lundi 15 juin 2026

La pilule amère gobée par Trump scelle momentanément la victoire iranienne & la déculottée israélienne

Toute tentative de trahison ou de violation de la part du “chien enragé” américain sera contrée, car le doigt iranien n’a pas relâché – et ne relâchera pas – complètement la gâchette.

Le séisme de Genève : la stratégie astucieuse de Téhéran apaise la colère de Trump et scelle un “acte de victoire” sur les ruines de la folie que fut l’attaque de Dahieh — Talal Nahle


Contexte stratégique général : les lamentations après le rugissement et la défaite historique de l’empire du mal

Le 108e jour du conflit existentiel a marqué un tournant géopolitique historique. La République islamique d’Iran a contraint les États-Unis d’Amérique à avaler la pilule amère d’un retrait humiliant, en imposant l’intégralité de ses conditions à la table des “négociations d’Islamabad”. La folie commise par Benjamin Netanyahu en bombardant la banlieue sud de Beyrouth (Dahieh) — qui a entraîné la mort de 3 personnes et blessé 15 autres — s’est retournée contre lui comme un boomerang. Au lieu de mener à l’échec des négociations comme l’entité sioniste l’avait espéré, elle a accéléré l’aboutissement de la formule finale du protocole d’accord après que Téhéran a mis ses menaces militaires directes sur la table.

Dans un moment historique, la Maison Blanche et le Secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale à Téhéran ont annoncé la finalisation du “Mémorandum d’accord pour mettre fin à la guerre”. Celui-ci prévoit notamment l’entrée en vigueur d’une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, à compter du 15 juin à minuit, ainsi que la levée immédiate et totale du blocus naval américain contre l’Iran.

Trump a annoncé sans conviction :

“L’accord avec l’Iran est désormais conclu... navires du monde entier, démarrez le moteur et faites couler le pétrole !”,

neutralisant ainsi Netanyahu qui, aux côtés de son armée, reste sur sa déception et sa défaite.

1. Une diplomatie intelligente... Comment Téhéran a-t-il géré l’affrontement des dernières heures ?

Les dirigeants iraniens ont fait preuve d’une supériorité stratégique dans la conduite des négociations, grâce à des nerfs d’acier et une doctrine stricte de parité :

  • La folie de Netanyahu permet de sortir de l’impasse : le Dr Mohammad Marandi a révélé que l’attaque criminelle de Netanyahu contre Dahieh est précisément ce qui a permis de sortir de l’impasse des négociations. Téhéran a immédiatement suspendu les négociations avec les médiateurs et menacé d’une riposte militaire directe via la mobilisation du quartier général Khatam al-Anbiya et de la Force aérospatiale. Ce refus de céder a fait peur à Trump, le contraignant à accepter les exigences de l’Iran et à dénoncer publiquement les agissements de Netanyahu pour éviter une crise explosive.

  • La déclaration décisive sur la sécurité nationale : Le Secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale a annoncé la conclusion du mémorandum conformément à la décision du Conseil, garantissant la pleine souveraineté. La cérémonie officielle de signature doit avoir lieu le vendredi 19 juin en Suisse (Genève), en présence du vice-président américain J.D. Vance.

  • Les conditions strictes des 60 jours : Le vice-ministre des Affaires étrangères Gharibabadi a confirmé que les négociations pendant les 60 jours à venir sont sous condition et dépendent strictement de la vérification effective par Téhéran de la mise en œuvre par les États-Unis de leurs engagements actuels (fin de la guerre, levée du blocus et déblocage des fonds). Les négociations à venir porteront sur la levée de toutes les sanctions et résolutions du Conseil de sécurité, la discussion du dossier nucléaire selon les principes fermes de Téhéran, et la définition de mécanismes pour la reconstruction de l’Iran, le tout sans aucune concession préalable.

