lundi 1 avril 2019

Algérie : Qui veut la destitution du général Gaïd Salah ?


Confidentiel. Zeroual, Benbitour, Lakhdar Bouregaâ et un représentant du général Toufik et de la Présidence : les dessous de cette réunion qui a énervé Gaïd Salah.

Oui, une importante réunion politique s’est tenue discrètement ce samedi 30 mars à Alger, a-t-on confirmé auprès de plusieurs sources sûres. Et cette réunion a regroupé une dizaine de personnalités politiques très influentes en Algérie autour de la personne de Liamine Zeroual, l’ex-Président de la République. Au cours de cette réunion, une feuille de route a été proposée pour contrer la proposition de sortie de crise proposée par Ahmed Gaïd Salah, le chef d’État-major de l’Armée algérienne. 
 
Selon nos sources, cette réunion a vu la participation d’Ahmed Benbitour, l’ancien commandant de l’Armée de Libération Nationale, Lakhdar Bouregaâ, un représentant officiel dépêché par la Présidence de la République ainsi qu’un représentant désigné par le général Toufik, l’ex-patron influent du DRS. Plusieurs autres personnalités dont des militants qui occupent des postes de responsabilité dans certains importants partis politiques ainsi que des activistes faisant partie de la société civile ont participé également à cette réunion qui s’est déroulée dans une villa à Bouchaoui, le domicile de Lakhdar Bouregaâ. Par ailleurs, l’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune aurait lui-aussi participé aux discussions tenues dans le cadre de cette réunion. Le député Hacène Laribi, un homme généralement très bien confirmé et proche de l’ancien patron du DRS, a confirmé cette information tout en rapportant aussi que Ahmed Taleb Ibrahimi, l’ancien ministre de l’Éducation et des affaires étrangères, a pris part à cette réunion, ô combien stratégique, pour l’issue de la crise qui paralyse toute l’Algérie.
Au cours de cette réunion, les discussions ont tourné autour de la feuille de route suivante : démission d’Abdelziz Bouteflika d’ici le 28 avril prochain. En second lieu, désignation de Liamine Zeroual pour présider une instance collégiale qui dirigera une période de transition nationale. En attendant, Ahmed Benbitour sera nommé Premier ministre chargé de mettre en placer un gouvernement de transition en attendant l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle.
Il s’avère que cette feuille de route irrite au plus haut point Ahmed Gaïd Salah, le patron de l’ANP, qui serait ainsi exclu du jeu politique en désavouant son plan de l’article 102..
*Source : Algérie Part
La réaction du général Gaïd Salah…
Extrait du communiqué "urgent" du ministère de la Défense (30/3/19)** :
« En effet, et en date du 30 mars 2019, une réunion a été tenue par des individus connus, dont l’identité sera dévoilée en temps opportun, en vue de mener une campagne médiatique virulente à travers les différents médias et sur les réseaux sociaux contre l’ANP et faire accroire à l’opinion publique que le peuple algérien rejette l’application de l’article 102 de la Constitution.
Dans ce cadre, le général de Corps d’Armée a souligné :
«A la lumière de ces développements, la position de l’ANP demeure immuable, dans la mesure où elle s’inscrit constamment dans le cadre de la légalité constitutionnelle et place les intérêts du peuple algérien au-dessus de toute autre considération, en estimant toujours que la solution de crise ne peut être envisagée qu’à travers l’activation des articles 7, 8 et 102 .
Toutes les propositions découlant de ces réunions suspectes, qui vont à l’encontre de la légalité constitutionnelle ou portent atteinte à l’ANP, qui demeure une ligne rouge, sont totalement inacceptables et auxquelles l’ANP fera face, par tous les moyens légaux ».
**Source : TSA
COMMENTAIRE :

Le communiqué du ministère de la Défense daté du 30 mars 2019 visait en réalité une réunion qui a eu lieu au domicile du lieutenant-colonel à la retraite Mohamed-Chafik Mesbah, un ancien cadre du DRS, « intellectuel » organique proche du général Toufik. Ledit ex-officier, par ailleurs, connu pour son attrait pour l’affairisme, a pu implanter un ranch, dans des conditions que seule une justice indépendante pourrait élucider, dans l’ancienne ferme coloniale Ex-Bugeaud (Tout un symbole !), rebaptisée Bouchaoui après l’indépendance. Ce personnage est connu pour être un intrigant, participant depuis plusieurs années à la plupart des jeux d’ombres de la scène politique algérienne pour le compte du général Toufik. Interpellé samedi soir par des effectifs de la DCSA, la Sécurité de l’armée, et gardé à vue jusqu’à ce dimanche après-midi, il a reconnu sur PV qu’il a agi sur demande du général Toufik. Son action consistait à participer à l’élaboration d’un document technique visant à fragiliser médiatiquement tous les opposants au système et à préparer des scénarios pour l’après-Bouteflika. Il n’a été relâché qu’après un pic de glycémie qui a nécessité l’intervention d’un médecin. Ce que Gaid Salah n’a pas apprécié, dans cette lutte clanique, c’est le fait que des forces utilisées par le général Toufik tentent de lui barrer la route vers le pouvoir. En clair Toufik veut utiliser Saïd Bouteflika pour chasser Gaid Salah et ainsi revenir au pouvoir à travers des prête-noms et Gaid Salah veut instrumentaliser la mobilisation pour chasser Bouteflika et récupérer le pouvoir réel.
 

4 commentaires:

  1. il faut éradiquer toute cette junte
    et leur famille dynastie, puis christianiser le département
    qui appartient a la france. les habitants en seront tous plus heureux.vivront dans la richesse et la joie
    exit istanboul connection, l empire ottoman, les mosquées et le chomage de masse !

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  2. Vous oubliez le principal des agents du SDECE de France étaient présent à cette réunion.

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  3. Petit rectificatif: ex domaine Borgeaud (Lucien) et non Bugeaud comme écrit dans le commentaire ci-dessus; donc pas de symbolique.

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