voir:  Piraterie pétrolière Américaine au large du Venezuela… L’État boucanier attaque – les 7 du quebec  et  https://les7duquebec.net/archives/303346

Je ciblais le président Maduro qui, selon plusieurs sources sûres, tentait de négocier un compromis avec le président américain Donald Trump pour sauver son fauteuil présidentiel.

Pour rappel, au moment où le chef d’État vénézuélien Maduro négociait dans l’ombre un compromis avec Trump, en public il appelait son peuple à se mobiliser «pour défendre la patrie et la souveraineté» contre les États-Unis impérialistes.

«Un seul drapeau nous couvre, jaune, bleu et rouge. Et cette patrie est imprenable, personne ne touchera au Venezuela», affirmait le dirigeant vénézuélien.

En effet, alors que le président « socialiste »  Maduro (sic), ainsi que les autres hauts dirigeants du chavisme, avec une rhétorique emprunte de véhémence patriotique, annonçaient la mobilisation de 4 à 5 millions de membres de la milice nationale pour contrer l’invasion américaine, ces oligarques négociaient avec la Maison-Blanche la «reddition économique» et la «capitulation nationale».

Selon le New-York Times, ces derniers mois plusieurs responsables vénézuéliens auraient rencontré des dirigeants américains pour négocier un plan de «reddition économique», puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, d’offrir toutes les richesses du pays aux États-Unis. Les responsables vénézuéliens, pour sauver leur pouvoir, auraient offert à l’administration Trump une participation dominante dans le pétrole et les autres richesses minérales du Venezuela.

Information immédiatement confirmée par le président/pirate américain Donald Trump. Le chef  d’État terroriste américain avait assuré que son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, avait proposé de faire des concessions majeures pour apaiser les tensions entre les deux pays. «Il [Maduro] a tout mis sur la table. Vous avez raison. Vous savez pourquoi ? Parce qu’il ne veut pas jouer au con avec les États-Unis», avait déclaré le président américain à la Maison-Blanche, en réponse à la question d’un journaliste suggérant que le Venezuela aurait offert de mettre certaines de ses ressources naturelles dans la balance.

Selon le New-York Times, «les principaux collaborateurs de Maduro, l’homme fort du Venezuela, ont proposé d’ouvrir tous les projets pétroliers et aurifères existants et futurs aux entreprises américaines. D’accorder des contrats préférentiels aux entreprises américaines. D’inverser le flux des exportations de pétrole vénézuélien de la Chine vers les Etats-Unis et de réduire les contrats énergétiques et miniers de son pays avec les entreprises chinoises iraniennes et russes».

Autrement dit, le président vénézuélien a proposé, non seulement une abdication nationale, mais surtout une alliance militaire… contre la Chine.

En effet, par ses propositions de réduction, voire de suspension des contrats énergétiques et miniers de son pays avec les entreprises chinoises, iraniennes et russes, le président Maduro s’engageait à négocier, ni plus ni moins, l’intégration du Venezuela dans le bloc occidental aujourd’hui en guerre ouverte contre la Chine et la Russie.

Or, les Américains ont décliné les offres de «reddition nationale» et d’«abdication économique» de Maduro. Pour quel motif la Maison-Blanche a rejeté cette offre alléchante ?

Car l’opposante María Corina Machado, figure de la réaction radicale vénézuélienne, récemment lauréate du controversé prix «Nobel de la paix» (bidon), a fait de meilleures concessions économiques aux Américains. Qui plus est, elle est réputée pour sa docilité et sa soumission, contrairement Maduro. Qui plus est, Maduro, au-delà d’être un homme du passé, a été jugé trop proche des dirigeants chinois, russes et iraniens.

La nouvelle prix Nobel de la paix des cimetières, toujours en guerre contre son pays et son peuple puisqu’elle soutient la guerre contre son propre pays et  s’active frénétiquement pour  céder ses richesses aux États-Unis, avait assuré l’administration américaine qu’une valeur économique de plus de 1 700 milliards de dollars en 15 ans attendait les entreprises américaines au Venezuela, une fois son mouvement hissé au pouvoir.

Ainsi, ces derniers mois, les deux dirigeants vénézuéliens rivaux, Maduro et Machado, rivalisaient de félonie pour céder leur pays aux États-Unis, et les richesses nationales du Venezuela aux capitalistes étasuniens.