2. Le front libanais tous azimuts et les concessions américaines.

Grâce à la diplomatie avisée de la délégation iranienne, un bouclier protecteur complet et global a été mis en place sur le front du Sud-Liban, permettant d’obtenir des concessions stratégiques sans précédent au dernier moment :

  • Restriction de la liberté de mouvement d’Israël : Des sources médiatiques bien informées ont confirmé que l’Iran a obtenu des concessions décisives garantissant la préservation totale de l’intégrité territoriale du Liban et un retrait rapide et complet d’Israël de toutes les zones occupées.

  • Établir l’équation de la dissuasion aérienne : L’analyste militaire Amichai Stein a reconnu le caractère catastrophique de l’accord pour l’entité sioniste. Alors qu’avant la guerre, Israël opérait sans entrave pour frapper les positions du Hezbollah y compris à Beyrouth, l’accord impose désormais une restriction absolue interdisant à l’entité d’intervenir au Liban. Il limite le droit de riposte aux seuls cas où le Hezbollah lance une attaque. Ce qui signifie pour l’entité une perte totale de sa capacité de dissuasion et renforce la protection de la capitale, Beyrouth, et de Dahieh.

3. Le détroit d’Ormuz... Souveraineté et contrôle total sur l’artère énergétique mondiale

Tous les discours américains et occidentaux concernant l’internationalisation ou la suppression de l’administration des voies navigables se sont effondrés, Téhéran ayant obtenu une reconnaissance explicite de la souveraineté maritime des États-Unis :

  • Attribution de l’administration et de la navigation à l’Iran et à Oman : une source bien informée a confirmé au réseau “Entekhab” que, sous l’insistance de la délégation iranienne, il a été convenu de confier entièrement le mécanisme de gestion du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les modalités de prestation des services maritimes et la perception des redevances correspondantes à l’Iran et au Sultanat d’Oman. En tant qu’États côtiers du détroit, cet accord transforme de fait Ormuz en une arme de dissuasion géopolitique permanente aux mains de la République islamique.

4. Hécatombe sioniste sans précédent… Majdal Zoun conclut la bataille avec 313 chars Merkava

La fracture politique de l’occupant a coïncidé avec une hécatombe terrestre et aérienne sans précédent orchestrée par les hommes de la Résistance islamique le jour précédant le cessez-le-feu :

  • La saga des 28 communiqués militaires : au cours d’une terrible bataille pour la défense de la souveraineté du Liban, la résistance a mené 28 opérations documentées. Parmi celles-ci figuraient la destruction d’un char Merkava à Majdal Zoun à l’aide d’une munition autonome Ababil, d’un deuxième char à la périphérie de Yohmor al-Shaqif et d’un troisième au sud-ouest de Majdal Zoun. De plus, une pelleteuse Poclain a été réduite en cendres, un véhicule blindé Namer et un robot de génie détruits à Yohmor, et un dépôt de munitions pour chars intégralement pulvérisé. Par ailleurs, les systèmes de défense aérienne de la Résistance ont contraint trois drones Hermes 450 Zik à battre en retraite au-dessus de Sidon et d’Iqlim al-Tuffah.

  • Le massacre de Majdal Zoun et les aveux sionistes : L’axe de Majdal Zoun et la périphérie de Kfar Tebnit (forêt d’Ali al-Taher) ont été le théâtre d’affrontements violents jusque tard dans la journée. L’incendie de 9 véhicules militaires israéliens (dont 5 chars Merkava) a été constaté, et 8 hélicoptères d’évacuation militaire ont atterri aux hôpitaux Rambam, Haïfa et Ziv à Safed. Ce qui porte à 313 le nombre total de chars Merkava entièrement ou partiellement détruits depuis le début de la guerre (188 avant le cessez-le-feu, 48 au cours du premier mois et 76 au cours du second mois).

  • Un État dépourvu de stratégie : Le chef du parti des Démocrates, Yair Golan, a déclaré ce soir — au plus fort de l’activation des abris et en pleine panique des colons — :

    “Voilà à quoi ressemble un État qui a perdu ses moyens… L’armée se bat, les citoyens en paient le prix, et Israël, sous Netanyahu, a perdu ses moyens de pression et sa capacité de dissuasion, sans la moindre emprise sur la réalité qui l’entoure”.

