vendredi 29 mai 2020

Syrie. Al-Qaïda et la Turquie "la main dans la main" dans le sud d'Idlib


Un soldat turc est mort et un autre a été blessé dans une attaque aux EEI [1] dans le sud d’Idlib en Syrie, a rapporté le ministère turc de la Défense le 27 mai. L'incident s'est produit alors que des unités de l'armée turque et du groupe terroriste Sham Legion soutenu par la Turquie passaient près Jisr al-Shoughour. Le soldat tué a été identifié comme le lieutenant Canbert Tatar. Il est devenu le deuxième soldat turc tué dans la zone de l'autoroute M4 depuis la signature de l'accord de désescalade du 5 mars à Moscou.

Plus tôt le 27 mai, une grande explosion a éclaté près d'un siège et d'un dépôt d'armes du Parti islamique du Turkestan (TIP) dans la ville d'al-Gassaneyah. Au moins 6 membres du groupe terroriste sont morts. Certaines sources pro-terroriste ont affirmé que l'explosion avait été provoquée par une frappe aérienne des Forces aérospatiales russes. D'autres sources affirment que l'incident s'est produit en raison de mauvaises mesures de sécurité au dépôt d'armes.
L'attaque de la patrouille turque a probablement été menée par le TIP ou ses alliés. Le principal bastion du TIP, Jisr al-Shoughour, est situé juste à l'intérieur de la zone de sécurité qui devait être débarrassée des terroristes dans le cadre de l'accord de désescalade. Ainsi, le groupe lié à Al-Qaïda et ses alliés locaux font tout ce qu'ils peuvent pour saboter l'accord.
Le 28 mai, des groupes terroristes d'Idlib et des sources pro-turques ont immédiatement accusé la Russie des pertes de l'armée turque. Selon eux, les «actions agressives» de Moscou et le «sanglant régime Assad» sont à l’origine des tensions. Ainsi, la Turquie démontre qu’elle continue à défendre à tout prix al-Qaïda dans le sud d'Idlib.
L'armée syrienne, les Forces de défense nationale et Liwa al-Qouds poursuivent leurs opérations contre l'Etat islamique le long de l'autoroute Palmyre-Deir Ezzor et dans le sud de Raqqa. Jusqu'à présent, elles ont neutralisé plus de 20 terroristes, et saisi plus d'une douzaine de véhicules et détruit plusieurs cachettes de l'Etat islamique. Les 27 et 28 mai, des frappes aériennes russes sur des positions de l'Etat islamique ont également été signalées.
Les forces gouvernementales syriennes utilisent le cessez-le-feu d'Idlib pour faire face à la menace de Daech dans le désert. Cependant, si la situation à Idlib dégénère, l'armée et ses alliés seront obligés de redéployer au moins une partie de leurs forces impliquées dans l'opération anti-EI sur la ligne de front. Cela donnera des opportunités supplémentaires à toutes les cellules de l'Etat islamique qui se cachent toujours dans le désert.
Source : South Front
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Idlib: le coup de maître du Hezbollah ?
En février, juste avant que les USA ne perdent lamentablement la bataille d’Idlib et que le président Erdogan ne se rende au Kremlin pour signer la trêve, Ankara avait lancé une frappe au drone surprise contre le QG de la Résistance au sud d’Idlib provoquant la mort de 10 combattants du Hezbollah. Cette grave erreur stratégique commise au nom de l’amitié Israël-Turquie a valu à cette dernière la reprise par le Hezbollah, en quelques heures, de la localité stratégique de Saraqib et partant la reddition turque. Mais encore...
Le lundi 25 mai, le chef de la 1re Brigade du Front national de libération (al-Jabhat al-Wataniya al-Tahrir) a été tué dans l’attaque d’un drone contre son véhicule alors qu’il circulait dans la région de Jabal al-Zawiya à Idlib. Hisham Abou Ahmad, agent US/OTAN, a ainsi été liquidé. 
Idlib: la revanche du Hezbollah...
Mais ce commandant terroriste a été tué par quel type de drone ?
L’opération aurait été menée par les unités de drones de la Résistance impliquant visiblement deux types de drones de combat à savoir Shahed-129 et Mohajer-6. Hisham Abou Ahmad aurai été pulvérisé à Jabal al-Zawiya par le Mohajer-6, selon des images publiées par des sites proches des terroristes. 