Au final, la Maison-Blanche, entre les deux félons, semble avoir jeté son dévolu sur la «garde prétorienne présidentielle» dirigée par la vice-présidente, Delcy Rodriguez, jugée plus fiable pour défendre avec servilité et fidélité les intérêts américains. De surcroît, Washington ne veut absolument pas déstabiliser le pays, affaiblir le pouvoir par une intervention militaire directe, susceptible de compromettre totalement ses projets d’exploitation des richesses du Venezuela… et surtout ne pas stimuler la Résistance anti-impérialiste du prolétariat vénézuélien rompu à l’insurrection populaire « bolivarienne« .

Une chose est sûre, une intervention militaire sanglante transformerait le Venezuela en champ de ruines, à l’exemple de l’Irak, de la Syrie, de la Palestine, de la Libye, de Congo, du Soudan, de l’Afghanistan et de l’Ukraine des pays ravagés, livrés à une instabilité chronique presque insurrectionnelle.

Aussi, tout porte à croire que la «garde prétorienne gouvernementale» cornaquée par la vice-présidente Delcy Rodriguez, pour préserver ses intérêts et ceux de sa classe sociale bourgeoise, s’est résolue à livrer Maduro aux Américains.

Sinon, comment expliquer que les Américains aient réussi à kidnapper  Maduro sans qu’il n’y ait eu la moindre résistance ? Aucun hélicoptère américain n’a été touché.

En tout cas, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez avait dit au secrétaire d’État américain, le fasciste Marco Rubio, être prête à coopérer avec les États-Unis à la néo-colonisation du pays. Il a ajouté qu’il placerait le Venezuela sous tutelle. «Nous allons diriger le pays», non pas directement, mais via la nouvelle «garde prétorienne gouvernementale» pilotée par Delcy Rodriguez… Ce projet de trahison est sans compter avec  l’insurrection populaire, ni avec  la Résistance prolétarienne internationaliste.

 

Khider MESLOUB

https://les7duquebec.net/archives/303535

--------------------------------------------------

Venezuela : Aucun agent étranger ne gouverne le Venezuela

7 Janvier 2026, 12:26pm |

Publié par Bolivar Infos

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar Infos

Dans un message télévisé, la présidente par intérim a défendu la constitutionnalité de son mandat au milieu de la grande crise qu’affronte son pays après l’enlèvement et le transfert illégal aux États-Unis de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores.

Elle a également déclaré que le peuple vénézuélien est actif dans les rues et qu’aucun « agent étranger », le gouverne son pays après l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse dans l’opération réalisée samedi par l’armée des États-Unis sur ordre de Donald Trump, opération qui a fait des dizaines de morts civils et militaires.

« Nous sommes là et nous gouvernons avec le peuple. Le Gouvernement du Venezuela gouverne notre pays et personne d’autre, il n’y a pas d’agent étranger qui gouverne le Venezuela. C’est son Gouvernement constitutionnel, c’est le pouvoir populaire renforcé, » a indiqué Rodriguez après avoir mis en place la commission de l’État-major agroalimentaire, de la pêche, des communautés et de l’industrie retransmise par la chaîne publique Venezolana de Televisión (VTV). « Le Venezuela est sur un chemin douloureux à cause de l’agression, qu’il a subi, une agression inédite dans notre histoire et dans l’histoire de l’Amérique du Sud. »

La présidente par intérim a souligné que lundi, le président Maduro s’est déclaré prisonnier de guerre devant un tribunal de New York, et elle a insisté sur le fait que lui ainsi que Flores sont des personnes innocentes et honnêtes à qui on a ôté injustement leur protection immunitaire en tant que chef d’État en violant complètement les lois internationales et les lois du Venezuela.

Elle a également déclaré que le peuple vénézuélien est actif et est dans la rue : « En ce moment, les femmes du Venezuela marchent pour la paix de notre pays et demandent la libération de nos héros, le président et la première combattante (Cilia Flores) ». Et elle a affirmé que le Venezuela est un peuple qui ne se remet pas et ne se rend pas : « Nous avons grandi en force, nous avons grandi spirituellement pour affronter les défis, les agressions et les menaces. Personnellement, à ceux qui me menacent, je dis : Mon destin, personne ne le décide sinon Dieu, c’est ma réponse. »

Source : Mai68

1 commentaire:

  1. Des traîtres et des menteurs partout alors comme chez-nous en France !

    RépondreSupprimer

Les commentaires hors sujet, ou comportant des attaques personnelles ou des insultes seront supprimés. Les auteurs des écrits publiés en sont les seuls responsables. Leur contenu n'engage pas la responsabilité de ce blog ou de Hannibal Genséric. Les commentaires sont vérifiés avant publication, laquelle est différée de quelques heures.