    Une fuite issue de la récente réunion du Cabinet a quant à elle révélé un climat de confusion hystérique au cours duquel Ben Gvir a exigé, comme un fou, des ripostes disproportionnées pour sortir de l’équation “ping-pong” imposée par la résistance.

Conclusion et bilan opérationnel

Cette guerre régionale majeure s’est soldée par une victoire stratégique et historique pour la République islamique d’Iran et son “axe sacré”. Le front militaire résolument soutenu par la mobilisation populaire et le talent diplomatique ont prouvé que les principes de la résistance peuvent venir à bout des plus redoutables grandes puissances, tant sur le plan militaire que politique.

Trump a battu en retraite sous la contrainte, annonçant la fin de la guerre et la levée immédiate du blocus, tandis que l’armée israélienne se prépare modestement à mettre fin à ses opérations terrestres. Avec les directives émises par les dirigeants chiites enjoignant aux citoyens déplacés de retarder leur retour dans les villages du front (Liban sud) jusqu’à ce que des mesures de sécurité soient établies, le message final des quartiers généraux de l’axe est clair : Les conditions de la résistance ont été imposées par le feu et le sang, mais ses yeux resteront grands ouverts dans les jours à venir jusqu’à la signature en Suisse vendredi. Les forces armées iraniennes et les hommes au front resteront prêts et en état d’alerte maximale. Car toute tentative de trahison ou de violation de la part du “chien enragé” américain sera contrée, car le doigt n’a pas relâché – et ne relâchera pas – complètement la gâchette.

Par IntelSky, le 15 juin 2026

Traduit par Spirit of Free Speech

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COMMENTAIRE

Une déroute commune

Après plus de cent jours d’affrontements, entrecoupés de cessez-le-feu précaires, les États-Unis et l’Iran sont parvenus, ce dimanche, à un accord d’entente, qui devrait être signé vendredi 19 juin, à Genève, où les négociations avaient été brutalement interrompues par l’offensive israélo-étasunienne, le 28 février dernier.

Bien que son contenu soit encore sujet à caution, l’accord d’entente ne constitue ni plus ni moins que la traduction diplomatique de l’échec militaro-stratégique des États-Unis et d’Israël  qui ne sont parvenus à réaliser aucun de leurs buts de guerre. Les massacres de Minab, la décapitation des dirigeants du pays, les frappes dévastatrices contre les dépôts pétroliers de Téhéran, la destruction de certains bastions ouvriers combatifs, l’utilisation à échelle régionale des méthodes génocidaires employées dans l’enfer de Gaza : rien n’y a fait. L’Iran a tenu tête à la première puissance mondiale et à l’État génocidaire.

Si l’accord offre une issue diplomatique à Washington, il constitue l’acte de reconnaissance de la défaite militaire pour l’impérialisme étasunien – dont la capacité de garantir la sécurité du commerce mondial et de faire plier n’importe quel régime qui s’affranchirait de sa discipline géopolitique est désormais largement écornée en même temps que la crédibilité de sa force militaire. Mais pour Israël, il ne représente ni plus ni moins qu’une défaite stratégique en même temps qu’il ouvre une crise historique dans la relation israélo-étasunienne.

Contraint, par les termes de l’accord, de se retirer du Liban où l’État sioniste n’a pu réaliser aucun de ses objectifs stratégiques malgré le nettoyage ethnique du sud et les frappes contre le reste du pays, Israël est confronté à la perspective d’une défaite majeure. En Iran, Israël n’a pas réussi à faire chuter le régime et à plonger le pays dans le chaos en créant les conditions d’une guerre civile pour éliminer le principal obstacle à son hégémonie dans la région. 

Une nouvelle bataille s’annonce, cette fois-ci entre Tel-Aviv et Washington, alors qu’Israël n’a pas hésité à bombarder Beyrouth pour saboter les négociations, ce dimanche, contre la volonté de Trump.