Mais les succès des drones iraniens en 2020 ne se limitent pas à cela. Le 18 avril dernier, des informations ont rapidement été publiées sur les comptes des terroristes selon lesquelles un autre chef de guerre a été liquidé, au volant de sa voiture. Le gourou a été un opérateur de Tow, un certain Maher Kojak, de la 1re Brigade blindée. Selon les terroristes, le chef terroriste avait enregistré 155 chasses au missile antichar BGM71 Tow depuis le début de la guerre en Syrie.   
Les 1re et 2e brigades côtières de l’ASL, formées par les USA, sont directement équipées de missiles Tow depuis 2014.  
Les analystes militaires qualifient ces deux opérations de signe avant-coureur de ce qui pourrait être la bataille finale à Idlib, celle qui devrait être soldée par l’expulsion de la Turquie.  
Seules les unités de l’US Air Force sont capables de mener des opérations d’une si grande ampleur et encore à l’aide des équipements et des technologies dix fois plus sophistiqués que ceux des forces de la Résistance en Syrie. La dernière bataille d’Idlib n’aura peut-être pas besoin d’une vaste mobilisation de troupes au sol ni de celle de l’armée de l’air syro-russe d’autant plus que les forces d’élite du Hezbollah en feraient vraisemblablement partie.
Source : Presstv
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S’installer tout près des champs pétroliers et gaziers, empêcher un retour à la normale sur le plan sécuritaire aussi bien que politique et protéger les intérêts d’Israël dans la région ; voici quelques-unes des dimensions de la présence des Américains en Syrie.
Les Américains ont récemment transféré illégalement une importante quantité d’équipements militaires depuis l’Irak vers la Syrie. Ce redéploiement dans l’est de la Syrie trahit l’intention des États-Unis de rester tout près des champs d’hydrocarbure et d’empêcher le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique en Syrie afin de protéger ainsi les intérêts stratégiques d’Israël dans ce pays arabe.
Le redéploiement des Américains en Syrie puise également du fait que ces derniers ont subi une cuisante défaite en Irak où ils ont perdu des millions de dollars.
En effet, les Américains entendent renforcer leur présence militaire dans l’est de l’Euphrate pour ainsi compenser leur absence dans l’ouest de cette rivière. Ils ont donc mis en place des bases militaires dans l’est et dans le nord de Deir ez-Zor pour ainsi renforcer leur présence non loin des importants champs d’hydrocarbure, situés à l’est de Qamichli.
Pour concrétiser ses objectifs en Syrie, Washington exploite également ses supplétifs, c'est-à-dire les cellules dormantes de Daech qui se trouvent toujours ça et là en Syrie.
Des analystes croient que les Américains ne suivent pas un objectif militaire dans l’est de la Syrie mais plutôt un objectif politique. Pour ce groupe d’analystes, les États-Unis cherchent à s’asseoir à la table des négociations avec la Turquie et la Russie et les équipements militaires qu’ils viennent d’installer dans l’est de la Syrie sont en effet des équipements logistiques qui devraient baliser le terrain à un nouveau tour de dialogue.
D’autre part, nombreux sont les analystes étant d’avis que tout ce que fait Washington en Syrie reste dans le cadre de la protection des intérêts du régime israélien ainsi que des tensions avec l’Iran, d’autant plus que celui-ci a récemment enregistré beaucoup de succès dans la région.
Pour les analystes, les États-Unis ont commis un crime flagrant et ont violé les lois internationales en incendiant des centaines d’hectares de champs de blé et d’avoine, dans le sud-est de Hassaké. Ce qui a été fait pour nuire à la sécurité alimentaire des Syriens et durcir la pression économique sur Damas.
Du fait que les Américains soutiennent largement les terroristes de Daech, ces derniers sont toujours prêts à les aider dans des conflits en cours dans la région.
Source : Presstv
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[1] Les engins explosifs improvisés (EEI) ou engins explosifs de circonstance (EEC) (en anglais : Improvised Explosive Device, IED) sont principalement employés lors de conflits asymétriques par les forces terroristes, de guérilla ou par des commandos.
Hannibal GENSERIC

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