Lors du récent forum de Davos, de nombreux responsables politiques occidentaux ont fait sensation en prenant leurs distances avec les États-Unis et en annonçant, de diverses manières, un rapprochement avec la Chine. L'un des principaux enseignements des grands médias a été que Trump avait été « humilié » lors de cet événement par l'accueil réservé par des dirigeants exaspérés.
Cela soulève une question fascinante : que se passe-t-il exactement en Occident, face à ces réorientations apparemment contradictoires ? Nombreux sont ceux qui s’interrogent, à juste titre, sur les raisons pour lesquelles des agents de l’État profond occidental comme Mark Carney – banquier mondialiste convaincu – choisissent de se tourner vers la Chine, censée être l’ennemie jurée de la cabale mondialiste occidentale : existe-t-il une fracture, une scission au sein des factions de l’État profond mondial ?
Après tout, c'est la Chine qui usurpe et tente ostensiblement de détruire le système bancaire et financier occidental, lequel est au cœur de la cabale mondiale qui contrôle les différents bras des États profonds occidentaux : alors comment comprendre ce revirement apparent ?
Pour commencer, remettons les choses dans leur contexte. Mark Carney a prononcé un discours fondateur, considéré par beaucoup comme un tournant décisif dans la trajectoire géopolitique de l'Occident. Ce discours, tout à fait remarquable, mérite d'être écouté en entier. Il y dénonce avec véhémence les abus de pouvoir des grandes puissances et annonce la fin de ce qu'on appelle l'Ordre international fondé sur des règles, ainsi que l'avènement d'une nouvelle ère de diplomatie de la force.
Mais l'aspect le plus remarquable de ce discours était de loin son aveu que l'ordre fondé sur des règles et le système du « droit international » étaient en réalité des fictions utilisées par l'Occident pour maintenir le statu quo de l'hégémonie américaine parce que cela lui était utile.
Le discours complet est ci-dessous :
« Nous savions que le récit de l'ordre international fondé sur des règles était en partie faux… Nous savions que le droit international s'appliquait avec une rigueur variable selon l'identité de l'accusé et de la victime. Cette fiction nous était utile [grâce aux avantages que nous offrait l'hégémonie américaine] … Alors nous avons affiché le panneau. Nous avons participé aux rituels. Et nous avons largement évité de dénoncer le décalage entre la rhétorique et la réalité. Ce marché de dupes ne fonctionne plus. Soyons clairs : nous sommes en pleine rupture, non en transition… On ne peut vivre dans le mensonge d'un bénéfice mutuel par l'intégration lorsque celle-ci devient source de subordination. »
L'autre passage particulièrement révélateur de son discours fut celui où il se révolta contre les diktats de son propre clan en renonçant aux diverses « armes économiques » que les nations occidentales ont longtemps utilisées contre le monde :
L'ironie, bien sûr, est que Carney était un complice tout à fait consentant de ces exploitations qu'il condamne aujourd'hui, lorsque cela servait ses intérêts et ceux de son clan – ce qui constitue le premier indice de notre discussion.
Mark Carney était gouverneur de la Banque d'Angleterre lorsque celle-ci a gelé les 5 milliards de dollars d'or vénézuélien qu'elle détenait.
Cet acte de piraterie, digne de Trump, s'inscrivait dans le cadre des efforts déployés depuis 20 ans par le gouvernement britannique pour renverser le régime vénézuélien.
L'or demeure gelé.


On se rassure comme on peut, quitte à se raconter des histoires. Car le Canadien juste après son bavardage de circonstances à DAVOS a tenu à rassurer les USA, qu'il n"y aura pas d'accord de libre échange entre le Canada et la Chine..... Alors...... parole..... parole.....Parole....etc !
RépondreSupprimerIl serait fort étonnant que la chine ait oublié les guerres de l'opium.
RépondreSupprimerCui prodest, Facile. De qui est-il le porte-parole?
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