Dans le reste de la région, une dynamique de tripolarisation est à l’œuvre : entre un Israël affaibli et un Iran qui sort renforcé de la guerre, un espace s’ouvre pour d’autres acteurs. Les monarchies du Golfe sont tout particulièrement divisées et sont obligées de reconsidérer la présence des bases américaines sur leur sol. Même un État aussi aligné sur Israël que les Émirats arabes unis a fait le choix d’offrir à l’Iran des garanties financières en contrepartie de la suspension des attaques iraniennes

Ces nouveaux équilibres marquent ainsi un recul des prétentions d’Israël à l’hégémonie régionale.

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12 commentaires:

  1. Pendant se temps là poutine s apprete a faire un nouveau lifting pour se donner bonne figure après toute ces année englué dans le conflit ukrainien, Téhéran avec le peu d arme a refroidi et pris le contrôle de la situation et de ses ennemis on ne peut qu etre admiratif même si tout est pas encore acté. Je fais systématiquement le parallèle russe et iranien , conclusion la stratégie iranienne est claire celle des russes est plus que trouble en faite je suis convaincu qu il sont de mèche avec les occidentaux les marchands du temple , l ours russe puissance nucléaire en déroute face a un petit village 'city londre... Hitler détesté les russes les slaves Adolphe avait des raisons?

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    1. 🤨 /🤔?!. 🧐 !... Patience
      "L' ami" 😑 !

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    2. En géopolitique également, comparaison n'est pas raison.
      Les objectifs des uns n'ont rien en commun avec ceux des autres. Dès lors il est vain de comparer Russie/Ukraine/Otan/MI6/CIA et Iran/Sionisme génocidaire , spoliateur et son lebensraum.

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    3. La russie depuis 30 ans n'est plus gouvernée par des RUSSES mais par une mafia juive, dont fait partie aussi Poutine, car ce sont les juifs de St Peter qui le firent venir à Moscou.....comme 1ér ministre et depuis 26 ans président.....( En Israel il y a 1.2 million de juifs russes)

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    4. En attendant, oups finalement comme d'habitude, vous reportez votre hargne contre Le Président Poutine, alors que l'article n'en parle pas, l'anonyme du 16 juin à 09h05 parle juste par contre.

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    5. Oui, il est sûr et certain que Poutine fait parti du plan. La Russie a une longue histoire avec les judeo bolcheviques, et ils n'ont pas disparu comme ça par magie. Ce sont eux qui tiennent le pouvoir en Russie. Poutine a été choisi tout comme Trump pour la mise en place du grand Satan israélien. L'histoire et les faits nous le prouvent tous les jours. Poutine a su nettoyer la Syrie des daechiens sous Bahar Al Assad, mais il n'arrive pas à faire assassiner zelinsky qui se pavane dans toute l'Europe sans problèmes. Poutine joue l'homme de raison, le diplomate, le calculateur, le censé, le réfléchi, l'homme de paix..... C'est surtout un homme de paille pour les juifs.

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    6. C'est vous qui le dites, en Russie les gens sont bien mieux qu'en Israël, Ukraine, et l'occident actuel, vous êtes où?

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  2. Nous entrons dans la période des.1260 jours décrit par Daniel.
    Dans 3anset demi, jesrusalem sera probablement détruite.
    Il est a noter que le 1er octobre prochain, cela fera 19annees solaire que netenyahou est premièr ministre

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    1. Toujours prendre des références bibliques pour ce genre de chose, alors que depuis le temps, qui fait la volonté de Jésus, qui se comporte pour la même compassion envers les chrétiens, qui vie ou essaye de vivre de la même manière que lui sans possession?

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  3. Trump a dit qu'Israel pouvait rester au Liban, à Gaza et en Cisjordanie si c'était nécessaire. Je ne vois pas Israel évacuer les territoires palestiniens et le sud Liban. Quant au Hezbollah, il prend beaucoup de coups et en donne assez peu : combien de morts et de villages détruits côté libanais ? Combien côté israélien ? La guerre ne s'arrêtera pas, Israel a besoin du chaos permanent pour pousser les palestiniens, les libanais (et demain les syriens, les jordaniens....) à fuir et à laisser le terrain aux soldats israéliens (et demain aux colons juifs religieux qui font beaucoup d'enfants, d'où le besoin pour Israel d'un "espace vital" toujours plus vaste).

