L’ambassade des États-Unis à Baghdad a demandé aux ressortissants américains présents en Irak de partir immédiatement, estimant que l’aggravation des développements régionaux pourrait bouleverser les déplacements à tout moment et fermer les voies de sortie sans préavis. Le ton est grave, la consigne limpide : rester en alerte maximale et préparer un départ rapide.
Une alerte renforcée, sans nouvel avertissement formel
Dans un communiqué publié le 10 juin par le Bureau des affaires consulaires du département d’État, les autorités américaines n’ont pas annoncé un nouveau niveau d’alerte, mais ont réaffirmé leur message de prudence extrême. Elles demandent aux citoyens américains de faire preuve d’une « vigilance accrue » et de suivre de très près les informations diffusées par les médias locaux.
Le département d’État insiste sur le caractère potentiellement soudain de la menace : perturbations de voyage, fermeture de l’espace aérien ou suspension de certaines liaisons pourraient survenir avec un préavis très court.
« Ne vous rendez pas en Irak pour quelque raison que ce soit. Partez maintenant si vous vous y trouvez », a martelé le département d’État, en rappelant que le pays reste classé au niveau 4, soit l’alerte maximale de son système de recommandations, équivalente à « Do Not Travel ».
Des départs possibles, mais dans un contexte de plus en plus instable
L’ambassade précise que les personnes souhaitant obtenir des informations sur les vols quittant l’Irak doivent s’adresser directement à leur compagnie aérienne. Pour suivre l’évolution de la situation dans les principaux aéroports, le département d’État renvoie vers des outils de suivi en temps réel concernant les aéroports internationaux de Baghdad, d’Erbil, de Bassorah et de Jalal Talabani à Souleimaniyeh.
Le message est clair : en période de tension, les plans de voyage peuvent devenir caducs en quelques heures, parfois en quelques minutes. Dans un tel contexte, les autorités américaines recommandent de ne pas attendre le dernier moment.
Une mission diplomatique toujours ouverte, mais en effectifs réduits
Malgré ce climat volatil, la mission diplomatique américaine en Irak reste ouverte. Elle fonctionne toutefois sous le régime de départ ordonné, ce qui signifie que les personnels non essentiels ont reçu l’instruction de quitter le pays.
Les consignes de précaution pour ceux qui ne peuvent pas partir immédiatement
Pour les citoyens qui ne sont pas en mesure de quitter l’Irak sur-le-champ, le département d’État recommande une série de mesures de prudence. Il est conseillé de s’inscrire au programme STEP, qui permet à l’ambassade d’envoyer directement des alertes de sécurité aux voyageurs enregistrés.
Les autorités demandent également de :
- surveiller les médias locaux
- suivre attentivement les annonces des autorités irakiennes
- éviter les foules et les manifestations publiques
- consulter le canal WhatsApp « U.S. Department of State – Security Updates for U.S. Citizens »
Un signal qui s’inscrit dans un durcissement régional plus large
L’avertissement adressé en Irak intervient alors que le département d’État multiplie, depuis plusieurs semaines, les alertes de voyage dans une région plus large marquée par des tensions persistantes. Le texte fourni mentionne aussi le renouvellement, plus tôt dans le mois, d’une alerte de niveau 2 pour le Mexique, en raison des risques liés à la criminalité violente, au terrorisme et aux enlèvements.
Source : El Watan (dz) 11 juin 2026
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