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    1. Qui peut encore ignorer que l'état fantoche occupant de la Palestine par la force et terrorisme des années 35/48, ne respecte aucun accord, traité ou résolution du droit international ?
      Cette mascarade Trumpienne ne durera que le temps des cerises et vous pouvez compter sur les psychopathes de Tel Aviv et Herzliya, et leurs colons décérébrés, pour continuer leurs massacres au Sud Liban et en Cisjordanie.

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  4. Trump et ses Trumpirtudes. L’avalement des anacondas n’est pas glorieux pour son melon. (C'est ma façon de résumer).

    « Hier soir, la guerre semble bien partie pour être « temporairement terminée » en Iran... d'après les dires de Donald Trump.
    Il l'a écrit noir sur blanc : l'accord avec l'Iran est complet, le détroit d'Ormuz rouvre, le pétrole peut couler.
    Les marchés ont applaudi, le baril a plongé sous les 83 dollars, le gazole est repassé sous les 2 euros à la pompe.
    Et ce matin, dans le sud du Liban, on enterrait encore des morts.
    Posons donc la question que les gros titres évitent :
    Est-ce vraiment un accord, ou une sortie de secours déguisée en victoire ?
    Souvenez-vous. Quand cette guerre a été lancée le 28 février, conjointement avec Israël, on nous promettait une affaire de quatre à six semaines...
    On en est désormais à quatre mois.
    Et au bout de ces quatre mois, voici ce qui est réellement sur la table :
    • Un cessez-le-feu prolongé de 60 jours, pas un traité de paix.
    • Une signature renvoyée à vendredi prochain, en Suisse.
    • Un détroit toujours miné, un blocus naval américain techniquement maintenu.
    • Des avoirs iraniens toujours gelés.
    • Et le nucléaire, motif officiel de toute l'opération, renvoyé à plus tard.
    Pire : sur ce nucléaire, Washington accepte désormais un enrichissement iranien de bas niveau, exactement ce que la guerre devait faire disparaître.
    On ne sait pas si ce accord va tenir... mais ce qu'on sait, c'est que Trump n'a pas trouvé de coup gagnant en quatre mois
    Une guerre d'usure dans le Golfe, c'est l'Iran qui la remporte avec le temps.
    Téhéran peut fermer Ormuz quand il le décide et saigner l'économie mondiale (flambée du pétrole, inflation au plus haut depuis trois ans, spectre de la stagflation) à un coût pour lui dérisoire.
    L'Occident, lui, encaisse beaucoup moins bien la facture à la pompe et dans les rayons.
    Décapité dès le premier jour, son Guide suprême tué, l'Iran n'a pourtant jamais lâché son levier.
    Plus la guerre durait, plus elle tournait à son avantage.
    Alors Trump a choisi la seule option viable qu'il lui restait : sauter sur la première fenêtre pour en sortir, et appeler ça une victoire
    C'est lui qui avait promis le démantèlement total et zéro enrichissement.
    Il n'a obtenu ni l'un, ni l'autre.
    Ce n'est pas un détail de négociation...
    C'est l'aveu qu'on a lancé une guerre sans pouvoir tenir ses propres objectifs, et qu'on préfère maquiller le repli en triomphe plutôt que de l'assumer.
    Et voici le détail que personne ne mettra en avant : avant la première frappe de février, Téhéran proposait un accord plus avantageux que celui qu'on s'apprête à parapher vendredi
    Quatre mois de guerre, une inflation envolée, et l'on revient à un point pire que le départ.
    Les mêmes experts qui acclamaient les frappes en février acclament aujourd'hui leur arrêt.»
    Franck Pengam|Géopolitique Profonde

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